Un petit pépin qui a bien poussé

Il y a quelques semaines, je découvrais le sympathique concours d’écriture « Pépin d’Esneux », initié par le CCPL (Conseil Consultatif pour la Promotion de la Lecture) d’Esneux-Tilff.

Qu’est-ce qu’un pépin ?

Un pépin est une courte histoire. Une très courte histoire, maximum 400 caractères avec titre et espaces inclus !

Cette année, le thème était l’eau, « haut », « ô », « oh ! », etc.

J’ai donc écrit un pépin. Puis deux. Puis trois. Et pour finir, quatre. Il n’y avait pas de limite quant au nombre de pépins à envoyer.

Fin novembre, j’apprenais que l’un de mes pépins avait tapé dans l’œil du jury. Il a poussé son petit bonhomme de chemin et a été lu et apprécié par les membres du jury. Sur près de cinquante pépins, il s’est fait remarquer. Bravo petit pépin. Petit pépin deviendra-t-il grand ?

Il a été proposé en lecture à tous les participants. Il n’a plus fait de son nez et n’a pas été choisi pour recevoir un prix (chèques lecture). Mais le jury a tenu à ce qu’il soit déclamé en public. Oh ! Chique !

Je soupçonne que tous les pépins aient été déclamés à voix haute. Hélas, je n’ai pas eu l’occasion de l’entendre vivre de la voix d’une des personnes qui lisait les textes. Je suis en effet arrivée un peu après le début des festivités, car ce jour-là, je racontais des contes de Noël à des enfants.

Qu’importe, le voici. Certaines et certains d’entre vous le reconnaîtront peut-être : je suis partie du premier conte que j’ai travaillé à l’oral « Le vautour et l’épervier ». Originaire d’Afrique, par Allassane Sidibé.

Un conte

Un épervier affamé. Un vautour patient. L’épervier imite le vautour. Le vautour plane dans le ciel. L’épervier bat frénétiquement des ailes. Le vautour se pose sur une branche. L’épervier atterrit brusquement à côté. Le vautour attend. L’épervier est impatient. Il vole haut et vite. Le vautour mange l’épervier épuisé. Tout vient à point à qui sait attendre.

Cauchemar en boucle

Je sais que je rêve.

Cauchemar de fatigue. Non-dits nauséeux. Sensation dérangeante.

Je sais que je rêve.

Des images dégueulasses, puisées dans la source de la veille. Décalage, virage, étranges visages non identifiés. Inconnus familiers.

Je sais que je rêve.

Impossibilité d’en sortir. Cercle vicieux. Boucle répétitive. Prisonnière des mots, des maux, d’émotions aiguës, non désirés. Ne pas vouloir continuer, ne pas regarder, ne pas entendre. Ne rien maitriser.

Je sais que je rêve.

Ouvrir les yeux un instant. Reprendre un souffle. Un espoir. Vouloir l’air du présent réel. Y croire. Vraiment, le penser, le rêver. Envie d’une autre suite. Revenir à la vie. Fuir ce délire. Et puis… y replonger.

Je sais que je rêve.

Comme une force obscure. Comme une fièvre qui revient. Halluciner. Pleurer. Crier…

dans un autre univers. Se réveiller en sueurs. Perdue. Paumée. Déséquilibrée. Désaxée. Perturbée.

Je sais que je rêve.

Essayer de comprendre. De décortiquer. D’expliquer. De chercher. De savoir, mais ne pas avoir toutes les réponses. Un flou. Un brouillard. Une brume épaisse de questions pour un nouveau plongeon.

Je sais que je rêve.

Me noyer d’effroi. Suffoquer de terreur. Craindre l’électrocution. Un incendie. Une inondation. Les souvenirs s’emmêlent. Voyage onirique absurde. Personnages impalpables.  Entourage inimaginable.

Je sais que je rêve.

Revenir à la réalité. Le désirer. Oui, très fort le vouloir. À en prier. À en chialer. À en supplier le maître des songes tordus.

Libérée. Enfin les paupières se lèvent. La clarté du jour. La phobie d’être en retard. Réfléchir à une excuse. Bousculer mes habitudes. Me presser. Me hâter. Bousculer mon amoureux. Le voir joyeux. Remarquer une différence. Et puis une autre. Et encore une autre. Bizarreries. Étrangetés répétitives.

Râler. Rouspéter. Pour rien. Pour un rêve. Un cauchemar indéfini. Infini. Infini. Infini.

Je ne savais pas que le rêve était encore là.

Sortez-moi de là.

Vite. Vite. Trop vite. Vertiges. Bateau. Carrousel. Ça tourne. Ça tournoie tout autour de moi. Mais libre. Libre et vivante. Ici et maintenant.

Il fait noir. Il fait sombre. Il fait nuit. Il est 5h.

Tout est normal.

Temps indéterminé. Heure non précisée. Voyage écœurant. Bouleversant. Hallucinant. Terrifiant.

Enfin. Enfin, c’est la fin. La vraie fin. La réelle. Celle que je peux toucher du bout de mon clavier tactile.

J’ai fini de rêver.  Fini de cauchemarder. Fini d’inventer ces histoires de somnambule. Imaginaires. Fausses. Abracadabrantes. Débiles.

Je savais que je rêvais.

Reste à l’écrire. À les écrire.  Ces images. Ces lubies. Ces folies. Pas pour les faire revivre. Non. Pour les vider de leur substance. Pour les coucher sur papier. Noir sur blanc. Les extérioriser pour ne plus en avoir peur. Les faire vivre autrement. Différemment. Sans les nommer. Sans les préciser. Sans leur donner une identité.

Et puis, après, seulement après, les oraliser. En silence d’abord. En lecture privée. Rien que pour moi. Dans un souffle. En chuchotant. En grognant. Les lire, les relire, les dire, les redire. Les raturer. Les écraser. Les effacer.

Quand elles ne sont plus rien, qu’elles n’ont plus silhouette, plus de couleur, plus d’odeur, plus de peur, plus de son, plus de sang, plus de vent… alors seulement, je peux leur rendre la pareille. Je peux les dactylographier, sans reproche. Sans émotion. Sans sentiment. Je copie simplement. Une dernière lecture. Une première réécriture.

Elles connaitront une autre fin. Sans un arrière-goût d’amertume, sans acidité, sans fumée. Juste les publier. Pour les épier. Les guetter. Les espionner. Les pister. Les filer.

Pour qu’elles ne connaissent aucun répit. Qu’elles n’aient plus de souffle. Plus de vie trépidante. Juste une curiosité. Une histoire. Un délire passager. Trois fois rien. Trois fois rien pour vous. Trois fois rien pour moi. Pour mieux oublier. Pour en rigoler. Passer à autre chose.

Inviter à partager. Inviter à tourner la page. Inviter à remercier.

Je savais que je rêvais.

Aurevoir janvier, bonjour février

Ce mois de janvier, je ne l’ai pas vu passer !

L’énergie, c’est comme l’humeur, parfois elle est bien haute, lumineuse et belle, parfois, il vaut mieux passer son chemin et ne pas l’attendre ou espérer qu’elle revienne. Elle finit toujours par revenir…

Tout vient à point à qui sait penser à autre chose  :-)

Il ne faut pas croire que quand je ne publie rien sur le blog, je ne fais rien chez moi.

J’ai été à deux doigts de supprimer ecrimagine. Car cela me demande beaucoup de temps, et de connexion à Internet, aux écrans… et je suis dans un passage où j’ai envie de limiter ces dépendances.

Alors, en attendant, je me suis amusée à découper et coller des mots et des images. Comme ça, sur une page blanche…

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J’ai d’abord fait des trucs à ma manière, après avoir lu un chouette livre, pour mes envies de réalisations pour 2020, comme ça, au petit matin, dans le silence de la maison encore endormie.

Puis, j’ai trouvé le livre de Josette Carpentier. Et j’y ai trouvé une certaine liberté, des idées et j’ai continué.

Ensuite, j’ai lu des articles intéressants dans diverses revues comme « Flow » et « Happinez« . Et j’ai décidé de ne pas supprimer ecrimagine. Et j’ai décidé de ne pas me mettre la pression. De faire ce que j’ai envie, quand j’en ai envie. Et d’y aller à mon rythme, sans pression, sans résultats attendus si ce n’est juste le bonheur de me faire plaisir.

Et j’ai lu. Beaucoup.* (1)

Enfin, entre divers moments, j’ai rangé ma maison. J’ai donné des affaires. Un peu, beaucoup ! J’ai fait le tri, j’ai jeté, j’ai recyclé, j’ai fait plaisir. Et même si ça ne se voit pas, en moi, dedans, je me sens plus légère. Pas de beaucoup, mais ça me suffit pour le moment.

J’ai revu une amie : Sandrine. On a parlé, un peu, beaucoup, énormément. Elle m’a écouté, un peu, beaucoup, énormément. Par un soin énergétique, j’ai lâché-prise, je me suis « abandonnée », je n’ai pas pensé une seule fois à l’heure. J’étais bien. Sereine. Apaisée. En confiance. Le trajet du retour a été sans stress, sans crainte, sans peur ! Le bonheur !

Vicky sep2019

Durant ce premier mois de janvier, notre vieille chatte Vicky (15 et demi) a failli ne plus être des nôtres. Mais j’ai su écouter les signes du destin : une violente migraine subite m’a fait comprendre que ce n’était pas son heure. Elle passait juste un mauvais moment, mais ça allait aller mieux après. Et de fait. Elle est toujours là parmi nous, sans souffrance, avec un appétit fluctuant et une langue bien pendue. Elle bavarde beaucoup plus qu’avant, sans doute a-t-elle réalisé qu’elle devait faire quelque chose si elle voulait qu’on la comprenne et qu’on l’écoute un peu plus…

Son vétérinaire a aussi été à mon écoute : merci Daniel !

En janvier, j’ai aussi participé à des ateliers d’écriture : Laurent et Jacqueline.

En janvier, j’ai aussi décidé de développer mon activité bénévole de lecture aux tout-petits.

En janvier, j’ai fait l’école à la maison pour mes enfants durant toute une journée (suite à une grève des transports publics chez moi). Et j’ai adoré. Et mes enfants aussi ont apprécié, même si ma grande est tout à fait autonome…

Enfin, dans les derniers jours de janvier, j’ai fait connaissance d’une personne adorable. En parlant avec elle, j’ai eu envie de continuer sur cette voie que je me trace tout doucement, la mienne, qui est belle et que j’ai envie de partager avec des gens comme cette dame. Merci d’être venue vers moi ! Et merci à Chantal, conteuse, souffleuse de rêves d’être là et d’être notre amie, notre formatrice, notre confidente :-)

Janvier, c’est terminé.

Aujourd’hui, commence février.

Pas de projets arrêtés et décidés. Juste des envies à partager.

En février, j’ai corrigé mon recueil (merci Pascale, sans toi, cela aurait été autrement plus difficile et long). Normalement, je devrais pouvoir envoyer le fichier définitif à Atramenta courant ce mois. L’association qui va pouvoir bénéficier du produit de la vente de ce livre sera liégeoise, elle aide les enfants hospitalisés. Plus de détails dans un prochain article.

En février, j’ai eu l’idée du prochain projet de livre. Un recueil de photos et de poèmes (Haïkus) de trois générations : ma maman, moi et ma fille. Ce n’est que l’ébauche d’une idée, tout doit encore être discuté, imaginé, travaillé, examiné. Mais on a le temps… je vous parlerai bientôt d’un livre que j’ai découvert et qui est tout simplement merveilleux dans ce domaine.

En février, je vais jouer sur un gros travail scolaire de mon fils. En lien avec un livre et la lecture ! Prochain article également à découvrir tout bientôt.

En février, je vais aussi vous parler de mon activité bénévole en développement.

Février ne fait que commencer et pourtant il est déjà rempli de belles promesses d’amusement.

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* (1) mes livres de fiction lus dernièrement. Lus et appréciés, un peu, beaucoup, passionnément :

  • Trilogie BD : Yin le dragon, de Marazano et Xu Yao, éditions Rue de Sèvres
  • BD, tomes 1 et 2 : Léonid, les aventures d’un chat, de Brémaud et Turconi, éditions Soleil
  • Manga : Magus of the Library, de Mitsu Izumi, éditions Kioon Kizuna
  • Les ombres de Brocéliandes, de Lynda Guillemaud. Lu en numérique. (montage mots, images et coloriage après lecture de ce livre)
  • Au petit bonheur la chance + Minute papillon, de Aurélie Valognes, éditions Le livre de poche
  • Ne vous disputez jamais avec un spectre, de Gudule (emprunt bibliothèque)
  • Firmin, autobiographie d’un grignoteur de livres, de Sam Savage, éditions Babel
  • Contes merveilleux chinois, de Hsou Lien-Tuan et Simone Greslebin, éditions La petite ourse Lausanne (emprunt bibliothèque)
Tous les montages de mots et d’images proviennent des revues que j’ai chez moi, un petit mélange de revues zen, bien-être, relaxation.

L’écriture et les chats

En peu de temps, j’ai reçu plusieurs signes qui me poussent à croire que mon prochain projet d’écriture sera consacré… aux chats !

D’abord bien sûr, l’état de santé de ma petite Chouna qui me préoccupe et qui me fait penser que depuis que j’ai un appareil photo numérique, c’est-à-dire depuis que je l’ai adoptée (13 ans), je n’ai plus consacré un album à mes chats !! Certes, ils se retrouvent dans les albums photos des enfants que je fais imprimer une fois par an environ, mais ce n’est pas la même chose. Je dois avoir des centaines de photos d’eux, mais toutes dorment dans mon ordinateur ou dans mon téléphone !

Ensuite, sur une durée très courte, j’ai appris la prochaine ouverture de non pas un, mais de deux bars à chats, et ce, dans ma région !

2 mecs et des chats

Merlix – the cats café

L’idée commune à ces 2 projets : proposer un endroit convivial où les gens pourront se reposer, se relaxer, boire une tasse de café/thé/chocolat le tout en compagnie de chats. Mais il ne s’agit pas de n’importe quels chats puisque ceux-ci proviendront d’une SPA et seront proposés à l’adoption selon des règles très strictes. L’un d’eux (chatman – 2 mecs et des chats) a le soutien et l’aide de l’association Poils et Moustaches pour la procédure « adoption ».

Enfin, cette semaine, je rencontre dans le bus une voisine âgée qui a élu domicile – avec son époux – dans la Résidence Services près de chez moi. Sur le trajet, elle me redit combien elle a apprécié mes livres (lus cet été) et me demande quand sort le prochain ? C’est la première fois qu’une « inconnue » m’encourage d’une telle façon dans mon passe-temps qu’est l’écriture créative. Elle me parle alors des chats et des chiens du quartier et me dit qu’elle aimerait bien que j’écrive un recueil sur les chats !

Alors, oui, je veux bien, ça me tente pas mal, car je n’ai pas souvent écrit de fiction sur les chats, alors que j’aime ces félins ! Que dis-je ? Je les adore ! Je ne sais pas encore de quoi sera composé ce projet : nouvelles, roman, documentaire ? Connaissant mon style d’écriture, je serais plutôt tentée pour un recueil de nouvelles. Avec toujours le même procédé : reverser la récolte des ventes à une association s’occupant de chats bien sûr !

J’aimerais tant retrouver un atelier d’écriture sympa et pas trop cher près de chez moi. J’ai besoin de l’énergie d’un(e) animateur(trice) pour écrire régulièrement et correctement, l’ambiance d’un groupe est aussi important, l’univers des uns et des autres est toujours enrichissant et intéressant. J’ai beaucoup de mal à avancer dans mon cours de rédaction créative, car seule, chez moi, je ne démarre plus au quart de tour…

Alors, en attendant de le trouver, je fais un petit tour dans ma bibliothèque, car cha me parle ;-)

Merci à Babelio et à tous ses lecteurs/rédacteurs de fiches et de chroniques de lectures ;-)

Rédaction créative, mythe, escargot

Tout est dans le titre :-) Je suis occupée à corriger mon premier texte et ma première nouvelle écrite dans le cadre de mon cours de rédaction créative (CFD).

Le thème : un mythe. Aucune autre contrainte. Je me suis fixée moi-même un objectif supplémentaire : il doit y avoir un animal comme personnage principal.

Après une première lecture, avis et conseils d’un ami, j’ai envoyé le texte à ma professeure : Mahalia De Smedt. Suite à son retour, je retravaille tout cela et je vais tâcher de dessiner mon héros afin de donner plus de poids et de détails à mon histoire.

Une bonne nouvelle : je suis bien dans le thème, ouf ! Je pensais avoir glissé à côté…

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Images de Pixabay, c’est super, c’est libre et gratuit ! Merci Pixabay ;-)

 

 

 

Où trouver l’inspiration pour écrire ?

Fiston, 8 ans, a la bonne idée de présenter mon petit livre « Faire pousser des oiseaux » en classe. Il est adorable (mon fils, hein, mais mon livre aussi hihi)

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J’en profite pour le relire entièrement, pour mieux « coller » la suite que je corrige (oui oui, ça ne fait que 4 ou 5 pages à l’ordinateur et il me faut des jours pour corriger, je n’ai pas l’habitude de me relire, comme vous le savez maintenant:-)  ) et que je pourrai bientôt vous proposer en téléchargement libre et lecture complète sur Atramenta : la clé du bonheur. (avec une superbe couverture imaginée par ma maman grâce à son talent et à celui de La Ninette qui a illustré Faire pousser des oiseaux)

A relire mon livre, écrit depuis un atelier d’écriture avec Evelyne Wilwerth en 2011-2012, je suis étonnée de lire certains passages, mais où est-ce que j’ai bien pu trouver l’inspiration ?

Le thème était « tout un bazar », avec bien sûr, à chaque rencontre avec Evelyne, une contrainte à respecter pour pouvoir poursuivre l’écriture de notre nouvelle. C’est grâce à elle, grâce à ces rencontres, à ces contraintes que mon histoire tient la route, qu’il y a un fil rouge, qu’il y a des onomatopées, des retournements de situations, etc.

Dans les coulisses de l’histoire :

  • La relation difficile, conflictuelle mais néanmoins d’amitié qui se tisse entre la fée et son voisin = l’entente entre mes enfants
  • le surnom du voisin en Monsieur Boudin = vient de ma fille âgée de 6 ans qui ne cessait de bouder quand on le lui faisait une remarque
  • le titre et le fond de l’histoire = un article paru sur le blog d’Emma (clic) où l’on voyait son petit-fils planter une plume pour… faire pousser des oiseaux :-)
  • Iris qui a peur du coin noir où se cache Mr Boudin = une de mes peurs d’enfance
  • Les petites phrases qu’Iris chantonne quand elle est gaie et qu’elle plante ses plumes = inspiré par Carla Bianca, la petite chouette d’un livre de la série « Bientôt je lis, avec Marlène Jobert »
  • Le fait que Mr Boudin devient tout petit et plus clair quand on fait attention à lui = inspiré par le livre « Les dragons ça n’existe pas », de Jack Kent
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  • Les lierres qui n’arrêtent pas de dire des mots gentils à Mr Boudin = inspiré par la fable « Maître Corbeau » de La Fontaine
  • Les graines de gros mots plantés par Mr Boudin = inspiré par « La ballade de Cornebique », de Jean-Claude Mourlevat
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  • La réplique : « Aujourd’hui, je mangerais bien un soleil », est tiré du livre pour enfant « Je mangerais bien un enfant », de Dorothée de Monfreid
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Bon, si je comprends bien, je devrais relire des petits albums illustrés pour enfants si je veux que la suite de cette histoire soit aussi chouette que la première ;-)

Depuis cette année scolaire, septembre 2015, mes enfants lisent tout seul le soir. Mais parfois, je lis encore pour eux, avec eux. Mais ce ne sont plus des albums car ils veulent de plus grandes histoires…

Inspiration ? tu as compris ? tu dois te débrouiller pour trouver d’autres idées, ailleurs !

Mettre les points sur les i

Dans le jardin des écoles volantes, une petite coccinelle apprend à écrire. Comme tout jeune insecte, elle commence par dessiner les lettres de son nom en grand caractère : C O C C I N E L L E.

Rêveuse, elle imagine que les lettres bougent devant elle et dansent sur une musique muette.

C’est bien plus gai d’apprendre à écrire quand on peut jouer avec les lettres. Le C se transforme alors en une capucine, mademoiselle capucine. Le O devient un beau petit oeillet, tout bleu. Deux autres capucines se joignent à la première quand un iris (pour le i) est emporté par le vent. Un nénuphar prend la place du N. Il a du mal à caser ses deux jambes dans la fleur mais la gymnastique qu’il fait pour y parvenir démontre qu’il est bien souple. Deux edelweiss (le E) rougissent lorsqu’elles se retrouvent entourées par deux magnifiques lys (L).

La coccinelle observe tout ce petit monde et rigole doucement pour ne pas se faire remarquer.

Soudain, l’institutrice parle plus fort :

– Mademoiselle la coccinelle, puisque l’écriture en majuscules ne te pose plus de problème, viens donc essayer d’écrire ton nom en lettres minuscules.

L’insecte se réveille et s’envole sur le tableau. Elle trempe le bout de ses six pattes dans la poudre de craie et écrit :

c o c c I N E LL E

– Bien essayé Coccinelle, mais ce n’est pas tout à fait cela, lui répond l’institutrice. Il ne suffit pas d’écrire avec des pattes de mouches, ou de coccinelle en ce qui te concerne, pour réussir l’exercice. Minuscule ne veut pas dire dessiner les lettres majuscules en plus petit.

Le petit insecte rouge à points noir va retrouver sa place.

Dans deux chants de criquets, ce sera la récréation. Elle va pouvoir se dégourdir les ailes et penser à autre chose qu’à écrire les étranges formes qu’on appelle « mots ».

Le temps passe toujours trop vite quand on s’amuse. Et notre coccinelle va avec des ailes de plomb se poser sur son brin d’herbe, dans la dernière rangée, tout au fond de la classe.

La fin de matinée est consacrée aux calculs. Ouf ! Coccinelle préfère ça. Elle aime bien compter.

Tout à coup, mademoiselle l’institutrice annonce qu’elle ramassera les copies avant l’après-midi. Vite, coccinelle se dépêche de tremper le bout de ses pattes une dernière fois et remplit les cases manquantes d’autant de petits points que le demande l’exercice de mathématique.

– Et n’oubliez pas d’inscrire votre nom en haut de la feuille, précise la maîtresse.

– ZUT ! et rezut ! rouspète l’insecte, pourquoi faut-il toujours noter son nom ?

La coccinelle s’applique du mieux qu’elle peut. Tout à coup, une image lui revient en mémoire : le clavier de son ordinateur de jeu.

« Mais oui ! », pense la petite bête. Je vais écrire comme sur l’ordinateur, c’est plus facile.

Et elle écrit donc : c o c c I n e l l e

Le lendemain, coccinelle, fière d’avoir pensé à son clavier, est impatiente de recevoir sa note.

Quand elle reçoit sa copie, elle est à la fois très heureuse et triste. Très heureuse d’avoir une si jolie note, mais triste car elle ne comprend pas pourquoi madame ne lui a mis que 9 / 10, alors qu’elle n’a fait aucune faute dans ses calculs.

L’institutrice attendait sa réaction. Quand Coccinelle lève la patte, elle l’autorise à poser sa question à voix haute :

– Madame, pourquoi est-ce que j’ai neuf et pas dix ? Je n’ai pourtant fait aucune erreur.

– En effet Coccinelle. Tu n’as fait aucune erreur dans l’exercice, mais regardes un peu en haut de ta feuille… Que lis-tu ?

L’insecte voit un gros point rouge au-dessus de son i, sur son prénom. Elle semble ne pas comprendre.

– Tu oublies toujours de mettre les points sur tes i. C’est quand on écrit en majuscules, qu’il ne faut pas mettre de point.

Et le petit insecte demande alors aussitôt :

– Mais maîtresse, pourquoi est-ce que je dois mettre un seul point dans mon prénom alors que sur mon dos, j’en ai sept ?