Un petit texte connu pour certains, nouveau pour d’autres.
Bonne lecture.
Trois petits lutins ont atterri dans un pays qui leur est encore inconnu. Dès les premiers instants, quelque chose leur fit peur. Leurs sensibilités accrues leur permirent d’entendre un cœur qui bat très fort. Après une rapide évaluation, ils estimèrent tous trois que le cœur devait peser au moins dix kilos !
– Mais quelle bête peut avoir un cœur pareil ? questionna le premier
– Tu crois qu’un renne peut vivre dans une telle chaleur ? Lui répondit le second lutin.
Le troisième lutin ne parla pas. Il devient tout à coup pâle comme de la neige. Rigide comme une statue, il pointa un doigt vers le ciel ou plutôt vers la cime d’un arbre. Tout en haut, des feuilles avaient été mâchouillées. Au même instant, ce lutin eut une vision qui le glaça.
– 40 centimètres, parvient-il à balbutier à l’intention de ses compagnons.
– 40 centimètres ?! Tu crois que c’est la taille de cet animal qui doit peser pas loin de 1000 kilos ? Tu plaisantes, j’espère ?
– Non, 40 centimètres, c’est la hauteur d’une de ses vertèbres ! Lâcha-t-il soudain.
Et le troisième lutin tomba à la renverse à l’annonce de cette vision.
– Un dinosaure ? Je ne vois que ça avec les éléments que nous avons en notre possession. Mais ils n’existent plus, nous a-t-on assurés ! Nous aurait-on menti ?
Soudain, une masse énorme se déplaça rapidement. Hauts de leurs cinquante centimètres, les lutins paniquèrent quand la silhouette qu’ils n’arrivaient pas à identifier fonçait droit sur eux.
Le plus courageux des trois petits lutins, celui qui avait supposé avoir affaire à un dinosaure, cola son oreille sur la terre sèche et aride.
– 30 kilomètres par heure ! et je devine qu’il peut encore aller plus vite ! Mais qu’est-ce donc pour une créature ?
– Je ne veux pas le savoir, dis le second. Courons nous cacher, nous mettre à l’abri.
Mais le troisième, le plus peureux, mais aussi celui avec le plus de pouvoir, projeta devant eux une image de l’animal qu’il pensait deviner. L’image grandit, grandit à tel point, qu’elle leur donna le tournis à tous les trois.
Pendant qu’ils dévisageaient cette apparition, la bête s’approcha d’eux, à pas de velours. Une ombre de 6 mètres les avala et une langue aussi grande qu’eux sortit de la bouche de l’animal.
Même les genoux du plus courageux se mirent à trembler et à cogner l’un contre l’autre.
Les mains sur les yeux, ils n’avaient plus que les oreilles pour entendre la peur.
– Ah vous voilà enfin ! Dis une voix perchée haut dans les arbres.
Cette voix, il la reconnaîtrait entre mille. Ils n’avaient même pas besoin de se retourner pour avoir la confirmation qu’il s’agissait bien là de l’esprit qui les avait appelés ici.
Sans savoir où était cet esprit qui était aussi leur amie, ils articulèrent une phrase de soulagement : « Ah ! Sophie, c’est toi. Tu viens à point. »
Et au moment où ils enlevèrent les mains de leurs yeux et levèrent la tête pour la saluer, ils virent que l’apparition avait pris vie et que la créature leur parlait. Tous trois s’évanouirent.
– Je n’aurais sans doute pas dû prendre l’apparence de la girafe, mais c’est tellement plus pratique pour trouver ces petits lutins, dit Sophie, l’esprit.
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une girafe pour une amie et un dinosaure pour mon fils… les deux réunis dans une seule histoire ha ha bonne journée
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je me suis bien amusée à écrire cette petite histoire… au départ pour une amie qui adore les girafes. Bonne journée. bises
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encore une belle histoire
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elle est bien coquine, Sophie la girafe !
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Extra Sophie la girafe-dinosaure :-) très bien amenée la chute :-)
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