Mes projets et résolutions pour 2023

2022 n’est pas encore terminée, mais il est temps de penser à 2023.

Mes projets, mes souhaits, mes envies :

  • lire tous les livres de ma PAL, environ 32 livres
  • faire 6 marque-pages pour mes livres préférés que je vais relire (romans, manga, BD, etc.)
  • réécrire + illustrer 3 de mes nouvelles parues dans mon livre « Un oiseau peut en cacher un autre »
  • réécrire + illustrer une de mes nouvelles de ma série humoristique « Les aventures de Mérédith »
  • dessiner 12 animaux, 12 fleurs, 12 personnages kawaii ou connus
  • participer à un atelier de dessin naturaliste de Isapi « Les ateliers du Scraboutcha vert« 
  • terminer de traduire l’album de Bob et Bobette que j’ai en néerlandais « Cygnes blancs, cygnes noirs »
  • projet de carnet, livre, recueil, agenda… sur les animaux du refuge « Animal sans toi…t » à vendre au profit de cette super asbl
  • assister à la réparation d’un livre et essayer de soigner les livres blessés que j’ai chez moi
  • publier sur mon blog un article hebdo dans la rubrique « Un dimanche, un oiseau »

L’année 2022 était sous le signe des contes. 2023 sera consacrée aux dessins.

Mes résolutions

  • limiter mes dépenses liées aux livres et revues
  • manger moins de sucres
  • marcher davantage
  • être moins stressée dans la conduite automobile
  • oser sortir de ma zone de confort – qui va de pair avec –
  • avoir davantage confiance en moi

Rétrospective positive 2022

Voilà bientôt encore une année de passée et une nouvelle à venir. Loin des fêtes commerciales, des mauvaises nouvelles et des bobos en tous genres, je souhaite partager uniquement les bonnes choses qui se sont passées pour moi en 2022.

L’année 2022 en 12 événements et 12 images ? impossible :-)

Janvier : rencontre et connaissance de Yolande. Plusieurs belles balades et discussions sur les oiseaux, les timbres et les livres.

Février : parution de mon premier recueil collectif de haïkus : Petites bulles de poésie entre amies.

Mars : première scène de contes au Théâtre à Denis avec La Maison du Conte et de la Parole de Liège. Il y en aura trois en tout : deux au théâtre et une dans une plaine de jeux.

Avril : défi d’écriture Nanowrimo, écriture d’un court roman.

Mai : adoption de Loki, notre 4e (et dernier) chat.

Juin : je rédige des interviews de conteuses et de conteurs pour le mensuel de la Maison du Conte

Juillet : lectures coups de cœur.

Août : dessiner, aimer, me relaxer, progresser.

Septembre : début d’animation de mon atelier d’écriture créative dans un foyer pour adultes en situation de handicap.

Octobre : journée des membres du Club francophone « Le Monde Magique de Willy Vandersteen ».

Novembre : séjour à la mer avec mon amoureux pour fêter nos 20 ans de couple.

Décembre : atelier d’écriture avec Stéphane Van Hoecke, au château du Sartay.

Entre, pendant, avant et après toutes ces merveilleuses choses, il y a aussi eu :

  • des balades avec mes amies Josiane et Gracianne,
  • un super moment passé avec Deneb au Tea Late et au Théâtre à Denis
  • une deuxième participation au défi d’écriture du Nanowrimo en novembre,
  • un atelier d’initiation et de perfectionnement aux contes avec Stéphane Van Hoecke,
  • une découverte du japonais (vocabulaire, écriture, lecture, grammaire) en ligne,
  • un atelier de reliure de carnet, technique japonaise, à la main, avec ma fille (atelier double page, à Redu),
  • l’arrivée de ma première stagiaire au travail (secrétariat médical) et de son engagement
  • des heures géniales passées avec ma famille et belle-famille
  • de la joie, des câlins et des rires et fous-rires avec mes enfants
  • la journée portes ouvertes + le Noël des animaux au refuge « Animal sans Toi…t »

Cauchemar en boucle

Je sais que je rêve.

Cauchemar de fatigue. Non-dits nauséeux. Sensation dérangeante.

Je sais que je rêve.

Des images dégueulasses, puisées dans la source de la veille. Décalage, virage, étranges visages non identifiés. Inconnus familiers.

Je sais que je rêve.

Impossibilité d’en sortir. Cercle vicieux. Boucle répétitive. Prisonnière des mots, des maux, d’émotions aiguës, non désirés. Ne pas vouloir continuer, ne pas regarder, ne pas entendre. Ne rien maitriser.

Je sais que je rêve.

Ouvrir les yeux un instant. Reprendre un souffle. Un espoir. Vouloir l’air du présent réel. Y croire. Vraiment, le penser, le rêver. Envie d’une autre suite. Revenir à la vie. Fuir ce délire. Et puis… y replonger.

Je sais que je rêve.

Comme une force obscure. Comme une fièvre qui revient. Halluciner. Pleurer. Crier…

dans un autre univers. Se réveiller en sueurs. Perdue. Paumée. Déséquilibrée. Désaxée. Perturbée.

Je sais que je rêve.

Essayer de comprendre. De décortiquer. D’expliquer. De chercher. De savoir, mais ne pas avoir toutes les réponses. Un flou. Un brouillard. Une brume épaisse de questions pour un nouveau plongeon.

Je sais que je rêve.

Me noyer d’effroi. Suffoquer de terreur. Craindre l’électrocution. Un incendie. Une inondation. Les souvenirs s’emmêlent. Voyage onirique absurde. Personnages impalpables.  Entourage inimaginable.

Je sais que je rêve.

Revenir à la réalité. Le désirer. Oui, très fort le vouloir. À en prier. À en chialer. À en supplier le maître des songes tordus.

Libérée. Enfin les paupières se lèvent. La clarté du jour. La phobie d’être en retard. Réfléchir à une excuse. Bousculer mes habitudes. Me presser. Me hâter. Bousculer mon amoureux. Le voir joyeux. Remarquer une différence. Et puis une autre. Et encore une autre. Bizarreries. Étrangetés répétitives.

Râler. Rouspéter. Pour rien. Pour un rêve. Un cauchemar indéfini. Infini. Infini. Infini.

Je ne savais pas que le rêve était encore là.

Sortez-moi de là.

Vite. Vite. Trop vite. Vertiges. Bateau. Carrousel. Ça tourne. Ça tournoie tout autour de moi. Mais libre. Libre et vivante. Ici et maintenant.

Il fait noir. Il fait sombre. Il fait nuit. Il est 5h.

Tout est normal.

Temps indéterminé. Heure non précisée. Voyage écœurant. Bouleversant. Hallucinant. Terrifiant.

Enfin. Enfin, c’est la fin. La vraie fin. La réelle. Celle que je peux toucher du bout de mon clavier tactile.

J’ai fini de rêver.  Fini de cauchemarder. Fini d’inventer ces histoires de somnambule. Imaginaires. Fausses. Abracadabrantes. Débiles.

Je savais que je rêvais.

Reste à l’écrire. À les écrire.  Ces images. Ces lubies. Ces folies. Pas pour les faire revivre. Non. Pour les vider de leur substance. Pour les coucher sur papier. Noir sur blanc. Les extérioriser pour ne plus en avoir peur. Les faire vivre autrement. Différemment. Sans les nommer. Sans les préciser. Sans leur donner une identité.

Et puis, après, seulement après, les oraliser. En silence d’abord. En lecture privée. Rien que pour moi. Dans un souffle. En chuchotant. En grognant. Les lire, les relire, les dire, les redire. Les raturer. Les écraser. Les effacer.

Quand elles ne sont plus rien, qu’elles n’ont plus silhouette, plus de couleur, plus d’odeur, plus de peur, plus de son, plus de sang, plus de vent… alors seulement, je peux leur rendre la pareille. Je peux les dactylographier, sans reproche. Sans émotion. Sans sentiment. Je copie simplement. Une dernière lecture. Une première réécriture.

Elles connaitront une autre fin. Sans un arrière-goût d’amertume, sans acidité, sans fumée. Juste les publier. Pour les épier. Les guetter. Les espionner. Les pister. Les filer.

Pour qu’elles ne connaissent aucun répit. Qu’elles n’aient plus de souffle. Plus de vie trépidante. Juste une curiosité. Une histoire. Un délire passager. Trois fois rien. Trois fois rien pour vous. Trois fois rien pour moi. Pour mieux oublier. Pour en rigoler. Passer à autre chose.

Inviter à partager. Inviter à tourner la page. Inviter à remercier.

Je savais que je rêvais.

Journal créatif 2021 – 2022

Le week-end, j’ai souvent envie de faire des collages créatifs. Série de photos de mon cahier de collage, de mon journal créatif, que j’ai ouvert début octobre 2021. J’ai choisi volontairement de ne pas tout montrer, car sur quelques pages, ce ne sont que des mots écrits au crayon ou un collage à « fenêtre » (petit volet cartonné que j’ai collé sur la feuille et sous laquelle j’ai écrit quelques mots) que je n’aime pas. J’ai juste ressenti le besoin, à ce moment-là, de faire comme ça et puis, ça m’a aidé, et je n’y ai plus pensé ;-)

Je peux mettre une à deux heure(s) pour choisir une image (ou des images) et quelques mots pour faire entre une et trois phrases !

En dehors de ce journal créatif, je fais aussi des collages sur des feuilles cartonnées que j’assemble pour former un petit cahier comme celui-ci que j’aime particulièrement :

Je ne sais plus de quand il date, car j’ai oublié de le mentionner, mais au vu de ce que j’y ai collé, je pense que ça doit faire pile poil un an, en décembre 2021, que je l’ai fait !

J’aime me former et apprendre de nouvelles choses. Malheureusement, je suis arrivée trop tard à cette formation super intéressante pour moi ! L’on m’avait dit qu’une nouvelle se donnerait en septembre 2022, mais je crois qu’on m’a oublié ou qu’il n’y a pas assez de participant.e.s pour pouvoir la donner une seconde fois.

Dommage !

Année 2023 sous le signe du dessin pour moi

Été 2021, durant nos vacances à la mer, je décide de commencer à dessiner. En autodidacte. Avec des livres comme exemples. Enfin, un livre. Puis avec des revues spécialisées dans le dessin et l’aquarelle.

16 mois plus tard, je n’a plus assez de place dans le casier de ma bibliothèque pour ranger tous les livres et magazines sur ce sujet qui me passionne !

Dans le casier voisin, se trouvent les livres sur le Doodling et le zentangle ainsi que ceux sur le collage créatif, le journal créatif. Avec eux, des revues et livres sur le bricolage avec du papier (faire son propre carnet, relier son carnet, scrapbooking, etc.)

Dimanche passé, j’ai encore reçu un super livre et très beau magazine spécial, de la part de ma maman ! Je crois que j’ai assez à présent pour dessiner tout ce que je veux durant toute l’année 2023 (rires).

Clic sur les images pour les voir en grands, car sur la première photo, vous pourrez découvrir un trésor découvert dans la revue spéciale « Dessiner » ;-)

J’aime beaucoup les détails et les infos présentes dans les deux ouvrages reçus : 1000 mercis maman !

Dans l’attente de vous montrer des dessins issus de ces livres et revues, je prépare ma rétrospective 2022 et mes projets pour 2023 où il y aura, bien sûr, beaucoup de dessins, de lecture et d’écriture :-)

Je classe mes dessins et collages dans la rubrique « art-thérapie », car pour moi, quand je dessine, quand je colorie ou quand je fais des collages créatifs, cela me détend énormément et s’apparente pour moi, mais pour d’autres aussi, à de l’art-thérapie.

Jeu d’écriture : écrire la suite (Noël)

Pour mon prochain atelier d’écriture, j’ai imaginé, entre autres jeux, une invitation à écrire la suite d’un début d’une histoire. Comme Noël s’approche à grands pas, l’histoire se passe à Noël. Avec Papa Noël plus exactement.

Je le mets dans trois étranges situations :

  1. Le Père Noël n’échappe pas à la crise. Il a dû déménager dans une toute petite maison pour pouvoir payer les factures du chauffage, car ici, au pôle Nord, qu’est-ce que ça caille ! Il ne peut pas se passer de chauffage.
    C’est le soir de Noël. De ses petits lutins, il a reçu tous les cadeaux commandés par les enfants sages. Et ce n’est qu’aujourd’hui, ce soir, quand toutes les commandes sont terminées, qu’il se rend compte que sa nouvelle maison est bien trop petite pour tous les contenir. Qui dit nouvelle petite maison, dit nouveau petit traîneau !
    Que va-t-il faire ?
  2. Atchoum ! Flute ! Le Père Noël est malade. Il a la grippe. Et c’est ce soir qu’il doit distribuer les cadeaux. Qui va pouvoir l’aider ? Et surtout comment ? Car les rennes du Père Noël n’obéissent qu’à leur seul maître.
  3. C’est le soir de Noël. Cette année est une année particulière, car le Père Noël a décidé de récompenser les adultes qui ont été bien sages aussi. Malheureusement, quand il a fini de distribuer les cadeaux aux enfants et qu’il rentre chez lui pour aller chercher les cadeaux des adultes, il se rend compte qu’il a été cambriolé. Que va faire le Père Noël ?

Avec son accord, voici ce qu’à imaginé Fabienne qui a reçu en avant-première les propositions du jeu. Elle a choisi le début numéro 2.
J’adore sa suite ! J’espère qu’elle sera inspirée pour jouer à un autre jeu :-)

Atchoum ! Flute ! Le Père Noël est malade. Il a la grippe. Et c’est ce soir qu’il doit distribuer les cadeaux. Qui va pouvoir l’aider ? Et surtout comment ? Car les rennes du Père Noël n’obéissent qu’à leur seul maître.

Au fait était-ce bien la grippe ? Pas le covid ?! Il n’avait plus d’autotest à domicile et en cette veille de Noël, les pharmacies étaient fermées. Donc grippe ou pas grippe, covid ou pas covid, pas question d’aller contaminer tous les enfants ! Qu’aurait-on pensé de lui ? ! 

– Et mes rennes ! Vous êtes sûrs que vous ne voulez pas vraiment m’aider et aller seuls ? si je vous file les adresses , ça devrait aller non !? « 

-Pas question, depuis la nuit des temps c’est toujours toi qui nous a guidés. Ce n’est pas maintenant que ça va changer. Nous on va se coucher ! « .

Père Noël mit un dafalgan dans un verre d’eau fraiche. Ah cette migraine qui lui battait les tempes !  

– Oups ! idée et si je demandais à mon vieux pote Saint-Nicolas de m’aider. J’ai toujours bien son numéro ! Aussitôt dit aussitôt fait ! Mince c’était le répondeur sur  le portable de Saint -Nicolas : « je ne suis pas disponible en ce jour de réveillon, veuillez vous adresser au Père Noël. »  Père Noël laissa quand même un message : « Rappelle-moi STP, la Noël des enfants dépend de toi! »

 A qui d’autre s’adresser ? La poule de Pâques et ses cloches ?

– dring, dring, Bonsoir la poule de Pâques, c’est le Père Noël. J’ai absolument besoin de toi pour porter les cadeaux de Noël aux petits enfants ! Tu peux m’aider ? 

-Tu rigoles Père Noël ! On est en décembre ! Je vais mourir de froid et mes cloches aussi, c ‘est totalement exclu ! 

 Zut et rezut, Père Noel s’apprêtait à mettre un second dafalgan dans son verre d’eau fraiche quand son portable se mit à sonner. 

– Et salut c’est Nicolas le grand saint . J’ai vu que tu m’avais laissé un message. T’es pas en train de livrer ? il est déjà tard !  » 

-« C’est la cata ! je suis malaaaade et les rennes ne veulent pas y aller sans moi ! tu n’aurais pas une idée ? »

– « Je pense à quelque chose . Tu  connais bien le Père Fouettard,  celui m’accompagnait avant (maintenant il ne peut plus).  Il a toujours adoré les animaux et son rêve c’est de  conduire un traineau. »

– Ben je suis pas sûr que. ..

– Rien ne coûte d’essayer.  je l’appelle et il passera chez toi. 

Père Noël mit un 3ème dafalgan dans son verre d’eau fraiche 

 5 à 10 minutes plus tard, Père Fouettard était chez lui. 

– Salut Père Noël,  t’imagine pas comme je suis heureux . Conduire un traineau,  c’est mon rêve depuis toujours !

– Et bien pour te parler franchement je ne suis pas sûr que les rennes veuillent…Au fait que transportes-tu dans ton sac à dos ?

– Une barbe blanche , un bonnet et une robe rouge.

Le Père Noël avait quelques doutes.  Il réveilla les rennes qui râlèrent ferme de devoir se lever et en voyant Père Fouettard ( qui entretemps avait enfilé le déguisement) s’exclamèrent :  » c’est quoi ce barbu noir en rouge !? » Le Père Noël vit rouge !

– Vous n’allez pas me la jouer rennes racistes ! c’est lui qui vous guidera cette nuit et pas question de discuter. Il est très gentil et a toujours rêvé de faire ce job ! »

– Ok ok mais à la moindre erreur de sa part, on fait demi-tour.

 Tout heureux le Père Fouettard grimpa dans le traineau et « hue mes copains rennes ! »

Le père Noële s’enfila un 4ème Dafalgan et s’enroula sous sa couette bien au chaud .

Il rêva qu’il avait pris sa retraite.


A vous de jouer !

Animer un atelier d’écriture

Depuis septembre, je suis l’heureuse animatrice d’un atelier d’écriture pas comme les autres.

Deux à trois fois par mois, sur une durée de deux heures environ, j’anime un atelier de « bien-être par les mots » à une demi-douzaine de résidents présentant principalement des troubles psychotiques.

7 personnes, trois hommes et quatre femmes, âgés de 25 à 50 ans, sont présents tout au long des ateliers. Quand l’un ou l’autre n’est pas là, l’institut où ils résident invite d’autres participants à découvrir l’atelier.

Si j’anime durant deux heures, il y a une préparation derrière ces ateliers qui me demande souvent le double du temps. Au début, je ne savais pas à quoi « m’attendre », mais très vite, je me suis adaptée à leur durée d’attention limitée, à leurs capacités parfois étonnantes, à leur désirs, à leur envie d’apprendre, de dire, de faire.

4/7 adorent les dictées ! J’en suis positivement étonnée.
3/7 ont une imagination extraordinaire, riche, décalée, fabuleuse, poétique. J’en suis admirative.
2/7 me gratifient de louanges, m’appelle « Dame Sourire ». J’en suis gênée mais avec le sourire (rires)

L’un est passionné par le Japon, l’autre par l’éducation. L’une est tout le temps aussi souriante et enthousiaste que moi. Une autre adore plus parler qu’écrire. Un autre encore est un jongleur de mots génial. Certains aiment lire de grands auteurs, lire et écrire de la poésie, des chansons.

Quand certains sont fatigués, ont bobo ici ou là, ont froid ou sont tristes, je me sens encore un peu démunie ne sachant pas « ce que je peux faire » pour qu’ils aillent mieux et pour que l’atelier leur donne de l’énergie, de la chaleur, du peps. Heureusement, il y a toujours une éducatrice ou un éducateur qui est là pour m’aider.

Un mot, une attention et hop ! ça repart.

Au dernier atelier, vendredi passé, il y avait davantage de nouveaux participants que de ceux que je connais déjà. Et si au départ, tous avaient du mal à sortir de leur sieste, à être présents « ici et maintenant », la deuxième partie de l’atelier a été très divertissante, avec de véritables échanges, oraux, des rires, du plaisir pour tout le monde. La raison : un abécédaire de mots belges, bruxellois, wallon.

  • Quels mots connais-tu ?
  • Peux-tu dire ce qu’ils signifient ?
  • Il y a pas mal de nourriture, d’aliments dans cette liste. Peux-tu les identifier ?
  • Que veux dire ….

Je prépare toujours trois ou quatre activités. Généralement, on ne sait en faire que deux. Mais parfois, certains n’accrochent pas à une chose, alors ils peuvent faire une autre activité. Par exemple, pendant que la dictée se fait chez certains, d’autres remplissent un poème à trous, écrivent à partir d’image(s) ou d’une phrase d’un « cadavre exquis ».

Quand ils écrivent, ils peuvent lire à haute voix ce qu’ils ont écrit. Sans obligation. Si je donne un exemple, c’est beaucoup plus facile pour eux de suivre. Parfois, un texte apparaît, une phrase ou deux, ou trois, et même si cela ne correspond pas à 100% au sujet, au démarreur, le but, est qu’ils écrivent quelque chose qui leur plait.

Le but est de sortir un petit recueil vers le mois de mai ou de juin.

Je peux déjà dire qu’il sera magnifique :-)