Je suis sur le toit d’un petit immeuble. Une immense terrasse végétale fait le tour du sommet du bâtiment. Le ciel est bleu et rose, signe annonciateur de grand vent. Tout à coup, au loin, une silhouette d’oiseau se découpe dans les airs. Il est grand, les ailes larges. Il se dirige vers moi. Waw ! C’est un Faucon pèlerin ! Il est énorme. Plus grand encore que dans mes souvenirs. Il faut dire que je n’ai eu l’occasion de voir cet oiseau que deux ou trois fois et toujours de très haut. Là, il est à trois ou quatre mètres au-dessus de moi. Je distingue nettement son œil or, le dessin d’une « larme » qui descend presque jusqu’au cou ainsi que le dessus de sa tête noire. Mais ce n’est pas un Pèlerin ordinaire. Son bec est différent, pas crochu, large, très large et plat, enfin comme un sabot. C’est ça, exactement ça. Il a un bec comme celui d’un Bec-en-sabot. Bec-en-sabot que je n’ai jamais pu voir en vrai, qu’en images, photos ou documentaire télévisé. Tout le reste de son corps, les couleurs, la forme générale et fuselée, c’est celui du rapace, de l’oiseau le plus rapide du monde, en piqué. Toutefois, je trouve que ses ailes sont plus grandes, ainsi que ses pattes.
Il plane quelques petites secondes pile au-dessus de ma tête. Je crie à ma fille de m’apporter mon appareil photo. Je ne fais pas la bêtise de quitter l’oiseau du regard. Pas cette fois-ci, non. Je veux le prendre en photo, une preuve indispensable aujourd’hui pour certifier l’observation d’une nouvelle espèce animale. Quoique avec l’intelligence artificielle, les plus doués dans ce domaine pourraient faire avaler des couleuvres aux plus néophytes d’entre nous.
L’oiseau ralenti son vol et amorce un demi-tour. Il revient vers moi. Je prends mon appareil photo, je vise, mais il se rapproche encore et toujours plus, je ne l’ai même pas en entier dans mon viseur ! Tout à coup, quand je baisse mon appareil, des jambes d’homme apparaissent en lieu et place des pattes. L’oiseau hybride atterrit devant moi. C’est Emmanuel ! C’est mon amoureux ! Il est où mon oiseau ? Il est où ?
Image générée par l’IA
Oups, article laissé en mode brouillon… Publication avec douze jours de retard.
Une jeune mésange prend un bain de fourmi. Elle semble vachement apprécier ce nettoyage gratuit. Elle se dresse sur ses deux minuscules pattes, se fait grande et écarte les ailes pour n’oublier aucun endroit.
Une enfant et une adulte que je suppose être sa mère ne remarque pas l’oiseau à terre, affairé à se nettoyer. Je n’ai pas le temps d’immortaliser cette scène de la nature en photo, l’oiseau s’est envolé, les fourmis sont tombées. Il n’y a plus rien à voir. Circulez.
Quelle déception.
Je prends ma voiture pour une destination inconnue. Je me dirige vers un chemin incertain. Au gré de mes envies, vers le destin. Dans la rue à ma droite, qui descend, enfin, normalement, en voiture, on la monte depuis en bas, il y a un feu qui a été installé. Il est orange. Une file commence à se former. C’est déjà arrivé que le sens de circulation, qui est unique en temps normal, soit modifié. Jamais, il n’a été installé un feu pour permettre une circulation dans les deux sens. C’est aberrant. C’est une toute petite rue. Une petite rue étroite et longue de près de 500 mètres (je dirais, à vue de nez), avec une pente estimée à 11 %. Avant d’avoir ma voiture, je la prenais souvent à pied pour retrouver ma maison. En haut de la montée, le rythme de mon cœur dépassait les 150 battements à la minute ! Même si je suis contente d’avoir Titine, ma toto, même si j’apprécie qu’elle ne souffle pas comme un bœuf quand elle arrive en haut, cette montée, à pied, me manque parfois. Il y a un bois qui longe toute cette route et je vois toujours une chouette faune.
Donc ce feu de circulation, étrange. Je n’y pense plus, car voilà que sur l’autre route que je prends, une nationale, limitée à 50 km/h, mais que tout le monde, y compris moi, ne respectons presque jamais pour cause qu’on longe deux parties boisées, il y a aussi un feu mobile. « Mais qu’est ce qu’il se passe ici ? ». Au croisement, une policière fait la circulation. Je freine un peu tard pour l’apercevoir dans mon rétroviseur. Elle s’est mise à un drôle d’endroit. Je ne vois donc pas si elle me dit que je peux y aller. Et j’y vais. Il n’y a personne à ce croisement. Je descends cette route sinueuse. Je n’entends pas de coup de sifflet. C’est que c’était OK. Et là, stupéfaction. Consternation. Dans les arbres, à ma droite, à ma gauche, dont les branches font un pont entre les deux côtés de la route, j’aperçois un pigeon blanc et gris mort, puis un rapace. Ma voiture avance toute seule, je mets souvent le point neutre dans cette descente de près d’un kilomètre. Y a pas de petites économies. Des pigeons morts dans les arbres, j’en vois plein. Impossible à compter. Et, en réalité, ce ne sont pas des pigeons, mais des rapaces. Je crois des Élanions blancs. Je n’en ai jamais vu de mes propres yeux, mais en photos, oui. Ils sont magnifiques. Blanc et gris, avec des yeux rouges. Des larmes roulent toutes seules sur mes joues, inondant brièvement ma vision. Je ne sais plus où regarder. Je connais cette route par cœur, Titine aussi. Elle se laisse descendre sans effort. Un vrai massacre ! Certains oiseaux pendent tristement comme s’ils avaient été lâchés du ciel, comme s’ils étaient tombés inconscients en plein vol. Il a plu des rapaces. Une horreur. Il y en a absolument partout, dans presque chaque arbre.
Je me réveille avec le cœur palpitant trop vite. La gorge serrée, je pleure réellement.
Là, un souhait. Un vœu ardent. Une envie irrépressible : retourner dans ce cauchemar et changer la destinée de ces pauvres malheureux. Rêver que ce n’était qu’un rêve. Souhaiter que les oiseaux se réveillent. Désirer ardemment que je me suis trompée, que ce n’était qu’une illusion. Une simple illusion d’optique.
Mais je n’y arrive pas. Contrôler ses rêves, je l’ai toujours espéré, je n’y suis jamais arrivée malgré la tonne de volonté que j’y mets.
Ce rêve, ce cauchemar, je le dois à une insomnie qui m’a prise vers les deux heures du matin. Ma vessie, tendue à se vider à la moindre pression ou éternuement m’a fait me lever. Mode zombie, je suis allée la soulager. Sans allumer la lumière. Sans chat dans les pattes. J’ai fait ce que je devais faire et me suis aussitôt recouchée, les paupières déjà à moitié fermées. Mais le sommeil m’a fui. Morphée n’a plus voulu de moi. Mon cerveau s’est réveillé malgré mes sommations, mes ordres lâchés et ignorés. Finalement, à force de ne pas lui accorder plus d’importances que ça, les songes sont venus me happer. Et ils me l’ont bien fait payer. Les bougres.
Quand j’ai ouvert les yeux, il était 5 heures passées de quelques minutes. Sachant qu’un rêve, même un cauchemar, ne dure vraiment pas très longtemps, je n’ose calculer la durée de mon insomnie.
Pourquoi avoir rêvé de cet oiseau ? Et pourquoi cette vision de cauchemar ? Les éléments de réponse se trouvent dans ma vie réelle :
Les tourterelles turques qui ont niché dans l’arbre et dont les bébés ont été dévorés par un rapace. Les tourterelles ont les yeux rouges, du même rouge que cet Élanion.
En deux jours, deux de mes chats ont essuyé une bagarre et ont été blessés. Le sang frais des plaies de l’un, m’a attristée. Je l’ai bien sûr soigné. Tous les deux.
Pour le reste, le nombre, les positions, les arbres, l’endroit… Je cherche encore. Peut-être l’écureuil roux et le petit hérisson vus écrasés un peu plus haut sur cette route, il y a une semaine, hantaient-ils encore mon esprit nocturne ?
Rien senti. Rien prévu. Les signes avant-coureurs étaient pourtant là : mauvaise nuit, mal au dos, dispute avec mon mari (pour une histoire de propriété de couette et de jambes trainantes) et vent violent sévissant et s’imiscant par les fenêtres ouvertes. Tension palpable. À fleur de peau. La faute à qui ? À quoi ? La pleine lune n’est pas encore là. Je le sais, je l’ai vue hier et avant-hier, elle était au trois-quart pleine. Mes menstrues sont encore loin. Alors quoi ? Qui ? Pourquoi ?
Un regard par la fenêtre du salon. Il fait clair. Cela ne me mets pas la puce à l’oreille. Un insecte. Jaune et noir. Tout plat. Une abeille entre. Puis une autre. La première, est mal identifiée. C’est un syrphe. Une espèce de petite mouche qui se fait passer pour une guêpe grâce à ses couleurs. Ce qui est étrange, c’est qu’elle se rapproche de la vraie abeille. Elle la suit. Elle veut lui tenir compagnie. Garde rapprochée. Couple improbable. Cette histoire d’amour impossible ne me choque pas plus que ça. Il faut de tout dans la nature. Pour la diversifier. Pour l’enrichir. Soudain, des dizaines, des centaines d’abeilles sont dans le salon, à se bousculer par l’interstice de la fenêtre restée entrouverte. Ça bourdonne. Et ce bruit d’ailes, ce bizutement, m’inquiète. Me fait peur. M’angoisse. D’habitude, je ne crains pas les abeilles. Sauf quand elles tournent autour de moi, se posent sur moi. Leurs minuscules et fines pattes me fouille. Me tâte. Elles se collent à mes chevilles. Elles s’agglutinent sur ma peau sensible. Et là, c’est la frayeur assurée. Qui monte. Crescendo. La boule qui me tord le ventre grimpe dans mon corps : estomac, œsophage, trachée, cordes vocales. J’étais aphone juste avant. Un virus. Une laryngite qui me tient depuis des jours et des jours. Quand mon mari m’a poussée du lit sans ménagement, avec un grognement d’ours mal léché, j’ai râlé et rouspèté, mais en silence. Il n’a rien entendu, les boules de cires vissées dans ses oreilles chaque nuit faisant leur job. Là, le cri qui sort m’étonne. Clair. Net. Puissant. Affolant. Et il acourt. Mon protecteur. Mon sauveur. Moi, je suis devenue statue. Immobile. Les yeux agrandis par la frayeur. Les mains tremblantes. Les larmes ruisselantes. Le bourdonnement, le bizutement s’est arrêté pour laisser place à un silence de mort. Précurseur d’un terrible événement. Les insectes posés et tranquilles sur mes pieds nus cogitent. Ils papotent. En silence dérangeant. Un conciliabule dont je suis exclue, moi leur victime qui n’ai pourtant rien demandé, qui ne leur ai strictement rien fait. Mon mari est un peu désemparé devant la situation. Devant le nombre de bestioles. Devant le risque potentiel de multiples piqûres que je pourrais subir. Finalement, avec une douceur infinie qui le caractérise si bien, il ouvre en grand les fenêtres et, avec un objet que je n’identifie pas, invite les abeilles d’hiver, ces longues abeilles plates, jaune et noire, à s’en aller par la sortie dirigée. Je crois qu’elles sont toutes parties, sans me piquer. Pas une seule ne m’a laissée un souvenir horrible de sa visite. Je peux respirer. Je peux souffler. Je peux m’effondrer. Mais il en reste deux qui trainent un peu. Les deux premières. Le couple improbable, le syrphe et l’abeille. Elles sont près de la fenêtre, et discutent. Comme si de rien n’était. Je les pousse un peu pour pouvoir refermer la fenêtre.
Covid J6. Je suis encore en quarantaine. Je dors sur un matelas, par terre, dans la mezzanine. Nous sommes lundi matin. Je le sais, car je me souviens que mon amoureux m’a dit hier soir « y en a qui travaille demain ». J’avoue que j’ai un peu perdu la notion des jours, du temps qui passe. Mais je suis sûre que ce matin, on est lundi. Malade ou pas, j’ai un réveil automatique, mon rythme biologique peut-on dire, entre 4h et 5h. Et ce, quelle que soit l’heure à laquelle je me couche la veille au soir.
Là, je me suis réveillée à 5h, à cause d’un des chats qui fait du bruit exprès pour me réveiller. Toujours la même. La seule femelle a faire toute une histoire dès qu’elle se réveille, elle estime que tout le monde doit se réveiller, au moins pour lui donner à manger ou pour la faire sortir. D’ailleurs, avec sa petite tache ronde et noire sur le bout du museau qui est blanc, on l’appelle « Madame la Marquise ». Je ne l’accuse pas aveuglément, la preuve, son frère jumeau dort à côté de moi, face à mon visage, couché sur mes vêtements. Le petit jeune, tout noir, me réchauffe les jambes, un véritable et adorable pot-de-colle-bouillotte-ronronnante. Lui aussi, il dort à pattes fermées, roulé en boule, tout contre mes jambes. Le petit dernier, le petit sauvageon qui se laisse apprivoiser, passe encore ses nuits dehors. Malgré la pluie, malgré le vent, il demande toujours à sortir le soir pour dormir à la belle étoile.
Bref, je me lève donc à 5 heures. Me désinfecte les mains à l’alcool, passe mon masque sur la bouche pour ne pas contaminer la toilette. Après la pause pipi, direction cuisine pour nourrir ces quatre affamés. Je tousse et éternue dehors. Je bois un demi-litre d’eau pour réhydrater ma gorge sèche et me fait un chocolat chaud au miel pour adoucir ma gorge abîmée et douloureuse. La porte tout le temps ouverte pour aérer la cuisine, la maison et permettre aux félins de se dégourdir les pattes.
Une heure plus tard, je ferme la porte, je remonte me coucher. 6h15, une belle heure pour me rendormir. D’ailleurs, mon amoureux est réveillé. Les chats ont eu à manger, sont sortis ou sont encore dehors pour certains, les enfants dorment encore. Vive les congés d’automne. Je vais vraiment pouvoir dormir, me reposer encore après une nuit plutôt calme, juste un peu trop courte à cause des quintes de toux qui m’ont empêchées de m’endormir « tôt ».
Rapidement, je parviens à trouver la bonne position dans laquelle je me sens confortable, sans gorge qui gratte, sans écoulements dans l’arrière-gorge. Très peu de temps après, dans le noir encore complet, je sens un poids discret sur le matelas, sur la couette. Un chat va me tenir compagnie.
MIAOU !
Pitié, faites qu’il ne va pas vouloir tailler une bavette avec moi, maintenant ! Mais je l’entends qu’il descend de la mezzanine. Malgré le petit poids, ça devait être le petit Orion, trois kilos deux cents grammes tout mouillé, il descend comme un lourdaud, faisant du bruit tel un éléphant sautant sur ce meuble en bois qui nous sert d’escalier pour atteindre la mezzanine.
Je me retourne sur le dos, puis sur l’autre côté. Flute ! J’allais m’endormir.
TIIIIII TIIII TIII !!
Bon sang, cette andouille est venue m’offrir une souris ou une musaraigne en cadeau. Vivante ! Pas possible !! Tendons l’oreille et la bonne ! (j’entends moins bien suite à la maladie de Ménière). Je n’ose plus bouger. A peine respirer. Mais il n’y a que le vent qui crie par la fenêtre, le vasistas, laissée entr’ouverte. J’attends encore un peu. Rien. Puis j’entends une porte chez mes voisins qui grince. Ouf ! Ce n’était sans doute que ça. Pas de souris ni de musaraigne victime du chasseur de rongeurs. Je suis rassurée. Je vais pouvoir me rendormir.
Installée sur le côté gauche, j’ouvre les yeux momentanément. Il fait vraiment noir ici ! Je perds un peu mes repères (toujours maladie de Ménière, qui me déséquilibre dans l’obscurité) et je ne sais plus si je suis à l’endroit ou à l’envers dans mon lit ! Heureusement, si je puis dire, il y a la petite loupiote d’un appareil (le Wifi ou je ne sais plus quel décodeur ou bazar informatique) qui éclaire faiblement dans mon dos. Je suis dans le bon sens. Je récupère mon oreiller. Je le remets en forme et m’apprête à me rendormir quand, tout à coup, qu’est-ce que je fois là ? Juste en face de mes yeux ? Parmi mes livres disposés en deux piles par terre, livres lus et livres à lire, entre mes bouteilles d’eau, de thé, de sirop pour ma toux un petit insecte bleu ? ou que je crois qu’il est bleu à cause de la loupiote derrière moi ? Je me redresse sur le matelas. Enlève ma couette. La rabats à mes pieds.
Ah ben ça alors ! Une tortue ! Une minuscule tortue, toute plate ! Et elle est bien bleue. Je n’en reviens pas. De voir cet animal ici, à l’intérieur, un animal de cette taille, de cette épaisseur et surtout de cette couleur. Bleu nacré. Comme le papillon, le mâle de l’Argus bleu ! Splendide. Je me lève pour de bon. Cette observation est unique ! Je ne peux passer à côté. Je prends mon téléphone, enlève le mode « avion », branche le wifi, active la position pour pouvoir utiliser l’application « ObsIdentify ». Cette application, bien que lente et instable, est géniale. Grâce à une photo (jusqu’à 4), elle me permet d’identifier la faune et la flore sauvage que je vois. J’active aussi momentanément la lampe torche de mon smartphone afin que je ne me casse pas la figure. Je veux ouvrir le store de la fenêtre car je crois qu’il commence à faire clair dehors, je pourrai mieux voir la bestiole. Je ne voudrais pas l’illuminer et l’aveugler avec le flash de l’appareil photo de mon gsm ! Tout en regardant où je mets les pieds, je continue à détailler l’animal. Elles sont deux à présent ! Deux tortues minuscules, plates et bleues azur. Deux ! L’une monte sur le dos de l’autre ! Un couple ?? Quand je pense qu’on dit qu’il y a plein d’animaux en voie de disparition (et c’est vrai), j’ai toujours dit qu’il y en avait un paquet qu’on n’a pas encore découvert. Oh, et si je découvrais une nouvelle espèce ? Chez moi ! Depuis mon lit ! En plein Covid ! Ce serait trop cool. Une tortue de chambre ? Une tortue de nuit ? La Petite Tortue Azurée de Liège. Ouah ! ça en jette comme nom.
Bon, ne mettons pas la charrue avant les bœufs, n’est-ce pas ? Ouvrons l’œil, faisons la lumière sur cette étrange apparition ! J’ouvre le store, et …
AAAaaah ! Horreur ! Une toile d’araignée, beurk ! Une ? Dix !! La lumière pénètre dans la pièce et je découvre avec épouvante qu’il y a un nombre incalculable d’araignées et de toiles qui s’enchevêtrent les unes aux autres. Bon sang ! D’où viennent-elles toutes ces créatures ? De ma poubelle de mouchoirs emmicrobiotés ? Mes petites tortues ! Elles sont en danger ! Elles vont se faire attraper, elles vont se faire tuer, bouffer !!
Vite, je me dépêtre des fils des toiles comme je peux, ça me colle sur les doigts comme de la barbapapa. Je dirige non sans un dégoût certain ma main vers les deux petites tortues. (Qu’est-ce que je ne ferais pas pour ces petites beautés !) Leur carapace ne doit pas dépasser la taille d’une pièce de cinq centimes, tant en grandeur qu’en épaisseur ! Les dessins sur leur carapace sont des lignes d’une blancheur, d’une pureté éclatante. On dirait presque qu’elles sont phosphorescentes ou bioluminescentes pour reprendre un terme que je viens d’apprendre grâce à ma fille. Elles sont vraiment incroyablement minuscules ces… coccinelles. Bah oui ! C’était trop beau pour être vrai. L’obscurité, la fatigue, peut-être encore un état fiévreux m’ont poussé à croire que j’avais peut-être devant moi une nouvelle espèce animal encore non découverte à ce jour… Ce ne sont bien que des coccinelles. Deux coccinelles bleues aux points blancs. Je les retire quand même de la toile d’araignée, pour les prendre en photo et pour les identifier. Je peux supposer qu’elles sont issues de la famille des Coccinella Schtroumpferae.
Bien sûr, c’est souvent le cas quand je veux faire des photos d’un spécimen rare ou que je n’ai pas souvent l’occasion d’observer, soit l’application foire/bugg/bloque (au choix) soit la mise au point ne se fait pas. Ici, c’est la netteté qui est en grève. Je prends quand même une photo, au cas où l’application super-intelligente parvienne à déterminer l’espèce rien que par sa forme générale et sa couleur. Et c’est précisément à ce moment-là, où je recadre la photo floue pour la centrer correctement, et où j’appuie sur « identifier », que … je… me… réveille !!
Bon sang de bois ! Je m’étais bien endormie. Brrr ! Bon, levons le store, ouvrons plus grande la fenêtre pour que l’air me rafraîchisse et remette mes idées en place. Point de toile d’araignée sur le vasistas, point d’araignées grouillantes partout à mes côtés, ouf ! Je préfère ça ! Mais… mais… deux petites tortues, minuscules, plates et de couleur bleu azur mortes dans une toile d’araignée entre le radiateur et le bureau ! Pas possible !
Second réveil.
Le bon. Le dernier.
Et une histoire à dormir debout que je partage avec vous :-)
Coloriage de l’application Happy Color à laquelle j’ai juste donné une touche de bleue et de blanc à la coccinelle rouge à points noirs :-)
Tout ceci est bien un rêve, et même, à la fin, un rêve dans un rêve !! Je n’ai rien inventé de mon rêve (rire), j’ai juste, après coup, à rendre l’histoire plus agréable à la lecture.
Grâce au rêve de ce matin (20/03/2022), j’inaugure une nouvelle catégorie « L’animal dans… »
Aujourd’hui, l’hippopotame dans :
Une chanson, comptine
une revue
un dessin
des chiffres
en BD
un rêve
etc.
Une chanson du groupe « Les déménageurs » me vient immédiatement en tête quand je pense à l’hippopotame :
Paroles
Un Hippopoquoi by Les Déménageurs
Je suis un hippopotame Un Hippopoquoi ? Je suis un hippopotame et je marche comme ça boum boum boum boum boum… Le long du Tanganyika, du tanganiquoi ? Le long du Tanganyika on entend mes pas boum boum boum boum J’ai pour ami un oiseau, qui me gratte juste où il faut. Quand il y a de la poussière et qu’il fait très chaud. Me gratte le cou, gratte gratte gratte gratte. Me gratte les épaules, gratte gratte gratte Me gratte le dos, gratte, gratte… Me pique le derrière quand il pique une colère
Cette chanson, mes enfants l’ont chantée quand ils étaient plus petits, dans un mouvement de jeunesse (les castors pour les plus petits puis les louveteaux)
L’hippopotame a aussi un très bel article pour lui dans la revue « Le monde des animaux » (collection « les essentiels », spécial « Les grands félins et la faune africaine »)
Mon petit dessin que j’ai fait durant mes dernières vacances, grâce au livre de Anne Kubik « Easy Dessin, 34 projets pour débuter en dessin ».
L’hippopotame, en chiffres*, c’est :
Poids d’un adulte : 1 à 3,2 tonnes (moyenne de 1,5 T)
Taille adulte : 5 mètres en longueur (moyenne de 3,5 m)
Durée de vie : 35 à 50 ans à l’état sauvage
0 différence pour distinguer le mâle de la femelle
Régime alimentaire composé à 90% d’herbes
Ils se nourrissent durant 5 à 6 heures chaque soir
Nourriture ingurgitée par jour : de 20 à 60 Kg
Distance parcourue pour se nourrir : jusqu’à 10 Km/jour
En cas de menace, il peut courir jusqu’à une vitesse de 30 Km/h
Dans l’eau, il se déplace à une moyenne de 8 Km/h
Le son produit par leur larynx (comme les baleines) peut s’entendre à 2 Km à la ronde
Il peut passer jusqu’à 5 minutes sous l’eau
Sa mâchoire peut s’ouvrir à un angle jusqu’à 150° lors des bâillements
L’estomac peut stocker de la nourriture et peser plus de 100 Kg
La peau est épaisse de 5 à 6 cm
Poids à la naissance : 25 à 50 Kg
Taille de naissance : 120 à 130 cm
Les bébés tètent le lait de leur maman jusqu’à l’âge de 6-8 mois
La femelle attend son premier petit vers l’âge de 4 à 6 ans
Le mâle atteint sa maturité sexuelle vers l’âge de 7 à 8 ans
Une femelle gestante doit attendre 18 mois avant d’avoir une nouvelle ovulation
Une femelle peut donner naissance à un petit (parfois des jumeaux) tous les 2 ans
Ils ont 4 canines acérées qui peuvent mesurer jusqu’à 50 cm (40 cm pour les incisives)
Force exercée par la mâchoire lors de morsure : 1 tonne par cm2
1 mâle reproducteur a besoin de 250 mètres de rivières pour exercer sa territorialité
1 mâle s’entoure d’une 10zaine de femelles et de leurs petits
Il existe 5 sous-espèces d’hippopotames, dont une est déjà éteinte à ce jour
Entre 125.000 et 150.000 hippopotames restent dans le monde
Espèce classée sur liste rouge comme vulnérables depuis 2006 (chassés et tués pour leurs dents et leur chair)
1 seul prédateur : l’Homme
* chiffres tirés de l’article dans la revue « Le monde des animaux » et Wikipedia
Dans les bandes-dessinées, c’est dans ma série préférée « Bob et Bobette » que l’on peut retrouver un hippopotame. Album 131 « La trompette magique ». Dans cette BD, de la magie, un envoûtement, de la musique, une chanson…
Et dans une autre bande-dessinée que j’ai chez moi, une série humoristique sur les animaux (à lire : ça détend les zygomatiques !) « Môeuh ! »
Enfin, les hippopotames dans mon rêve. Car oui, après tout, c’est grâce à mon rêve que j’ai fait cet article 😊 Je vais tenter d’analyser mon rêve plus bas… vous me direz ce que vous en pensez.
Je suis dans un parc animalier. Dans des escaliers. Un couple d’hippopotames me demande de les aider : la maman est malade et sont lait n’est plus assez riche pour faire grandir ses deux bébés. J’en prends d’abord un dans ma main, il a la taille d’un chaton de trois mois. Il n’est pas très lourd, sa peau est lisse et légèrement humide. Il a encore un bon petit ventre, il est tout rond. Puis je prends l’autre dans l’autre main, mais ce n’est pas évident, ils sont petits, mais encombrants. Ils viennent de manger. Je descends les escaliers à la suite des parents hippopotames.
Tout à coup, bébé numéro 2 a des renvois, gesticule dans ma main et régurgite par terre. Le liquide qui sort de sa gueule est blanc cassé à jaune et légèrement épais. Il bouge tellement que je n’ai pas le temps de le déposer délicatement à terre, il glisse de ma main et fait une chute d’une cinquantaine de centimètres !! Aïe, j’ai mal pour lui. Il retombe lourdement sur la pierre du palier. Il est sur le flanc. Les parents ne se retournent pas, ils continuent à descendre les escaliers. Ils savent ce petit condamné. Le temps presse. Je m’en veux de ne pas avoir réussi à le déposer plus doucement par terre. Vu le sol tout dur et tout froid, il a sûrement dû se casser des côtes ou exploser un organe interne. Je continue ma descente pour ne pas perdre de vue les parents. Et là, j’entends bébé numéro 2 pleurer, demander qu’on l’aide, qu’on vienne le chercher. Il a froid et il est tout seul. Il a peur. Je remonte alors les escaliers en remerciant le ciel qu’il ne soit pas mort et qu’il soit encore conscient. Il ne doit pas être blessé. Juste faible et apeuré. Tandis que je remonte, au ralenti, les escaliers, bébé hippopotame numéro 1 qui est toujours dans ma main gauche se met à régurgiter à son tour. Et là, tout tombe sur la manche de mon pull en laine, ligné de toutes les couleurs. Ça pue, ça me retourne presque l’estomac cette puanteur. J’essaie de faire abstraction de l’odeur, j’essuie la bouche du bébé avec l’autre manche et quand j’ai fini de jouer au bavoir, je veux éclairer la cage d’escalier, car ici, il fait tout noir. A tâtons, j’appuie et je pousse sur différents interrupteurs, mais rien ne se passe. Aucune lumière. Je glisse les pieds pour ne pas risquer d’écraser bébé hippopotame numéro 2 et j’appuie sur d’autres boutons, mais rien. Noir de chez noir. Je pense alors à mon smartphone qui est dans la poche de mon pantalon. Ouf ! La lumière est là. Et c’est avec horreur que je découvre que je suis sous les toits, que les escaliers ne vont pas plus haut, que c’est un autre chemin que j’ai pris. Pourtant, il n’y avait qu’une seule cage d’escalier qui mène aux étages et la même qui va jusqu’au rez-de-chaussée. J’éclaire partout, je ne vois pas le grand frère par terre. La petite sœur hippopotame commence aussi à trouver le temps long et veut retrouver la lumière du jour. Je redescends donc avec la lumière de mon téléphone d’une main et la petite hippopotame dans l’autre main. Je ne vois plus nulle part l’autre bébé. J’espère qu’il a trouvé la sortie tout seul. Je reste pensive dans cet escalier, je ne sais plus si je dois continuer mes recherches en haut ou aider les parents et la petite qui est dans ma main…
RÉVEIL
ANALYSE du rêve
Ce que j’explique
Parc animalier : j’ai lu hier des articles intéressants dans l’autre revue « Des animaux et des hommes ». Des interviews sur l’avis des personnes connues et qui défendent la nature, les animaux, le climat. Un passage m’a particulièrement interpellé sur l’avis de Yann Arthus-Bertrand sur l’existence des parcs animaliers aujourd’hui. Mon opinion diverge du sien, mais je trouve sa réponse très intéressante et qui demande réflexion 😊
Bébés animaux : toujours dans la même revue, la lecture d’un article sur des bébés singes orphelins et nourris au biberon
Je comprends le langage des animaux : car je pense, qu’en réalité, ma grande empathie et hyper sensibilité va jusqu’aux animaux qui ne parlent pas la même langue que moi, mais que je peux comprendre rien qu’en les observant. Il n’est pas rare que je me retrouve, sans y réfléchir, sans y penser, dans la peau d’un animal que j’observe, souvent un oiseau… Cela ne s’explique pas, mais je ne m’étonne plus de pouvoir comprendre ou parler aux animaux dans mes rêves (rires)
Ce que je n’explique pas
Hippopotame : peut-être ai-je anticipé la lecture de l’article qui lui est consacré dans la revue « Le monde des Animaux » ? Il y a 15 jours environ, j’ai lu trois articles dans cette revue, mais pas celui sur les hippopotames.
Je viens de terminer la lecture du roman « Un rhinocéros à Versailles », de Alexandra de Broca. Un livre bouleversant qui m’a happée du début à la fin ! (clic ici pour lire le résumé et des avis sur le site de Babelio) Mais dans ce livre, point d’hippopotame…
Les escaliers : escaliers en pierre ? Je ne sais pas pourquoi est-ce que j’ai rêvé de ces escaliers qui jouent pourtant un grand rôle dans ce rêve. Si je vais chercher sur Internet une signification, cela ne m’apprend pas grand-chose de plus, car tellement d’interprétations possibles que je ne sais pas laquelle est « pour moi ».
Le chiffre 2 : deux bébés, deux parents. Deux régurgitations. Là encore pas mal de possibilités.
Des bébés hippopotames minuscules :si dans mon rêve, ces bébés étaient normalement constitués, de couleurs possibles, de morphologie possible, ils étaient bien plus petits et plus légers qu’en vrai. Dans mon rêve, j’ai fait la comparaison avec le poids d’un chaton. J’ai des chats et je les ais eu chatons, à l’âge de 3 et 4 mois. Donc ma réflexion dans mon rêve était bonne. Je m’étonnais que ces bébés animaux soient si petits et si légers.
Si vous avez d’autres pistes pour essayer de comprendre mon rêve, n’hésitez pas à commenter 😊
Les dessins et images qui séparent l’article proviennent du carnet créatif ci-dessous
Encore une chose incroyable qu’il m’est arrivée au potron-minet :
Mon chat Orion, dont les yeux brillent sur son visage comme des étoiles dans un ciel nocturne dégagé, se tenait sur ses pattes arrière et me présentait, le plus naturellement du monde, un livre.
Orion me racontait que l’auteur de ce livre extraordinaire était un spécialiste du palindrocomique.
Il ne m’a pas donné davantage d’explications, car une véritable patte féline aux coussinets tout frais (froid) me touchait le visage en miaulant « debout ! j’ai faim ! ».
Je me suis donc réveillée avec un mystère de plus à résoudre…
Cela m’arrive de temps en temps de me réveiller en sursaut, suite à un mauvais rêve. Alors je l’écris. Toutes les images sont encore fraîches au saut du lit.
Voici mon dernier rêve. Ce sont souvent ceux du petit matin, en fin de nuit, dont je me souviens.
Angie, Max et moi on revient à pieds d’une balade, mais je prends le mauvais chemin (opposé pour rentrer à la maison). On est fatigués. Max est petit, 6 ou 7 ans et étrangement cela ne lui dérange pas de marcher, contrairement à sa sœur ou à moi-même qui en ai marre de ne pas avoir le sens de l’orientation.
Je téléphone à Emmanuel pour lui demander de venir nous chercher en voiture au lieu dit « la gorge du diable ». Au moment où il sort sa voiture coincée sous le tunnel où il s’était garé (une longue voiture blanche toute cabossée de partout), je vois un peu plus loin, sur la petite route au bord de l’eau, un camion en difficulté. Le camion, conduit par un jeune homme, veut éviter la tige d’une remorque qui s’est détachée, il fait marche arrière mais perd le contrôle de son camion et n’a plus de freins. Je le vois qu’il glisse, l’arrière du camion (un camion avec du gazoil, essence pour voitures) dans l’eau. La femme qui l’accompagne ne peut pas l’aider, elle vient d’attacher sa ceinture de sécurité et n’arrive pas à se libérer. Je sors de la voiture d’Emmanuel et cours pour essayer d’aider le chauffeur, mais j’arrive trop tard et je ne vois que ses mains qui sortent du camion et qui me demandent de l’aider. Il coule à pic. Là, alors que je prends déjà mon téléphone pour appeler les secours, un monsieur marche sur la glace, juste derrière l’endroit où le camion a été englouti. Cet homme barbu ne fait que quelques pas puis disparait comme par magie.
J’ai les secours au téléphone. Ils vont vite venir. Ils connaissent l’endroit que je leur décrit, car je ne connais pas l’adresse exacte.
Une foule de petits curieux s’est formée à l’endroit où j’étais restée, impuissante.
Un pompier m’appelle pour me demander quelques infos sur moi et je dois écrire sur une enveloppe mon adresse email. Mais le bic ne fonctionne pas bien et je n’arrive pas à écrire l’entièreté de mon email. Et je pleure, je pleure pour ce chauffeur que je n’ai pas pu aider et je pleure je pleure pour cette femme. Tous les deux sont sûrement morts à l’heure qu’il est. J’ai pu toucher les mains du chauffeur mais je n’ai rien pu faire. Je n’ai pas osé plonger dans l’eau gelée par crainte d’être morte frigorifiée ou aspirée par le camion…