A l’aube, un renard

Comme pour la biche, voici une belle observation du Vivant dans mon quartier.

Comme pour la biche, le fichier texte est à lire sur Atramenta, une petite chanson ici, et une méditation à écouter, également sur Atramenta.

Et moi, sur la route, les yeux encore lourds,
J’ai ralenti… cadeau du jour :
Un renard roux, au museau fin,
S’est approché, puis est parti loin.

🎵 Refrain
Dans la nuit ou le matin,
Quand le monde est encore lointain,
La nature vient me saluer,
Et mon cœur se met à chanter.
🎵

Pas un bruit, pas une voiture,
Juste ce renard, douce nature.
Un clin d’œil sauvage, inattendu,
Et le silence revenu.

(R) 🎵 Dans la nuit ou le matin,
Quand le monde est encore lointain,
La nature vient me saluer,
Et mon cœur se met à chanter.
🎵

Dans mon quartier, y’a des merveilles,
Des renards, des biches, des oreilles
Dressées, curieuses, à chaque pas,
Et la vie qui murmure tout bas.

🎵 Refrain final (tout doux, comme un murmure)
Dans la nuit ou le matin,
Quand le monde est encore lointain,
La nature vient me saluer,
Et mon cœur se met à rêver.
🎵Ils criaient fort, ils faisaient fête,
Sans penser aux autres, ni à la tête
De ceux qui dorment, ou qui se lèvent tôt,
Pas un brin d’écoute, pas un mot.

Ils étaient jeunes, pleins de vacarme,
Le sommeil volé a perdu son calme,
Chez moi, les jeunes sont attentionnés,
Et leurs éclats sont bien placés.

Ma fille, elle, s’est envolée,
Vers un royaume enchanté,
Festival de contes et de dragons,
Loin des cris, près des chansons.


Pour lire le texte sur la biche, clic ici

Un peu d’ornitho : A comme ardéidés

Un nom un peu savant qui regroupe plusieurs espèces d’oiseaux : Hérons et Aigrettes que vous devez sans doute connaître et que vous avez sûrement déjà aperçu, vu, observé. Les ardéidés sont de taille moyenne à grande. Ce qui les caractérise : 3x « long » :
Un long cou (en vol et au repos, il est « replié », comme un « S »)
Un long bec (on dit qu’il a un bec en forme de poignard, long et robuste)
De longues pattes (qui sont tendues quand il vole).
Leur cou replié en « S », quand ces grands échassiers volent, permet de les différencier des cigognes et grues qui volent avec le cou tendu.
Dans cette famille, il y a aussi les Butors, Blongios, Bihoreaux et Crabiers, qui sont un peu moins connus.
Certains peuvent vivre une dizaine d’années. Certains sont hélas en net déclin chez nous et ailleurs.

Je vais parler brièvement des quelques échassiers que j’ai déjà pu observer, que je connais un peu. Mes observations se sont faites en Belgique et dans le Sud de la France.

Le Héron cendré est un échassier familier, redouté et mal aimé des pêcheurs car excellent chasseur de poissons. J’en vois parfois un qui se perche sur les toits des maisons de mes voisins. J’en croise souvent lors de mes balades le long d’un cours d’eau.


Son cousin, le Héron pourpré, j’ai eu la chance de l’observer brièvement lors d’un séjour en Camargue, début des années 2000. Ses couleurs chaudes sont magnifiques. Je me souviens qu’arrivée là-bas, j’ai « prié » pour en voir au moins un. Et c’est alors que je n’étais pas du tout préparée à le rencontrer qu’il a croisé mon chemin et qu’il s’est envolé devant mes yeux ! Évidement, c’est toujours durant ces moments que l’appareil photo n’est pas prêt !

L’Aigrette garzette et la Grande Aigrette sont aussi assez communes. La petite est parfois confondue avec le Héron garde-bœuf, mais une fois qu’on a vu les deux, on ne peut plus se tromper :-)

Voici quelques dessins et coloriages. Les beaux coloriages, sont d’une application que j’ai sur mon téléphone. Les dessins plus « maladroits » sont de mes doigts, de ma plume d’amateur. J’ai donc dessiné un héron cendré qui pêche et un héron garde-bœuf qui se trouve sur le dos d’un hippopotame. Ce dernier est bien plus petit que les autres hérons.

Dans les « B », je n’en ai vu qu’un seul. J’aimerais vous parler un peu plus du Butor. De son nom complet Butor étoilé ! Cet ardéidé, je l’ai d’abord entendu avant de le voir. C’était aussi début des années 2000, à Virelles Nature (aujourd’hui nommé Aquascope de Virelles). Je me souviens « comme si c’était hier », avec un étudiant en agronomie, nous avions reçu l’autorisation de naviguer sur l’étang en barque. Une première pour moi. C’était la nuit. Une nuit de septembre. La lune éclairait la rosière et cette lumière naturelle nous suffisait pour nous orienter. On entend un chouette hulotte. J’en entends souvent, mais ne les vois guère. Je souris. Cette petite sortie nocturne promet de belles rencontres auditives et je l’espère visuelles. L’étudiant me dit qu’on a des chances d’observer le butor. Ouah ! Je ne l’ai jamais vu ni même entendu celui-là. Je sais à quoi il ressemble grâce à mon guide d’identification, mais mes connaissances sur lui s’arrêtent là. On est discrets. Calmes. C’est à peine si on chuchote. Nos oreilles sont grandes ouvertes. Des pipistrelles volent au-dessus de nous. La chouette hulule. Mes yeux ont du mal à s’habituer à l’obscurité et en réalité je ne distingue pas grand chose au-delà le bout de la barque ! Mais je n’ose rien dire. Soudain, un « gnou » retentit. Pas la bête mais le bruit ressemblant, phonétiquement à un étonnant et vibrant « gnou ». La voyelle grave s’étire brièvement et s’étale à de nombreux mètres à la ronde. (Ce son, par temps dégagé peut s’entendre à près de 5 km !).

– C’est lui, me dit-il. Le butor. Il n’est pas bien loin. Vraiment tout près. Dans la roselière. Tu vois quelque chose ?

Comment répondre que je n’y vois goutte ?

Je ne réponds rien et sens les battements de mon cœur cogner dans mon corps, toute surprise encore par le son extraordinaire que je viens d’entendre. Je sais le butor ressemblant au héron, donc silhouette plutôt élancée. Comment un son pareil peut-il sortir de ce cou allongé, de ce corps si fin, si fragile j’ai envie de dire ?

Plus de 20 ans plus tard, ce souvenir auditif, ce souvenir de ma première rencontre avec cet oiseau est toujours très présent et précis dans ma mémoire ! J’ai voulu lui rendre hommage par la création de ma première forme en terre, lors d’un atelier d’art-thérapie avec Valérie Bornet.

Dès que j’aurai un peu de temps, je vous mettrai des photos et des illustrations, souvent des peintures, de ces différents oiseaux. D’auteurs connus ou moins connus, mais qui ont su arrêter le temps par leur talent.

La Tourterelle turque : en mots et en images

Avant-hier, j’ai eu le grand plaisir de voir en direct, le nettoyage minutieux et attentionné d’un couple de Tourterelle turque. J’étais assise sur ma chaise, au salon, devant les fenêtres. Devant les deux fenêtres qui se trouvent juste au-dessus de la porte d’entrée, un arbre. Devant l’arbre, l’avenue. Devant l’avenue, d’autres maisons.

L’épisode m’a tenu émerveillée durant une bonne demi-heure. Je ne me lassais pas de les observer, à moitié cachés parmi les feuilles, avec une fenêtre entre nous et quelques deux ou trois mètres tout au plus.

Les dix premières minutes, je n’ai rien fait d’autres que les regarder. Puis, comme je voyais qu’ils restaient là, tranquillement, j’ai sorti mon appareil photo, un hybride avec un grand zoom. C’est là que je me suis félicitée d’avoir enfin nettoyé mes fenêtres pour pouvoir prendre des photos sans trop de crasses (rires) sur les images.

Les Tourterelles font partie de la famille des colombidés, famille qui regroupe les pigeons et les tourterelles avec quelques 350 espèces. Ce sont d’ailleurs mes « pigeons » préférés. Je les appellent toujours « belles demoiselles », qu’ils soient mâles ou femelles. Elles sont délicates, un plumage doux, unis, de magnifiques yeux rouges hypnotiseurs, un roucoulement agréable, un vol que j’aime contempler…

L’on confond souvent la Tourterelle avec une colombe. Pour faire un peu d’étymologie, voici ce que dit mon livre de chevet « L’étymologie des noms d’oiseaux », de Pierre Cabard et Bernard Chauvet :

 » Le nom tourterelle vient du latin turtur d’origine onomatopéique (il faut prononcer tourtour). (…) En vieux français, on trouve tortre, tourte et tourtrelle. Signalons qu’en latin, turturella signifie « homme efféminé ». De turtur, outre tourterelle, sont nés l’anglais turtle, l’allemand Turtel et l’espagnol tortola.
L’anglais turtle désigne non seulement les tourterelles mais encore les tortues marines (…). Tortue vient du bas latin tartaruca (qui appartient au Tartare), c’est-à-dire l’enfer !
Comme on le sait, les tourterelles (confondues avec les colombes) sont symboles de fidélité du couple.

Streptopelia decaocto –> Tourterelle turque
Streptopelia vient des mots grecs stréptos (collier) et péléia (le pigeon ramier). Il s’agit du demi-collier noir.
Decaocto signifie dix-huit. L’origine de l’attribution de ce chiffre remonte à un mythe grec. Une servante, accablée de travail et payée dix-huit pièces par an, suppliait d’être débarrassée de sa tâche. Les dieux l’entendirent et la changèrent en tourterelle. Depuis, elle fait retentir à tous les échos sa lugubre plainte : « hou, hou, hou« . Quand elle chante ainsi, on dit en français que la Tourterelle gémit. (…) cri de l’oiseau, trisyllabique avec accentuation de la deuxième syllabe (…)
Turque, car la Turquie est son origine. Elle est protégée en pays musulman car on pense qu’elle dit ses prières en chantant à heures fixes comme un bon croyant.
On sait que cette tourterelle a envahi l’Europe depuis 1930, où elle est maintenant sédentaire. Seul l’anglais n’indique pas sa provenance et préfère tourterelle à collier. L’italien choisit une voie complète avec tourterelle orientale à collier. »

Février 2019, au fond de notre jardin, de l’autre côté de la maison

Pour en savoir plus sur la belle demoiselle qu’est la Tourterelle turque, clic pour aller sur le super site de oiseaux.net.

Photos ci-dessus, au refuge Animal sans toi…t

Voyez la construction de son nid : un enchevêtrement (sommaire) de branches et de brindilles. Ce nid peut être construit n’importe où : entre des câbles, dans une jardinière sur une terrasse, au-dessus de lampadaires de rues ou plus classiquement, dans un arbre :-)

L’araignée toute mouillée

L’inspiration vient… quand elle veut. Voici un petit texte écrit un matin très tôt, avant de partir au boulot… Rien de prémédité, mais Mérédith est revenue. Pour ceux qui n’ont pas encore découvert mes courtes histoires de petites bestioles, je vous invite à les lire sur Atramenta (clic). Mérédith a pris quelques années dans les dents, mais elle n’a pas changé, elle aime toujours les insectes et autres créatures minuscules qui n’ont pas froids aux yeux et qui osent s’aventurer dans son cercle très restreint de petites bestioles curieuses et « sympathiques ».

L’araignée toute mouillée

C’est l’histoire d’une araignée qui avançait difficilement sur une vitre mouillée.

Réveillée brutalement par la lumière allumée, miss araignée cligna plusieurs fois ses nombreux yeux et son regard croisa le mien. D’un commun accord télépathique, on allait se laisser tranquille. C’est vendredi, il est 6h15, on ne va quand même pas se chercher des noises… La salle-de-bains est assez grande pour nous deux, elle 1,5 cm à tout casser, pattes écartées et moi avec mon mètre soixante-quatre…

Le hic, c’est qu’en prenant ma douche, pas trop chaude mais pas froide non plus, des gouttelettes d’humidité et d’eau se formaient rapidement sur la vitre fermée (pour info, nous sommes le 23/03/2018, c’est sensé être le printemps et il fait 2 °C dehors). ET c’est précisément au moment où je me dis que la mini bestiole a dû se rendormir, bercée sans doute par le bruit des gouttes d’eau de la douche s’écrasant dans la baignoire, que la bestiole en question glissa.

Ziiiiip !

Fort heureusement pour elle, l’araignée prévoyante, qui ne se sépare jamais de son matériel de bricolage, fut arrêtée dans a chute par un fil invisible à mes yeux. Elle tournoya dans les airs, un instant, mi-recroquevillée, mi-paniquée et fit aller ses huit pattes en tous sens histoire de se stabiliser ; elle devait sans doute avoir eu la trouille de sa vie ! Je me demande si les araignées ressentent vraiment la peur et si elles peuvent souffrir de vertige ? Je poserai ces questions à l’une d’entre elles…

Toujours est-il qu’elle arriva rapidement à se stabiliser. Quand toutes ses pattes touchèrent le plat solide de la vitre, elle grimpa pour retrouver sa position initiale dans les hauteurs et rétablir la distance minimale de séparation / sécurité, obligatoire entre elle et moi. Du moins, elle tenta courageusement de le faire, car oui, elle ne cessa de glisser sur la fenêtre mouillée ! La pauvre ! Quelle énergie perdue dans tout ce travail !

Je souris donc, toujours sous ma douche, et compatis à son calvaire.

Quand j’eus fini de prendre ma douche, je mettais fin à son humiliation en ouvrant la dite fenêtre afin que l’air frais du dehors chassa l’humidité accumulée et responsable de sa délicate situation, position vraiment inconfortable…

Une coïncidence n’arrivant jamais seule, quand je fais une recherche pour m’assurer que les araignées peuvent bien avoir plus que 2 yeux, je tombe sur ce site…  Ce lien est l’adresse du site internet de l’école secondaire où j’ai passé mes 2 premières années en humanités : l’Athénée Fernand Blum, à Schaerbeek, Bruxelles, Belgique. Explications claires et précises grâce à la page consacrée au cours de biologie.

Merci donc au professeur passionné pour avoir réalisé toutes ces photos et explications sur le site : Eric Walravens.