La légende du pingouin du Sartay

Lors de mon deuxième week-end de formation d’initiation aux contes, par et avec Stéphane Van Hoecke, au château du Sartay à Embourg, il y a eu un exercice d’impro. Exercice que j’ai complètement loupé, car l’impro orale et moi, ça fait deux. Il fallait raconter une histoire avec un objet que nous avions reçu. L’objet a d’abord été déposé dans nos mains, les yeux fermés. Puis, yeux ouverts, une histoire devait défiler dans notre tête avec l’objet en question, qu’il soit objet principal de l’histoire ou de passage. J’avais tiré mon épingle du jeu en utilisant les objets et les histoires des personnes avant moi. Mais mon histoire a tourné au vinaigre, elle n’avait plus ni queue ni tête, je me suis emmêlée les mots et les objets… Pourtant, j’avais l’objet parfait pour moi !

J’ai été tellement admirative des histoires et de l’imaginaire des autres participantes et participant (un seul homme pour neuf femmes) que j’ai voulu rejouer le jeu, mais à ma manière : par l’écrit.

Les 10 objets en questions étaient :

  • une toute petite amphore
  • deux clés de différentes tailles, modèle réduit
  • un petit caillou arrondi sur lequel il était peint des fleurs et où il y avait une inscription faite de 4 lettres (j’ai oublié les lettres)
  • une fiole avec un liquide transparent à l’intérieur
  • une petit cloche avec un autre objet en métal accroché à la cloche (de manière fortuite)
  • une chaise en osier, modèle miniature
  • une autre clé, plus grande
  • un nain avec son capuchon rouge, sa barbe blanche et un panier sur son dos avec des boules rondes, foncées, dedans
  • un minuscule train rouge en bois (juste la locomotive)
  • une minuscule bouteille avec quelques gouttes de…
  • un petit pingouin en plastique (mon objet !)

Il y a bien onze objets, car l’animateur a joué le jeu lui aussi :-)

En commençant à écrire mon texte, des contes, des images, des mots sont venus s’intégrer dans cette histoire. Des contes, des images, des mots qui ont été racontés, dits, partagés à l’occasion du week-end. Certains contes m’ont marqué plus que d’autres. Je n’ai pas tout retenu et je n’ai pas réussi non plus à parler de tous ceux que j’ai retenus. Mais c’est ma manière de faire un petit clin d’œil à ce groupe qui était super chouette, bienveillant, créatif, sympa, extra ;-)

Sans doute que cette histoire ne vous parlera pas. Car en plus d’être aussi étrange et mal foutue, j’ai intégré des mots qui me rappellent certains contes qui ont été dits, partagés, racontés durant ce weekend. Je ne me souviens pas de toutes les histoires, et je n’ai pas pu aborder tous celles dont je me souvienne.

Pour vous aider à y voir un peu plus clair, voici d’autres détails du week-end qui peuvent expliquer, en partie, mon petit délire :

  • 3 ou 4 contes ont duré exactement 17 minutes, ce 17 octobre !
  • deux participants sont arrivés avec leur instrument de musique et ont joué Des roses d’automne, de Julos Beaucarne, ce conteur, comédien, écrivain, chanteur et sculpteur belge qui est décédé le 18 septembre, soit une semaine avant notre premier week-end de formation. On avait pu entendre cette chanson le premier week-end, en hommage à Julos Beaucarne. Et le week-end dernier, nous l’avons chanté.
    Pour les paroles, clic ici
  • le prénom Deneb existe bien. Deneb nous a raconté l’origine de son prénom, un véritable conte magnifique, j’en ai eu des étoiles pleins les oreilles et pleins les yeux
  • Luc a utilisé l’expression « Vas te faire cuire un œuf ». Il l’a utilisé au pied de la lettre et j’ai adoré cette mise en bouche dans son histoire, moi qui suis fan des expressions :-)

La légende du Pingouin du Sartay

Il était une fois un pingouin. Ce n’était pas n’importe quel pingouin. On l’appelait ici le Pingouin du Sartay.

Il était connu pour pondre des histoires tantôt bien ficelées tantôt abracadabrantes.

En ce dimanche 17 octobre, il avait décidé d’apparaître sous sa forme principale, un petit pingouin de plastique, noir et blanc, haut de 5,1 centimètres. Une étrange taille me direz-vous, mais c’est que ce pingouin était bien spécial à plus d’un titre. Et je vais vous raconter tout ce que je sais à son sujet.

La légende raconte qu’il était né de la rencontre entre une vache rousse, sa mère, qui elle-même était la fille de la doyenne Yvette L’Incroyable, et un étrange petit lutin cueilleur de raisins noirs, son père. Ce petit lutin, fils de Nathalie Oshi, avait du sang japonais dans ses veines. On savait que le lutin, de par ses origines maternelles, avait la faculté de se métamorphoser en n’importe qui et en n’importe quoi : en un amoureux de Noël, en un magicien qui peut rendre sa jeunesse à une superbe vieille princesse, en un crabe au visage humain et même en un samouraï trancheur d’oreilles. Pourquoi avait-il choisi de garder sa forme originale, ça, la légende ne le raconte pas. Toujours est-il qu’un jour, le lutin, aussi grand qu’un nain de jardin miniature, sauva la vache Roussette d’une mort certaine en faisant apparaitre un train à vapeur sorti de nulle part. Ce train, un vieux train à vapeur, un vieux train rouge, arracha la vache de la lame acérée d’une hache tueuse de bétail. Emmenée dans son ventre, un wagon tout propre qui sentait bon l’amitié et le foin frais, la vache Roussette, protégée ainsi de la cruauté des hommes, monta jusqu’au septième ciel. Au septième étage du ciel, entre des nuages de coton tout doux, tout polis, Roussette pu en effet faire connaissance avec son sauveur. Le petit lutin cueilleur de raisons noirs avait eu le coup de foudre bleu pour cette vache au destin exceptionnel. Pour le remercier de lui avoir sauvé la vie, la petite vache lui donna tous les trésors qu’elle avait reçus de son précédent fiancé, un taureau bourru : une longue-vue qui permet de voir jusqu’à 20.000 lieues à la ronde, un mini cheval qui galope si vite qu’on n’a même pas le temps de dire ouf et une bouteille qui, en une gorgée, une seule, permet de recouvrer une santé de fer.

Après cette aventure extraordinaire (personne n’a jamais su ce qu’il s’était passé au septième étage du ciel, cette histoire est classée « x » dans les archives généalogiques de cette espèce de Pingouin du Sartay), qui n’était autre que la première histoire de sa vie, le pingouin, né quelques 17 semaines plus tard de cette rencontre incroyable, commença à s’émanciper et alla à la rencontre des habitants extraordinaires du château en marchant sur des feuilles mortes et sèches. Ça faisait scritch ! scritch !

Oui, le petit pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm était né dans un château, un matin de roses d’automne : le château du Sartay.

À quelques instants de vie, on racontait qu’il se glissa dans l’oreille d’une femme pour lui chuchoter quelques mots doux, ronds, quelques mots chauds comme des marrons. Deneb, l’une des châtelaines, une étoile montante, se mit alors à raconter une étrange histoire de marrons difformes.

Le petit pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm n’était pas peu fier de sa première participation, de sa première réalisation. Encouragé par la mise en bouche de ce petit marron tout rond tout chaud en forme d’amphore, il sautilla bien vite pour se blottir au creux du ventre de Véronique. Là, entre vents et marées, il lui parla de clés, de serrures, de cœur. Les vagues de mots emmenaient des algues d’émotions, roulaient dans les tripes de Véronique comme autant de bras qui ne demandaient qu’à être serrés, touchés, aimés.

Un petit peu tourneboulé, chamboulé par l’histoire portée par les vagues et le vent, le pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm se tourna vers Sarah. Sarah semblait transporter dans ses yeux pétillants, le froid du pôle Nord. Des images de banquises, de neige flottaient autour d’elle comme des flocons de vie portés par le chant hurlant d’une louve lors d’une pleine lune ronde et lumineuse. À Sarah, il déposa des mots tout aussi ronds comme des cailloux, des mots fleuris de sagesse avec quatre pétales lettrés, source de mystère, comme cette aura qui la suit comme un ange de fourrure.

On disait que ce petit pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm ne se laissait jamais voir. Ne se laissait jamais entendre. Ne se laissait jamais toucher.

La légende racontait aussi que certains jours, il grandissait, nourrit de toutes ces histoires merveilleuses qui naissaient grâce à un mot, une image, un son qu’il offrait, qu’il donnait, qu’il partageait. Très humble, le petit pingouin se taisait toujours, il se cachait tout le temps dès qu’il entendait les passeuses et passeurs d’histoire dire « je ne sais pas pourquoi, ça m’est venu comme ça »…

Et ce jour-là, au château, il avait envie d’entendre des tas et des tas d’histoires. Qu’importe s’il devait courir à gauche, à droite. À droite, à gauche… il ne se lassait pas de voyager dans le pays des mots, le pays Imaginaire et Extraordinaire des Contes en Partage.

Quand il arriva, bondissant, tout excité aux pieds d’Ariane, il grimpa à son fil, un fil magnifique, solide comme un roc qui ne trembla pas quand il s’y accrocha. De là où il se trouvait, le petit pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm, le bec en l’air, il remarquait qu’Ariane ressemblait à une déesse, que si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer. Une déesse des mots, déesse de l’humour, avec une voix qui vous emmène par par-delà les pâturages et les montagnes, par-delà les prés du monde Jenesaispas où paissaient des vaches noires et blanches, par-delà les jardins des oiseaux aux deux becs ! Alors pour elle, il se hissa sur une chaise et lui souffla une histoire de tendresse. Oui une histoire de famille. Une histoire de souvenirs qui lui donna des papillons dans son ventre d’oiseau.

Mais très vite, le petit pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm, dû poursuivre son travail et chasser ses papillons distrayants, envoûtants. C’est qu’il y en a du monde à émerveiller, à emmener en voyage, au pays des rêves éveillés…

Aussitôt ses mots choisis et déposés, aussitôt les papillons envolés, notre héros de plumes polaires, s’en alla se poser délicatement, discrètement, invisiblement, sur la monture de lunettes d’Abigaël. Du bout de ses ailes arrondies, le petit pingouin caressa l’épaule de la conteuse et lui souffla qu’elle devait absolument arrêter le Temps. Sur le champ ! Il lui souffla quelques mots sonnant comme des cloches, des mots précis comme les aiguilles d’une horloge qu’un forgeron amoureux lui aurait fabriquée. Il lui souffla une étrange incantation, faite de magie ou de sorcellerie. Comme il était noir et blanc, notre petit pingouin, il pensait que dans son corps d’oiseau pêcheur, devait couler de la magie noire et blanche.

Mais le temps s’était remis à couler, doucement, assurément, lentement. Vite, notre petit pingouin se pressa pour ne pas arriver en retard chez Luc. Luc, c’était le seul conteur en devenir qui était homme. Quand il l’avait croisé peu de temps auparavant, il avait vu qu’il allait se faire cuire un œuf ! Pas un œuf de pingouin, rassurez-vous, mais un œuf de poule. Une poule a deux pattes. Une poule qui caquetait, une grande poule assurément car avec un seul œuf, Luc avait pu se faire un repas gigantesque. La légende raconte que le Pingouin du Sartay adorait les œufs de poules car cette espèce refusait de manger une nourriture qui sortait de la bouche d’un animal. Alors, quand Luc s’était frotté les paupières pour enfin pouvoir voir ce qu’il se préparait à manger, zou, notre pingouin mis tous ces œufs dans le même panier, sauf un qu’il avait laissé, et s’empressa de les déguster tout crus.

Le Pingouin du Sartay n’avait pas sa langue dans sa poche. Réputé meilleur pondeur d’histoires, il l’avait à maintes de fois démontré durant ce week-end partagé. Après avoir gobé tous les œufs, le petit pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm était rassasié. Il avait peur de parler, car il avait trop mangé. Il avait peur de tout dégobiller s’il devait encore bondir ou sauter pour, au creux d’une oreille, quelques mots déposer. Alors, il s’approcha à pas feutrés mais le ventre lourd, de Gaëlle. Comme il n’avait pas ses yeux dans les poches, notre petit oiseau avait vu qu’elle dissimulait dans la paume de sa main musicale, un petit flacon magique. Il aimait à penser qu’il s’agissait là d’un quelconque remède digestif pour les petits pingouins gourmands. Car à Gaëlle, il avait tout à l’heure susurré quelques mots gourmands comme soupe, ventre rond, plein, repas. Et la lune avait avalé ses paroles comme on boit du petit lait. Alors forcément, à force de s’être goinfré de soupe, la lune, la pleine lune, devait aussi avoir le ventre bien tendu, si pas distendu comme le sien en ce moment. L’élixir digestif tombait donc à point nommé.

Alors que le petit pingouin, noir et blanc, haut de 5,1 cm allait s’octroyer une bonne sieste digestive, bien méritée, voilà-t-il pas qu’il entendit de petits pleurs. Des reniflements. Des gémissements.

Dois-je vous préciser que le Pingouin du Sartay, est comme toutes les créatures intelligentes, très curieux ?

Non, bien sûr que non.

En soufflant un peu, il se releva tant bien que mal, se frotta les yeux comme Luc tout à l’heure, à s’en déchirer les paupières, bouscula un petit Schtroumpf, pardon, une petite Schtroumpfette, c’était la Schtroumpfette Excitée, et se planta devant Stéphane l’animateur, conteur, le maître d’orchestre de la petite troupe du conteur et de conteuses en devenir et lui dit exactement ces mots :

  • Arrête un peu de secouer tes larmes de crocodiles, elles ont le mal du transport ces larmes ! Elles n’arrêtent pas de gémir, de pleurer, de chouiner depuis que tu les as exposées à tous les regards. Les larmes de crocodiles sont sensibles, oui Monsieur le Conteur, sensibles.

Mais comme vous le savez, le Pingouin du Sartay est invisible et personne ne peut le voir ou l’entendre ! Ni vous, ni moi, ni même le Maître d’orchestre que voici.

Comment est-ce que je sais tout ça, comment est-ce qu’on sait tout ça sur lui, me demanderez-vous ?

Eh bien, ça ! C’est une autre histoire…

NB : la taille de 5,1 cm, vient tout simplement du fait que, à sa naissance, le petit pingouin mesurait 1,7 cm. La taille adulte d’un Pingouin du Sartay se mesure en triplant sa taille à sa naissance.

Photo d’une rose d’automne en octobre 2019 (by me) et images du site Pixabay

Conter, c’est…

Je suis en plein week-end de contes. Oui, avec Stéphane Van Hoecke, me voici dans mon quatrième et dernier jour de stage « initiation aux contes »

Et j’ai conté ! À deux reprises ! Deux minis contes sur les animaux.

Pour moi, conter, c’est…

Et pour vous, c’est quoi conter ?

En texte ou image, en mot ou en photo, exprimez-vous 😉

Mes Projets créatifs pour fin 2021

Novembre n’est pas loin et j’ai longtemps hésité à participer au Nanowrimo. Mais mon livre « La petite fille du Togo » est à l’impression et le dernier trimestre 2021 sera surtout consacré à vendre ce livre. Les bénéfices des ventes seront reversés pour des AGR (Activités Génératrices de Revenus) dans les pays de mes filleuls : Togo, Bénin et Burkina Faso.

Néanmoins, depuis le mois d’août, j’apprécie dessiner. Et j’ai reçu pour mon anniversaire plusieurs livres pour apprendre à dessiner des animaux. J’ai envie de poursuivre ce chemin et j’ai choisi de dessiner deux animaux par semaine (ou 3) jusqu’à la fin décembre 2021. Pour ce faire, je vais utiliser le deuxième livre d’Anne Kubik : Dessins en 5 étapes.

Voici la liste de tous les animaux représentés dans les deux livres.

Et mes derniers dessins. Tous ne sont pas inspirés des livres cités ci-dessus.

L’écriture passe en second plan pour le moment, même si je me suis inscrite à différents ateliers d’écriture en novembre ! Je partagerai avec vous mes textes imaginés à ces occasions.

Si l’inspiration vient, je ne la chasserai point, loin de là ! Jouer avec ma boîte de « Story Cubes » me titille les doigts de temps en temps. Entre deux collages créatifs, entre deux dessins d’animaux, pourquoi pas une jolie petite histoire née d’un jet de dés ;-)

A bientôt, ici ou ailleurs.

Le collage créatif

Sans réfléchir, juste en piochant des images et des mots qui me font de l’oeil à ce moment-là.

Pour le dernier collage, la couleur bleue est dominante. Couleur apaisante, réconfortante, agréable.

Le collage créatif, comme pour le dessin, le coloriage et même l’écriture permet de me libérer de mes tensions, de mes doutes, de mes questions. Naturellement, mes pensées s’en vont dans un ailleurs et elles se classent, elles se rangent toutes seules comme des grandes.

La marche me fait le même effet. Et j’ai découvert qu’écouter de la musique aide aussi dans une certaine mesure à me détacher de mes angoisses.

Le collage créatif sans contrainte (de faire joli, de composer quelque chose de logique, de découper droit, de coller harmonieusement, etc.) je j’ai essayé et je l’ai adopté.

Simple d’utilisation, pas trop onéreux (images et mots à découper dans des revues, de la publicité gratuite, de vieux magazines), ce loisir zen est facile d’accès tant pour les enfants que pour les plus grands.

Et vous, vous avez déjà essayé ?

Laisser pisser le mérinos : expression

En quelques jours d’intervalle, j’ai lu et entendu cette expression.

Personnellement, j’ai plutôt tendance à dire « je laisse pisser », quand je dis que je dois laisser faire et ne pas me préoccuper de quelque chose qui pourtant me turlupine.

Mais d’où vient cette expression ? Et que signifie-t-elle ?

Il y aurait plusieurs origines mais la plus plausible serait celle que l’on attribue à l’expression de base « laisser pisser les bêtes » où vers le début du 19e siècle, les personnes qui s’occupaient des bêtes, moutons, vaches et autres chevaux, ont choisi de s’arrêter pour laisser leur bétail faire leur petit besoin. En effet, il paraîtrait que laisser les bêtes uriner en marchant puisse engendrer des problèmes de rétention. Petit à petit, comme la race du mouton Mérinos est devenue très populaire, l’expression s’est changée en « Laisser pisser le mérinos ».

Cette expression signifie donc qu’on doit laisser aller les choses, qu’on doit s’arrêter et laisser tranquillement les choses couler.

J’ai donc suivi cette expression non pas à la lettre, car je n’ai pas de laine de mouton mérinos chez moi (mais mon amoureux, oui !), mais j’ai laissé pisser passer l’orage qui gronde en moi et comme pour les moutons, je peux dire « ah ! ça fait du bien, je me sens mieux, plus légère » (rires).

J’ai intégré cette expression dans mon petit carnet de citations et de mots positifs et je l’ai même illustrée par un rapide croquis pour faire un clin d’œil à Nathalie qui se reconnaitra (non pas dans le mouton, mais dans le choix de cette expression et surtout de par son illustration qu’elle m’a soufflée)

l’art-thérapie & le journal créatif, des outils pour la santé mentale

Tranche de vie

Il existe bien des thérapies naturelles pour soigner les bobos du cœur et de la tête. J’ai choisi celle des arts créatifs pour aider mon humeur, mon moral et mon énergie à remonter la pente.

Déjà, il faut d’abord accepter que notre humeur, notre moral, notre énergie et aussi notre créativité montent et descendent. C’est leur cycle naturel. Cela, je l’ai lu (et accepté) dans le journal d’Anne-Marie Jobin : « Mon journal créatif »

J’utilise l’écriture comme moyen d’expression depuis mes 14 ou 15 ans ans environ. (voir cet article pour en découvrir un peu plus sur moi et sur cet acte créatif qui me porte – et me fait parfois aussi tomber – depuis tant d’années)

Je ne faisais rien d’autre que d’écrire. Encore et toujours. Pas de gribouillage, pas de dessin, pas de collage. Quoique une image revient à ma mémoire : mon premier dessin expressif est né après avoir été témoin d’un accident de circulation. Sur le chemin de l’école, un motard a doublé une voiture et a été happé par une voiture venant en sens inverse. J’avais 15 ou 16 ans. Je revois encore très nettement la moto « voler » et retomber à moins de trois mètres de moi. Juste avant le choc, j’avais entendu le klaxon de la voiture et m’étais aussitôt figée, car j’avais déjà été témoin de trois accidents « piéton-voiture », dont un mortel, un c’était mon frère (au même endroit où la femme avait été renversée quelques mois plus tôt !!) et le troisième, c’était moi, en vélo, deux ans après mon frère ! Avant cela, j’avais aussi senti le choc du corps contre le tram dans lequel j’étais, ce long véhicule sur rails a percuté une jeune femme avec ses écouteurs. J’étais devant, à côté du chauffeur, je devais descendre à l’arrêt suivant. En première loge… Le chauffeur du tram a fait aller sa clochette plein de fois, mais rien n’y faisait, elle n’a rien entendu. Il a freiné, mais un tel engin ne s’arrête pas immédiatement.

Bref, mon premier dessin créatif a été un œil en gros plan avec un cercueil en lieu et place de la pupille et des larmes sous l’œil.

Le motard, propulsé à une dizaine de mètres était couché au loin. Puis, il s’est relevé ! Puis s’est écroulé. Mort. C’était un papa, il venait de déposer son fils à mon école.

Mauvais souvenir donc. Un parmi tant d’autres de mon enfance…

Aujourd’hui

Il y a peu, j’ai écrit un conte tiré d’un fait réel touchant à ma vie professionnelle. Comme j’ai toujours aimé travaillé et toujours pu travailler dans des domaines que j’avais choisi, le lien entre ma vie professionnelle et vie privée est fort, puissant et fragile en même temps. Et donc, même si je pensais avoir trouvé la raison qui faisait que je cogitais depuis des mois sur mon avenir professionnel, une partie de ma vie privée a été mêlée à ce souvenir professionnel. Les mots pourtant choisis, pesés brièvement, posés si facilement m’ont tout à coup plongé dans une mer déchaînée d’une violence subite et inouïe. Une tristesse a surgi de nulle part, des angoisses m’ont bousculée et mon équilibre a volé en éclat. A en avoir peur. A en avoir la nausée. A m’en rendre malade.

Les mots ont des pouvoirs ! Les mots sont puissants ! Je l’ai toujours dit…

J’ai bu la tasse. Une tasse de mots. Une tasse de souvenirs et d’émotions enfouies. Pourtant, je croyais que l’écriture allait m’aider à passer ce cap et pas m’enfoncer jusqu’à en boire la tasse.

La vie trépidante dans laquelle nous vivons actuellement, m’a aveuglé durant plusieurs semaines. Il y a eu des signes d’alerte, il y a eu de petites coupures de courant émotionnel, légères et furtives pertes de mémoire, confusion dans des dates et événements, larmes « injustifiées », etc. Mais j’avais tout mis sur la fatigue, la situation sanitaire, les inondations qui nous a épargnés physiquement, mais pas mentalement et sur ma prochaine situation au travail avec le départ de ma seule et unique collègue.

Pourtant, inconsciemment, j’avais déjà mis en place les prémices d’une auto-thérapie. Souvenez-vous pour celles et ceux qui me suivent sur FB et Insta, durant mes vacances et tous les jours du mois d’août, j’ai commencé à me mettre au dessin.

Le dessin, les vacances

Vu que nous n’étions pas parti depuis au moins cinq ans, je peux vous dire que j’ai enfin pu vraiment profiter de ces deux semaines à la mer du Nord. Et je tenais à donner vie, une fois par jour, à un dessin. Pour ce faire, c’est le livre de Anne Kubik qui m’a tenu compagnie durant ces trente jours de créativité. Les dessins, pas à pas, ont guidé mes doigts, ma main dans les esquisses. J’ai senti un bien-être général et une détente profonde. J’ai pu mettre une distance face au stress quotidien que je m’afflige sans le vouloir, mais parce que je fonctionne ainsi : être à l’heure à tous mes rdv, honorer mes promesses dans tous les domaines, être là pour tous ceux et toutes celles que j’aime, aider, rendre service quand je peux, dès que je le peux, être une bonne maman, une bonne épouse, une bonne employée, une bonne fille, une bonne collègue, une bonne maîtresse de maison, une personne responsable et aimante pour les chats que j’adopte et j’en oublie.

Septembre est arrivé. Des embouteillages monstres pour conduire mes enfants à l’école et aller au boulot qui est juste un peu plus loin, dans le même coin. Ma jauge de stress a grimpé en une fois rien que déjà pour ça. (je n’aime pas conduire cfr traumatisme d’enfance). L’alternative de faire tous les trajets en bus/train, avec le monde (agoraphobe sur les bords) et le fait que le bus n’arrive pas près de mon boulot, n’est pas possible. Avec ça, mon horaire de travail a été quasi doublé car je remplaçais ma collègue qui était en congé. Puis la rentrée des classes ne s’est pas super bien passée pour ma fille (16 ans, 45 élèves au début dans sa classe avec des jours où ils n’avaient pas d’heure de table !! ou des jours avec 4 heures de fourches d’affilée). Enfin, j’ai appris que je n’étais pas autorisée à suivre une formation du « pôle emploi – Forem », car étant une chercheuse d’emploi libre et ne bénéficiant d’aucun complément au chômage, je n’étais pas éligible pour cette formation. Celle-ci devait m’aider à choisir une orientation professionnelle pour mon autre mi-temps.

Bref… tous ces petits imprévus ont fait sauter une durite dans mon petit cerveau qui aime avoir ses habitudes. D’habitude, je rebondis. D’ailleurs, je pensais avoir réussi à trouver une remplaçante pour ma collègue.

Octobre au repos

J’ai donc été forcée, par mon corps, par mon moral, par mon médecin généraliste, par mon employeur, de me reposer quelques jours.

Et là, après trois jours à pleurer, à digérer la mise au repos obligatoire, je me replonge dans les dessins, je répète tous les jours un mini conte togolais qui raconte la vie de deux oiseaux, je me plonge dans la lecture d’un bon roman (La révérence des éléphants, de Laura Trompette : MAGNIFIQUE) et je me mets à découvrir le journal créatif avec le livre mentionné au début de cet article.

J’ai un amoureux formidable qui fait tout pour moi. Je n’ai qu’à donc m’occuper que de moi.

Alors, pour mettre toutes les chances de mon côté, je me fais accompagner dans ma démarche de soins par une dame qui, grâce à des outils et à ses techniques va pouvoir m’aider à gérer, à accepter et à comprendre mes angoisses, mes tocs, mon hypersensibilité et ma trop grande empathie envahissante.

Le collage créatif, l’écriture créative

Pour être sûre et certaine que j’avance dans la bonne direction, je me suis aussi rendue à l’atelier d’écriture créative de Josette Carpentier, une charmante voisine spécialisée dans le collage créatif et l’écriture créative.

L’atelier se donnait à la bibliothèque de mon quartier que je connais bien (une valeur sûre, un endroit familier qui me rassure). Je connais un peu Josette (encore un élément rassurant pour moi). Et nous n’étions que 7 femmes. Dont une autre dame dont le visage et la voix me sont familiers puisqu’il s’agit de Marie-Claire Desmette, conteuse connue et reconnue de Liège :-)

Nous avons donc joué avec Josette. Je devrais plutôt dire « travailler », car il est vrai qu’en faisant ces exercices, on travaille sur soi. Je vais vous livrer mon travail d’hier. Je vous partage ceci, car j’y suis allée avec la ferme intention de ne pas pleurer et d’avancer, de créer, de m’évader, de voyager… Objectifs atteints et réussis :-)

  1. Tautogramme. J’ai choisi la lettre « S » pour m’accompagner à cet atelier et voici la lettre que je lui ai écrite :

    Chère S,

    J’attends de toi aujourd’hui que tu me guides dans le chemin de ma tête. Si tu pouvais sourire et sauter en sifflant une super symphonie, cela me mettrais de bonne humeur. Tu es mon symbole, mon signe. Toi et moi, on va cheminer ensemble, on va surfer sur cette journée. En joie, en conseil, en soutien, en symbiose. En somme, toi et moi sommes fait pour nous entendre. Ensemble on va soulever les sourires et surprendre des rires.

    Merci pour tout.
  2. Poser des questions à son corps et y répondre dans une autre couleur, avec un autre support. J’ai choisi mon stylo-plume pour écrire les questions et un bic à quatre couleurs vives (orange) pour les réponses. Je vous transmets juste la dernière, car j’ai entouré la dernière phrase.

    Q. Petite main droite, cela te plait-il de reprendre le stylo-plume entre tes doigts ?
    R. Oh oui !J’aime trop cette sensation de glisse sur le papier. Et puis, pour le beau bleu de l’encre, qu’est-ce que je ne ferais pas ? Merci de ne pas m’oublier !

  3. Grâce à des revues, découpez des lettres, des syllabes et parties de mots pour créer un nouveau mot qui n’existe pas. Inventez ainsi un titre de livre et expliquez ce que ce livre raconte.

Le Cracoi de Doum
A Doum, petite ville à l’ouest de la Virgimaire, il s’en passe des choses ! D’étranges traces sont apparues dans la rue de la seule et unique contique de la ville. Cette librairie spécialisées dans les contes est la plus grande boutique du quartier, de la ville, du pays de la Virgimaire. Les traces sont apparues un soir du mois d’octobre. Alors que les cloches sonnaient minuit, la responsable de la contique, fermant sa boutique, a vu des empreintes roses surgir des pavés noirs de la rue. Tout de suite, Marie-Claire a reconnu ces traces ! Sans la moindre hésitation, elle a crié « Le Cracoi ! », « Le Cracoi ! ».
Cette créature mal connue aurait disparu des contes voilà très exactement 113 ans ! Marie-Claire se souvient encore de l’histoire que sa grand-ère lui avait raconté autrefois.

Pour la connaître, je vous invite à plonger dans ces pages du livre qui vous emmèneront dans une histoire pas si lointaine que ça.

Cracoi de Doum, un conte pour les enfants et les adultes qui aiment voyager dans le Temps et l’Histoire.

Ces jeux de mots et de lettres découpées et collées pour inventer de nouveaux mots, elle en parle dans son livre ci-contre.

Nous avons terminé la séance par un cadavre exquis tout à fait délicieux et intéressant. Mais ça, c’est une autre histoire :-)

Cet atelier d’écriture créative par Josette Carpentier a été une vraie bouffée d’oxygène revigorante. Pour la petite histoire de présentation (car nous pouvons suivre ses ateliers par abonnement, mais pour moi, c’était ma première séance), j’ai écrit mon prénom en mauve, j’ai choisi et écrit en rose fluorescent le mot « rose » de la fleur, pour sa couleur, son parfum, son dessin, sa forme ronde et j’ai partagé l’une de mes dernières lectures avec « Kaimyo, le noms des morts », écrit par Edouard Puart, car j’ai adoré ce court roman qui m’a emmenée au Japon sur les traces d’un vieux monsieur orphelin qui s’occupe de retrouver une famille aux « morts inconnus qui partent seuls » et avec une adolescente haut potentiel qui entend les morts parler.

Le lendemain de l’atelier, Josette m’a donné envie de recommencer avec le collage créatif et de progresser dans ma lecture d’Anne-Marie Jobin avec son journal créatif. Mon journal créatif.

Voici les collages créatifs que j’ai fait avec le livre de Josette Carpentier, l’année passée et début 2021. Celui avec le lion a été fait avant les vacances, cette année.

Mes dessins d’avant

Je dis que je n’ai jamais été douée en dessin, mais ce n’est pas pour autant que je n’aime pas dessiner :-) Quand nous habitions encore Bruxelles, avant 2015 donc, j’ai même voulu m’inscrire à une école de dessin en France, à Paris. Les cours se donnaient par correspondance et les examens, sur place. C’était un peu trop cher pour moi, mais pour pouvoir y entrer, il fallait envoyer par email un échantillon de ce qu’on savait déjà faire. En m’inspirant de beaux livres sur les dessins d’animaux que j’ai chez moi, j’ai donc envoyé quelques dessins d’animaux inspirés par ces livres… et si j’avais voulu, j’aurais pu y entrer ! Je n’y croyais pas, mais cela m’a quand même donné un peu plus de confiance en moi à ce niveau.

Pourtant à bien y regarder, on pourrait douter de mes qualités d’illustratrice (rires)

J’aime quand même certains dessins. Que je pense refaire bientôt pour voir si j’ai vraiment progressé et parce que j’aime les sujets, des oiseaux pour la plupart.

Cela m’a replongé quelques années en arrière. J’y retrouve les dessins que j’avais imaginé pour mon histoire « Faire pousser des oiseaux », qui au départ n’était pas dans un livre. « Faire pousser des oiseaux » est né d’un atelier d’écriture donné par la fabuleuse Evelyne Wilwerth. Plusieurs rencontres autour du thème « Quel bazar bizarre ». Faire pousser des oiseaux a d’abord été des petits bouts d’histoire dans un carnet, puis un jeu de cartes VS puzzle, puis enfin, un an plus tard, un livre. (que vous pouvez retrouver dans ma page « Mes publications« ). Mais je trouve que les dessins de La Ninette sont vraiment toppisimes et sublimes !

Mon journal créatif

Enfin, voici mon premier journal créatif ! Pour préparer et avoir déjà de la matière pour mes collages, j’ai passé ma matinée de ce dimanche à découper une vieille revue : images, mots, lettres tout y est passé. J’ai fait un petit rangement dans mon armoire « bricolages » et j’ai mis toutes les images dans une boîte vide de puzzle et les mots, lettres et chiffres découpés dans une autre boîte. Ces deux boîtes, je les ai décorées.

Tout comme mon journal créatif.

Et j’ai fait ma première page.

Joie. Plaisir. Détente.

Orion, notre nouveau petit chaton (5 mois) m’a accompagné et aidé durant découpage et le choix :-)

Des contes, des rires, des partages et des pleurs… des mots pour des maux.

Je m’envole vers une autre histoire, un autre chemin…

Le week-end passé a été extraordinaire et explosif. Deux jours de découvertes, deux jours de rencontres, deux jours d’entraînement, de partages d’histoires. Le plein d’émotions, un ascenseur de sentiments divers et variés.

Samedi matin, il y a pile sept jours, souvenez-vous, j’étais en joie d’avoir ressenti un déclic pour une nouvelle histoire, pour L’Histoire que j’allais conter. J’étais prête. Gonflée à bloc. Motivée. Devant le groupe super, bienveillant, magique et bon, je l’ai même verbalisé ce dimanche matin : je vais conter tantôt une histoire et même si je ne respecte pas toutes les règles, je vais le faire.

Et puis le temps passe.

Passe.

Passe.

On fait des vocalises. des grimaces, des éclats de rire. Des jeux de mise en voix, des « A » ouverts, des « A » fermés avec le visage qui va avec, avec le corps, avec son âme et ses tripes, avec son angoisse, avec son stress, avec son masque imaginaire (pas le masque buccal qui nous est tant familier depuis des mois). Des lettres, des syllabes, des onomatopées, des mots qui existent, d’autres qu’on inventent, des petits bouts de phrases, des débuts d’histoire. De l’impro. Du partage. De la bienveillance. Des liens se créent. Ça va vite. Le temps file et se défile.

On mange, on joue, on écoute, on parle.

Puis on mange encore, on joue encore, on écoute encore, on parle encore.

Et le temps file et se défile.

Il est déjà 15h30… le temps de la parole, des essai, de se lancer.

Mais le temps file toujours, il se défile et me défie.

Quelques-unes (il n’y a qu’un homme dans le groupe, ils sont donc deux à représenter la gente masculine des conteurs parmi dix femmes !) racontent, content et la magie opère. Des ambiances, des images, des voyages dans un autre temps, un autre monde, des univers extraordinaires.

Et je m’évade. Et je bois leur parole. Et je m’imprègne des contes tantôt passionnant, tantôt surprenant, tantôt envoûtant, mais assurément dépaysant ! Et l’envie de parler de moi, de me « révéler », de partager un petit bout de ma vie s’envole. S’étiole.

Le fait d’avoir mis sur papier mes pensées, d’avoir couché les mots et les phrases traits noirs sur mon écran blanc de téléphone, eh bien tout ça a libéré mon questionnement, tout cela a rendu la liberté à mes doutes emprisonnés. Tout cela a allégé le poids qui sur mon estomac commençait à peser.

Les mots ont des pouvoirs. Ils sont forts, ils soignent, ils guérissent, ils sont porteurs d’espoir. Ils ont en eux une vie qui ne demande qu’à s’exprimer.

Et cette histoire, je ne vais pas vous la partager. Ni en écrit ni avec ma voix. Pourtant, ils sont là, je leur ai donné vie. J’ai mis des mots sur des maux. Et ceux-là ont vécu, sur papier, dans ma tête. Et dans un souffle, dans des silences, ils sont morts aussi rapidement qu’ils sont nés. Ils m’ont bouleversée, ils ont rouvert une blessure que je pensais pourtant cicatrisée…, ils vont désormais s’envoler dans l’univers des souvenirs et n’iront jamais se déposer aux creux de vos oreilles, car cette histoire, m’appartient.


Mais parce qu’il faut rebondir au risque de s’enfoncer dans un abîme de tristesse, parce que je ne suis pas seule et que la vie continue, parce que tout ça fait partie du passé, je me dois d’aller de l’avant. Pour mes enfants. Pour mon amoureux. Pour moi.

Parce que j’ai souvent trébuché sur le chemin de ma vie, par ce qu’il y a eu souvent des petits cailloux ou de grosses pierres qui m’ont fait tomber, j’ai réussi à trouver en moi la force nécessaire pour me relever. Oui, à chaque fois.

Et cette ressource, cette force, cette aide, je la dois à l’écriture, à la lecture et aujourd’hui au dessin. Toutes ces thérapies créatives me permettent de m’exprimer, de me soigner, de voyager, de rêver et … de me libérer.

Dans un prochain article, je vous montrerai mon cheminement dans le dessin et puis surtout aussi dans les contes et dans les livres que je lis et que j’écris.

Sans oublier la découverte du journal créatif (qui regroupe un peu tout cela) grâce au livre de Anne-Marie Jobin. L’art-thérapie, j’en faisais déjà un peu à ma sauce, sans le savoir. Mais il existe une multitude de petites choses à découvrir et à faire dans ce domaine.

Et ça, c’est une autre histoire ;-)