l’art-thérapie & le journal créatif, des outils pour la santé mentale

Tranche de vie

Il existe bien des thérapies naturelles pour soigner les bobos du cœur et de la tête. J’ai choisi celle des arts créatifs pour aider mon humeur, mon moral et mon énergie à remonter la pente.

Déjà, il faut d’abord accepter que notre humeur, notre moral, notre énergie et aussi notre créativité montent et descendent. C’est leur cycle naturel. Cela, je l’ai lu (et accepté) dans le journal d’Anne-Marie Jobin : « Mon journal créatif »

J’utilise l’écriture comme moyen d’expression depuis mes 14 ou 15 ans ans environ. (voir cet article pour en découvrir un peu plus sur moi et sur cet acte créatif qui me porte – et me fait parfois aussi tomber – depuis tant d’années)

Je ne faisais rien d’autre que d’écrire. Encore et toujours. Pas de gribouillage, pas de dessin, pas de collage. Quoique une image revient à ma mémoire : mon premier dessin expressif est né après avoir été témoin d’un accident de circulation. Sur le chemin de l’école, un motard a doublé une voiture et a été happé par une voiture venant en sens inverse. J’avais 15 ou 16 ans. Je revois encore très nettement la moto « voler » et retomber à moins de trois mètres de moi. Juste avant le choc, j’avais entendu le klaxon de la voiture et m’étais aussitôt figée, car j’avais déjà été témoin de trois accidents « piéton-voiture », dont un mortel, un c’était mon frère (au même endroit où la femme avait été renversée quelques mois plus tôt !!) et le troisième, c’était moi, en vélo, deux ans après mon frère ! Avant cela, j’avais aussi senti le choc du corps contre le tram dans lequel j’étais, ce long véhicule sur rails a percuté une jeune femme avec ses écouteurs. J’étais devant, à côté du chauffeur, je devais descendre à l’arrêt suivant. En première loge… Le chauffeur du tram a fait aller sa clochette plein de fois, mais rien n’y faisait, elle n’a rien entendu. Il a freiné, mais un tel engin ne s’arrête pas immédiatement.

Bref, mon premier dessin créatif a été un œil en gros plan avec un cercueil en lieu et place de la pupille et des larmes sous l’œil.

Le motard, propulsé à une dizaine de mètres était couché au loin. Puis, il s’est relevé ! Puis s’est écroulé. Mort. C’était un papa, il venait de déposer son fils à mon école.

Mauvais souvenir donc. Un parmi tant d’autres de mon enfance…

Aujourd’hui

Il y a peu, j’ai écrit un conte tiré d’un fait réel touchant à ma vie professionnelle. Comme j’ai toujours aimé travaillé et toujours pu travailler dans des domaines que j’avais choisi, le lien entre ma vie professionnelle et vie privée est fort, puissant et fragile en même temps. Et donc, même si je pensais avoir trouvé la raison qui faisait que je cogitais depuis des mois sur mon avenir professionnel, une partie de ma vie privée a été mêlée à ce souvenir professionnel. Les mots pourtant choisis, pesés brièvement, posés si facilement m’ont tout à coup plongé dans une mer déchaînée d’une violence subite et inouïe. Une tristesse a surgi de nulle part, des angoisses m’ont bousculée et mon équilibre a volé en éclat. A en avoir peur. A en avoir la nausée. A m’en rendre malade.

Les mots ont des pouvoirs ! Les mots sont puissants ! Je l’ai toujours dit…

J’ai bu la tasse. Une tasse de mots. Une tasse de souvenirs et d’émotions enfouies. Pourtant, je croyais que l’écriture allait m’aider à passer ce cap et pas m’enfoncer jusqu’à en boire la tasse.

La vie trépidante dans laquelle nous vivons actuellement, m’a aveuglé durant plusieurs semaines. Il y a eu des signes d’alerte, il y a eu de petites coupures de courant émotionnel, légères et furtives pertes de mémoire, confusion dans des dates et événements, larmes « injustifiées », etc. Mais j’avais tout mis sur la fatigue, la situation sanitaire, les inondations qui nous a épargnés physiquement, mais pas mentalement et sur ma prochaine situation au travail avec le départ de ma seule et unique collègue.

Pourtant, inconsciemment, j’avais déjà mis en place les prémices d’une auto-thérapie. Souvenez-vous pour celles et ceux qui me suivent sur FB et Insta, durant mes vacances et tous les jours du mois d’août, j’ai commencé à me mettre au dessin.

Le dessin, les vacances

Vu que nous n’étions pas parti depuis au moins cinq ans, je peux vous dire que j’ai enfin pu vraiment profiter de ces deux semaines à la mer du Nord. Et je tenais à donner vie, une fois par jour, à un dessin. Pour ce faire, c’est le livre de Anne Kubik qui m’a tenu compagnie durant ces trente jours de créativité. Les dessins, pas à pas, ont guidé mes doigts, ma main dans les esquisses. J’ai senti un bien-être général et une détente profonde. J’ai pu mettre une distance face au stress quotidien que je m’afflige sans le vouloir, mais parce que je fonctionne ainsi : être à l’heure à tous mes rdv, honorer mes promesses dans tous les domaines, être là pour tous ceux et toutes celles que j’aime, aider, rendre service quand je peux, dès que je le peux, être une bonne maman, une bonne épouse, une bonne employée, une bonne fille, une bonne collègue, une bonne maîtresse de maison, une personne responsable et aimante pour les chats que j’adopte et j’en oublie.

Septembre est arrivé. Des embouteillages monstres pour conduire mes enfants à l’école et aller au boulot qui est juste un peu plus loin, dans le même coin. Ma jauge de stress a grimpé en une fois rien que déjà pour ça. (je n’aime pas conduire cfr traumatisme d’enfance). L’alternative de faire tous les trajets en bus/train, avec le monde (agoraphobe sur les bords) et le fait que le bus n’arrive pas près de mon boulot, n’est pas possible. Avec ça, mon horaire de travail a été quasi doublé car je remplaçais ma collègue qui était en congé. Puis la rentrée des classes ne s’est pas super bien passée pour ma fille (16 ans, 45 élèves au début dans sa classe avec des jours où ils n’avaient pas d’heure de table !! ou des jours avec 4 heures de fourches d’affilée). Enfin, j’ai appris que je n’étais pas autorisée à suivre une formation du « pôle emploi – Forem », car étant une chercheuse d’emploi libre et ne bénéficiant d’aucun complément au chômage, je n’étais pas éligible pour cette formation. Celle-ci devait m’aider à choisir une orientation professionnelle pour mon autre mi-temps.

Bref… tous ces petits imprévus ont fait sauter une durite dans mon petit cerveau qui aime avoir ses habitudes. D’habitude, je rebondis. D’ailleurs, je pensais avoir réussi à trouver une remplaçante pour ma collègue.

Octobre au repos

J’ai donc été forcée, par mon corps, par mon moral, par mon médecin généraliste, par mon employeur, de me reposer quelques jours.

Et là, après trois jours à pleurer, à digérer la mise au repos obligatoire, je me replonge dans les dessins, je répète tous les jours un mini conte togolais qui raconte la vie de deux oiseaux, je me plonge dans la lecture d’un bon roman (La révérence des éléphants, de Laura Trompette : MAGNIFIQUE) et je me mets à découvrir le journal créatif avec le livre mentionné au début de cet article.

J’ai un amoureux formidable qui fait tout pour moi. Je n’ai qu’à donc m’occuper que de moi.

Alors, pour mettre toutes les chances de mon côté, je me fais accompagner dans ma démarche de soins par une dame qui, grâce à des outils et à ses techniques va pouvoir m’aider à gérer, à accepter et à comprendre mes angoisses, mes tocs, mon hypersensibilité et ma trop grande empathie envahissante.

Le collage créatif, l’écriture créative

Pour être sûre et certaine que j’avance dans la bonne direction, je me suis aussi rendue à l’atelier d’écriture créative de Josette Carpentier, une charmante voisine spécialisée dans le collage créatif et l’écriture créative.

L’atelier se donnait à la bibliothèque de mon quartier que je connais bien (une valeur sûre, un endroit familier qui me rassure). Je connais un peu Josette (encore un élément rassurant pour moi). Et nous n’étions que 7 femmes. Dont une autre dame dont le visage et la voix me sont familiers puisqu’il s’agit de Marie-Claire Desmette, conteuse connue et reconnue de Liège :-)

Nous avons donc joué avec Josette. Je devrais plutôt dire « travailler », car il est vrai qu’en faisant ces exercices, on travaille sur soi. Je vais vous livrer mon travail d’hier. Je vous partage ceci, car j’y suis allée avec la ferme intention de ne pas pleurer et d’avancer, de créer, de m’évader, de voyager… Objectifs atteints et réussis :-)

  1. Tautogramme. J’ai choisi la lettre « S » pour m’accompagner à cet atelier et voici la lettre que je lui ai écrite :

    Chère S,

    J’attends de toi aujourd’hui que tu me guides dans le chemin de ma tête. Si tu pouvais sourire et sauter en sifflant une super symphonie, cela me mettrais de bonne humeur. Tu es mon symbole, mon signe. Toi et moi, on va cheminer ensemble, on va surfer sur cette journée. En joie, en conseil, en soutien, en symbiose. En somme, toi et moi sommes fait pour nous entendre. Ensemble on va soulever les sourires et surprendre des rires.

    Merci pour tout.
  2. Poser des questions à son corps et y répondre dans une autre couleur, avec un autre support. J’ai choisi mon stylo-plume pour écrire les questions et un bic à quatre couleurs vives (orange) pour les réponses. Je vous transmets juste la dernière, car j’ai entouré la dernière phrase.

    Q. Petite main droite, cela te plait-il de reprendre le stylo-plume entre tes doigts ?
    R. Oh oui !J’aime trop cette sensation de glisse sur le papier. Et puis, pour le beau bleu de l’encre, qu’est-ce que je ne ferais pas ? Merci de ne pas m’oublier !

  3. Grâce à des revues, découpez des lettres, des syllabes et parties de mots pour créer un nouveau mot qui n’existe pas. Inventez ainsi un titre de livre et expliquez ce que ce livre raconte.

Le Cracoi de Doum
A Doum, petite ville à l’ouest de la Virgimaire, il s’en passe des choses ! D’étranges traces sont apparues dans la rue de la seule et unique contique de la ville. Cette librairie spécialisées dans les contes est la plus grande boutique du quartier, de la ville, du pays de la Virgimaire. Les traces sont apparues un soir du mois d’octobre. Alors que les cloches sonnaient minuit, la responsable de la contique, fermant sa boutique, a vu des empreintes roses surgir des pavés noirs de la rue. Tout de suite, Marie-Claire a reconnu ces traces ! Sans la moindre hésitation, elle a crié « Le Cracoi ! », « Le Cracoi ! ».
Cette créature mal connue aurait disparu des contes voilà très exactement 113 ans ! Marie-Claire se souvient encore de l’histoire que sa grand-ère lui avait raconté autrefois.

Pour la connaître, je vous invite à plonger dans ces pages du livre qui vous emmèneront dans une histoire pas si lointaine que ça.

Cracoi de Doum, un conte pour les enfants et les adultes qui aiment voyager dans le Temps et l’Histoire.

Ces jeux de mots et de lettres découpées et collées pour inventer de nouveaux mots, elle en parle dans son livre ci-contre.

Nous avons terminé la séance par un cadavre exquis tout à fait délicieux et intéressant. Mais ça, c’est une autre histoire :-)

Cet atelier d’écriture créative par Josette Carpentier a été une vraie bouffée d’oxygène revigorante. Pour la petite histoire de présentation (car nous pouvons suivre ses ateliers par abonnement, mais pour moi, c’était ma première séance), j’ai écrit mon prénom en mauve, j’ai choisi et écrit en rose fluorescent le mot « rose » de la fleur, pour sa couleur, son parfum, son dessin, sa forme ronde et j’ai partagé l’une de mes dernières lectures avec « Kaimyo, le noms des morts », écrit par Edouard Puart, car j’ai adoré ce court roman qui m’a emmenée au Japon sur les traces d’un vieux monsieur orphelin qui s’occupe de retrouver une famille aux « morts inconnus qui partent seuls » et avec une adolescente haut potentiel qui entend les morts parler.

Le lendemain de l’atelier, Josette m’a donné envie de recommencer avec le collage créatif et de progresser dans ma lecture d’Anne-Marie Jobin avec son journal créatif. Mon journal créatif.

Voici les collages créatifs que j’ai fait avec le livre de Josette Carpentier, l’année passée et début 2021. Celui avec le lion a été fait avant les vacances, cette année.

Mes dessins d’avant

Je dis que je n’ai jamais été douée en dessin, mais ce n’est pas pour autant que je n’aime pas dessiner :-) Quand nous habitions encore Bruxelles, avant 2015 donc, j’ai même voulu m’inscrire à une école de dessin en France, à Paris. Les cours se donnaient par correspondance et les examens, sur place. C’était un peu trop cher pour moi, mais pour pouvoir y entrer, il fallait envoyer par email un échantillon de ce qu’on savait déjà faire. En m’inspirant de beaux livres sur les dessins d’animaux que j’ai chez moi, j’ai donc envoyé quelques dessins d’animaux inspirés par ces livres… et si j’avais voulu, j’aurais pu y entrer ! Je n’y croyais pas, mais cela m’a quand même donné un peu plus de confiance en moi à ce niveau.

Pourtant à bien y regarder, on pourrait douter de mes qualités d’illustratrice (rires)

J’aime quand même certains dessins. Que je pense refaire bientôt pour voir si j’ai vraiment progressé et parce que j’aime les sujets, des oiseaux pour la plupart.

Cela m’a replongé quelques années en arrière. J’y retrouve les dessins que j’avais imaginé pour mon histoire « Faire pousser des oiseaux », qui au départ n’était pas dans un livre. « Faire pousser des oiseaux » est né d’un atelier d’écriture donné par la fabuleuse Evelyne Wilwerth. Plusieurs rencontres autour du thème « Quel bazar bizarre ». Faire pousser des oiseaux a d’abord été des petits bouts d’histoire dans un carnet, puis un jeu de cartes VS puzzle, puis enfin, un an plus tard, un livre. (que vous pouvez retrouver dans ma page « Mes publications« ). Mais je trouve que les dessins de La Ninette sont vraiment toppisimes et sublimes !

Mon journal créatif

Enfin, voici mon premier journal créatif ! Pour préparer et avoir déjà de la matière pour mes collages, j’ai passé ma matinée de ce dimanche à découper une vieille revue : images, mots, lettres tout y est passé. J’ai fait un petit rangement dans mon armoire « bricolages » et j’ai mis toutes les images dans une boîte vide de puzzle et les mots, lettres et chiffres découpés dans une autre boîte. Ces deux boîtes, je les ai décorées.

Tout comme mon journal créatif.

Et j’ai fait ma première page.

Joie. Plaisir. Détente.

Orion, notre nouveau petit chaton (5 mois) m’a accompagné et aidé durant découpage et le choix :-)

Une photo, une décision, une promesse, un choix, un défi

Souvenez-vous, j’ai posté un article sur mon trouble compulsif d’achats de livres…

Souvenez-vous du dernier article que j’ai publié sur les photos et les rimes.

Enfin, pour celles et ceux qui me suivent sur FB, j’ai fait référence à trois auteurs de thriller en introduction à mon dernier livre lu. Souvenez-vous, c’était le livre de Pierre Lemaître.

Et bien voilà ! Pour faire ce lien avec les trois derniers posts, voici une photo qui résume à elle-seule mes occupations du moment.

Donc, une décision s’impose. Une promesse à tenir, un véritable défi pour moi :

  • D’une part, d’ici mon anniversaire (septembre), je n’achète plus de livre papier en neuf.
  • D’autre part, je m’engage à donner à manger à ma nouvelle liseuse que j’ai reçue pour la fête des mères (avec une belle couverture).
  • Enfin, je me permettrai d’acquérir des livres d’occasion à la condition que ceux-ci ne puisent pas dans mon portefeuille de 2020 : cadeaux, échanges, troc, boîte à livres, dons,… tout est bon.

Cela étant dit et écrit, je me donne le droit de « transgresser » ou plutôt d’adapter ma règle lors de trois occasions particulières :
1) lors de notre visite annuelle au village du livre, Redu, je peux acheter un maximum de 10 livres d’occasion à la condition que je puise dans mes économies que je mets de côté pour ce genre de choses,
2) lors de brocantes, je peux acquérir quelques livres – nombre indéterminé, mais en-deça de 10 – si ceux-ci sont vraiment une trouvaille, une occasion à saisir, une opportunité à ne pas louper, un ouvrage magnifique, une découverte, etc.
3) comme il n’y a que moi qui rend visite à mes libraires et que j’ai déjà commencé une série de livres qui sort 1x/semaine chez elles, je poursuivrai cet achat hebdomadaire. Ce serait au-dessus de moi d’interrompre cette série (Jules Verne) au seul motif que j’ai trop dépensé avant. Ce serait injuste pour la série. Injuste pour ma bibliothèque. Injuste pour mon toc. C’est comme ça, je ne peux rien y faire. Point à la ligne. On n’en parle plus et on passe à autre chose. :-)

Voici la liseuse que j’ai reçue avec sa belle couverture ;-) C’est une Kobo, il y a la couverture du livre en cours de lecture que je peux voir chaque fois que j’ouvre ma liseuse, je peux agrandir la police de caractère, déterminer la luminosité et il y a même une lumière orange qui favorise à l’endormissement qui s’active quelques minutes avant mon heure habituelle de dodo. Elle n’est pas belle la vie ? (rires)

Une histoire naturelle des dragons, Marie Brennan

Mémoires, par lady Trent
Tome 1 : Une histoire naturelle des dragons
Auteur : Marie Brennan
Traduit de l’anglais par Sylvie Denis
Editeur : Atalante

Livre numérique reçu gratuitement dans le cadre d’une action de « Le comptoir d’e-Dantès » (suite au confinement)

Rien que le titre et la couverture m’ont d’emblée séduite. J’aime les histoires naturelles et les dragons attisent ma curiosité.

Ce livre, sa lecture, a été particulier pour moi : à la fois passionnant, à la fois rempli de curiosité et à la fois avec beaucoup d’admiration. Une lecture lente, mais avide d’en connaître la suite.

Isabelle a sept ans quand elle découvre, tout près de chez elle, un lucion mort. Fascinée et très excitée par sa découverte, elle veut le ramener à la maison pour le montrer à sa mère, mais quand elle ouvre les mains, il n’y a plus qu’un tas de cendres.

C’est à partir de cet âge qu’Isabelle développe une passion dévorante pour les dragons. Les lucions sont de tout petits dragons, autrefois classés comme insectes. Isabelle grandit et sa collection de lucions aussi. Grâce à la cuisinière de la famille, elle apprend à conserver les corps dans du vinaigre.

Ce passe-temps la fait passer pour une bizarre, ce n’est pas un loisir pour une petite fille. Mais Isabelle n’a que des frères et les bonnes manières ne sont pas son fort. A 14 ans, elle se déguise même en garçon pour pouvoir participer à une chasse au dragon !

A l’âge de 16 ans, elle se voit contrainte de détruire toute sa collection. En effet, elle est en âge de se marier, et aucun gentleman ne voudrait l’épouser s’il venait à apprendre l’existence de cette passion.

Heureusement, elle a un père compréhensif et celui-ci va l’aider à trouver un futur époux qui s’intéresse aussi aux dragons.

C’est ainsi qu’à 17 ans, elle se marie avec un jeune scientifique. Grâce à des rencontres fortuites, le jeune couple va partir à l’aventure aux côtés d’un comte connu dans le milieu pour observer, étudier et capturer des dragons.

Une expédition remplie de surprises, de découvertes, mais aussi de dangers.

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L’autrice invente, décrit, détaille un monde, une époque, des villes, des régions, des langues, des saisons, des mois ! J’ai été fascinée par tout ce monde, monde dans lequel je m’y suis plongée tout entière. A tel point que les étranges mots des régions ou des langues me revenaient en tête en dehors de mes périodes de lecture.

Il y a des rebondissements, des coups de théâtre, mais pas tels qu’on pourrait les attendre avec impatience ; non, tout se passe doucement, lentement. Car dans ce livre, nous vivons un peu à l’époque du Moyen-Âge, sans voiture, sans électricité, avec des réactions et des comportements « dépassés » aujourd’hui, mais que pourtant j’aimerais encore, en partie, retrouver.

Tout le livre est écrit à la première personne, c’est Isabelle qui parle, qui écrit, qui nous raconte ses mémoires. Isabelle est une scientifique, une chercheuse, une tête, sans doute la première naturaliste femme. Mais à cette époque, c’est très mal vu. Pourtant, elle parvient à nous décrire cette expédition comme si nous y étions. Beaucoup de détails, de questionnements autour de ces animaux mystiques, mais craints par la plupart des gens. Et, ce qui m’a beaucoup plu, ce sont les illustrations. Il y en a trop peu pour moi (tellement je les trouve extraordinaires), mais assez pour que je passe commande chez mon libraire de toute la série de livres, au format papier ! Il y a 5 tomes.

J’ai appris beaucoup de choses sur les dragons, leur vie, leur comportement, mais aussi sur l’homme. Certaines scènes, celles qui se rapportent au comportement humain, à leurs réactions, pourraient très bien se passer aujourd’hui, à notre époque, dans notre monde.

Je pense que ce livre, on peut soit tout à fait accrocher à ce style un peu particulier, soit le détester. Déjà rien que dans la façon dont c’est écrit, sous forme de mémoire, n’est pas si aisé qu’il n’y paraît. J’ai lu le premier chapitre doucement, n’ayant pas l’habitude lire des mémoires, mais dès le troisième chapitre de la première partie, j’ai complètement accroché, prenant ma liseuse avec moi dès que j’avais un moment de calme ! Ensuite, le personnage d’Isabelle est aussi spécial, mais au fil de ma lecture, tout me semblait cohérent et en adéquation avec son époque, son rang et son caractère.

Je n’ai qu’une seule hâte : avoir un email de mon libraire pour me dire que mes livres sont arrivés 😊

Yatho, de Elie Biel

Auteur : Elie Biel

Trilogie dans un seul livre numérique découvert à l’occasion du challenge du Nanowrimo sur la plateforme Scribbook.

Amylianne est une jeune fille de 18 ans. Passionnée de chevaux, elle travaille tout l’été comme animatrice dans un ranch, au Montana.

Dès le départ, elle remarque un étrange jeune homme, qui vient aider les animateurs : un bel indien qui fait fondre son cœur. Mais il n’est pas comme les autres. Discret, mystérieux, silencieux, il cache plein de secrets.

Après un accident, Amylianne, dit Amy, se réveille dans la tribu de ce bel indien ! Elle en avait tant rêvé, mais elle ne se doutait pas que ce serait si difficile, compliqué et dangereux d’essayer d’en ressortir.

Depuis ce jour, sa vie est bouleversée, menacée.

Amy va devoir affronter bien des dangers dans cette tribu. Elle va devoir apprendre de nouvelles lois et nouvelles règles si elle veut continuer à vivre dans ce village qui l’a recueillie, soignée et sauvée.

Histoire captivante dès le début. Je me suis très vite attachée à Amy, mais surtout à Yatho, cet indien mystérieux. Amy, personnage principal et héroïne de l’histoire évolue tout au long des péripéties.

J’ai aimé, adoré, découvrir le mode de vie de cette tribu, mais cela m’a fait aussi peur.

La fin m’a un peu déçue, car on revient dans la « vraie vie », en ville, avec plus de « violence », de dangers autres que tous ceux qui m’ont tenu en haleine, qui m’ont intrigué tout au long des deux premiers livres. Peut-être que la fin m’a-t-elle parue décalée par rapport au reste de l’histoire mystérieuse et passionnante ?

Dans ces livres, il y a des histoires d’amour, d’amitié, de haine, de famille, de code d’honneur, de jalousie, mais surtout d’incroyables secrets autour de capacités exceptionnelles, extra-sensorielles qui font froid dans le dos à leur découverte…

Aurevoir janvier, bonjour février

Ce mois de janvier, je ne l’ai pas vu passer !

L’énergie, c’est comme l’humeur, parfois elle est bien haute, lumineuse et belle, parfois, il vaut mieux passer son chemin et ne pas l’attendre ou espérer qu’elle revienne. Elle finit toujours par revenir…

Tout vient à point à qui sait penser à autre chose  :-)

Il ne faut pas croire que quand je ne publie rien sur le blog, je ne fais rien chez moi.

J’ai été à deux doigts de supprimer ecrimagine. Car cela me demande beaucoup de temps, et de connexion à Internet, aux écrans… et je suis dans un passage où j’ai envie de limiter ces dépendances.

Alors, en attendant, je me suis amusée à découper et coller des mots et des images. Comme ça, sur une page blanche…

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J’ai d’abord fait des trucs à ma manière, après avoir lu un chouette livre, pour mes envies de réalisations pour 2020, comme ça, au petit matin, dans le silence de la maison encore endormie.

Puis, j’ai trouvé le livre de Josette Carpentier. Et j’y ai trouvé une certaine liberté, des idées et j’ai continué.

Ensuite, j’ai lu des articles intéressants dans diverses revues comme « Flow » et « Happinez« . Et j’ai décidé de ne pas supprimer ecrimagine. Et j’ai décidé de ne pas me mettre la pression. De faire ce que j’ai envie, quand j’en ai envie. Et d’y aller à mon rythme, sans pression, sans résultats attendus si ce n’est juste le bonheur de me faire plaisir.

Et j’ai lu. Beaucoup.* (1)

Enfin, entre divers moments, j’ai rangé ma maison. J’ai donné des affaires. Un peu, beaucoup ! J’ai fait le tri, j’ai jeté, j’ai recyclé, j’ai fait plaisir. Et même si ça ne se voit pas, en moi, dedans, je me sens plus légère. Pas de beaucoup, mais ça me suffit pour le moment.

J’ai revu une amie : Sandrine. On a parlé, un peu, beaucoup, énormément. Elle m’a écouté, un peu, beaucoup, énormément. Par un soin énergétique, j’ai lâché-prise, je me suis « abandonnée », je n’ai pas pensé une seule fois à l’heure. J’étais bien. Sereine. Apaisée. En confiance. Le trajet du retour a été sans stress, sans crainte, sans peur ! Le bonheur !

Vicky sep2019

Durant ce premier mois de janvier, notre vieille chatte Vicky (15 et demi) a failli ne plus être des nôtres. Mais j’ai su écouter les signes du destin : une violente migraine subite m’a fait comprendre que ce n’était pas son heure. Elle passait juste un mauvais moment, mais ça allait aller mieux après. Et de fait. Elle est toujours là parmi nous, sans souffrance, avec un appétit fluctuant et une langue bien pendue. Elle bavarde beaucoup plus qu’avant, sans doute a-t-elle réalisé qu’elle devait faire quelque chose si elle voulait qu’on la comprenne et qu’on l’écoute un peu plus…

Son vétérinaire a aussi été à mon écoute : merci Daniel !

En janvier, j’ai aussi participé à des ateliers d’écriture : Laurent et Jacqueline.

En janvier, j’ai aussi décidé de développer mon activité bénévole de lecture aux tout-petits.

En janvier, j’ai fait l’école à la maison pour mes enfants durant toute une journée (suite à une grève des transports publics chez moi). Et j’ai adoré. Et mes enfants aussi ont apprécié, même si ma grande est tout à fait autonome…

Enfin, dans les derniers jours de janvier, j’ai fait connaissance d’une personne adorable. En parlant avec elle, j’ai eu envie de continuer sur cette voie que je me trace tout doucement, la mienne, qui est belle et que j’ai envie de partager avec des gens comme cette dame. Merci d’être venue vers moi ! Et merci à Chantal, conteuse, souffleuse de rêves d’être là et d’être notre amie, notre formatrice, notre confidente :-)

Janvier, c’est terminé.

Aujourd’hui, commence février.

Pas de projets arrêtés et décidés. Juste des envies à partager.

En février, j’ai corrigé mon recueil (merci Pascale, sans toi, cela aurait été autrement plus difficile et long). Normalement, je devrais pouvoir envoyer le fichier définitif à Atramenta courant ce mois. L’association qui va pouvoir bénéficier du produit de la vente de ce livre sera liégeoise, elle aide les enfants hospitalisés. Plus de détails dans un prochain article.

En février, j’ai eu l’idée du prochain projet de livre. Un recueil de photos et de poèmes (Haïkus) de trois générations : ma maman, moi et ma fille. Ce n’est que l’ébauche d’une idée, tout doit encore être discuté, imaginé, travaillé, examiné. Mais on a le temps… je vous parlerai bientôt d’un livre que j’ai découvert et qui est tout simplement merveilleux dans ce domaine.

En février, je vais jouer sur un gros travail scolaire de mon fils. En lien avec un livre et la lecture ! Prochain article également à découvrir tout bientôt.

En février, je vais aussi vous parler de mon activité bénévole en développement.

Février ne fait que commencer et pourtant il est déjà rempli de belles promesses d’amusement.

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* (1) mes livres de fiction lus dernièrement. Lus et appréciés, un peu, beaucoup, passionnément :

  • Trilogie BD : Yin le dragon, de Marazano et Xu Yao, éditions Rue de Sèvres
  • BD, tomes 1 et 2 : Léonid, les aventures d’un chat, de Brémaud et Turconi, éditions Soleil
  • Manga : Magus of the Library, de Mitsu Izumi, éditions Kioon Kizuna
  • Les ombres de Brocéliandes, de Lynda Guillemaud. Lu en numérique. (montage mots, images et coloriage après lecture de ce livre)
  • Au petit bonheur la chance + Minute papillon, de Aurélie Valognes, éditions Le livre de poche
  • Ne vous disputez jamais avec un spectre, de Gudule (emprunt bibliothèque)
  • Firmin, autobiographie d’un grignoteur de livres, de Sam Savage, éditions Babel
  • Contes merveilleux chinois, de Hsou Lien-Tuan et Simone Greslebin, éditions La petite ourse Lausanne (emprunt bibliothèque)
Tous les montages de mots et d’images proviennent des revues que j’ai chez moi, un petit mélange de revues zen, bien-être, relaxation.

La grande traversée, Shion Miura

grande_traversee_Shion_MiuraTitre : La grande traversée
Auteur : Shion Miura
Traductrice : Sophie Refle

GROS COUP DE CŒUR !

Majimé travaille au service commercial d’une maison d’édition. Après 3 ans, il est muté au service des dictionnaires. En réalité, cette mutation non recherchée lui convient très bien. Dès le début, il s’interroge sur la compréhension réelle des mots surtout quand il n’a jamais été dans le cas que précise la définition. Comme « amour », il ne sait pas ce que c’est… il a beau approcher la trentaine, il n’a jamais été amoureux.

Majimé est posé, réfléchi, lunatique diront certains, excentrique et maladroit diront d’autres. Il a du mal à faire la conversation et ne sait pas tailler un crayon avec un couteau. Par contre, il connait plusieurs sens aux mots et s’attache toujours à utiliser les mots justes quand il doit écrire ou parler.

Un jour, il entend son chat miauler sur la terrasse de sa logeuse. Il va le retrouver, mais celui-ci ne sera pas seul… la petite fille de la logeuse est venue vivre avec sa grand-mère vieillissante. Et la vie bien tranquille de Majimé va se retrouver différente; toujours aussi calme et tranquille, mais différente.

Les mots me manquent (je vais aller étudier mon dictionnaire 😊) pour décrire avec justesse, précision et sincérité tout ce que cette histoire m’a apportée.

J’ai découvert et apprécié une tranche de vie au Japon, mais j’ai surtout beaucoup appris sur la conception d’un dictionnaire, depuis son contenu en passant par le type de feuille jusqu’à la recherche de la couverture, et sans oublier le développement de ce projet, sa gestion et sa publicité !

Évidemment, les personnages, leurs histoires, leurs évolutions, leurs interactions sont tout aussi importants et superbement bien écrits, décrits, racontés, narrés, travaillés, façonnés.

De plus, on parle brièvement d’un conte avec une femme et une grue (l’oiseau), d’animal légendaire, et autres récits fantastiques et extraordinaires du Japon.

Je me suis même retrouvée dans l’un des personnages principaux. Dans sa façon de penser, de réagir, de travailler, de se remettre en question.

 Extrait du livre :

« Au cours des vingt derniers mois, elle s’était efforcée de toucher le papier du plus grand nombre possible de dictionnaires, en espérant pouvoir aider Miyamoto, et aussi permettre au nouveau dictionnaire d’avoir le meilleur papier possible. Quand elle n’était qu’une simple utilisatrice de dictionnaires, elle n’avait pas remarqué à quel point la qualité du papier, son toucher et sa couleur variaient selon les ouvrages et les maisons d’édition. Ses doigts étaient aujourd’hui tellement expérimentés qu’elle pouvait reconnaître tous les dictionnaires présents dans son bureau les yeux fermés, en posant simplement un doigt sur un page. »

Le point de vue des éditeurs (4ème de couverture)

Majimé, jeune employé d’une maison d’édition, se voit confier la réalisation d’un nouveau dictionnaire du japonais, un projet titanesque baptisé La Grande Traversée. L’un des premiers termes sur lesquels il est amené à travailler n’est autres que le mot « amour ». Mais comment définir ce dont on n’a pas fait l’expérience ? A vingt-sept ans, aussi maladroit avec les gens qu’il est habile avec les mots, Majimé n’a jamais eu de petite amie. Quand il rencontre la petite-fille de sa logeuse, il tombe immédiatement sous le charme. Passionnée de cuisine et apprentie-chef, la jeune femme travaille la matière de ses ingrédients comme lui celle des mots, dans le même but : tenter de les fixer en un moment d’éphémère perfection. Cette fois-ci, Majimé entend bien ne pas laisser passer sa chance. Aidé par ses nouveaux collègues, il va tout faire pour vaincre sa timidité et ouvrir son coeur à celle dont il s’est éperdument amouraché, tout en se consacrant corps et âme à sa mission première : éditer le plus grand dictionnaire de tous les temps.

Amour, gastronomie et lexicographie : tels sont les ingrédients de ce roman léger et attachant, devenue un véritable phénomène éditorial au Japon, où il s’est vendu à 1 300 000 exemplaires.

Née à Tokyo en 1976, Shion Miura est l’auteur d’une vingtaine de romans et recueils d’essais. Prix des Libraires japonais en 2012, La Grande Traversée a été adapté au cinéma et sous forme de dessin animé.

Comme un poisson dans l’arbre, roman

comme_un_poissons_dans_un_arbreTitre : Comme un poisson dans l’arbre
Auteur : Lynda Mullaly Hunt
Traductrice : Paola Appelius

Allie a 12 ans et aux yeux de tous, elle est un peu fo-folle. Pas une semaine ne se passe sans qu’elle aille dans le bureau de la directrice. Elle a un secret qu’elle refuse de partager, de dévoiler, car pour elle, son monde s’écroulerait si « ça » se savait.

Si pour certains, elle est idiote, pour d’autres, elle est carrément à l’ouest. Elle ne parvient pas à se faire des amies, car elle change régulièrement d’école à cause du travail de son père, qui est militaire.

Quand son institutrice va bientôt accoucher, sa classe a droit à un remplaçant un peu spécial, car celui-ci s’intéresse à chacun de ses nouveaux élèves et tente par tous les moyens de comprendre leurs difficultés.

Allie est dyslexique. Pour elle, les mots bougent tout le temps et elle est incapable de lire une phrase correctement même si c’est elle qui l’a écrite.

Voici un roman peu ordinaire. La dyslexie est un trouble d’apprentissage qui peut toucher beaucoup de monde et qui, heureusement, aujourd’hui est décelé tôt.

L’héroïne de cette histoire donne une merveilleuse leçon de courage ! Malgré toutes ses difficultés à lire et à écrire, elle aime l’école et elle fait tout pour cacher ce problème.

Au fil de l’histoire, Allie va se lier d’amitié avec un garçon et une fille de sa classe et va se surprendre à adorer ce nouveau professeur. Mais dans ce roman, il y a aussi un autre thème qui est abordé, à savoir le harcèlement et la violence scolaire. Cela a été un vrai plaisir de découvrir toutes les personnalités de ces élèves. On rencontre la fille leader qui mène ses « copines » par le bout du nez et qui impose une certaine crainte, on se prend de tendresse pour ce grand garçon qui ne parle que science-fiction et science, on s’attache forcément à Allie et à son frère, et à des tas d’autres personnages comme ce nouveau professeur.

Tout au long du livre, il y a des comparaisons entre une situation et une autre tout à fait impossible, d’où le titre : comme un poisson dans l’arbre. (cfr extraits plus bas 😉 )

Ce livre existe également dans une édition spéciale pour lecteurs dyslexiques. Je ne l’ai pas avec moi, mais voilà encore un livre que je conseillerais aux enfants en situation de dyslexie … ou non !

Extraits du livre :

(…) Je soupire.

  • Et je ne veux plus jamais t’entendre dire que les gens te détestent, me lance-t-elle. Comment quelqu’un sur cette terre pourrait te détester ?

J’aimerais lui faire comprendre le monde dans lequel je vis. Mais autant expliquer à une baleine à quoi ressemble la vie en forêt.

Quand M. Daniels parle de livres, il me fait penser à Max ou à Oliver. On dirait qu’il est prêt à lancer une fête géante. J’aime quand il raconte l’intrigue. Mais me demander de les lire, ce serait comme de demander à un homard de jouer au tennis.

(…)

  • J’ai une surprise pour vous. Je vous ai apporté à tous un beau cahier tout neuf qui vous servira de journal et dans lequel vous écrirez chaque jour.

Misère ! je préfère encore manger du foin.