Écrire ses rêves

Cela m’arrive de temps en temps de me réveiller en sursaut, suite à un mauvais rêve. Alors je l’écris. Toutes les images sont encore fraîches au saut du lit.

Voici mon dernier rêve. Ce sont souvent ceux du petit matin, en fin de nuit, dont je me souviens.


Angie, Max et moi on revient à pieds d’une balade, mais je prends le mauvais chemin (opposé pour rentrer à la maison). On est fatigués.
Max est petit, 6 ou 7 ans et étrangement cela ne lui dérange pas de marcher, contrairement à sa sœur ou à moi-même qui en ai marre de ne pas avoir le sens de l’orientation.

Je téléphone à Emmanuel pour lui demander de venir nous chercher en voiture au lieu dit « la gorge du diable ».  Au moment où il sort sa voiture coincée sous le tunnel où il s’était garé (une longue voiture blanche toute cabossée de partout), je vois un peu plus loin, sur la petite route au bord de l’eau, un camion en difficulté. Le camion, conduit par un jeune homme, veut éviter la tige d’une remorque qui s’est détachée, il fait marche arrière mais perd le contrôle de son camion et n’a plus de freins. Je le vois qu’il glisse, l’arrière du camion (un camion avec du gazoil, essence pour voitures) dans l’eau. La femme qui l’accompagne ne peut pas l’aider, elle vient d’attacher sa ceinture de sécurité et n’arrive pas à se libérer.
Je sors de la voiture d’Emmanuel et cours pour essayer d’aider le chauffeur, mais j’arrive trop tard et je ne vois que ses mains qui sortent du camion et qui me demandent de l’aider. Il coule à pic.
Là, alors que je prends déjà mon téléphone pour appeler les secours, un monsieur marche sur la glace, juste derrière l’endroit où le camion a été englouti. Cet homme barbu ne fait que quelques pas puis disparait comme par magie.

J’ai les secours au téléphone. Ils vont vite venir. Ils connaissent l’endroit que je leur décrit, car je ne connais pas l’adresse exacte.

Une foule de petits curieux s’est formée à l’endroit où j’étais restée, impuissante.

Un pompier m’appelle pour me demander quelques infos sur moi et je dois écrire sur une enveloppe mon adresse email. Mais le bic ne fonctionne pas bien et je n’arrive pas à écrire l’entièreté de mon email.
Et je pleure, je pleure pour ce chauffeur que je n’ai pas pu aider et je pleure je pleure pour cette femme. Tous les deux sont sûrement morts à l’heure qu’il est. J’ai pu toucher les mains du chauffeur mais je n’ai rien pu faire. Je n’ai pas osé plonger dans l’eau gelée par crainte d’être morte frigorifiée ou aspirée par le camion…

Je me réveille en sursaut et en transpiration.

Écrire et dessiner d’après un extrait de livre

En ce moment, je lis « La panthère des neiges » de Sylvain Tesson. Le récit – véridique – d’une expédition de cet écrivain voyageur français en compagnie d’un grand photographe animalier reconnu mondialement : Vincent Munier. Le style de l’auteur, rempli de poésie et de réalité sur le terrain me plait énormément. Je connais, de nom et du photographe pour avoir vu certains de ses clichés tantôt dans un livre, tantôt sur le net. L’association des deux est tout simplement fabuleuse.

Je vous propose, au choix, d’écrire, de colorier, de peindre ou de dessiner, d’après cet extrait choisi dans ce livre :

« Munier et moi dominions le troupeau à présent, à 4 800 mètres. Soudain les yacks détalèrent, remontant d’un même élan vers la crête d’où ils avaient surgi. Avaient-ils repéré nos silhouettes bipèdes, emblème de la terreur du monde ? Ils filèrent au trot dans les pentes lie-de-vin, donnant cette impression de masses en flottaison, avançant, glissant plutôt, comme des ballots de laine, sans que nos yeux ne décèlent le mouvement des pattes cachées par les fanons. Le troupeau s’arrêta sous le col.
(…)
Nous délogeâmes un tétraogalle, et provoquâmes le lent recul ver le nord d’un troupeau de « chèvres bleues » – Pseudois nayaur – qui avaient colonisé le fond du vallon sans que nous ne les voyions arriver. Ces caprins, que Munier affublait de leur nom tibétaine, barhals, promenaient leurs cornes recourbées et le camaïeu de leur toison en jouant les chamois dans les escarpements. (…) »

Ma fille adore les caprins, nous allons d’ailleurs rendre visite à une poignée de ces bêtes dans un refuge de la région, tous les 15 jours.

Sans tricher et si vous êtes connaisseur, connaisseuse dans ce domaine, laissez le plaisir aux autres de deviner, à quoi vous fait penser le tétraogalle ?

Comme je me sens l’âme d’écrire et de dessiner, je vais faire un duo de créativité à partir de la deuxième partie de l’extrait.

À vous de jouer avec moi si vous le voulez :-)

Vision board, mes projets pour 2022

Bonjour à vous lectrices et lecteurs de mon blog,

Après ma rétrospective 2021, j’avais envie de vous présenter mon vision board, mes projets pour 2022 et mes bonnes résolutions.

Et puis, un mois est déjà passé et je ne m’y suis toujours pas mise.

Cependant, au fil des jours qui filent et se défilent, un constat s’impose. Un constat, une conclusion, un fait : Facebook est un virus. Il grignote mon temps, il me distrait sournoisement, il s’immisce dans ma vie et ronge mes envie et mon énergie. Depuis que je l’ai attrapé, je consacre beaucoup moins de temps (voire plus de temps du tout) à mon blog !

Certes, c’est quand même grâce à ce virus que j’ai réussi à vendre près d’une centaine de mon dernier livre  » La petite fille du Togo ». C’est aussi grâce à lui que j’ai fait connaissance avec deux ou trois nouvelles personnes… FB n’est pas un méchant virus égoïste, mais il prend trop de place dans ma vie.

Donc zou, bye bye FB et bonjour WP 😄

2022 sera l’année où je commencerai à conter pour de vrai. Devant un public, devant des inconnus, devant un éventail d’oreilles et de yeux curieux. Des contes d’animaux, des contes d’étiologie, d’ornithologie… j’en ai actuellement trois dans mon sac de contes. Trois, mon chiffre préféré. Un bon début pour 2022. 2+0+2+2 = 6 que je divise par le 1er chiffre (ou le dernier) de l’année = 3 !

2022 sera aussi une année où je m’amuserai avec des dessins. Progresser à mon rythme, trouver un petit personnage « fétiche » pour lequel je prendrai plaisir à le mettre dans d’improbables postures et dans des situations cocasses. Un personnage avec toute sa personnalité, ses mimiques, ses émotions. Ce sera un animal assurément ! Peut-être bien un oiseau…

Mais en 2022, j’ai aussi envie de retrouver le plaisir d’écrire. Écriture créative, partage de petites histoires, jouer avec les mots et les sons. Au travers d’une palette de haïkus, de jeux d’écriture, d’histoires kamishibaï. Pourquoi pas essayer d’illustrer mes propres contes pour qu’ils passent dans un kamishibaï ? En voilà une idée intéressante. Il y a peu de temps, j’étais plutôt partie dans l’idée de conter puis de proposer, en fin de spectacle, un petit livret avec quelques dessins provenant de mon conte. Un dessin à gauche et une petite explication sur sa page de droite. Maintenant que je vous écrit mes envies, mes projets pour 2022, je me demande si un « souvenir » de mes contes ne serait pas sympa sous forme de kamishibaï « tout-en-un », planches illustrées du conte sur une face et texte au verso, le tout dans un butaï portatif…

2022 pourrait aussi bien être l’année où je me remets à l’ornithologie. Deux nouvelles rencontres vont peut-être pouvoir m’aider à envisager de faire des balades régulières.

Je me demande si la photo (nature, animaux et paysages) fera aussi son grand retour cette année, mais je crois que je l’utiliserai plutôt comme support pour mes dessins !

Bref, comme vous le lisez, c’est encore un foisonnement d’idées et d’envies qui me titille.

Vous qui me lisez, qu’avez-vous, qu’auriez-vous envie de lire, de voir, de découvrir sur mon blog ?

  • des livres sur divers sujets et thèmes
  • des jeux d’écriture
  • des dessins
  • des photos
  • des infos sur la nature
  • des contes à lire ou écrire
  • des histoires kamishibaï
  • de l’art-thérapie (collage créatif et journal créatif)
  • autres idées ?

Rétrospective 2021, partie 7 (fin)

Dernier jour pour ma rétrospective 2021. Dernier jour, car sept jours était la durée que je m’étais fixée pour vous parler, quotidiennement, de l’année écoulée.

J’aurais pu choisir de consacrer cet article entièrement à mon livre « La petite fille du Togo ». Mais je tiens à vous parler encore de deux romans que j’ai lus ainsi que d’une BD que j’ai découvert et qui a un lien avec ces romans 😉

La magie est partout autour de nous : magie de Noël, magie d’une naissance, magie d’un amour, magie d’une guérison, etc. Bien sûr, il y a la bonne et la mauvaise magie. La magie blanche et la magie noire. La magie et la sorcellerie.

Durant le dernier trimestre de cette année, je me suis plongée dans l’univers magique de Magic Charly, tome 1 & 2, d’Audrey Alwett. Le nom de cette autrice me disait vaguement quelque chose, sans plus. Et puis, le « franc est tombé » : Le mot qui arrêta la guerre ! Vous savez cet album qui fait partie de ceux que j’aime particulièrement, des éditions nobi ! nobi ! collection « Soleil flottant », avec les légendes japonaises ? Eh bien, oui ! C’est la même autrice ! En réalité, cette femme qui va bientôt fêter ses 40 printemps, a écrit bien des livres, principalement des séries bandes-dessinées. Ici, ses deux romans m’ont emmenée dans le monde de Charly, un adolescent qui a été élevé par sa mère et qui a vécu sa petite enfance entourée de magie secrète grâce à sa grand-mère. Grand-mère qui, du jour au lendemain, disparait et perd la mémoire.

« On peut avoir un chat doué de capacités hors du commun et tout ignorer de l’existence des magiciers. C’est le cas de Charly Vernier, jusqu’à ce qu’il découvre que sa grand-mère pourrait être un membre éminent de cette société. Mais elle court un grave danger. S’il veut la sauver -et se sauver lui-même- Charly n’a pas le choix, il lui faut devenir apprenti magicier.

Beignets de prédilection, grimoires volants, serpillière enchantée et pilleur d’âmes… Bienvenue dans le monde ensorcelant de Magic Charly !

Audrey Alwett, autrice de la bande dessinée Princesse Sara, nous plonge dans une aventure de grande fantaisie, à la croisée des univers de Terry Pratchett, J. K. Rowling et Miyazaki. »

Hayao Miyazaki est un dessinateur, réalisateur et producteur de films d’animation japonais. Il est co-fondateur du studio Ghibli. Je crois que j’ai vu presque tous ses animes, je vous en ai parlé brièvement de l’un d’entre eux avec « Le Château des nuages ». Il a également tourné les animes de deux ou trois albums, contes japonais, des éditions nobi ! nobi ! que j’ai à la maison.

Magic Charly rentre bien dans cet univers fantastique, fait de magie, d’énigme, d’univers parallèle où tout est possible, même l’impossible.

Dans le tome 2, on retrouve bien sûr notre héros, mais dans une fâcheuse position puisqu’il a été emmené à Saint-Fouettard, une sorte de prison pour jeunes magiciers qui ont fait des bêtises.

« Petits poissards, croquemitaine, poulpiquets, course folle de citrolles… Retrouvez le monde ensorcelant de Magic Charly !

Saint-Fouettard ! C’est dans cette sinistre institution pour jeunes magiciers indisciplinés que sont envoyés Charly et Sapotille. Alors que des forces malfaisantes œuvrent pour prendre le contrôle de la magie, les deux amis sont plus que jamais déterminés à agir. Mais comment lutter quand on n’a aucun sortilège sous la main ? »

Durant cette rétrospective, je n’ai pas mis les couvertures des romans, recueil de contes ou de poésie. Ici, je vous les mets, car je les trouve superbe, tant par les dessins, que par la texture (en relief) et tout le reste 😊


Et la BD dont je souhaite vous parler, eh bien, Audrey Alwett en est ici la co-scénariste : Le Grimoire d’Elfie. Un petit clin d’œil à son roman se retrouve même dessiné dans une case du premier tome. Éditée chez Drakoo, cette série se retrouve pour moi, dans la même « case » que Le carnet de Cerise : BD spéciale, presque de luxe. Dans les faits, effectivement, un titre de cette collection coûte entre 4 à 5 euros plus cher que les BD traditionnelles. Pourquoi ? Je pense qu’il s’agit ici d’une question de qualité de papier (plus épais), même la couverture semble plus rigide que les autres, sans doute dû à son revêtement plus doux, plus épais. Sur les couvertures, il y a aussi des détails qui ne sont pas vraiment en relief, mais d’une autre texture imprimée, brillante. La mise en page intérieure est aussi différente. Des cases plus grandes, de formes différentes, avec parfois des images qui prennent la moitié d’une page et des souvenirs ou des rêves dessinés sans case, mais en alternant du texte et des images à la manière d’un journal intime.

Si j’ai été immédiatement sous le charme des dessins, l’histoire, les histoires sont tout autant passionnantes que le roman. D’une autre manière puisqu’ici, le héros est une petite fille, plus jeune que « notre Charly » et que son quotidien se déroule dans la vraie vie et non pas dans un univers ou une ville magique. Ici, Elfie découvre également son pouvoir, autrement qu’en dessinant des runes à main levée : au travers un grimoire spécial, magique.


Pour un peu rester dans le monde magique, je vous présenterai un seul dessin que j’ai fait au tout début du mois d’octobre : Le chat botté

Nous voici arrivés à la dernière partie de ma rétrospective. Au dernier jour. Au dernier article.

Un dernier partage qui n’est pas des moindres puisqu’il s’agit de mon dernier livre autopublié et vendu au profit d’une association humanitaire.

Mais commençons par le début, voulez-vous ?

Il était une fois un couple d’amis, parents du meilleur ami de notre fils. Ils ont deux enfants. Un garçon de l’âge de notre fils et une fille de deux ans de moins.

Un jour, ils me parlent d’une association qui a son siège à quelques rues de chez nous : Yalla ! En Avant ! Leurs buts principaux sont de venir en aide aux enfants et aux familles en grande précarité d’ici (Belgique) et d’ailleurs (Afrique de l’Ouest). Pour ce faire, ils organisent des parrainages d’enfants et récoltent des fonds en vendant des vêtements et objets qu’ils reçoivent dans leur boutique, le Human Store.  En lisant les infos que l’on me transmet, je trouve cela une bonne idée, le parrainage. Jusqu’ici et pendant 20 ans, j’ai soutenu et aidé diverses associations de nature et de protection des animaux.

Début avril, je suis donc devenue marraine de cœur d’un petit garçon qui vit au Togo. Fin avril, mon amie et moi, parrainons ensemble une petite fille qui vit au Bénin. Je découvre toute l’histoire, toute la triste réalité de la vie là-bas, au Togo, au Bénin et au Burkina-Faso, les trois pays qui sont aidés par l’association humanitaire. Pourquoi et depuis quand mon petit filleul est-il en grande précarité.

J’écris des contes et des nouvelles, pour les enfants et jeunes lecteurs la plupart du temps. Au printemps 2021, j’avais déjà dans la tête un petit bout d’histoire. J’avais une petite héroïne qui ne demandait qu’à vivre, elle pouvait parler aux animaux, les comprendre.

Pour mon livre « La petite fille du Togo », je me suis donc largement inspirée de la vie de mon filleul togolais… Tous les bénéfices de ventes sont reversés entièrement pour les habitants des trois pays que Yalla ! En Avant ! aide.

Mon petit filleul a d’ailleurs reçu ce livre en cadeau pour son anniversaire. Je corresponds souvent avec lui. Il a 10 ans et adore lire. Avec le parrainage, il reçoit un colis alimentaire mensuel, va à l’école et s’il est malade ou blessé, il est soigné. Il en va de même pour notre petite filleule au Bénin. Et ma maman fait la même chose pour son filleul du Burkina-Faso.

Pour en savoir plus sur ce projet et sa cause, clic ici 😊 (car ce livre, c’est aussi un projet familial et d’amitiés : la couverture du livre est une peinture de ma maman, les dessins d’animaux sont les œuvres de la fille de nos amis !)

Mais ce n’est pas tout, grâce à cette association, j’ai fait connaissance d’autres personnes, de belles personnes dont je suis si heureuse de connaître aujourd’hui : Fabienne et Renée, la Présidente de Yalla ! En Avant ! et sa maman, Christian qui est le responsable belge des parrainages pour les enfants au Togo, Dan le Burkinabé qui est le responsable belge des parrainages pour les enfants au Burkina-Faso, Kinette Delisse et bien d’autres, toutes ces marraines et tous ces parrains qui ont un grand cœur et qui aident tous ces enfants, d’ici et d’ailleurs.

Indirectement, c’est aussi grâce à cette association que ma fille est devenue marraine à son tour. Ma fille adore les animaux et c’est tout naturellement qu’elle a cherché une association, un refuge pour animaux dans notre région. C’est donc Animal sans toi…t qui a conquis son grand cœur. Pour en savoir un peu plus sur ce refuge, je vous invite à lire la partie 3 de ma rétrospective. Et les liens ne s’arrêtent pas là puisque, au refuge, nous avons rencontré Jean-Michel, Président de l’association Wolf Eyes ! Jean-Michel est le frère de Fabienne qui est la Présidente de Yalla ! En Avant !

Wolf Eyes, c’est une association qui dénonce la maltraitance des animaux dans les zoos, les cirques et autres parcs animaliers. Comme mon cœur aime toujours autant les animaux, c’est aussi presque naturellement que je propose depuis peu une aide ponctuelle pour Wolf Eyes.

Quand je vous disais que le monde est vraiment petit, enfin la Belgique (rires)

Retrouvez et achetez mes livres sur le site d’Atramenta ;-) ou en passant directement par moi, pour les belges (uniquement pour les deux derniers livres).


Un dernier mot pour vous remercier de m’avoir suivie dans cette rétrospective 2021.

Que 2022 soit la meilleure possible pour vous.

Au plaisir de vous lire, de vous entendre, de vous voir, de faire connaissance avec vous.

À bientôt !

Rétrospective 2021, partie 6

En 2021, j’ai lu une bonne quarantaine de livres, romans jeunesse, romans « pour les grands », contes et légendes. Je n’ai pas compté les albums illustrés, les BD et les mangas dans le tas, même si je les considère tout autant comme de la lecture. Je pense que j’ai dû lire moitié moins de ces derniers par rapport aux livres sans images.

Mais ils sont tout autant importants pour moi. D’ailleurs, pour changer la donne, je vais commencer cet article par vous présenter deux albums illustrés que j’ai reçus pour Noël.

Pourquoi le tigre ne grimpe pas aux arbres, est un livre très grand format, cartonné, illustré par He Zhihong et conté par Catherine Zarcate. Cet album est édité chez Seuil jeunesse et est accessible aux enfants dès 5 ans. C’est un livre-objet qui peut s’utiliser avec les plus petits pour être raconté devant un public. La taille des images est telle que le groupe peut regarder et admirer à loisir l’histoire pendant qu’elle est racontée.

Ce conte, je l’ai découvert à la bibliothèque de mon quartier à l’occasion d’une formation au conte par Chantal Devillez, en 2018 ! Je me le suis approprié, je l’ai aimé, je l’ai dégusté, mis en bouche. Je l’ai lu, relu, rerelu. Je l’ai adapté à « ma sauce » pour le conter à ma manière. *

Plus tard, début 2021, j’ai trouvé ce livre (le même que celui emprunté à la bibliothèque) en commande dans l’une des librairies du centre de Liège.

Fin 2021, je reçois ce superbe ouvrage et cet objet hors format qui ne rentre pas dans ma bibliothèque, je l’adore ! Un conte d’étiologie, un conte avec des animaux, un conte peint et mis en vie d’une très belle manière.


Les oiseaux conteurs, un autre album illustré hors format qui ne rentre pas droit dans ma bibliothèque (rires). Des contes d’oiseaux écrits par Rolande Causse, Nane Vézinet et Jean-Luc Vézinet, sont illustrés par Laurent Corvaisier et édités chez Circonflexe.

Voici un « petit » recueil de douze contes rien que sur le thème des oiseaux : chouette alors !! Douze contes de douze pays différents ! Certains sont connus, d’autres pas encore. Des contes d’étiologie, des contes illustrés, des contes qui m’ont émerveillée. Des contes traditionnels du monde entier.


Côté lectures de romans, je souhaite vous parler aujourd’hui d’Aurélie Valogne. Certaines et certains d’entre vous ont sûrement lu un, deux, trois ou davantage encore de ses livres. J’en ai lu quatre je pense d’elle. Son dernier que j’ai lu a été « Né sous une bonne étoile ».

Les personnages sont toujours attachants, bien complets, remplis d’émotions et de secrets. Ce que j’ai particulièrement aimé ici, c’est la relation difficile entre le petit frère et sa sœur. On pourrait presque croire qu’Aurélie Valogne s’est inspirée de mes enfants (sourire) ! Gustave, le petit héros de cette histoire, je l’ai vu, je l’ai suivi, encouragé. J’ai aimé le voir grandir et affronter toutes les terribles épreuves de sa vie. J’ai apprécié l’heureuse fin, le happy end entre lui et sa sœur, cela me donne un espoir pour mes enfants (rires).

Dans ses livres, l’autrice dépeint tellement bien les scènes de la vie, la vie, les gens, les injustices, les jalousies, les relations humaines, les difficultés, mais aussi l’entraide, l’amitié et l’amour.

Né sous une bonne étoile, je vais le relire. Je vais sûrement encore pleurer à certains passages.

« À l’école, il y a les bons élèves … et il y a Gustave.

Depuis son radiateur au fond de la classe, ce jeune rêveur observe les oiseaux dans la cour, ou scrute les aiguilles de la pendule qui prennent un malin plaisir à ralentir. Le garçon aimerait rapporter des bonnes notes à sa mère, malheureusement ce sont surtout les convocations du directeur qu’il collectionne.

Pourtant, Gustave est travailleur. Il passe plus de temps sur ses devoirs que la plupart de ses camarades, mais contrairement à eux ou à Joséphine, sa grande sœur pimbêche et première de classe, les leçons ne rentrent pas.

Pire, certains professeurs commencent à le prendre en grippe. À force d’entendre qu’il est un cancre, Gustave finit par s’en convaincre, sans imaginer qu’une rencontre peut changer le cours des choses.

Parfois, il suffit d’un rien pour qu’une vie bascule du bon côté…​ »

Si vous voulez lire un extrait, clic ici sur le site de l’autrice.


Un autre roman que j’ai apprécié lire : Kaimyo, le nom des morts, d’Edouard Puart, paru chez Gulf Stream Editeur. Tome 1 : Les papillons de Kobé.

Voilà un tout autre registre que j’ai lu. Une découverte, une pépite. Je crois qu’il n’y a pas de demi-mesure pour ce livre, on aime ou on n’aime pas du tout. Moi j’ai aimé tout à fait 😊

On rentre un peu dans le fantastique avec le personnage de l’adolescente, Nouria, qui prétend savoir communiquer avec les défunts. Si l’histoire prend sa source au Japon, et si le héros est un Japonais, tout se déroule en France, à Paris. Le contraste entre ces deux cultures se fait au travers les réactions et les comportements des deux personnages principaux. Ils sont tellement différents, par leur sexe, par leur pays d’origine, par leur âge, que le lien qui les unit est fort. Et c’est ce lien qui est décortiqué dans ce premier tome.

« Un enquêteur japonais hanté par son histoire + une jeune fille qui entend les morts = un duo improbable sur les traces d’un passé qui se dérobe
Selon une croyance japonaise, les âmes des défunts sans kaimyō errent parmi les vivants. Ce nom honorifique, Reiko n’a jamais pu l’offrir à ses parents, parce que les circonstances de leur disparition, il y a cinquante ans, n’ont jamais été élucidées. À défaut d’avoir pu leur donner un kaimyō, il a consacré sa vie à en donner aux personnes dont la mort est nimbée de mystère. Lorsqu’il débarque à Paris pour exercer son curieux métier, il rencontre Nouria, une adolescente qui prétend communiquer avec les esprits. Alors qu’il enquête sur le décès d’une vieille Japonaise, la jeune fille devine que cette affaire est liée à ce qui est arrivé aux parents de Rieko. Les chemins de celui qui fait parler les morts avec celle qui prétend les entendre se sont-ils vraiment croisés par hasard ? »

J’aime le Japon pour toutes sortes de raisons. Je n’y suis jamais allée, mais peut-être qu’un jour, ce rêve se réalisera. En attendant, je voyage à ma manière, en récoltant des informations sur ce pays du soleil levant.

Grâce aux carnets de Marujito Books (clic pour découvrir un précédent article qui parle de cet artiste installé à Bruxelles), je voyage déjà avec ce carnet consacré entièrement au Japon.

Le carnet, est entièrement relié à la main, de même que la tranche et les couvertures, tout est fait main (sauf le papier). Un papier épais, agréable au toucher comme à l’écrit. Un très bel objet pour lequel j’ai mis du temps à le toucher. J’ai plusieurs carnets à la maison. L’un d’entre eux est encore vierge, comme neuf. Trois autres sont à peine commencés. Je sais ce que j’ai envie de faire, de remplir, mais le temps me manque pour le moment. Retrouvez Marujito Books sur FB.

Un autre carnet est consacré au cheminement personnel des contes. Car j’aime les contes. Je ne pourrais faire que ça : écrire, adapter, lire, écouter des contes. J’aime écouter et regarder des conteurs en vrai, en « face à face ». J’adore participer à des formations aux contes. Mais je suis encore et toujours trop réservée pour oser conter de manière régulière, devant un public inconnu. C’est le trac. C’est ma zone d’inconfort qui est exposée aux regards et aux oreilles de gens que je ne connais pas…

Alors, en attendant, je chemine à ma façon… en remplissant ce magnifique carnet.


Pour rester dans les contes, cette année 2021, j’ai osé prendre contact avec la Maison du Conte et de la Parole de Liège-Verviers. En avril 2021, c’est par suite des confinements et aux mesures sanitaires qui ont cloué le bec à la culture que des conteurs de ma région ont pris l’initiative de conter aux balcons, comme autrefois. J’ai trouvé l’initiative extraordinaire ! Et ils sont venus chez nous, dans notre rue et dans notre quartier pour nous émerveiller et nous faire rêver.

En 2021, j’ai aussi assisté à une veillée contée par Internet et je suis allée les écouter dans un bois, au grand air, un soir de septembre.

En 2021, j’ai revu des amies conteuses et cela m’a fait grand plaisir !

En 2021, j’ai fait (plus ample) connaissance avec certains membres de la Maison du Conte et de la Parole et cela n’est que du bonheur. Ils éditent un petit journal et, de temps en temps, je leur écrit, comme ici, sur ma définition du « conte » et du « conteur ».

En 2021, j’ai aussi suivi deux week-ends de formation à l’art du conte par Stéphane Van Hoecke. Les contes ont un pouvoir insoupçonné ! Ils ont une force, une puissance en eux qu’on ne croirait pas. Les contes peuvent guérir. Les contes peuvent soigner. Les contes peuvent aimer. Les contes peuvent vous faire voyager, vous faire rire, vous faire pleurer. Les contes sont magiques, les conteurs et les conteuses sont des magiciens et des magiciennes.

Lors de cette formation « contes », j’ai fait la rencontre de belles personnes, un groupe bienveillant et excellent ! Un animateur toujours extraordinaire. Et puis, grâce à cette formation, j’ai découvert le griot Togolais Allessine Sidibé et son conte « Le Vautour et l’Epervier ». J’ai aussi choisi le conte de Chantal Devillez « Trois petits chats ».
Vous pouvez retrouver ces contes et bien d’autres sur ce site internet.


* Si vous voulez lire d’autres articles « contes » avec un Tigre dans l’histoire, clic ici

Rétrospective 2021, partie 5

2021 fut riche en émotions. De la joie, de la tristesse, de la peur, du bonheur. En 365 jours, il peut s’en passer des choses et mon ascenseur émotionnel n’a pas été épargné. Mais c’est ça la vie, non ? Ce n’est pas un long fleuve tranquille, la vie est parsemée de rencontres, de nouvelles (bonnes et mauvaises), d’évènements (heureux et malheureux) tous et toutes intéressant(e)s, bouleversant(e)s, incroyables, parfois difficiles, pénibles, parfois extraordinaires et enrichissant(e)s, mais oh ! combien vivant(e)s !

Voici un livre – pour adultes – qui m’a marqué La révérence de l’éléphant, de Laura Trompette. Un livre magnifique sur la Vie, sur le chemin qu’emprunte une jeune femme, une femme âgée et le petit-fils de celle-ci. C’est l’histoire d’une rencontre, de deux rencontres que le destin bouleverse. C’est l’histoire d’une femme âgée qui se retrouve en maison de repos, c’est l’histoire de sa vie, de son petit-fils. Ce livre, c’est aussi l’histoire d’une jeune femme, une femme qui croque la vie à pleines dents, une femme qui a une famille avec laquelle les relations ne sont pas toujours au beau fixe ni faciles. Ce livre, c’est également l’histoire de la vieillesse, de la maladie, de l’Afrique, des animaux en voie de disparition, de la chasse, du braconnage. Ce livre, c’est tout ça et plus encore, mais c’est surtout une belle histoire de la vie, de la rencontre, du changement et de l’acceptation.

« UN VOYAGE DÉPAYSANT EN TANZANIE
Tout le monde devrait mourir ainsi. Entourée d’amour, sous un ciel clément, dans un jardin, avec un petit singe qui traîne pas loin. Mourir au cœur de la vie, avec délicatesse. Éteindre la douleur au moment opportun. Avoir le choix, le contrôle de l’interrupteur. Marguerite est comme l’Éléphant de Tanzanie : dans son ehpad cannois, elle sent que son monde rétrécit. Elle veut tirer sa révérence, mais en France, ce choix ne lui appartient pas. Alors elle entend bien mourir ailleurs, dans la dignité. Avant cela, elle a une dernière tâche à accomplir : redonner goût à l’amour à Emmanuel. Son petit-fils, photographe animalier en Tanzanie, lui semble plus préoccupé par le sort des éléphants d’Afrique que par la solitude dans laquelle il s’est enfermé. La solitude, c’est aussi le lot de Roxanne, depuis qu’elle a abandonné sa carrière de joueuse de poker pour trouver un sens à sa vie. Son arrivée dans la maison de retraite de Marguerite va bousculer leur destin. A travers trois générations et deux continents, un roman qui aborde comme une valse à trois temps, le choix de mourir, la disparition des éléphants d’Afrique et la renaissance du sentiment amoureux. »


Au mois de mars 2021, j’ai lu à voix haute tout un roman pour mon fils. Tous les matins, avant de partir pour l’école, je lui lisais 20 à 30 minutes de Le mystère des Pingouins, de Tomihiko Morimi, traduit par Yacine Youhat, paru chez Ynnis Editions. J’avançais à un bon rythme d’une vingtaine de pages par jour ! Il m’a donc fallu exactement 15 jours d’école (je ne le réveillais pas le week-end avec cela) pour lui lire les 455 pages de ce livre jeunesse.

Je savais que l’histoire lui plairait, car décalée, avec un humour particulier et dont le héros est un petit garçon à haut potentiel.

Moi, je m’y suis un peu perdue de temps en temps, car trop bizarre et trop décalé pour moi, mais mon fils a bien aimé ce nuage d’énigmes qui plane autour du héros tout au long du livre 😊

« DANS UN MONDE QUI PREND L’EAU,
LA NOUVELLE GÉNÉRATION FAIT BARRAGE !
Lorsqu’une colonie de manchots fait irruption en plein cœur du Japon, la vie d’un jeune garçon surdoué se retrouve bouleversée à jamais. En effet, chargé d’une enquête de plus en plus baroque, Aoyama est confronté à une myriade d’énigmes déroutantes. Pourquoi les manchots disparaissent-ils une fois hors de la ville ? Pourquoi l’assistante dentaire est-elle si souvent malade ? Et quelle est donc cette étrange sphère argentée aperçue dans les profondeurs de la forêt ?
Entouré de ses meilleurs amis et sous la protection d’une jeune femme aux pouvoirs bien singuliers, Aoyama devra lever le voile sur les phénomènes surnaturels qui se produisent autour de lui et ainsi découvrir la terrible vérité du nébuleux « mystère des pingouins ».
Découvrez l’œuvre poétique, intime et écologique de Tomihiko MORIMI, qui a inspiré le film d’animation de Hiroyasu ISHIDA, lauréat du prix Satoshi Kon. « 

Entre manchot et pingouin, j’hésite encore plus après la lecture de ce livre !


Et je me suis donc naturellement trompée en dessinant un manchot et en le nommant pingouin (rires). Mais cela reste un oiseau et je le trouve plutôt mignon et réussi.

Un Quetzal dessiné pour illustrer l’un de mes prochains articles consacré à Bob et Bobette et les … oiseaux ! :-)

Cet été, nous avons aussi eu la surprise et la joie d’accueillir chez nous un troisième chat. Le chaton baptisé Orion n’était pas prévu au programme des adoptions. Nous avons toujours eu deux chats. Chouna et Vicky sont parties au paradis des chats il y a bientôt deux et trois ans (déjà !). Minos et Héra sont venus dans un premier temps pour tenir compagnie à Vicky qui était toute seule et qui déprimait et dépérissait. Malheureusement, Vicky était déjà âgée et souffrait d’une insuffisance rénale chronique. Les jumeaux se sont donc retrouvés rien qu’entre eux jusqu’à ce que ma fille et moi sauvions une maman chat et sa petite qui tétait en pleine rue. Le lendemain du sauvetage, nous avons pu retrouver la maison de la maman chat et de son chaton et les avons rendus à la petite fille et à son grand-père. C’est là que nous avons appris que personne ne voulait adopter le dernier chaton tout noir. L’enfant voulait garder la maman et la petite sœur tricolore. Et en fait, Orion n’est pas entièrement noir. Il a un petit dessin en forme de flamme, tout blanc, sur le haut du poitrail. Orion est doux, super câlin et gentil. Encore un peu foufou avec les grands, il est castré et identifié par puce électronique, comme les autres. Il vient de fêter ses 8 mois. 


Dans ma bibliothèque, en 2021, j’ai fait un petit tri dans mes livres, romans, contes et bandes-dessinées. Je n’avais plus assez de place et je me suis séparée d’une cinquantaine de Bob et Bobette. Si j’ai pu en vendre une petite partie, j’ai eu le grand plaisir d’offrir les autres aux enfants de mon ancienne collègue.

Grâce au fan club consacré au Petit Monde de Willy Vandersteen, ma passion pour cette série de BD n’a fait que croitre. Si je ne suis pas une collectionneuse d’objets dérivés en tous genres, j’aime me perdre dans les cases et les histoires de Bob et Bobette et de leurs amis.

En 2021, j’ai découvert ces titres.

En novembre, nous avons pu nous retrouver en présentiel pour l’AG qui a lieue normalement deux fois par an. Cause Covid-19, les deux précédentes ont dû être annulées/reportées. Cette « séparation » parmi d’autres annulations dans mes activités a été difficile pour moi. Je me suis donc rendue à cette assemblée générale pour la cinquième fois depuis 2018. Et je passe toujours un moment fort, un moment très agréable, entourée de personnes très sympathiques, adorables, passionnées du monde de Willy Vandersteen. Cette journée de retrouvailles commence en tout début d’après-midi où on peut acheter, échanger, vendre, recevoir toutes sortes d’affaires liée au Petit Monde de Willy Vanderstreen et se termine le soir, après un souper convivial et une tombola où tout le monde gagne toujours de très beaux cadeaux. Sur place, on retrouve d’autres membres du fan club et d’autres pas encore membres, mais tout simplement passionnées elles aussi par Bob et Bobette & Compagnie.

Lors de chaque AG, deux invités d’honneur dédicaces des albums. En 2021, j’ai eu l’immense plaisir de découvrir le scénariste des albums, Peter Van Gucht (et excellent dessinateur) ainsi que Gerben Valkema, le dessinateur du dernier album hommage à Bob et Bobette.

Ce premier club francophone du pays (Willy Vandersteen était néerlandais et il existe donc un fan club et une association néerlandophone depuis plus longtemps et encore plus grand que celui-ci) édite une revue qui paraît deux à trois fois par an. Pour moi qui aime écrire et qui aime parler de mes lectures, j’ai tout naturellement proposé mes articles à la rédaction. C’est une revue de qualité, non seulement par le type d’impression, mais pour tous les articles et photos qui enrichissent mes connaissances sur cette série que j’ai découvert durant mon enfance.

Cette année, non seulement j’ai été gâtée (comme à chaque fois) à l’AG, mais peu avant Noël, j’ai reçu par la poste un superbe colis-cadeau de la part d’un membre extraordinaire ! Je ne suis pas habituée de recevoir tant d’attention et suis toujours gênée de recevoir de telles surprises, mais je suis très contente de pouvoir partager cela avec vous, dans cette rétrospective 2021 ! Merci encore Nick !

Cette année, enfin j’avais préparé tout cela en 2020, mais comme nous ne nous sommes pas vus avant, tout le monde présent à cette AG a reçu un petit cadeau de ma part : un livret spécial sur l’univers de Bob et Bobette. Comment allier passion pour les histoires de Bob et Bobette, écriture et jeux ? En créant un quiz, naturellement 😊 Un quiz géant, imprimé sous forme de cahier.


On ne le dirait pas, mais je suis une personne assez réservée, timide et… agoraphobe. Les sorties et les rencontres dans le bruit, dans le monde, dans la promiscuité, dans les magasins sont plutôt rares. Le confinement pour moi ne m’a pas trop dérangée. Au contraire, cela a renforcé mon état solitaire. Toutefois, le confinement m’a permis de m’ouvrir davantage à Internet et aux réseaux sociaux. Échanges de courriels, papotes sur les messageries instantanées, publications sur FaBo etc. sont devenus mon quotidien (voir article précédent sur la création et l’animation d’un atelier virtuel sur les haïkus !) . En 2021, j’ai eu l’occasion de faire connaissance avec deux personnes : Josette et Francis.

À ce jour, j’ai pu en rencontrer Josette à l’occasion de ses ateliers d’écriture créative près de chez moi. Josette, je l’ai connue grâce son livre « Le collage créatif de mots », que j’ai pu acheter chez mon libraire, en 2019. Mais je ne l’avais encore jamais vue pour de vrai. En 2021, c’est chose faite 😊 Et c’est grâce à elle que j’ai commencé le collage créatif et à découvrir l’art-thérapie. Josette, c’est douceur, sourires, calme. Grâce à elle, à ses ateliers (et à son livre !), on s’exprime sans en avoir l’air. On se détend. On partage. On voyage. On se libère. Le collage créatif de mots me permet de me poser tranquillement et, sans y réfléchir vraiment, de cheminer dans ma vie, dans mes réflexions, dans mes actions. Je ne me sens jamais obligée de faire du collage créatif. J’essaie de le faire quotidiennement, mais certains jours, ça n’est pas le moment. C’est comme pour l’écriture ou la lecture. J’aimerais le faire un peu tous les jours, comme un mantra, car cela me fait plaisir et cela me fait du bien. Mais parfois, la fatigue est là, trop présente et l’envie, elle, n’est pas là, absente. Je ne culpabilise plus. J’ai appris cela d’elle. Faire ce qu’on aime quand on en a envie, sans se forcer, sans s’obliger.

Dans les images ci-dessous, présentation de son livre, puis d’un collage que j’ai fait pour elle. La dernière image est la bannière de son site que j’ai fait pour ma page « du côté de mes amis ».

Le monde est petit. Je l’ai déjà dit et je le dirai encore dans un prochain article. Et le monde virtuel nous rapproche, me rapproche de mes voisins, m’aide à rencontrer d’autres belges sans sortir de chez moi !

Francis m’a trouvée sur FaBo. Une demande d’amis. Nous avons des amis en commun. Nous avons des loisirs en commun (nature, ornithologie). Nous avons… Josette en commun ! Au fil des échanges par messagerie instantanée, nous constatons que nous avons déjà dû nous croiser si pas en face à face, par Internet ! Francis retrouve mes coordonnées dont certaines ne datent pas d’hier, mais du début des années 2000 ! Son nom m’est familier. Après plusieurs semaines, on se demande encore où avons-nous pu nous rencontrer, à quelle occasion, quand et pourquoi ? Peut-être cela restera-t-il un mystère, mais je suis sûre qu’il est aussi têtu que moi et aussi volontaire à résoudre les énigmes, surtout quand cela nous concerne directement (rires). C’est grâce à lui que j’ai découvert il y a peu une formation sur le dessin naturaliste dispensé par le CNB (Cercle Naturaliste de Belgique). Formation que j’espère pouvoir suivre en 2022 ou, dans les pires des cas, en 2023.

Et… Francis adore les Bob et Bobette ! Un nouveau futur membre du fan club ? Qui sait ?

Rétrospective 2021, partie 4

Les contes, je les aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie 😊 Je les aime aussi en salade (voir mon avant-dernier livre publié « Raconter des salades… de contes »).

En 2021, j’ai découvert une autrice française qui écrit pour les enfants, petits et grands : Flore Vesco. J’ai dévoré D’or et d’oreillers et dégusté L’estrange malaventure de Mirella. Le premier, paru en 2021 est le conte La princesse au petit pois revisité. Revisité d’une succulente manière.

« C’est un lit vertigineux, sur lequel on a empilé une dizaine de matelas. Il trône au centre de la chambre qui accueille les prétendantes de lord Handerson. Le riche héritier a conçu un test pour choisir au mieux sa future épouse : chaque candidate est invitée à passer une nuit chez lui, à Blenkinsop Castle, dans ce lit d’une hauteur invraisemblable. Dormir chez un inconnu, sans parent ni chaperon ! Quoi de plus scandaleux pour une jeune fille de bonne famille !

Malgré tout, Mrs Watkins y envoie ses trois filles, accompagnées d’une femme de chambre. Elles se rendent en tremblant au château. Seule, l’une d’entre elles retiendra l’attention du lord… Cette dernière, pourtant, n’a rien d’une princesse au petit pois ! Et c’est tant mieux, car nous ne sommes pas dans un conte de fées mais dans une histoire d’amour et de sorcellerie où l’on apprend ce que les jeunes filles font en secret, la nuit, dans leur lit… »

Le second livre que j’ai lu d’elle a été publié en 2019. Ici, c’est le conte Le joueur de flûte d’Hamelin qui est revisité… et de quelle façon ! Extraordinaire !!  Accrochez-vous bien, car le vocabulaire utilisé va de pair avec l’époque médiévale dans laquelle se déroule l’histoire : génial !

« Moyen Age. Les rats ont envahi la paisible bourgade d’Hamelin. Vous croyez connaître cette histoire par cœur ? Vous savez qu’un joueur de flûte va arriver, noyer les rats en musique, puis les enfants d’Hamelin ? Oubliez ces sornettes : la véritable histoire est bien pire, et c’est grâce à Mirella, une jeune fille de 15 ans, qu’on l’a enfin compris. Jusqu’ici, elle passait inaperçue en ville – qui s’intéresserait à une porteuse d’eau, à une crève-la-faim, une enfant trouvée ? Seulement voilà, Mirella a un don ignoré de tous : elle voit ce que personne d’autre ne voit.

Par exemple, elle a bien repéré cet homme en noir, qui murmure à l’oreille de ceux qui vont mourir de la peste… Et ça lui donne une sacrée longueur d’avance. Y compris sur le plus célèbre dératiseur de tous les temps. »


Au rayon des livres pour adultes, j’ai été transporté avec L’été de la sorcière, de Kaho Nashiki, traduit par Déborah Watanabé, paru aux éditions Piquier.

La relation entre cette petite-fille et de sa grand-mère est très forte. Le lien qui les unit est grand. Les personnages sont attachants. L’histoire est troublante, remplie d’émotions et de mystères.

« On passe lentement un col et au bout de la route, dans la forêt, c’est là. La maison de la grand-mère de Mai, une vieille dame d’origine anglaise menant une vie solide et calme au milieu des érables et des bambous. Mai qui ne veut plus retourner en classe, oppressée par l’angoisse, a été envoyée auprès d’elle pour se reposer.
Cette grand-mère un peu sorcière va lui transmettre les secrets des plantes qui guérissent et les gestes bien ordonnés qui permettent de conjurer les émotions qui nous étreignent.
Cueillir des fraises des bois et en faire une confiture d’un rouge cramoisi, presque noir. Prendre soin des plantes du potager et aussi des fleurs sauvages simplement parce que leur existence resplendit. Écouter sa voix intérieure. Ce n’est pas le paradis, même si la lumière y est si limpide, car la mort habite la vie et, en nous, se débattent les ombres de la colère, du dégoût, de la tristesse. Mais auprès de sa grand-mère, Mai apprendra à faire confiance aux forces de la vie, et aussi aux petits miracles tout simples qui nous guident vers la lumière.
Ce livre qui prend sa source dans les souvenirs d’enfance de l’écrivaine coule en nous comme une eau claire. »


Côté BD, La sentinelle du petit peuple m’a littéralement envoûtée ! J’aime les histoires, illustrées ou romancées où la nature est présente, où la trame de fond concerne une grand-mère ou un grand-père, un enfant ou un animal. J’aime me perdre dans l’univers fantastique. Ça me fait toujours rêver, malgré mon âge. Et quand les dessins me transportent, je suis aux abonnées absente pour ma famille…

Scénario : Carbone et Véronique Barrau. Dessin : Charline Forns. Éditeur : Dupuis

« En visite chez sa grand-mère Adélaïde, immobilisée en maison de repos, Élina apprend qu’elle doit devenir la nouvelle sentinelle du Petit Peuple ! Sa grand-mère Adélaïde lui lègue son rôle de protectrice de ces êtres féériques, garants de l’équilibre de notre Terre.

Et justement, ils ont besoin de l’aide d’Élina au plus vite ! Elle doit suivre les conseils d’Adélaïde pour enfin voir Llyam, Nelvyna et toutes les autres créatures, mais surtout partir à la recherche d’une ondine mystérieusement disparue près du lac aux Oiseaux… »

Un premier tome « La pommade de fée » qui m’a fait penser à un film que j’ai vu il y a quelques années, mais dont je suis incapable de revenir sur le titre ! Dans ce film, un enfant devait faire un mélange avec une salive et un autre ingrédient et frotter ses yeux afin de voir le peuple fantastique qui habitait dans son jardin. Si ça vous dit quelque chose, merci de me le signaler pour que je puisse corriger cet oubli !


Au rayon manga, j’ai découvert les trois premiers tomes de Le Renard et le Petit Tanuki. J’aime bien les renards et les animaux fantastiques, créatures dotées de pouvoirs magiques.

« Il était une fois Senzo, un renard surpuissant craint de tous les animaux, qui semait la terreur sur son passage… à tel point que les dieux, pris d’une vive colère, le plongèrent dans un profond sommeil… 300 ans plus tard, à notre époque, ils décident de l’en sortir… à une condition ! Privé de sa force destructrice, le voilà chargé d’une mission spéciale : élever le petit tanuki Manpachi pour faire de lui un digne serviteur de la déesse du Soleil. Manpachi a été rejeté par sa famille car il possède des pouvoirs immenses, qu’il a encore du mal à contrôler. Allergique à toute autorité, Senzo refuse de s’embarrasser d’un disciple, aussi mignon soit-il… Sauf qu’au moindre signe de rébellion, il est parcouru d’une douleur insoutenable ! Le voilà bien obligé d’accepter le marché… »

Clic ici pour lire un extrait sur le site internet des éditions Kioon.

N’oubliez pas qu’il s’agit ici d’un manga et que même en lecture virtuelle, on commence par la fin et il vous faut donc cliquer sur les pages précédentes pour commencer votre lecture 😊


Cette année 2021, nous sommes enfin partis en vacances (voilà 4 ou 5 ans que nous n’étions pas partis et c’était pile deux années après où mon amoureux a failli ne plus être parmi nous…) Nous n’avons pas été bien loin de chez nous, mais la Mer du Nord a été un vrai bon bol d’air iodé, juste ce qu’il nous fallait entre deux vagues Covid et après les inondations. Habitant dans les hauteurs de Chaudfontaine, nous n’avons pas été personnellement touchés par les inondations, mais le choc psychologique ne nous a pas épargnés. Nous avons dû nous adapter à l’absence d’eau, de gaz et d’électricité pendant un moment. Nous avons aidé nos voisins comme nous avons pu. Nous avons vu nos rues, nos magasins, nos amis dévastés par deux mètres d’eau et de boues ! Des vitres, des portes, des maisons arrachées, explosées, brisées, détruites.

Ces 14 jours passés en vacances m’ont fait un très grand bien. Entre balades sur la plage, dans une réserve naturelle, dans les rues de La Panne, j’ai lu bien sûr, j’ai fait des puzzles aussi, mais j’ai surtout commencé à dessiner. Et je me suis amusée avec des applications photos pour rendre les photos plus agréables, à jouer avec les filtres pour les mettre, quotidiennement, sur mon compte Insta (@ecrimagine).

Pour ce faire, un livre m’a accompagnée durant ces vacances et tout au long du mois d’août. En septembre, pour mon anniversaire, j’ai reçu le deuxième livre de cette autrice, et j’ai continué à dessiner par la suite, un peu moins à cause du travail, mais de manière régulière.

Pour moi qui ai toujours aimé jouer avec l’écriture créative, j’ai appris à me détendre d’une autre façon, par le dessin ! C’est fou comme cette activité, comme celle du coloriage, me permets de me poser, de me relaxer, d’être zen tant dans la pensée que dans l’action.


Dans un précédent article sur ma rétrospective 2021, je vous ai parlé de l’association Livr’Ensemble. Ils ont ouvert leurs portes virtuelles pendant le premier confinement, où les librairies n’étaient pas encore considérées comme magasins essentiels… Très vite, le bouche à oreille à fonctionné du tonnerre et ils se sont retrouvés avec des centaines, des milliers de dons de livres ! L’idée d’ouvrir une boutique réelle a vue le jour. Et moi, dans tout ça, j’ai été emballée par leur système de fonctionnement et je me suis proposée d’être un point de dépôt pour Chaudfontaine et environs de Liège.

Livr’Ensemble c’est une association qui reçoit des livres (des particuliers, des bibliothèques, d’autres associations) puis qui les remets en vente à prix riquiquis. Ils vendent en ligne et font des envois postaux en Belgique, en France et ailleurs. Ils vendent dans leur hangar situé en Brabant Wallon. Vente de livres au kilo, promotions en tous genres, l’association ne manque pas d’idées pour remettre dans le circuit des livres de seconde ou troisième main. Au final, ils reversent toujours une partie de leurs bénéfices à des associations locales.

Début juillet, j’avais passé une commande sur leur site internet. Je devais recevoir un peu moins de 10 livres. Sept étaient pour moi, des contes et des légendes, des livres jeunesse. Deux livres sur la Chine étaient pour ma fille. Je devais les recevoir vers la mi-juillet. Les inondations en ont décidé autrement, reportant mon envoi à une date ultérieure. Heureusement, une amie habitant tout près de chez nous a pu aller chercher mon colis chez mon libraire, car nous venions à peine d’arriver à la mer ! J’ai appris la patience et la découverte des livres n’en a été que plus grisante.

Si vous cherchez un livre qui ne vient pas de sortir d’imprimerie, si vous cherchez des livres pour donner à manger à votre enfant qui dévore littéralement toutes sortes d’histoires, si vous cherchez à faire plaisir, à vous faire plaisir avec des livres en bon état à tout petit prix, faites donc un tour sur leur site ou si vous habitez la capitale ou un peu plus loin, allez donc sur place.

Et si vous déménagez, si vous voulez faire de la place dans votre bibliothèque, si vous ne voulez pas jeter vos livres, les vôtres ou ceux de vos parents, vous pouvez déposer votre don dans un point de dépôt de votre région, en Belgique !