Mini texte mots imposés

Pommier – bélier – bonheur – cerisier – flot – haie

 Le pommier a chanté, le bélier, tout contre lui, s’est frotté.

Non loin d’eux, le cerisier a jalousé. Alors, ce dernier a aussi poussé ses fleurs, tout en douceur… Un vrai petit bonheur.

Au fond du verger, toutes les haies les ont accompagnés. Les oiseaux, eux, ont pépié ; ils ont niché, deux par deux, dans les haies. Bien plus tard, les bébés ses sont envolés dans un flot musical de liberté.

Vive le printemps ! Vive l’été !

Le bouche à oreille des blogs

Par ce petit message, je souhaiterais vous remercier, vous qui avez relayé et qui relayez encore maintenant l’info sur mon livre, sur notre livre Faire pousser des oiseaux ! Petit à petit, les commandes se succèdent.  De blog à blog, de facebook à facebook, les commentaires poussent et je suis heureuse de lire combien les lecteurs, vos visiteurs, apprécient le titre, la magnifique couverture, les très belles illustrations… et l’histoire aussi bien sûr :-)

26/04/2013 : 120 commandes déjà payées et d’autres messages d’encouragement. Continuons ainsi, je suis sûre qu’on arrivera aux 150 exemplaires vendus… pour cette petite fille gravement malade.

 

Fleur1_coul

mot d’enfant … et réaction

La scène se passe entre lui, 5 ans et demi, et elle 7 ans et demi. Avec un papa pour donner une explication pour un mot.

Lui, assis en équilibre sur le bras du fauteuil, regarde un jeu et dit « tu peux jouer jusqu’à ce que le temps est écroulé ».
Papa intervient en disant « écoulé », « écroulé », c’est quand tu tombes du fauteuil par exemple. (parce que, ce n’est pas pour dire, mais on répète au moins 10 fois par jour « on s’assied dans le fauteuil, on ne grimpe pas dessus »…
Sur ce, la grande soeur arrive et s’installe aussi en équilibre sur l’autre bras du fauteuil (non di dju va !)… mais pas pour longtemps. Une minute plus tard, elle tombe du fauteuil et lui rétorque aussi sec :

– ça c’est écroulé.

Nous, mort de rire… elle pas vraiment… au moins, lui, il a bien compris la différence entre les mots qu’il confondait en intégrant immédiatement la nouvelle définition. Rien ne vaut un exemple concret…

Orange bonheur

Prenez une orange, un peu de bonheur, mélangez le tout et vous obtiendrez un texte comme celui-ci… ou un autre, si cela vous tente.

L’âne qui finissait ses jours était couché dans la grange. Il était grand et vieux. Tout de brun vêtu, il aurait pu passer pour un âne ordinaire, sauf qu’à la place de ses oreilles, se dressaient deux nageoires ! De sa naissance et jusqu’à son sixième anniversaire, personne n’avait compris pourquoi cet âne aimait tant l’eau. Il pouvait passer des heures dans la rivière, sans jamais refroidir, se lasser, se blesser ou boire la tasse. Au début, ces excroissances auraient pu passer pour des oreilles un peu bizarres, mais plus il grandissait, plus elles se développaient ! Si bien qu’à sept ans, quand la croissance de l’âne était terminée, il avait sur la tête des ailes de poissons si grandes que s’il n’était pas si gras, il aurait pu s’en servir pour voler dans les airs ou nager dans la rivière. Il ne savait même plus comment les ranger. C’était le Jumbo de la prairie.

Et Jumbo avait d’autres particularités : il aimait trotter dans une flaque de boue au citron,  se rouler en plein sur des brins de muguets, et faire des nœuds dans les carottes rien qu’avec sa langue ! Ah ! Notre Jumbo, c’était un sacré numéro. Et en ce moment, il est sûrement occupé à transmettre sa recette du bonheur à ses nombreux petits enfants.

JAMADROU a joué le jeu, elle a écrit un poème avec mes 18 mots ! clic ici, et découvrez son beau poème. Merci Jamadrou.

J’ai vu des fantômes

Ils sont trois. Trois adultes, deux femmes et un homme. La chef est une femme. Ils ne sont pas méchants, juste spéciaux. Ils emmènent tous les gens qui ne manqueront à personne, tels des orphelins qu’on n’arrive pas à faire adopter, ou des personnes fragiles psychologiquement qui n’ont ni ami ni famille. Ou encore des gens aussi bizarre qu’eux.

Au final, il y a plus d’enfants que d’adultes.

Ils promènent tout ce petit monde dans une sorte de grande caravane en aluminium. On est tous un peu serrés là-dedans, mais on est ensemble. On finit par se faire des amis. Un peu, ou beaucoup.

Un jour, la caravane s’arrête dans une propriété privée. Il y a un bois tout autour. La propriété ressemble à un vieux manoir mal entretenu. Les pierres sont grises, sales, certaines se déboîtent.

Tout de suite, et je suis sûre que je ne suis pas la seule, je pense à des fantômes. A trois fantômes, petits en taille, plutôt ronds, un peu comme Casper. De gentils fantômes.

Dans cette propriété vit la mère de la chef. Habillée en haillon, on dirait une sorcière. Elle a gardé à manger pour sa fille. Pas pour nous. Mais au final, quand on sent et qu’on voit par la fenêtre ce qu’elles mangent, ça ne nous donne pas envie. On mange peu, mais on ne meurt pas de faim. Finalement, manger à l’intérieur de ce manoir, c’est pas mieux.

Après une nuit de repos, on repart sur les routes. La chef a une drôle d’idée. On va aller se montrer au palais royal ! On est samedi, il ne doit pas y avoir grand monde. C’est pour nous amuser. Je trouve ça un peu risqué et surtout osé. Mais on est en groupe, je n’ai pas trop peur.

Le trajet se passe rapidement. Comme l’avais deviné la chef, je ne sais pas comment, les grilles du palais sont ouvertes ! Il est midi, les gardiens doivent être partis déjeuner. L’entrée est immense. On se gare à l’intérieur et on nous fait tous descendre. On va former un grand cercle pour que tout le monde puisse nous voir.

Quand je descends et que je regarde autour du moi, il y en a du monde ! Bien plus que ce que j’aurais cru la caravane capable d’héberger. Avec le monde, les cris des plus petits et la joie des plus grands d’être dans un si beau lieu, des figures apparaissent aux fenêtres du palais. Les gens sont curieux, certains sourient quant à l’idée du spectacle qui va se donner. C’est vrai, on dirait qu’on est une troupe de cirque. Je m’imagine déjà devoir faire un tour de magie. Je réfléchis très vite pour voir ce que je connais et ce que je pourrais bien montrer. Mais quand j’ai l’idée de ce que je vais faire, j’entends la voix d’un petit garçon crier :

–          Je vois des fantômes ! Ils sont trois, ils sont tout petits.

Ça me sort de ma rêverie. Je n’ose pas y croire, après le vieux manoir de la mère de la chef. Au début je ne vois rien, mais plus je me concentre, plus je distingue les silhouettes. Ces petits fantômes, ils sont moches. On dirait des mini trolls. Ils ont de gros yeux, un gros nez, ils font des grimaces. Et on essaie tous de les toucher. Comme par magie, plus on les touche, moins ils sont transparents. D’ici quelques minutes, ils seront tous visibles… ils sont aussi nombreux que nous et nous courent partout sur notre corps.

Rêve du 12 avril 2013. Réveil en sursaut par mon chat Vicky qui saute sur moi pour m’obliger à me lever pour lui donner à manger !

 

Que peut-on faire avec les mots « soldat » et « mauve »

Toujours dans le cadre de mes cours d’écriture créative par correspondance, voici 2 petits bouts de texte que j’ai écrit à partir des mots
« soldat » et « mauve« 

Dans le salon des frères Dalton, il y avait un petit veau qui dégustait de la guimauve. Averelle qui a toujours faim, s’écrie aussitôt « à table ! » quand il a vu le veau. Mais ses frères ne sont pas du même avis que lui. Alors que l’un préfère un veau au goût de dattes, un autre qui n’aime pas la viande, a envie d’un thon. Le dernier, qui a l’estomac dans les talons, n’est pas sot : il dit qu’il faut d’abord saler le veau, dans la salle des aveux, avant qu’il ne se fasse piquer par ce taon volant. Mais Averelle qui n’écoute déjà plus, se dirige vers l’animal. Il met le veau KO au sol grâce à un coup de sole bien placée ! Bravo Averelle ! Et de fait, tout le monde est content, même le mangeur de poisson…

  Bout rimé avec les mots « soldat » et « mauve »

 « Petit bouton, j’ai le bourdon. Dessine-moi donc un mouton en coton dans le salon, sans pantalon mais avec un caleçon qui mange des croûtons en regardant à la télévision des étalons se disputer un thon avec des chatons. »

« Un mouton ? Et pourquoi pas un lion ? Un fauve qui mange de la guimauve ça rend chauve et le niveau du cerveau descend jusque dans le caniveau. »