Après avoir longuement hésité et changé trois fois de sujet, je crois que j’ai enfin trouvé : je vais me lancer dans une fanfiction.

Une fanfiction, d’abord, c’est quoi ? C’est écrire à partir d’une série qui existe déjà : BD, manga, roman, série TV. On peut choisir un personnage secondaire, imaginer l’enfance du héros principal, inventer un nouveau personnage dans l’histoire, changer d’époque, changer de lieu, ou même mélanger des personnages venus d’univers différents.

Ce n’est pas la première fois que je m’y essaie. J’avais déjà écrit une fanfiction avant de savoir que ça s’appelait ainsi, avec Fanchie. J’en parlais déjà sur mon blog à une autre époque (clic). J’ai également écrit des adaptations à ces bandes dessinées Bob et Bobette. J’avais adoré retrouver ces personnages qui me ramènent instantanément à mon enfance.

Aujourd’hui, j’ai envie d’inventer de nouvelles aventures aux Schtroumpfs. Vous savez, ces petits lutins bleus, pas plus hauts que trois pommes, qui parlent une langue un peu bizarre.

Pourquoi ces petits héros-là ? D’abord parce que je suis nostalgique. Eux aussi font partie de mon enfance, ils m’ont accompagnée tout au long de mon adolescence, et ils sont encore là aujourd’hui. Le papa des Schtroumpfs est décédé à la même époque (à deux années près) que celui de Bob et Bobette, en 1992. Mais les petits lutins bleus, eux, n’ont pas changé, même si c’est aujourd’hui le fils de Peyo, entouré de ses fidèles collaborateurs, qui les fait vivre. Il y a même, à présent, le Village des filles, qui a sa propre série. Mais ce sont toujours les mêmes personnages qui évoluent depuis les années 60.

Les Schtroumpfs doivent leur nom à un mot inventé par Peyo, un jour où, à table, ne trouvant plus le mot pour désigner le sel, il a lancé : « passe-moi un peu le schtroumpf ». Ces petites créatures bleues sont nées, au départ, dans la BD Johan et Pirlouit, autour d’une flûte enchantée à six trous, fabriquée par ce peuple pacifiste.

Ce que j’aime dans cette bande dessinée ? les petits lutins bleus sont sympas. Ils vivent en collaboration, sans argent (ce n’est pas faute d’avoir essayé, voir l’album « Le Schtroumpf financier »), chacun ayant un rôle bien précis dans la vie au village. Ils sont aussi proches de la nature, ils aiment les animaux, et même un peu magiciens grâce au Grand Schtroumpf. Ils s’entraident toujours, travaillent et jouent ensemble. Aussi, grâce à leur rôle individuel, ils arrivent toujours à gagner contre le vilain Gargamel, leur ennemi juré N°1. Même Schtroumpf Grognon ou Schtroumpf Paresseux sont aimés, inclus dans cette grande famille. Et oui, même l’enquiquineur de service est apprécié, n’est-ce pas Schtroumpf à Lunettes ?

Alors oui, il y a quelques bizarreries. Mais s’il n’y en avait pas, ce serait sans doute moins drôle, non ? Je pense à leur façon de vivre : chacun a sa propre maison champignon. Aucun couple, aucune famille dans le sens que l’on connaît. Dans ce village, ils sont une centaine de … garçons pour une seule fille : la Schtroumpfette. Celle-ci se sent si bien intégrée qu’elle ne pense pas à faire sa vie ailleurs, ni à rejoindre le Village des Filles. Et puis il y a cette moyenne d’âge, autour des 120 ou 130 ans, sauf pour le Grand Schtroumpfs qui a soufflé, lui, ses quelques 500 bougies. C’est un monde imaginaire qui me plaît, même si leur pays s’appelle le Pays Maudit.

Alors moi, je vais un peu bousculer certaines réalités fictionnelles en faisant intervenir un nouveau Schtroumpf. Il sera différent des autres : il aura été « apprivoisé » par une humaine, pendant des soins qui ont duré vingt ou trente ans. Il souffre d’amnésie, mais un jour de grande canicule, il décide de quitter son refuge pour explorer les environs, et vérifier s’il existe vraiment d’autres Schtroumpfs quelque part. Là, il va retrouver…

La suite n’est pas encore écrite. :-) Elle est à peine pensée.

Et vous ? Avez-vous déjà eu envie d’écrire une autre scène, une autre fin, à un livre que vous avez lu, ou à une série que vous avez regardée ?


Quand on aime des personnages, un univers, et qu’on sent la créativité qui nous démange sous les doigts, écrire une fanfiction peut être un très chouette moment de détente et d’évasion. On n’a pas besoin d’être « doué » pour écrire : il suffit de trouver ce qui déclenche l’envie, dans un sujet qu’on aime ou qu’on a envie de partager. L’écriture est accessible à tous, et elle ne coûte pas grand-chose, si ce n’est du temps. Et le temps, chez les Schtroumpfs, ce n’est pas de l’argent. Alors, cool et zen, on prend le temps de se poser, pour écrire et inventer un monde.

Ce que j’aime surtout, quand j’écris, que ce soit des œuvres originales ou des fanfictions, c’est que je peux aussi écrire sur moi, sur soi sur des faits réels, sur des personnages qu’on connaît, en les intégrant dans cet univers particulier. J’adore écrire sur ce que je connais, sur ce que j’aime, sur ce qui me fait vibrer. C’est ainsi que je peux vivre plusieurs vies, voyager pour trois fois rien, et vivre mille et une aventures palpitantes.

Alors, pour en revenir à cette fanfiction qui vient tout juste de naître, il est naturel pour moi d’écrire sur les animaux, sur le vivant, sur le soin du monde, autour de moi. Et ça tombe bien puisque ces petits lutins bleus sont des êtres aussi sensibles que moi ;-)

Puzzle de 1000 pièces


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