Autolouange, acte I, scène I
Le weekend dernier, j’ai rencontré Jacqueline sur le lieu de mon stage (La Maison Liégeoise de l’Environnement avec la librairie Regards Nature). Jacqueline est une personne lumineuse qui m’a parlé d’un style d’écriture que je ne connaissais pas : l’écriture d’autolouange.
Ayant reçu une réponse négative à un entretien qui s’était pourtant bien passé, j’ai eu envie d’essayer cette technique pour transformer la déception en célébration, et continuer sur le chemin avec le sourire.
Voici comment j’ai utilisé ce style pour me relever.
On m’avait dit que le secteur social ou de la santé pouvait être un terreau de collaboration et d’humanité. J’y ai cru. J’avais onze ans d’expérience spécifique dans ce type d’ASBL, une connaissance interne de leurs mécanismes, et une lettre de recommandation exceptionnellement élogieuse d’anciens employeurs du secteur (même 2 lettres !). Le timing semblait parfait : une ASBL cherchant quelqu’un de disponible immédiatement, et moi, prête à sauter sur l’opportunité.
Et puis, hier midi, le verdict est tombé : quelqu’un d’autre a été choisi.
Si je devais résumer ma candidature en une phrase : j’étais la candidate parfaite, et c’est un échec du système de ne pas l’avoir reconnue.
J’avais, pour eux, un profil opérationnel dès le premier jour, une connaissance fine de leur terrain et de leurs projets, une disponibilité totale, une lettre de recommandation à faire rougir n’importe quelle RH, et un trajet de 20 minutes à vélo, soit zéro retard en perspective.
Le monde du travail est un lieu étrange où la compétence cède parfois la place à des critères obscurs, ou à la chance. Mais je ne vais pas m’apitoyer. Je vais célébrer ma propre valeur. Je suis la preuve vivante qu’une ASBL peut manquer une perle rare. Le fait qu’ils aient choisi quelqu’un d’autre ne diminue en rien ma valeur, elle la confirme. Je sais désormais que je suis une option « premium » qu’ils ont eu le tort de ne pas voir. Je ne suis pas une candidate « écartée ». Je suis une candidate en attente du bon choix. Et le bon choix, c’est moi.
Ce que je retiens d’extraordinaire dans tout ça, c’est qu’écrire ces mots, me célébrer moi-même sans retenue, fait fondre mes frustrations et ma culpabilité comme neige au soleil. Preuve, s’il en fallait (pour moi), que quelque chose de plus beau encore m’attend ailleurs.
Merci infiniment à Jacqueline Van Kerkhoven, cette belle rencontre lumineuse, d’être venue vers moi samedi dernier et de m’avoir offert cette technique qui tient presque de la magie.
Certaines rencontres arrivent exactement au bon moment.


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