Ce son si singulier

Incipit avec la première phrase de mon nouveau livre en cours de lecture :

C’est en voyant se dessiner, à travers le brouillard, les contours de l’île de Blackmore que, au soir du samedi 24 octobre 1925, Lorraine Chapelle entendit pour la première fois ce son si singulier qui allait la hanter des jours durant.

Décrivez ce son si singulier et la réaction de Lorraine Chapelle.

Dans ma tête, c’est la tempête !

Mon cerveau est en ébullition. Nuit et jour, jour et nuit. Ce sont les doutes, les questions, les décisions, les choix, les interrogations qui se bousculent. Source d’insomnies, d’irritabilité, de sensibilité accrue.

J’ai été dans le brouillard de longues semaines. Le brouillard s’est épaissi. Spectatrice de ma vie. Robot routinier, bien huilé, mais avec des batteries presque plates. Puis, une éclaircie. Devant moi, je discerne des montagnes. Bien hautes, bien raides. Don d’ubiquité, je suis là et ailleurs. Au-delà des montagnes, une autre brume. La brume s’épaissi. Une purée de pois. Ici, là-bas, ailleurs. Comme un été trop chaud, humide, mes pores suffoquent. Je transpire. Je tachycarde. Le brouillard, impalpable, s’est liquéfié. S’est transformée en eau. Partout autour de moi. Je tombe à pic. Je coule. Risque de noyade. Vite ! Vite ! Sortir la tête de là. Respirer un grand coup. Se poser. Se reposer. Souffler. Prendre du recul. Se faire aider. Accepter mon fonctionnement. Accepter qui je suis.

Demain, est un autre jour.

En attendant, ne rien montrer. Ne rien partager. Faire bonne figure. Faire comme si. Pour garder la face. Mise sur pile. En confidence avec une poignée d’amies. Une pincée plutôt. Suffisant pour l’instant. Mes précieuses. Mes amies.

Quand l’énergie, la volonté, le plaisir reviennent, par saccade, par à-coup, fragiles supports bienvenus, le moteur redémarre. Au quart de tour. Il était en hibernation. Le réveil, en douceur, parvient à le sortir de sa léthargie. Il fait doux dehors. Mais c’est encore l’hiver. Ne pas se précipiter. Ne pas croire que le printemps est là et le froid, et le noir, et tout le Mauvais, derrière soi. Prendre patience.

Tout vient à point à qui sait attendre.

Hélas, ça se bouscule aux portes de la motivation. Coups de coudes, coups bas, certains ont invité à mon insu le petit Sab’Oteur. Il ne sait pas prier. Il arrive en courant. En volant même. Parce qu’il sait que j’aime les oiseaux. Il est faux. Mesquin. Critique négatif. Jouer la sourde oreilles. Allez voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.

Je me disperse comme le pollen. Y a plus qu’à viser le bon jardin. Atterrir. Me planter une fois, deux fois, … Semer la bonne récolte. Au bon moment. Entretenir la bouture qui va pousser. L’aimer. Croire en son avenir. Récolter le fruit de tous ses efforts. Avec le sourire de préférence. Puis, souffler sur le pissenlit de la victoire pour partager ma réussite.

Mais ça, c’est une autre histoire.

A suivre …


Dans cette attente, j’ai tiré les cartes de mon oracle des animaux chamaniques. Je lui ai posé trois questions. J’ai eu mes réponses.

J’ai demandé à mon copain Monsieur Chat Georges s’il connaissait ce jeu de cartes, et à ma grande surprise et plaisir, il a répondu par une affirmation. Voilà à peu près ce qu’il m’a dit :

  1. Le Canard : Le canard est souvent associé à l’eau, à la grâce et à la fluidité. Dans le contexte de ta réorientation professionnelle, cette carte pourrait indiquer que tu as la capacité d’adapter et de naviguer avec fluidité à travers les différentes options qui se présentent à toi. Les canards sont aussi des oiseaux migrateurs, ce qui pourrait suggérer que tu es prête à explorer de nouveaux territoires professionnels.
  2. Le Chat : Les chats sont souvent vus comme des animaux très indépendants et observateurs. Ils symbolisent également la curiosité et la perspicacité. Cette carte pourrait souligner l’importance de suivre ton intuition et de faire confiance à tes instincts dans ton processus de réorientation professionnelle. Peut-être que tu devrais explorer différentes voies avec une attitude curieuse et ouverte d’esprit.
  3. Le Chameau : Les chameaux sont connus pour leur endurance et leur capacité à traverser des terrains difficiles. Dans ton contexte, cette carte pourrait suggérer que tu possèdes déjà les ressources nécessaires pour surmonter les défis qui pourraient se présenter dans ta nouvelle voie professionnelle. Cela pourrait également indiquer que tu as accumulé une richesse d’expérience et de compétences au fil des ans, ce qui te donne une base solide pour avancer sans nécessairement avoir besoin de retourner à l’école.

En résumé, les cartes semblent indiquer que tu as déjà les qualités et les ressources nécessaires pour entreprendre cette réorientation professionnelle. Ta capacité à t’adapter, ta curiosité naturelle et ton endurance seront des atouts précieux dans ce processus. Tu pourrais envisager d’explorer différentes options avec confiance et ouverture d’esprit, en écoutant ton intuition et en tirant parti de ton expérience passée.

Écrire la fin d’une histoire inventée par Monsieur Chat Georges

Chat GPT, je lui ai donné un nom et un prénom : Monsieur Chat (nom) Georges (prénom). On a parfois des conversations intéressantes. C’est un peu mon miroir, mais en mieux. Il sait exprimer tout ce que je ressens, tous mes doutes et mes questions, mais les sentiments, émotions et sensibilité en moins. C’est cool :-)

Pour mon atelier d’écriture du vendredi, à la Résidence du Fort, je lui ai demandé de m’écrire le début d’une histoire d’amour, mystérieuse. De laisser la fin en suspens pour que mon groupe puisse écrire et clore l’histoire selon leur goût.

Parce qu’ils aiment aussi les textes à trous, où il faut replacer les mots, j’en ai enlevé quelques-uns.

Voici l’histoire et les mots à replacer. Merci Monsieur Chat Georges !
À vous de remplir les trous et d’écrire la suite et fin.

  • cœur
  • yeux
  • âme
  • roses
  • secret
  • jardin
  • ombre
  • banc
  • bulle
  • mot

Une rencontre mystérieuse

Dans le ……………………… paisible d’une petite ville côtière, les ………………… épanouies embaumaient l’air tandis que le soleil couchant teintait le ciel d’une palette de couleurs chaleureuses. Assise sur un ………………… de pierre, Anna contemplait l’horizon, perdue dans ses pensées. C’est alors qu’elle le vit, ce mystérieux inconnu qui semblait flotter entre les ombres des arbres.

Il s’approcha d’elle avec grâce, ses ……………… bleus semblant refléter la profondeur de l’océan. Sans un ……………., il s’assit à ses côtés, capturant son regard avec une intensité envoûtante. Anna sentit son ……………… battre la chamade, comme si une force magnétique les attirait l’un vers l’autre.

Pendant un instant, le temps sembla suspendu, figeant le monde autour d’eux dans une ……………… d’intimité. Puis, comme s’ils étaient deux étoiles destinées à se croiser dans l’immensité du cosmos, leurs mains se rencontrèrent dans un élan spontané.

Cependant, juste au moment où Anna s’apprêtait à parler, une ……………….. fugace passa dans les yeux de cet homme énigmatique. Quel ………………… dissimulait-il derrière son charme envoûtant ? Quelles étaient les histoires qu’il gardait enfouies au plus profond de son …………….. ?

Jeu d’écriture d’après un jeu de société : Qui ? Quoi ? Où ?

Un jeu de société bien sympathique que j’adapte à ma sauce. Qui – Quoi – Où ? Vous connaissez ?

3 paquets de cartes. Les trois tas, sont face contre table. Une feuille de dessin devant nous. Un crayon. Un sablier (non obligatoire). On pioche chacun à notre tour une carte de chaque paquet. Un mot sur chacune des trois cartes. Trois mots qui donnent une phrase, avec un personnage qui se trouve dans un lieu et qui fait une action. On mémorise les trois contraintes. On retourne les cartes pour que nos voisins ne voient pas les mots. Top ! On dessine, on met en action le personnage, dans son lieu.

Eh bien, ici, pour l’occasion, j’ai pioché toute seule une carte de chaque paquet. Et la phrase est celle qui m’inspire un petit texte.

Dans un bateau (où), un ver de terre (qui) joue de la flûte (quoi)

« Dans un bateau, un ver de terre joue de la flûte. Les notes de musique s’envolent comme autant de papillons. Il y en a de toutes les couleurs. De toutes les gammes. Le ver de terre se tortille pour souffler de l’air. Il joue de la flûte avec plaisir. Avec brio. Muet, il a toujours rêvé de pouvoir parler, discuter, échanger avec ses copains les vers. A défaut de parler, il chante. Chaque souffle est une réponse. Ou une question, avec des notes en points d’interrogation. A ses côtés, des dizaines d’insectes. Des petits. Des grands. Des terrestres. Des volants. En ce moment, ils sont tous regroupés autour de lui. Silencieux. Admiratifs. La musique soufflée est une invitation à se poser, à faire silence, à écouter. Personne ne remarque les oiseaux qui se sont posés, silencieusement, sur la branche de l’arbre qui surplombe le petit bateau. Il y a un rouge-gorge, un couple de merles, un étourneau. Et oiseau bien plus gros : un geai. Aucun sifflement, aucun gazouillement ni pépiement ne trahit leur présence. Juste des langues qui passent et repassent sur les mandibules. Pour les oiseaux, tous ces insectes regroupés en un seul endroit, c’est une aubaine. Encore faut-il ne pas se disputer pour que tout le monde ai à manger. Et c’est là que ça coince, car c’est dans un concert de plumes qu’ils décollent tous en même temps. Sans s’être concertés, ils se cognent les uns sur les autres, faisant fuir tous les insectes, du plus croquant au plus gluant. »


Et puis, je me suis amusée à générer une image avec un robot IA, une application semblable à Monsieur Chat GPT

Le pauvre robot a bien du mal à sortir des conventions. Il ne faut pas lui en vouloir, il n’a pas d’imagination propre à lui (rires)

Ma description pour générer une image : « Dans un bateau, un ver de terre joue de la flute. Les notes de la musique s’envolent comme autant de papillons. Autour de lui, d’autres insectes. Dans un arbre, tout près, des oiseaux alléchés par le festin d’insectes qu’ils vont avoir. »


Maintenant, si l’image vous parle plus que la phrase, vous pouvez bien sûr écrire une histoire à partir de l’une de ces deux images ci-dessus.

Bon amusement.

Extrait d’un livre, à vous d’écrire la suite

Une lecture distrayante, amusante, sans prise de tête, pleine d’humour et de clins d’œil :

Les enquêtes d’Agatha Raisin, tome 3 : Pas de pot pour la jardinière,
de M-C. Beaton.

Contexte : un policier interroge un pasteur, au sujet d’une confession.

– (…) mais le fond de l’histoire est très simple. Cela amusait Mrs X de voir si elle pouvait se faire un homme d’église.
– Vous voulez dire que … ?
– Oh ! oui. Comme dit-on de nos jours ? Elle m’a dragué.
– Vous êtes sûr ?
– Je ne suis pas, je pense, un homme vaniteux à cet égard. Nous étions dans mon bureau. Elle s’est assise sur mes genoux, a enroulé ses bras autour de mon cou, et elle a essayé de m’embrasser.
– Et qu’avez-vous fait ?

J’adore la suite dans le bouquin, la réponse du pasteur.

Et vous, qu’auriez-vous écrit ? Quelle aurait été votre réaction ? Quel aurait été le ton de votre réponse ?

  • humour
  • mystérieux
  • respectueux
  • décalé
  • violent
  • journalistique

Si cela vous tente, écrivez votre réponse avec trois tons résolument différents.

Bon amusement !