Vivre en harmonie dans le silence, et en mouvements

Voici un voyage. Un voyage imaginaire.
Une histoire. Une histoire dans ma tête.


Ils dansent tout en haut.
Ils se déhanchent, en silence.
Tout en lenteur, tout en langueur.
Et en silence.
Doucement, ils se penchent.
Avec leurs branches, ils tanguent.
En silence.
Ils sont longs, ils sont fins, ils sont hauts. Souples, ils bougent avec le vent silencieux. C’est mystérieux. C’est langoureux. C’est merveilleux.

Hier midi, durant la pause, il pleuvait. Légèrement. Prendre l’air frais, même sous cette fine pluie, était nécessaire.
En silence.
Marcher, respirer. Marcher, m’aérer. Marcher, souffler.
Me poser, sans prendre la pause. Pas après pas, changer de décor, changer d’horizon. Regarder loin, regarder haut.
En silence.

Aucun oiseau. Aucun chant. Aucun mouvement. Sauf un. Un cri, toujours le même, de cette bruyante corneille. Celle-là, elle fait du zèle. Elle excelle. Avec son bec, avec ses ailes. Elle brise le silence. Ça doit être son métier. Ici dans ce bois, entouré de constructions, de routes, de brouhaha.
Un oiseau noir, ou deux, ou plein, ou plus, qui passent malgré tout inaperçus. C’est l’intelligence, c’est l’adaptation, c’est le jeu, c’est une partie de la vie vibrante et… bruyante. On ne la voit plus, on ne l’entend plus. Alors, dans le silence, elle crie. Elle nous rappelle qu’elle, elle est toujours là. Non, je ne suis pas seule, même dans le brouillard épais de la veille. Jamais.
Elle, elle est là. Elle, ces compagnes et comparses colorés, ceux qui savent chanter, ceux qui savent voler, ceux qui connaissent la vie, en silence ou en bruits. En silence et en cris.

Je l’entends. Je la devine.
Je les aperçois malgré moi. Alors, je lève la tête et je la vois. Mais non, elle se joue de moi. C’est lui, c’est eux que je vois. La cime de tous ces arbres fins, bouger, lentement, presque sans bruit, c’est à peine si je sens le vent sur mon visage… Et pourtant, les arbres, souples, fins, dansent sans fin…

Aujourd’hui, le végétal a piqué la vedette à l’animal.
Demain, est un autre jour.

Corneille qui crie.
Corneille qui vole.
Dans le brouillard, elle est toujours noire, même dans le ciel gris.

En image de couverture, un arbre plein, un arbre vert, un arbre coloré. Sur fond de ciel d’été, bleu et blanc. Parce qu’avec tout ce gris du brouillard, tout ce gris du ciel chargé, tout ce noir qui absorbe les couleurs gaies, eh bien, je rêve de couleurs, de rêve de feuilles bien vertes, de ciel bien bleu :-)

Si vous voulez voir les arbres qui sont la vedette dans ce petit texte, je vous invite à aller lire mon article paru lundi soir.