Écrire d’après 5 mots

6 dés ont été lancés avec l’application « Story Dice ». Deux sont les mêmes. Je prends donc ces cinq mots et j’écris une petite histoire. Sans l’aide de l’IA, of course. Moi, mon imagination et mon histoire.

  • Livre
  • Vélo
  • Marteau
  • Cloche
  • Araignée

Ce matin, je suis allée en vélo jusqu’à la petite librairie de mon quartier. Je cherchais un livre sur les techniques non mortelles pour chasser une araignée de ma maison. Voilà près de dix jours qu’une araignée d’horrible belle taille s’est installée au plafond de mon salon. Elle ne fait pas de bruit, elle ne fait pas de tache ni de dégâts, mais elle est énorme. Grande, ronde, toute noire avec au moins autant d’yeux qu’elle a de pattes, si pas davantage ! Si je ne m’encours plus dès que j’en vois une, il ne faut pas exagérer ! Elle pousse bobone dans les orties, là !

Sur le net, j’ai lu toutes les idées et idioties possibles. Rien ne vaut un bon livre pour me garantir du sérieux de la chose. De la chose, de la chasse.

C’est dans cette petite librairie naturaliste que j’ai trouvé mon bonheur. Trente-six idées pour inviter une araignée à se carapater. C’est le titre du bouquin. Je n’invente rien. Heureusement, ce livre ne parle pas d’écrabouiller ces petites bestioles. Sur le Net, dans un forum, j’ai lu des inepties telles que « tuer une araignée avec un marteau », y en a qui sont complètement timbrés.

Au chapitre sept, il y est fait mention d’une légende qui raconte que les araignées sont sensibles au son d’une cloche d’église de village. Il paraît, c’est la légende qui le dit, qu’au treizième coup de cloche, un jour de pleine lune, que toutes les araignées à six cent soixante-six mètres à la ronde, deviennent folles. Au treizième dong, les bestioles prennent leur huit pattes à leur cou et s’en vont, cahin-caha, trouver refuge dans un trou éloigné de la maison, berceau de leur enfance. Sans prendre leur clic ni leur clac, on ne les voit plus dans ce périmètre.

Je réfléchis bien vite. J’habite dans un village. Il y a bien une église qui sonne toutes les heures du jour. Quand tombe la pleine lune ? Bientôt ? Est-ce que la maison rentre-t-elle dans ce périmètre de 666 mètres ?

Je me demande si je ne vais pas sortir pour mesurer. Histoire d’être sûre.

Prise dans cette idée loufoque et rigolote, je ne pense même pas à « maps Google » qui pourrait me donner la réponse, la distance. Et je ne fais même pas attention que je ne verrai probablement pas la pleine lune en plein jour. Et puis la cloche sonne treize heures en journée, pas la nuit.

Y aurait-il anguille sous roche ?

Écrire un texte avec Story Dice

6 dés, 6 images, 6 mots.

Dans l’ordre d’apparition, de haut en bas, de gauche à droite ou d’abord de gauche à droite et puis de haut en bas.

Court. Bref. Direct. Privilégiez le sens de l’ouïe dans votre histoire.

Cette proposition d’écriture s’autodétruira sur votre simple volonté.

Demain, est un autre jour.

Ne procrastiner pas et … Écrivez 😄

Coup de mou et petit jeu avec Story Dice

Je ne sais pas ce qu’il se passe en ce moment chez moi : j’ai envie de reprendre l’écriture, la création, les contes, mais j’ai du mal à ouvrir mon pc et à lire ou réécrire sur l’ordi pour vous partager ce que j’ai fait. Et même « pire » : une fois que j’ai eu une idée (de texte, de petite histoire, d’un haïku,…), soit je l’écris sur un petit bout de papier, au mieux dans un carnet et puis… pfff plus l’envie de le mettre au net, de lui donner meilleure forme, de corriger des fautes (désolée Béa, j’ai pris note de toutes les coquilles que tu as relevées dans mon histoire, mais je n’ai pas encore corrigé l’original, malgré ma promesse 😔)

Comme je pense que ce n’est qu’une fatigue accumulée et excessive qui est la cause de mon état actuel, je me force à me « bouger » et à réagir. (Voir mon compte Insta : ecrimagine où j’ai posté une photo et un haïku suite à une petite blessure faite ce jour en me cognant. Ma distraction m’a inspiré et insufflé cette petite action)

C’est ainsi que j’ai donc réinstallé sur mon smartphone l’application story dice. J’ai lancé les dés (secoué mon téléphone), j’ai noté les 7 éléments puis… sur ma pause de midi au travail, dans un parc, à l’ombre sur un banc et table en bois, j’ai écrit le petit texte plus bas.

Je le réécris sur mon smartphone, assise en tailleur dans le fauteuil au salon avec de la musique sur mes oreilles 🎼🎵 et mes chatons à mes côtés 🐈

Les 7 images/actions des dés :

☆ valise

☆ robe

☆ aimant

☆ (flocon de) neige

☆ 2 phylactères = discussion

☆ haut-parleur

☆ (smiley représentant la maladie) fièvre

Charline devait aller porter une valise à sa grand-mère. Sa Nany était malade et avec sa fièvre, elle n’osait pas sortir. Surtout que dehors, de gros flocons de neige dansaient dans les rue de Liège.

C’était l’hiver et, à 17h30, il faisait déjà sombre malgré la blancheur de la neige qui persistait sur les pavés de la ville ardente.

Charline n’était plus très loin de l’appartement de sa Nany. Soudain, elle aperçut une robe rouge par terre !

Attirée comme par un aimant par cette robe colorée, la jeune femme s’arrêta un instant, se pencha pour ramasser le vêtement et regarda autour d’elle.

D’habitude, cette heure « de pointe », il y avait toujours du monde dehors, mais en cette fin d’après-midi, Charline était toute seule !

Elle ouvrit alors la valise de sa grand-mère et y déposa la robe.

Quand elle arriva devant l’immeuble de sa Nany, Charline appuya sur la sonnette située tout en haut à droite du grand cadre métallique.

– Oui, c’est pourquoi ? Lui répondit une voix grave, assurément pas celle à laquelle elle s’attendait.

– C’est moi, Charline, est-ce que Nany va bien ? Elle n’avait pu dire autre chose, prise au dépourvu…

– Que tu as une belle voix, Charline ! Nany se repose dans son lit, mais viens, monte donc la voir.

L’inconnu avait répondu avec une voix forte, à la fois aigüe et grave un peu comme si elle sortait d’un haut-parleur.

Avez-vous deviné à quel conte je pensais en écrivant ce petit bout d’histoire ? 😉

Une valise au milieu d’un petit bois

Suite à l’achat des Story cubes, j’ai trouvé une application gratuite que j’ai installée sur mon téléphone portable : Story Dice.

story dice

4 catégories possibles : général, enfants, mystère, Star Wars. Et un choix dans le nombre de dés, entre 0 et 10 ! J’ai choisi pour écrire une histoire, la catégorie kids et 6 dés…

En secouant mon téléphone (pas obligatoire de le faire, mais j’aime bien, le mouvement et le bruit font « comme si c’étaient de vrais dés »), voici ce qui est apparu…

ecrire avec des dés

Une valise au milieu d’un petit bois

Elisabeth, dix ans, rêve de devenir une danseuse. Mais sa maman n’a pas les moyens de lui acheter la robe, les bas et les chaussures typiques d’une danseuse classique. Alors, par temps ensoleillé comme aujourd’hui, Elisabeth aime se promener dans le petit bois non loin chez elle. La liberté, l’espace, le chant des oiseaux et surtout la lumière du soleil qui pénètre parmi l’enchevêtrement des branches qui bourgeonnent, tout ça lui permet de rêver en toute liberté. Le bois n’est pas bien grand, mais il a quand même son petit étang. Comme à son habitude Babeth, comme l’appelle affectueusement sa maman, se dirige vers la minuscule étendue d’eau. L’enfant aime observer et écouter les oiseaux qui viennent tantôt boire l’eau, tantôt se plonger dedans pour se laver, tantôt encore pour manger, car oui, la petite surface est assez grande pour qu’un martin-pêcheur y vienne se sustenter. La fillette n’est pas encore au bord de l’étang qu’elle aperçoit une valise boueuse à moitié ouverte à moins un mètre de la berge.

L’objet semble vieux et abîmé, pourtant Babeth est venue hier se promener ici et la valise n’y était pas ! Curieuse comme tout enfant, elle va immédiatement près de l’objet et après un rapide tour d’horizon du bois pour s’assurer qu’il n’y a personne pour l’épier, elle ouvre la valise. Immédiatement, ses yeux bleu océan s’illuminent et pétillent de joie à la découverte de son contenu :

Un boomerang, une tablette de chocolat, une boîte de puzzle avec ses pièces éparpillées et une bouée cohabitent avec… avec… une magnifique corde à sauter ainsi qu’une jolie petite paire de ballerine, pointure 34, noire avec un ruban rose saumon !

  • Hhhiiiiiii ! Elle pousse un cri de joie. Sans hésiter une seule seconde, Babeth s’empare des chaussures et les essaient : pile poil sa taille !!

Qui a dit que les vendredis treize portaient malheur ?


J’ai demandé à ma fille si elle voulait bien jouer le jeu et elle va écrire aussi un petit texte à partir de ces mêmes dés… et elle a demandé à sa meilleure amie d’en faire tout autant : Merci ma puce ;-)

Et vous, ces dés vous ont-il aussi inspiré un petit texte ?