Extrait d’un livre… à poursuivre

Je vous propose un petit jeu d’écriture couplé à la lecture d’un extrait du livre que je lis en ce moment : La maison aux sortilèges, de Emilia Hart. Traduit de l’anglais par Alice Delarbre. Paru aux éditions Les escales.

Superbe couverture : Hokus Pokus Créations

Vous entrez dans la maison… Décrivez-la moi.

Que voyez-vous ?

Qu’entendez-vous ?

Y a-t-il certaines odeurs qui titillent vos narines ?

Mobilier, décoration, objets qui trainent ?

La maisone est-elle vide ? Abandonnée ?

Un héron géant, preuve à l’appui

Je rêve d’un jour pouvoir observer à loisir un Héron pourpré. Je sais, je me répète (voir article sur la Camargue), mais ne dit-on pas que l’espoir fait vivre ?

Peut-être qu’à force de me répéter cela, j’augmente le pouvoir sacré de persuasion et force le destin à être gentil avec moi ?

Toujours est-il que hier après-midi, alors que je me dirigeais vers ma destination en voiture, je vis un échassier isolé dans un champ en bordure de ma route. Un coup d’œil rapide dans mon rétroviseur m’indique qu’il n’y a personne derrière moi. J’évalue la zone de sécurité pour me garer sur le bas-côté et je me mets en action : je freine, je me range sur la route, derrière une ligne blanche continue prévue à cet effet (ou pas 😅) et je sors mes jumelles. Flûte ! Il y a un buisson qui bouche ma vue. Tel un soldat au péril de ma vie, je me couche au sol et rampe dans l’herbe humide. Plutôt trempée l’herbe, il n’arrête pas de pleuvoir depuis midi. Je n’ai aucune pensée pour mes vêtements et ma tenue salie qui va forcément enclencher une série de questions chez mon client. Je râle juste sur moi-même : pour une fois que je suis partie plus tard et que je n’ai pas mes quinze minutes d’avance, il faut que cet oiseau soit là, devant moi, visible. Car oui, l’échassier en question est un héron. Un héron un peu sombre. En position de repos, il a le cou rentré dans les épaules et paraît de ce fait plus gros. Je ne me fait aucune illusion, il n’y a pour ainsi dire zéro chance pour que ce soit The Héron pourpré, pas ici, pas chez moi, en Belgique. Il doit plutôt s’agir d’un jeune. À cette époque de l’année, début novembre, c’est tout à fait normal. Mais il y a un je-ne-sais-quoi chez ce jeune qui m’a fait hésiter une seconde. Il est gris foncé, des pattes jusqu’au bout du bec. Et justement, c’est du bec qu’il s’agit. J’ai cru en voir deux ! Mais bon, à ma décharge, je dois avouer que la vitesse à laquelle je roulais (70 à 75 km/h sur une route où je peux aller jusqu’à 90 – un autocollant sur l’arrière de ma voiture prévient les râleurs et autres fous de vitesse que je freine pour les animaux et que je suis une birdwatcher, une folle qui aime observer les oiseaux, même au volant de sa voiture) a pu m’induire en erreur. C’était sans doute une branche, un végétal ou peut-être bien un autre héron, papa ou maman à côté, qui sait ?

Bref. Je suis là, arrêtée, couchée par terre, occupée à devisager ledit héron. Un adolescent. Il tire une tronche, il ne doit pas aimer la pluie. Je le comprends. Et c’est là, quand je me permets de regarder autour de lui que je le vois : un héron gigantesque. Un Héron cendré, taille XXL ! Jamais vu. Il semble protéger le jeune héron, objet de ma curiosité. Le deuxième bec que j’avais cru apercevoir depuis ma voiture en mouvement, c’était le bec du géant ! « Mon » héron est tout ce qu’il y a de plus ordinaire : taille, couleur du plumge, couleur de ses yeux, tout est impeccablement dans la moyenne. Dans les « normes » pourrait-on dire, pour son âge. Mais l’autre ! Pas possible ! Pas croyable ! Quelle belle idée j’ai eue de m’arrêter. Jamais je n’aurais pu croire ça si on me l’avait raconté. Moi je crois que ce que je vois !

Peut-être êtes-vous comme moi ? Alors, comme je n’avais pas mon appareil photo avec moi, je vous offre cette rare image d’un Héron cendré Géant !

Vous l’aurez compris, tout est question de … perspective et perception des choses ! 😄

Toute cette histoire, je l’ai inventée ! Quand j’ai vu l’image du jour (quand j’écris cet article) sur mon magnifique calendrier perpétuel que j’ai reçu de mon amie Josiane, mon imagination n’a fait qu’un tour. Comme dirait une autre amie, Josette, « je démarre au quart de tour » , voir mon recueil publié « Démarrer au quart de tour ». Elle ne pouvait pas mieux dire ma Josette ☺

Mes histoires démarrent souvent à partir de fait réel, entendu, vécu. Le tout début de cette histoire est véridique : j’ai bien vu un jeune Héron cendré sur cette longue route droite bordée de champs où je roule moins vite que la limite pour justement pouvoir observer la faune locale. J’ai bien des autocollants pareils sur ma voiture. Mais la réalité s’arrête là ! Je ne me suis pas arrêtée – pas cette fois-ci – parce que, oui, j’étais partie un peu trop « juste » de la maison pour être à l’heure à mon atelier d’écriture que je donne.

Le calendrier perpétuel est composé de centaines de photos du talentueux Philippe Moës, photographe animalier, naturaliste, belge. Le calendrier a été publié par les éditions Weyrich. Il y a juste la date en dessous de chaque photographie qui est, pour moi, peu lisible. Heureusement, le texte qui explique la photo est parfaitement visible.

Dans la vie, la mise au point influe toujours sur la perception des choses.

Il n’existe pas de Héron géant, pas de ce type. La mise au point sur cette photo a été faite sur « petit » héron qui devait se trouver derrière (ou devant ??) l’autre, rendant celui du premier plan (ou arrière plan) flou et, on dirait, géant.

C’est du chinois pour moi

J’ai souvent utilisé cette expression pour exprimer mon incompréhension à une information. Que ce soit écrit (lu) ou oral (entendu), il y a certaines choses que j’ai du mal à comprendre.

Je me demande ce que les chinois doivent dire, à leur tour, quand ils ne comprennent pas :  » c’est du français  » ? Ce ne serait pas étonnant, la langue française est réputée difficile pour les non francophones. Pas étonnant quand on connait toutes les règles et exceptions qui font ce qu’elle est, sans oublier la nouvelle orthographe qui me fait parfois m’arracher les cheveux !

Ce matin, sur ma table de travail, dans notre salon, j’ai découvert d’étranges carnets. Des cahiers qui ressemblent à des livres, au format A4. Il y en a deux. De deux couleurs différentes. Le premier est orange vif avec des lettres et un chiffre blanc, tandis que l’autre est son inverse : blanc avec des lettres et un chiffre orange.

C’est toujours extraordinaire ce que je peux découvrir comme trésors, qui n’est pas à moi, sur ma table de travail au salon. Dans notre petite famille, composée d’un papa (mon amoureux), de deux grands enfants et d’une maman (moi), je dois être la seule et l’unique à trouver le rangement important (pour ne pas dire vital). Avec mon toc (trouble obsessionnel compulsif) concernant le rangement, j’accepte néanmoins que tout ce qui ne me concerne pas ne soit pas obligatoirement rangé comme je l’aurais imaginé, désiré, rêvé 😄

Et donc ce matin, dès potron minet et même avant – je me lève souvent avant les poules – ces deux cahiers. Livres, carnets, revues, cahiers, tout ça m’attire comme un aimant. Grande curieuse, j’aime ouvrir et lire tout ce que je trouve. Et si on laisse quelque chose sur ma table, eh bien faut pas s’étonner que je touche, que je regarde, que j’ouvre !

Ah ! Quel étonnement et quelle déception ! Je n’y comprends rien. Tout ça c’est du chinois pour moi ! Des petits dessins partout, quelques mots en anglais (mais je suis plutôt médiocre dans la langue de Shakespeare), des images, photos. Et c’est tout ! Je n’invente rien. Des milliers de petits dessins, sortes de formes géométriques minuscules et complexes, des bâtons, des genres de vagues, des « T », des « V », des crochets, etc. Et même le texte dans des cadres gris sont du chinois, il y a beaucoup d’accents bizarres sur les « a », les « i », les « e », les « o » ! Au moins je reconnais nos voyelles, mais elles sont déguisées, méconnaissables. C’est vraiment du chinois !

Incroyable, mais vrai ! Ma fille étudie le chinois.

😂

Écrire tous les jours, facile à dire, mais pas facile à faire

Cette année, je ne fais pas le NaNoWriMo. J’y ai à peine pensé … qu’on était déjà en novembre ! Mais ce n’est pas pour autant que je n’écris pas. La preuve avec le long article sur notre séjour en Camargue (rire).

Blague à part, je le sais et je le conseille à qui aime écrire, que pour que le geste d’écrire soit fluide, facile, non stressant, il faut écrire, même un tout petit peu, chaque jour. Oui, l’idéal est d’écrire, 5-10-15 minutes par jour. 1-2 ou 3 pages. Que ce soit à la main ou sur le clavier, l’action d’écrire reste la même. Sincèrement, je crois que je le fais sans même m’en rendre compte. Que ce soit sur mon blog, dans mon téléphone, dans l’un ou l’autre carnet, j’écris tous les jours. Mais, en août, j’avais pris la décision d’écrire avec mon stylo plume, tous les jours, dans un carnet A4. J’ai tenu 16 jours, quotidiennement. Puis, j’ai zappé un jour, par maladie, un autre par fatigue et petit à petit, je n’ai quasi plus écrit dans mon carnet. Plus tard, après mes multiples rhumes consécutifs, je m’y suis un peu remise. Mais pas sérieusement, juste pour écrire quelque chose. Et parfois, y a de chouettes textes qui voient le jour !

Toujours au début de cette bonne résolution, j’avais suivi le conseil d’un bouquin pour booster sa créativité : écrire et de ne pas me relire, écrire et de ne pas corriger des fautes. Ou écrire et ne pas réécrire sur l’ordinateur pour ne pas écrire 2x la même chose. J’ai toujours de bonnes résolutions. Mais je ne m’y tiens pas souvent !

Depuis que je sais que mon moral varie avec la présence de la lumière, que mon humeur tombe bien bas avec la chute des feuilles, je m’efforce de garder une certaine activité pour ne pas sombrer dans une dépression saisonnière.

Voici un petit texte, une sorte de chanson que j’ai écrit le 07/11/2023 entre 5h et 5h30 du matin ! La meilleure heure pour moi pour écrire, quand tout le monde dort, que les estomacs de tous nos compagnons à quatre pattes sont repus, qu’il fait silence et que je suis là, toute seule, avec moi-même.

Je ne sais plus quoi dire.
Je ne sais plus quoi penser.
Mon humeur et mes envies sont bousculées.
Mes projets et mes idées sont ratatinés.
Un jour, je veux et le lendemain, c’est oublié.
Un jour, j’y vais et le lendemain, c’est abandonné.
Les questions, les décisions se chevauchent
Les actions, les projections s’étiolent.
Je me sens comme une fleur en automne,
Bousculée par le vent, écrasée par les gens trop pressés.
Dormir et hiberner tel le loir
Pour mieux me réveiller au printemps.
Préserver mon énergie,
Faire des réserves pour l’hiver,
Pour ne pas broyer du noir,
Pour ne pas me noyer dans le désespoir.
Un désir de plonger dans des songes profonds
Et de m’envoler loin, très loin de la terre, de la réalité figée
Pour m’éveiller à la lumière
Pour m’émerveiller à la vie.
À la vie…
À l’infini.

Écrire de petits poèmes de saison… par et pour les enfants

Vous connaissez mon attrait pour les haïkus, ces courts poèmes nous venant du japon. S’il y a certaines « règles » à respecter pour qu’on puisse l’appeler haïku (5,7 puis 5 syllabes, référence à une saison, capturer l’instant présent, pouvoir dire le poème d’un seul souffle, etc.), pour moi qui aime sortir du cadre, j’en écris selon l’inspiration du moment. Parfois, j’ai tous les bons éléments et je respecte bien les règles, parfois non.

Et voilà que je découvre le site d’un institutrice passionnée par son travail. Sur son site (la bande à Baudelaire), elle partage une de ses créations au sujet de l’haïku. Elle a composé un tableau avec différents éléments de grammaire afin de faire d’une pierre, deux voire trois coups ! J’adore cette idée. Qui dit « institutrice » dit « enfants ». Mais je trouve son idée tellement simple et efficace que j’ai souhaité partagé avec vous son article, car ne sommes-nous pas restés des enfants au fond de nous ? ;-)

J’accroche bien à ces codes couleurs et ce genre de bricolage pour apprendre. C’est ludique et très agréable tant à fabriquer, à mettre en place, qu’à partager avec les petits et les plus grands.

L’occasion ne s’est pas encore présentée pour que je vous montre le résultat de ma planche à haïkus/grammaire, mais je crois que ça va beaucoup plaire à mon groupe d’adultes en situation de troubles psychotiques ! Ils sont demandeurs de dictées et de « cours » de français pour mieux écrire. Il aiment particulièrement la poésie et les chansons. Je prépare cela pour le printemps et je reviendrai ici vous dire comment cela s’est passé :-)

Merci Céline pour ton partage !

Dans l’arbre dénudé
Le rougegorge isolé
Se fait chasser sans ménagement

Aquarelle de Yves Fagniart, issu du livre « Fragments de temps »

Pour la petite histoire du Rougegorge. C’était hier. Assise à la table du salon, devant la fenêtre, j’ai une super vue sur l’arbre côté rue. Il y vient pas mal de visiteurs, en toutes saisons. Une bande de petits moineaux domestiques, au nombre de quatre ou cinq, arrivent les premiers. L’arbre qui déjà fin de l’été perdait ses feuilles, a connu brièvement une deuxième floraison en octobre ! Les baies sont là, les branches sont nues de feuilles, les bouquets de fleurs du mois passé sont tout secs, rabougris et secs. Les moineaux sont bien visibles, ils sautillent et volettent par-ci, par-là. Une poignée de secondes s’écoulent pendant que je les observe. Le temps qu’il faut pour qu’un couple de merle, Monsieur tout noir, Madame toute brune, arrive à son tour. Suivi immédiatement par un rougegorge. Ce petit dernier, n’a pas le temps de profiter de la vue et de découvrir ses voisins qu’il est pourchassé par un moineau, puis par un deuxième. Heureusement l’arbre et grands et il a plein de branches. Le rougegorge fuit sans s’en aller de l’arbre. Mais c’est sans compter sur les merles ! A leur tour, ils volent derrière le pauvre rougegorge. Il n’a pas trente-six solution, il quitte l’arbre et s’en va voir si l’arbre des voisins est plus accueillant. A côté, le même arbre, plus jeune, a encore la plupart de ses feuilles qui jaunissent petit à petit. Je ne verrai plus le rougegorge. Les moineaux et les merles cohabitent bien les uns près des autres.

La Camargue, carnet de voyage

Liège (Belgique) – Saintes Maries de la mer (France) : 1000 Km

Je ne voyage pas souvent, pour ne pas dire jamais. Cela doit bien faire des lustres que je n’avais plus fait un aussi long voyage. Presque trois lustres pour être plus précise. C’était en été 2010, à Salernes, avec ma petite famille et belle famille, avec nos enfants qui étaient tout petits.

En Camargue, j’y suis allée une fois, en 2001 ou 2002. Toute seule. En trains et bus. J’étais célibataire à l’époque et n’avais pas encore le permis de conduire. Je garde très peu de souvenirs de ce séjour. Les seuls qui m’ont marqués ont été la rencontre fortuite et brève avec le Héron pourpré et ma visite au Parc Ornithologique, à pied depuis mon hôtel avec tout mon barda photographique (5 Km x 2).

Pour fêter nos 21 ans de couple, mon amoureux nous a offert ce petit séjour. Nous avons choisi Saintes Maries de la mer pour la vue depuis la chambre d’hôtel, et parce que je connaissais – vaguement – l’endroit. Peu de temps avant notre départ, j’ai reçu le livre « 15 belles balades en Camargue », des éditions Belles Balades. (version de 2018, je vais recevoir la dernière version de 2023 avec 20 belles balades !) Nous avions une semaine complète. Un jour pour faire le trajet jusque là, un autre pour le retour à la maison. Trois jours sur place. J’ai eu énormément de mal à choisir nos balades, sans compter que le maître d’hôtel nous en a recommandé d’autres (rires).

Mais d’abord, un petit mot sur le trajet. Fait avec une voiture électrique (voiture de société de mon amoureux), le trajet a été vraiment facile et agréable. Je craignais des problèmes électriques, des difficultés pour charger la batterie, une panne technologique, etc. Rien de tout ça. Grâce à des applications, nous savions où il fallait nous arrêter, quand il le fallait et combien de temps cela allait prendre. En France, l’offre de charge est quand même bien plus importante que dans mon pays, la Belgique : nombreux points de recharge, divers possibilité de charge (lente, rapide, plusieurs câbles accessibles), etc.

Comme nous partions quand même avec pas mal d’inconnues (nous avions la voiture depuis 5 jours), le départ fut très tôt : 4h50, la nuit. Nous avons fait quatre pipit’stop : deux longs (petit-déjeuner et déjeuner) et deux plus courts, pour arriver à l’hôtel vers 17h15. Le retour a été plus rapide, avec 3 pipit’stop.

Super accueil. On dépose nos bagages et immédiatement après, on se dégourdit les jambes avec une balade sur le rivage et à l’intérieur de la ville. La route a été humide et frisquette; 10 à 12°C, pluie, purée de pois à couper au couteau et la météo en Camargue n’était guère réjouissante puisque des orages étaient prévus localement avec un vent soutenu. Heureusement, la température était bien meilleure ici : 22°C ! Nous abandonnons rapidement la plage, car les vagues s’écrasent sur les rochers et nous éclaboussent.

Nous sommes le lundi 23 octobre. Il fait moche, couvert, humide, venteux, mais oh ! Quel bonheur d’être ici. L’iode, le bruit de la mer, le bruit des vagues, le bruit de l’eau qui se dispute avec le vent. Nous marchons une bonne heure pour revenir à notre chambre d’hôtel et réfléchir à notre balade du lendemain.

Mardi 24 octobre 2023. Longue balade prévue. Notre objectif est d’aller jusqu’au phare de la Gasholle et peut-être plus loin. Mon guide de référence annonce une boucle de 17 km, depuis un parking jusqu’au « Passage des Douanes » à faire en une journée, ou 6 heures de marche, « ponctué de baignades » au retour. La carte reçue à l’hôtel, éditée par l’Office du Tourisme mentionne 12 km pour atteindre le phare. Il y a donc une différence, différence qui s’explique que le parking mentionné se trouve à environ 2 km de l’hôtel et que le phare est lui aussi plus éloigné de 2km après le « Passage des Douanes ». Je n’y avais pas fait attention et je n’avais, à ce moment-là, pas calculé ainsi.

Nous étions frais et dispo et avions envie de faire cette balade depuis l’hôtel, pour ne pas prendre la voiture pour si peu. Rapidement, des pancartes annoncent les distances pour rejoindre le phare de la Gasholle et Saintes Maries de la mer. Rapidement, on comprend qu’on ne fera que le phare de la Gasholle et que nous n’irons pas plus loin. Rapidement, on réalise que ça va vraiment nous prendre toute la journée, à pied. Surtout, que moi, amoureuse inconditionnée des oiseaux, je m’arrête souvent pour admirer la faune aviaire, prendre quelques photos, profiter à fond de l’instant offert. Mon amoureux fait une blague et dit que la balade annoncée de 6 heures va prendre le double du temps avec moi qui m’arrête pour photographier les piafs et les paysages magnifiques !

Le chemin est balisé. Il est fait pour les piétons (nous sommes les seuls sur le trajet à l’aller), les cyclistes (qui sont en nombre, surtout des familles avec enfants) et les cavaliers. Le ciel est partiellement couvert. La pluie est rare, mais régulière et le vent est toujours bien présent. Dès le début du sentier, je peux voir des limicoles dans les pierres qui jalonnent la plage : Gravelots ou Chevaliers ? Trop loin, ils n’arrêtent pas de marcher à une vitesse hallucinante. Je tente quelques photos, mais j’arrête d’essayer, car il y a déjà pas mal de cyclistes, pêcheurs et autres gens autour de moi et moi, je n’aime pas qu’on me « colle » de trop près. Un malaise s’installe et on poursuit notre balade, main dans la main. Rapidement, on voit Les Oiseaux emblème de la région : les Flamants rose ! Des centaines. Des milliers. Quelques individus un peu pâles, un adulescent et oui, encore un tout jeune, tout gris. Ce dernier est isolé avec (je suppose) sa maman.

Sur le chemin, des dizaines de petits oiseaux. Des passereaux. Des petits oiseaux de la taille tantôt de moineaux, tantôt de petits merles. Des bruns et jaunes. Que je n’identifie pas tout de suite, car ils volent et s’envolent dès qu’on arrive trop près d’eux. Ils décollent des buissons qui longent le chemin et se posent plus loin, à l’abri des regards et des dérangements. Quand je peux, j’essaie de m’arrêter et de photographier. J’arriverai ainsi à immortaliser deux Cochevis huppés, deux ou trois Pipit farlouse et un Pinson des arbres, une femelle. Dans le ciel, je vois et j’entends une alouette.

Lors d’une petite pause pour boire un peu et grignoter des fruits secs, où l’on s’assied en bordure de chemin, près de l’eau, parmi des cailloux lisses, on peut admirer d’un peu plus près un groupe de Flamants rose. Quand on se relève, mon amoureux et moi, on échange nos impressions. On marche lentement, en se tenant la main. On se dit qu’on a de la chance avec le temps qui se dégage doucement. On profite pleinement du calme, de la vue, des paysages, d’être là, ensemble, rien que nous deux. Tout à coup, un bruit important me surprend. Je pousse un petit cri, sans le vouloir. Une femelle faisan décolle bruyamment à moins d’un mètre de moi ! Je ne l’avais pas vue. J’avoue que je ne faisais pas attention à la végétation touffue qui longe le sentier. Mon amoureux m’avoue que cela l’a surpris aussi. C’était bruyant. Lourd. Une fuite que je n’ai malheureusement pas pu photographier. L’oiseau est allé se poser bien plus loin de nous, au-delà un autre chemin d’eau.

Les pancartes sont régulières. Nos pieds avalent les kilomètres sans trop s’en rendre compte. Jusqu’à ce que midi arrive. Voilà un peu plus de deux heures que nous marchons d’un pas tranquille, ponctué de courts arrêts pour regarder les oiseaux. Le phare est visible de très loin. Un petit point reconnaissable grâce à sa silhouette longiligne qui se détache du paysage. Petit à petit, il semble se rapprocher. Le chemin est sinueux, il tourne tantôt à gauche, légèrement, puis à droite. Le phare n’arrête pas de bouger (rires). Je dis, un peu en rigolant et vraiment par hasard, que nous arriverions au phare à 13h15. Je commence à bien sentir les muscles de mes cuisses. Ce n’est pas encore une douleur, juste une sensation, un rappel de leur présence. Après 10 kilomètres, c’est tout à fait normal. Les trois milles et derniers mètres pour atteindre le phare me semblent plus longs. De petits oiseaux bruns avec une queue rouge orangée volent de-ci, de-là. Des libellules rouge sang m’accompagne dans les derniers mètres. Il est 13h25 quand nous nous asseyons sur une plateforme, une sorte de puits fermé ou de citerne. Les petits oiseaux bruns avec leur queue rouge orangée sont moins farouches que les autres vus un peu plus tôt. Je peux leur tirer leur portrait sans problème. Je leur offrirai le trognon de ma pomme que je viens de manger en guise de déjeuner. Je n’ai pas reconnu immédiatement ces Rougequeues noirs, car je n’ai vu, ici, que des femelles. Ou des jeunes. Aucun mâle avec la moitié de la tête, la gorge, le poitrail, bien noir. Tous ceux que j’ai observés sont d’un brun uniforme avec le bas-ventre et le dessous de la queue rouge orangée.

Après une vingtaine de minutes de repos, nous reprenons le chemin du retour. Le livre mentionne un retour sur le rivage à deux kilomètres du phare. Nous trouvons facilement le chemin. Nous l’empruntons en nous demandant si nous pourrons quand même passer par là étant donné les grandes flaques d’eau qui inonde partiellement le chemin. Nous arrivons sur la plage. L’étendue d’eau, avec le soleil, est splendide ! Il y a comme une minuscule île, que je prends en photo. Notre regard, au loin, est inquiet. Nous longeons bien la barrière en bois, mais nous ne voyons que de l’eau après. Plus de barrière, plus de bois. La végétation arrive encore à percer à la surface, à certains endroits. Prudemment, nous continuons lentement en nous disant qu’on devra certainement faire demi-tour, que les intempéries de la veille ont fait monter l’eau bien plus haut que prévu. J’espère que j’ai tort et qu’on pourra quand même continuer, pour ne pas prendre le même chemin qu’à l’aller. Dans les dunes, il y a une tente. Un peu plus loin, une pancarte expliquant sa présence (suivi d’insectes). Et encore plus loin, de l’eau. La mer. Ici. Là-bas. Partout. Mon amoureux me montre du doigt où nous devrions aller. Entre cette tache au loin et nous, la mer. On hésite à y mettre les pieds. Mais nous ne sommes vraiment pas équipés pour faire trempette avec nos appareils sur le dos. Grâce à mon zoom super puissant (optique + numérique), j’essaie de voir aussi loin que je le peux. Est-ce profond ? L’eau pourrait monter jusque où ? Impossible de donner une réponse. C’est à regret que nous rebroussons chemin et qu’on continue notre route, à pied, directement Saintes Marie de la mer.

Peut-être par dépit, peut-être par tristesse, sûrement par fatigue, je commence à ressentir quelques bobos un peu partout. Après 18 km, j’ai mal aux genoux, aux hanches, au dos… heureusement les pieds ne me font pas souffrir, ou si peu. J’ai bien un petit caillou dans la chaussure gauche qui me gêne et qui commence à m’enquiquiner, mais tant que mes pieds sont vaillants, je continue. Hélas, l’épuisement et les douleurs commencent à saper mon moral. J’ai enlevé le minuscule caillou qui me gênait le talon. Un peu trop tard. Il a formé une cloque à mon talon. Je ne savais même pas qu’on pouvait avoir une cloque au talon ! Mon amoureux doit user de stratagème pour me motiver. Je veux continuer, je veux arriver jusqu’au bout, mais c’est difficile. Très difficile. Surtout que le soleil est à présent magnifique. Rayonnant. Chauffant. J’ai chaud. J’ai soif. J’ai sûrement un coup de soleil. J’ai mal partout. Heureusement, grâce à de la musique entraînante et à la visite de quelques oiseaux et autres petits animaux, je progresse. Nous avançons lentement mais sûrement. Les passages remplis de sable sont vraiment pénibles, mais heureusement, il n’y en a pas beaucoup.

De nombreuses libellules rouge sang nous accompagne tout au long du chemin du retour. Il y a même de temps en temps des couples. Une Rouge et une Verte. Accrochées ensemble. Volant ensemble. Que c’est beau l’amour (rires).

Et puis, un peu plus loin, un autre insecte volant m’étonne. Il est grand, très grand. Un criquet géant !! J’arrive à faire une photo (trois en réalité, mais juste celle-ci où on le voit bien). Si j’aurais aimé qu’une libellule se pose ma main (ça n’est jamais arrivé), je redoutais que cette créature me touche ! Impressionnant ! Assez effrayant au final, même si je pense qu’elle ne me ferait pas le moindre mal.

Enfin, un peu après, ou avant, je ne sais plus, un autre criquet tout brun. J’avais vu quelque chose bouger, mais je ne le voyais pas dans mon viseur d’appareil photo. Mais le coquin a bien été immortalisé :-)

Les deux derniers kilomètres ont été fait en mode automatique. Je ne me suis plus jamais arrêtée pour faire une photo. Si je m’arrêtais, je n’aurais pas pu redémarrer. Mon talon était finalement aussi douloureux que mes cuisses, que mes genoux, que mes hanches et que mon dos. J’ai eu une vague pensée pour le livre de Stephen King : Marche ou Crève. Enfin, l’observation de deux Aigrettes garzette occupées à se draguer (ou étaient-ce des jeunes qui jouaient ??) m’a permis d’oublier momentanément les douleurs. Car je me suis arrêtée pour les regarder, pour les photographier et… j’ai réussi à reprendre la marche. Il ne restait que 15 petites minutes avant de m’écrouler dans notre chambre.

Nous sommes revenus à l’hôtel un peu avant le coucher du soleil. Nous avons marché 7h30 et avalé 26 kilomètres !! J’ai envie de dire que c’était exagéré, mais sincèrement, je ne regrette rien du tout !
Il m’aura fallu 24 heures pour être de nouveau prête à marcher des heures. Et encore, je ne suis pas restée toute une journée sans rien faire.

Le lendemain, mercredi 25 octobre. Je dors mal, les coussins sont trop gros. J’ai trop chaud (malgré la fenêtre ouverte). Je suis réveillée à 5h. Réveillée mais pas levée. Courbatures un peu partout. La cloche au talon est vraiment douloureuse, toute petite, mais oh ! combien pénible à supporter. Ma hanche et genou gauches sont HS. Le petit déjeuner (au rez-de-chaussée, où il m’a fallut descendre une vingtaine de marches d’escalier une patte à la fois) est revigorant. C’est mon amoureux qui m’apporte tout, car j’ai vraiment du mal à me dérouiller. Mais je sais qu’il faut que je continue à faire fonctionner la machine, sinon ça sera pire après. Quelques Paracétamol plus tard, nous prenons la voiture pour nous rendre aux Aigues-Mortes. Marché local et visite du rempart médiéval au programme. Tout ça ! Oui ! Je suis folle (rires).

Le rempart m’a vraiment bluffé. Non pas par les escaliers à grimper (au secours !), mais par les points de vue qu’il offre quand on monte dans les tours. Je ne suis pas une fan de l’Histoire, mais voir ces pierres et pouvoir parcourir l’ensemble de l’édifice, m’a impressionnée. Tout comme de voir ces montagnes de sel ! Ouah !

Le petit tour au marché + faire le tour du rempart = 6 km de marche. Eh oui ! Quand même ! Et sous un magnifique soleil. Si j’avais prévu tout pour la photo, j’avais oublié d’emporter avec moi une casquette. Ce fut pour moi l’occasion d’en acheter une spéciale, de là-bas, avec le symbole de la Camargue, un cheval et un taureau de part et d’autre de cette croix particulière. Pour connaître la signification de ce symbole, je vous invite à aller sur ce site L’Auberge cavalière.

J’ai quand même réussi à prendre une photo d’oiseaux : un adorable couple de Choucas des tours… c’est de circonstance ;-)

Jeudi 26/11/2023. Pour notre dernier jour sur place, il me fallait choisir le lieu à visiter, la balade à faire, les oiseaux à observer. J’ai toujours eu du mal à choisir. Depuis le début, j’espérais secrètement pouvoir (re) voir le fameux Héron pourpré et pourquoi pas, essayer de photographier un rapace, Milan noir ou Milan royal, que j’ai l’occasion de voir en nombre haut dans le ciel ? Alors, j’ai épluché mon guide de voyage et j’ai choisi la Réserve naturelle régionale du Scamandre et ses marais boisés de tamaris. Le livre mentionne que c’est l’occasion de découvrir pas moins de 9 espèces de hérons !! Neuf ! Mais nous sommes au automne, ce n’est pas la saison idéale pour tous les observer, certains sont déjà partis en migration. Et avec un peu, beaucoup, de chance, j’aurai aussi l’occasion d’observer un ou deux milans.

Le parc ouvre ses portes à 9h. Levée tôt, comme à mon habitude, je décide de d’abord faire un tour sur la plage des Saintes Maries de la mer, pour voir si les Aigrettes garzettes se donnent toujours en spectacle et aussi, surtout, pour essayer de faire de plus belles photos de ces Tournepierres à collier que j’avais eu brièvement le temps d’apercevoir au tout début de notre longue balade du mardi. Je ne savais pas de quelle espèce il s’agissait. Entre-temps, j’ai eu le temps de regarder sur le net pour les identifier : des Tournepierres à collier. Le soleil se lève avec quelques gouttes de pluie. Il y a un paquet de Tourterelles turques (photo). Je mets un bon quart d’heure pour arriver à l’endroit désiré. Étonnée de croiser plusieurs personnes, joggeurs et maîtres qui sortent leur chien pour la première balade du jour. Deux pêcheurs également sont déjà sur place. Mon regard embrasse large et je discerne immédiatement trois oiseaux différents posés à un même endroit. Le temps d’un clic et le goéland décolle. Les aigrettes sont toujours là. La scène est répétée. Une troisième arrivera peu après, mais elle se fera rembarrer aussi sec. Des hérons cendrés? Des Grands cormorans. Deux ou trois Goéland leucophées. Le G. leucophée et le G. argenté se ressemblent très fort, si ce n’est la couleur de leurs pattes différente, seul critère qui me permet facilement de les différencier. Le leucophée a les pattes jaunes tandis que l’argenté les a rose.

Et puis, en passant sur le pont, je vois quelque chose qui bouge dans les grosses pierres sur le bord de l’eau. Ce n’est pas un Tournepierre, c’est plus petit, plus fin, plus gris : un Chevalier guignette. Le temps de quatre photos, floues, et il s’en va à tire d’ailes. Voici la moins floue de la série. Enfin, dans les cailloux colorés, « mes » Tournepierres à collier. Une dizaine qui ont la bougeotte affamée. Pffiou, ils me fatiguaient rien qu’à les observer ! Leurs mouvements rapides et l’endroit éloigné où j’étais ne m’ont pas permis de faire les belles photos que j’espérais. Dommage.

8h35, il est plus que temps que je rentre rejoindre mon amoureux pour aller aux marais du Scamandre. C’est quand même à trente minutes en voiture. 9h20, on loupe l’entrée de la réserve naturelle. 9h25, on gare la voiture dans le parking. Il fait mitiger. La fine pluie ne reste pas et la lumière du soleil a un peu de mal à percer la couche légère des nuages gris. Il fait 18°C. La température montera très légèrement pour atteindre 20 degrés fin de matinée. On aura été sur tous les pontons, chemins et « miradors » ou cabanes d’observation. Je n’aurais vu aucun autre héron que le cendré et la garzette (Aigrette). Un bruit incroyable nous a permis d’assister à un envol et un atterrissage d’un couple de Cygnes tuberculés. (photos floues « caca boudin » !) Mais j’ai été ravie d’apercevoir à quatre ou cinq reprises un puis deux Martin-pêcheurs, mais à chaque fois, en vol, avec l’impossibilité de les photographier. J’ai bien pris, je crois, un Milan noir en photo, mais de loin, très loin, très très loin. Enfin, grâce à mon compagnon, j’ai vu un Ragondin, mais mon appareil photo, en mode automatique « intelligent », a buggé sur les roseaux et végétation devant et n’a pas réussi à faire la mise au point correctement sur l’animal. Flute ! À plusieurs reprises, il y avait des panneaux nous prévenant de la présence d’un Butor étoilé (ce héron jaune trapu, massif et maître en camouflage – voir précédent article clic clic), mais hélas, trois fois hélas, je ne l’ai point vu. Je pense l’avoir entendu, il a un « glou » très caractéristique, mais je n’en suis pas moins sûre ! Malgré le peu d’oiseaux observés, c’était une agréable balade, dans un environnement calme, avec, à cette heure matinale, très peu de monde. Quand nous sommes sortis, sur les coups de onze heures, j’ai aperçu dans un champ, une poignée de Hérons garde-bœufs (petits hérons blanc et beige au bec orange qui sont souvent posés sur des ruminants, bovins, chevaux, taureaux pour picorer les insectes qui se trouvent en nombre sur ces grands animaux), posés droits sur des piquets ! Juste le temps de les remarquer, qu’on les dépassait et que je râlais de ne pas avoir eu le réflexe de déclencher mon appareil photo. Crotte de bique !

L’après-midi de ce jeudi, je demande à marcher sur le bord de la route qui mène à Saintes Maries de la mer, car j’y ai aperçu un étang avec des échassiers. J’espère que les oiseaux seront toujours là. Je pense aux Échasses blanches et peut-être à des Hérons garde-bœufs. Les petits hérons blanc et beige ne sont pas là, mais il y a pas mal d’Aigrettes garzettes et d’échasses. Je trouve les Échasses blanches très gracieuses, fines, délicates. Si je me rappelle bien, en 2001 ou 2002, la première fois que je suis venue à Saintes Maries de la mer, j’avais aussi aperçu des Avocettes élégantes. Ces grands échassiers noir et blanc sont de fait très élégants. Les échasses ont les pattes rouges, très longues et fines, tout comme leur bec. Comme nous étions au bord de la route, en sécurité derrière une barrière métallique, il y avait pas mal de trafic et de bruits. À un moment, juste où j’essayais de faire une photo nette (beaucoup de vent), un camion arrive sur ses gros pneus et puissant moteur et effraye tout ce petit monde. On pense qu’une aigrette et une échasse sont rentrés en collision. Mais tous les oiseaux ont pu atterrir non loin, sans perte de plume à déplorer. Rafale de photos, toutes floues malheureusement.

Et voilà, notre petit séjour en Camargue se termine. J’espère que ce récit de voyage vous a plu tout autant que moi. J’espère pouvoir y retourner au printemps. Ou faire un autre voyage « ornithologique » tout aussi magnifique et ressourçant.

À bientôt sur ce magnifique coucher de soleil, vu depuis notre chambre.


Ma série de photos ratées sur le vol d’un Milan noir (je crois)

Une autre série sur des engins volants en métal :-)