Un jour, un matin, à Embourg

Un cri dans le ciel. Je lève la tête.  Héron cendré je pense. Mais je ne le vois pas. À la place, un rapace. Non deux. Un milan royal. Un couple ? Ils sont bas. Vol lent et gracieux. Un cercle plané pour le deuxième. Il se laisse observer. Admirer  Oui, je suis subjuguée. Tête claire, blanche, visible de la terre. Queue échancrée, caractéristique chez cette espèce. Je pars à pied chez le médecin. Je suis malade. Zut, pas de photo.

Ça crie grave. Ça discute sec. Ça fait du potin tintamarre. Au rond-point « Au Passou », dans le marronnier du coin, rassemblement de corvidés. Les corneilles s’expriment, les pies volent de-ci de-là, les geais sont discrets. Une histoire d’oiseaux. Discutent-ils de l’automne ?

Petit papillon se pose devant moi. Vite vite les derniers rayons de soleil. Souvenir  d’un été passé. Dernières chaleurs d’un automne débutant.


En haïkus

Un cri dans le ciel

Couple de milan royal

Migration d’automne

Dans le marronnier

Ça crie et ça discute

Plein de corvidés

Figure de style : la comparaison

La comparaison est une figure de style que j’aime imaginer, lire, écrire, inventer, …

J’aime lire ce genre de jeu de mots dans mes romans et même les bandes-dessinées.

Qu’est-ce une comparaison ? Ce sont deux idées qui ne se ressemblent pas et que l’on met « en couple » grâce à un outil comparatif. Vous avez le comparant et le comparé. Entre eux, le lien qui les unit.

Je vous propose deux exercices :

1) trouvez 3 comparaisons dans un livre. Recopiez-les en y mentionnant le titre du livre et le nom de l’auteur

2) écrivez un court texte en y mentionnant 3 comparaisons originales

Voici une liste d’outils de comparaison pour vous aider :

  • Comme
  • Tel que
  • Pareil à
  • Semblable à
  • Ressemble à
  • Avoir l’air
  • Plus … que, moins … que, autant … que

Dans le livre que je lis actuellement (Le parfum de l’impératrice, de Leslie Tanguy), il y en a autant que de pépins dans un melon.

Dans la longue rue principale, les voyageurs se dispersèrent comme les aigrettes volatiles d’un pissenlit.

L’odeur âcre  et persistante manqua de faire tousser Nimué et lui brûla la gorge comme un caramel trop cuit.

(…) était un bon bougre, mais il avait la cervelle poreuse comme une éponge.

L’on partagera nos trouvailles à la fin du mois de septembre.

Hercule Poirot dirait : Faites travailler vos petites cellules grises comme si vous étiez dans un roman d’Agatha Christie.

Ne soyez pas avare d’imagination comme Picsou l’est avec son argent !

Chacun son style : mon chat Orion est aussi souple qu’un spaghetti bien cuit. J’aurais pu le comparer à une anguille, mais il l’a déjà mangée !

Le Parc de Hauster, à Chaudfontaine

Ce matin, pour mon anniversaire, je me suis offert une balade en solitaire :-)

Depuis la maison, j’ai marché, marché, marché, pour arriver jusqu’au parc de Hauster, situé à Chaudfontaine, Liège, Belgique. Je n’ai pas pris le même chemin à l’aller qu’au retour. Il faut savoir varier les plaisirs. Et quelle bonne idée j’ai eu de faire ce détour ! J’ai fais de chouettes rencontres ornitho. Clic-clac, des photos.

J’avais aussi envie de poésie. Courte poésie. 5 – 7 – 5 syllabes. Cela nous vient du Japon. Des haïkus. Oui, dès le réveil, les mots ont chantés dans ma tête. Dès le réveil, j’ai ouvert mes oreilles, d’abord, et puis mes yeux. Quand je me réveille, il fait encore noir. Noir d’encre. Encre nuit. Le soleil n’est pas encore levé.


Croissant de lune
Chant d’un oiseau nocturne
Une chouette

Chante la chouette
Au petit matin d’été
Happy bird day

Le dix septembre
Là une chauve-souris
Croissant de lune

La chauve-souris
Passe devant la lune
Déjà elle s’en va


Au parc de Hauster
Un héron entre deux ponts
Les pattes dans l’eau

Sur le chemin
À côté de la rivière
Un merle noir

Au-dessus de l’eau
Le rire caractéristique
Du pic-vert raisonne


Le soleil se lève
Colore d’un rayon pourpre
Le héron cendré


Un cri craquant
Le héron s’envole
Il le fait savoir


La mouette rieuse
Atterrit sur une pierre
Dans la rivière


Poignard délicat
Qui farfouille dans les plumes
Toilette du héron


Tac-tac je l’entends
Le martellement de son bec
Pic où es-tu ?

Tout petit oiseau
Minuscule boule de plumes
Un des deux pouillots

Un petit pouillot
Perché au-dessus de l’eau
Virevolte

Petite araignée
Sur la barrière en bois
Est rouge sang


Au petit matin
Moment de la toilette
Pour la mouette


C’est au bord de l’eau
Que je vois le plus d’oiseaux
Prendre la pause


Grappe de cormorans
Se repose tranquillement
Au bord de l’eau


Pour clore cette balade d’anniversaire, rien que pour le plaisir des yeux, une grappe de photos avec les mouvements de l’eau et les oiseaux. J’aime entendre ce bruit de l’eau qui chute, des remous, une chanson douce à mes oreilles, une musique relaxante.

Nouvelle activité : bénévole dans une librairie naturaliste

Formule magique pour trouver un peu de bonheur :

  • Choisissez une ou deux activité(s) que vous aimez bien faire et qui vous procure un moment de bien-être quand vous la faites
  • Dégagez un peu de temps dans votre planning pour pouvoir consacrer quelques heures par semaine à ce nouveau petit bonheur
  • Si vous éprouvez des difficultés à « mettre la main à la pâte » tout(e) seul(e), cherchez un endroit où vous pourriez vous rendre utile
  • Proposez quelques heures de bénévolat, une fois par semaine, au lieu élu : association, entreprise privée ou publique, ami(e), famille, etc.
  • Plongez dans cette activité, sans penser à autre chose qu’à être là, dans cet endroit, à faire ce que vous aimez
  • Oubliez vos tracas et autres problèmes, juste durant cet instant, durant ces trois ou quatre heures auxquelles vous vous consacrez pleinement
  • Profitez de l’instant présent, ne prenez que ce que vous aimez, ne faites que ce que vous voulez

Cette recette fonctionne pour moi. J’espère qu’elle sera bénéfique à d’autres :-)

Depuis peu, je fais du bénévolat dans une librairie spécialisée de ma région : Regards Nature, une librairie naturaliste basée à Liège.

Pourquoi elle ? J’aime les livres. J’aime la nature. J’aime apprendre. C’est grâce à ma formation d’assistante bibliothécaire que j’ai eu cette idée. A la recherche d’un stage, j’ai réalisé que ce que j’aimais dans cette formation, c’était principalement les animations que l’on pouvait y faire. Et les livres bien sûr. Mais pas tout le reste : les règlements, lois et décrets qui régissent une bibliothèque publique, leurs classements spécifiques et complexes et autres obligations administratives. Cela ne m’intéresse pas. Même si je sais que dans toute formation, tout travail, il y a des tâches et des apprentissages qu’on aime moins, ici, dans le cas de ce loisir, je n’ai pas envie de me mettre cette pression, tout à fait inutile pour moi.

Me voilà donc à offrir 4 heures de mon temps, 4 heures par semaine, à cette librairie unique dans ma région. C’est une petite librairie, mais qui a un vaste choix de titres dans tous les thèmes de la nature. Principalement en français, ils proposent aussi des ouvrages en néerlandais et en anglais. Et l’on peut passer commande facilement, ils ont divers fournisseurs (certains un peu lents, mais tout vient à point à qui sait attendre, n’est-ce pas ?). Elle n’est ouverte au public que 4 après-midi/semaine, mais elle est également accessible sur rendez-vous.

Elle a de nombreuses qualités, certains défauts. Comme toute boutique, comme toute petite asbl, très petite entreprise. Ce que j’aime là-bas, c’est que je suis sûre de ne pas m’y ennuyer et d’apprendre un tas de choses. Ce que j’aime là-bas, c’est que je m’y sens bien et que je prends plaisir à être là. Ce que j’aime là-bas, c’est que c’est petit, un peu comme dans un cocon, avec une chouette ambiance, dans un cadre verdoyant et très agréable (parc Botanique). Ce que j’aime là-bas, c’est que je me rends utile, qu’il y a déjà un tas de choses auxquelles je pense où mon aide sera appréciée. Je pourrai même, un peu plus tard, y développer des animations !

C’est dans cette librairie que j’avais autrefois déposé plusieurs de mes livres. C’était il y a 4 ou 5 ans, avant le Covid ! Je sais que je peux dors-et-déjà penser à y laisser un petit stock de mon dernier livre « La petite fille du Togo » :-) Elle n’est pas belle la vie ?

Le truc qui me tracasse un peu, c’est que je risque de dépenser beaucoup ! Mon budget livre va être sérieusement impacté; pour preuve, le résultat de mon deuxième jour chez eux :

Faire ses propres carnets créatifs ? C’est possible chez Double-Page, à Redu !

Oui, j’ai des défauts, comme tout le monde. Je les assume :-) En plus d’être signopaginophile (qui aime collectionner les marques-pages), j’aime collectionner les carnets et cahiers : carnets d’écriture, carnets de dessin, carnets photos, etc. Et si j’aime en acheter, en dénicher dans des brocantes, dans des bouquineries, j’apprécie aussi en faire. Les fabriquer de mes petites mains, les voir grandir, évoluer, sourire à leurs petits défauts, car je ne suis pas parfaite, je suis distraite, je suis impatiente. Les décorer, les relier, les découper, les coller.

À l’atelier Double-Page, à Redu, en trois ans, j’en suis à mon huitième carnet ! (je triche un peu, car en un seul atelier, j’ai pu en faire 4 petits). Et même plus, car lors de mon dernier « stage » fin de ce mois, j’ai pu en faire 3 ainsi que leur petite boîte de rangement. Une boîte ! J’adore les boîtes. Je ne vous l’avais pas encore dit ? Eh bien, maintenant, si :-)

Quelques photos rien que pour le plaisir des yeux. Je n’ai pas encore choisi ce que j’allais bien pouvoir y mettre dedans.

Dans ce précédent article, vous pourrez découvrir quels autres carnets j’ai déjà remplis. Entre-temps, bien sûr que j’en ai déjà remplis d’autres, mais le temps me manque pour faire tout ce que j’aimerais faire avec ces magnifiques carnets.