Livres sur les corvidés : corneilles et corbeaux

Suite à mon émerveillement sur l’observation d’un jeu chez les corneilles, voici quelques livres de ma bibliothèques qui parlent de ces oiseaux, ou de leur famille : les corvidés.

Dans la famille des corvidés, je demande :

  • corbeaux (grand corbeau, corbeau freux)
  • corneille (corneille noire, corneille mantelée)
  • pie bavarde
  • geai des chênes
  • choucas des tours
  • cassenoix moucheté…

Dans le monde, il existe pas moins de 130 espèces présentes dans cette famille ! En Belgique, j’en connais et vus ceux cités ci-dessus avec un doute sur la corneille mantelée, car j’étais en voiture, et cet oiseau est tellement rare chez nous, que je me demande si je n’ai pas eu la lubie, mais c’était il y a déjà quelques années !

Dans la littérature, vous connaissez tous la fable de La Fontaine : Le corbeau et le renard, voici le petit livre illustré que j’ai chez moi, illustré par Roland et Claudine Sabatier

Fable de La Fontaine

Vous voulez découvrir de chouettes infos sur les oiseaux ? Lisez ce livre : drôles d’oiseaux ! de Hélène Lasserre et Gilles Bonotaux

Drôles d'oiseaux

Plus sérieux, il y a celui-ci : Secrets d’oiseaux, de Pierre Gingras

Secrets d'oiseaux

Plus spécifique : le retour du Grand corbeau en Belgique – récit d’un projet abouti – de Jacques Delvaux

Le retour du grand corbeau en Belgique

Dans la littérature jeunesse, ce conte initiatique : Le Royaume de Kirrick de Clive Woodall.

Le Royaume de Kirrick

Enfin, toujours pour les plus jeunes : Corbelle et Corbillo, cinq rêves, six farces et un voyage de Yvan Pommaux.

Corbeille et Corbillo

Jardin fatal, de Patrick Cauvin

Titre : Jardin fatal
Auteur : Patrick Cauvin
Édition : Albin Michel / Le Livre de Poche
Genre : roman
Année d’impression : 2005
Nombre de pages : 314
Note personnelle : 8/10

jardin-fatal-patrick-cauvinAlan est biologiste pour une multinationale. Hélène est sa femme. Ils ont un petit garçon nommé Max-Max qui a 4 ans. Hélène et Alan sont un couple vraiment pas comme les autres. Ils aiment vivre des tas d’aventures pour pimenter leur quotidien et renforcer leur complicité. Ils sont loin de s’imaginer que les histoires qu’ils montent de toutes pièces vont être dépassées, et de loin, par la réalité.

Un jour, Antoine, un jeune chercheur, collègue d’Alan, demande à ce dernier s’il veut bien vaporiser un produit de sa fabrication sur un rosier de sa maison. Alan accepte de bon cœur, mais il ignore qu’il signe là un contrat avec l’Horreur !

Si on m’avait dit qu’un jour, je pourrais avoir peur des plantes… d’inoffensifs végétaux dit-on… c’est ce qu’on essaie de nous faire croire, de vous faire croire !

L’auteur sait faire durer le suspense et sait nous emmener en bateau avec brio. On croit d’abord une chose, puis on se trompe de chemin… jusqu’au bout, Patrick Cauvin m’aura eue ! J’ai adoré le rythme qui décrit les passages les plus effroyables : d’une lenteur et d’une douceur telle que l’événement m’a toujours surprise, me faisant tantôt sourire, tantôt rire aux éclats, tellement la chose était grosse et que je n’ai rien su voir venir.

Un passage un peu trop détaillé, à la fin, auquel je n’ai pas accroché, car pour moi cela m’intéressait moins.

Quelques extraits :

« – Des cauchemars ?
– Pas vraiment, avait répondu Hélène, simplement tout ce bordel verdâtre est sorti toute la nuit du bocal, a bouffé la moquette, une partie de l’escalier, aspiré Max-Max et Olibrius et commencé à me dévorer vivante (Olibrius étant leur chat).
– Et ça s’est terminé comment ?
– Je me suis réveillée.
– Dommage, avait ricané Alan, j’aurais aimé savoir ce que tu serais devenue après digestion. Il est fort probable que, transformée en spores, tu aurais essaimé par un jour de grand vent lorsque les capsules se seraient ouvertes. »

« Le coup de génie ressemble à s’y méprendre au coup de folie. »

« J’ai cru percevoir chez la laborantine incriminée dans l’affaire une attitude de je-m’en-foutisme qui m’a rebroussé les nerfs plus que de raison. »

« Mais la folie n’était pas la débilité, on pouvait toujours penser que dans le cerveau le plus inventif, au cœur de la raison et de la pensée la mieux constituée, une fissure pouvait naître, dont personne n’était capable de mesurer les conséquences. »

J’adore cette description d’un personnage :
« …. l’usage quasi quotidien du marteau ayant peu à peu conféré à la sexagénaire une musculature qui l’apparentait plus à Sylvester Stallone qu’à Julia Roberts. »

Encore un mot lu de travers, mais qui correspond tout à fait à l’histoire :

Le rosier… celui que j’avais apprivoiséau lieu du rosier... celui que je vaporisais.

Demain les chat, de Bernard Werber

Titre : Demain les chats
Auteur : Bernard Werber
Édition : Albin Michel
Genre : roman
Année d’impression : 2016
Nombre de pages : 305
Note personnelle : 8/10

Un chat femelle vit avec sa servante humaine. Un nouveau chat mâle emménage en face de chez elle. Ce chat est bizarre. Cette chatte est curieuse. Ils vont se rencontrer et leur vie va à tout jamais être bouleversée.

Dehors, des conflits éclatent un peu partout dans leur territoire, des actes terroristes sèment la panique chez les humains.

Comment 2 chats intelligents, mais chats seulement, peuvent-ils espérer changer la vie de l’Homme ? Comment et pourquoi vont-ils aller jusqu’à sauver certains bipèdes ?

demain-les-chats-b-werberUne nouvelle race de chat va-t-elle naître grâce à ces deux chats ?

Une réflexion autour de nos agissements et de nos comportements vus par des chats, sur fond de 3ᵉ guerre mondiale…

Quand le mode de communication est vu par un chat curieux et un autre chat qui est ce qu’il est grâce à une expérience scientifique, ça donne un roman plein de suspens que j’ai aimé malgré le thème de la guerre omniprésent.

Livre bourré d’infos sur le comportement du chat et sur l’espèce humaine.

Le fait que ce soit les chats, les héros, qui ont la parole et qui dirigent le livre, ne m’a absolument pas gênée, car je suis une habituée des lectures jeunesse où la parole est souvent donnée aux animaux.

Ce livre m’a fait réfléchir sur le mode de vie que j’inflige à mes boules de poils. Bon, mes filles (je parle de mes chats, pas de mes enfants ha ha) sont déjà âgées et je pense que je les écoute et que je les gâte bien. Mais aujourd’hui, c’est sûr que lorsque ma Chouna se couche sur ma poitrine le soir avant de dormir, ce n’est plus un acte anodin pour moi… par ce geste, elle communique avec moi, elle essaie de me dire quelque chose, si si, elle ne cesse de ronronner quand je ne la caresse pas :-)

Il faut juste passer outre l’image de ce chat siamois particulier… au début, l’image m’a choquée, après, je m’y suis habituée… l’homme est ainsi fait, on s’habitue, malheureusement, à tout…

Extraits choisis :

 » … est un monstre distribuant la mort avec souplesse et élégance. Ses gestes sont lents, précis, désinvoltes, efficaces. Il débarrasse ceux qui le narguent du poids de l’existence. »

 » J’avertis … que, pour l’instant, il vaut mieux éviter de dévorer les enfants humains car ils sont nos alliés contres … « 

 » Comme c’est agaçant d’avoir une rivale si sympathique »

Le faucon des neiges, Stuart Harrison

Réponse du jeu sur la photo mystère 3

20160602_151720.jpgLe faucon des neiges, de Stuart Harrison, paru aux édition Albin Michel, en 1999. Traduit par Dominique Rinaudo.

Lu il y a des années, pas en 1999 date de sa parution, mais plus tard, bien plus tard. J’ai reçu ce livre de mon papa  :-)

Extrait au hasard, mais le hasard fait bien les choses car ce passage raconte tout aussi bien une autre scène de « provocation » entre des corvidés et des rapaces dont je vous avait brièvement parlé sur cet article (clic)

 » Au sommet d’un arbre, des corbeaux se disputaient avec force croassements et battements d’ailes. Il chaussa ses jumelles pour mieux les voir. Le faucon volait au milieu d’eux, ignorant superbement leurs feintes sans conviction. C’était quelque chose qui étonnait toujours Ellis chez les corbeaux : on aurait dit une bande de gamins des rues, pleins de morgue et de bravade quand le caïd passait sur leur coin de trottoir; ces oiseaux compensaient par leur nombre le courage dont ils manquaient seuls. Il les avait vus agir de même en présence d’un épervier ou même d’un aigle. Le faucon pouvait tuer le premier qui passait à sa portée d’un seul coup de serre. Plus gros, plus rapide, telle une voiture de luxe à côté d’un vieux tacot, il ignorait cependant leurs provocations et les dédaignait souverainement. Cela forçait l’admiration d’Ellis. »