Le Grand Duc du Creaves de l’Aquascope Virelles

Je vous présente le Grand-Duc en personne pour lequel je vends mon dernier recueil « Démarrer au quart de tour ». Sur cette photo, l’oiseau essaie toujours d’intimider les soigneurs qui viennent la nourrir et prendre de ses nouvelles. On pourrait presque intituler cette photo « Le hibou qui voulait se faire aussi gros que le boeuf ».

Pour rappel, cette jolie femelle a été malheureusement blessée à cause de fils de fer barbelés. Voilà des mois que le Centre de Revalidation de l’Aquascope Virelles la soigne. Elle a un tendon sectionné à une aile qui l’empêche de la relâcher dans la nature. Mais, vigoureuse, elle a montré depuis longtemps qu’elle voulait vivre, malgré son handicap. Alors, pourquoi ne pas lui construire un espace rien que pour elle, un grand endroit sécurisé où elle pourrait quand même prendre plaisir à vivre ? Fiche technique de cet oiseau sur oiseaux.net

Grand Duc d'Europe

Photo  : Thérèse BIARD

Le Grand-Duc d’Europe est le plus grand rapace nocturne de nos régions. Il a disparu de nos contrées dans la 1ère moitié du 20ème siècle et a bénéficié d’un programme de réintroduction. Début des années 80, il a enfin réapparu en Wallonie. Il est sur la liste ROUGE des espèces menacées. Pour plus d’infos sur le statut de ce magnifique rapace, je vous invite à visiter le site biodiversité wallonie

Chaque livre « Démarrer au quart de tour » vendu permet de reverser au Creaves entre 2 et 4 euros. Que ce soit en version papier (12,00 euros hors frais d’envoi) ou en numérique (2,99 euros), je m’engage à reverser entièrement tous les bénéfices de vente de mon recueil.

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4ème de couverture par Nicole Loynet, animatrice de Tisser les Mots

Une sterne noire nous révèle le mystère des statues de l’Ile de Pâques et comment cet oiseau mythique est devenu sculpteur pour protéger ses œufs, trop convoités par les îliens.
Un écureuil presque mort de faim en hiver parce qu’il ne sait pas se servir « d’un four à double fonction », fort heureusement sauvé par un pic vert qui lui en révèle le mode d’emploi.
Comment ne pas écraser un escargot en faisant un trajet dans le noir au petit matin …, une poésie tirée d’une expérience de la vie quotidienne.

17 nouvelles poétiques dans lesquelles le lecteur découvre l’univers tendre de Cécile Ramaekers peuplé d’animaux mythiques ou bien réels.

Cécile Ramaekers a conçu son recueil comme un ouvrage pédagogique dans lequel elle confie avec enthousiasme son chemin d’écriture. A chaque nouvelle, en préambule elle annonce  le thème et les consignes  et en conclusion elle partage les pépites de son inspiration  avec des références et des conseils de lectures et d’écriture.

 Nicole, animatrice de Tisser les Mots

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Logo du Creaves de l’Aquascope Virelles

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Logo de l’Aquascope Virelles

Démarrer au quart de tour

Mon livre est en vente !

Couverture finale de mon livre :

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Il est déjà au catalogue d’Atramenta
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12 euros (hors frais d’envoi) soit directement chez Atramenta ou chez moi (dans quelques jours).

Si vous passez directement par Atramenta, vous aurez le livre numérique en cadeau. Si vous passez par moi (ecrimagineATgmailPOINTcom), vous aurez un marque page + dédicace en cadeau :-)

Le livre numérique est également en vente chez Atramenta et dans d’autres librairies numériques au prix de 2,99 € :

Amazon

Apple

Google Play

 

Au 14 janvier 2017

Je crois que je peux déjà compter 21 pré-commandes de livres papier !

J’ai créé une petite affiche, si vous avez envie de participer à ce beau projet, je peux vous l’envoyer par mail. Il faut que nous puissions toucher le plus de monde possible !

L’argent récolté servira à créer un grand espace sécurisé pour le Grand-Duc blessé qui se trouve au Creaves de l’Aquascope Virelles.

affiche démarrer au quart de tour

J’ai aussi créé une page facebook avec le titre de mon livre « Démarrer au quart de tour ». N’hésitez pas à l’aimer et à partager !

MERCI

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Mon livre pour l’Aquascope de Virelles

Je reviens enfin avec des nouvelles sur la parution prochaine de mon recueil « Démarrer au quart de tour ». Ce livre, dont l’entièreté des bénéfices sera reversé au C.R.E.A.V.E.S. de l’Aquascope de Virelles, sera édité chez Atramenta.  (mon recueil à vendre devrait apparaître sur cette page d’ici une semaine je pense)

Après plusieurs corrections pour une meilleure mise en page, je peux enfin vous dire qu’il va être imprimé tout bientôt. J’ai changé de photo de couverture car sur la première photo, la coquille de l’escargot était trop « brûlée », on ne voyait pas les détails de sa coquille. Ici, l’escargot démarre au quart de tour lui aussi, car il ne faudrait pas qu’il loupe son superbe saut !

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A quoi servira l’argent récolté ? Le Centre de Revalidation de l’Aquascope de Virelles héberge depuis plusieurs mois maintenant un rapace magnifique, puisqu’il s’agit d’un Grand duc d’Europe, le plus grand rapace nocturne de nos régions. Vilainement blessé par des fils de fer barbelés, il ne retrouvera jamais ses pleines facultés de prédateur, le tendon de son aile droite ayant été irrémédiablement atteint. Pourtant, personne ne veut prendre la décision d’euthanasier cette superbe femelle. Pourquoi ne pas lui construire un nouvel abri, à sa mesure, à l’entrée du Centre de Revalidation ? Sa présence renforcerait l’action de sensibilisation de l’Aquascope Virelles auprès du public jeune et nul doute qu’elle deviendrait la mascotte du Centre de revalidation, de par sa beauté altière et son envie de vivre. C’est à cette construction et ce projet que nous voulons consacrer le bénéfice de la vente de ce livre.

Pour que cet espace puisse voir le jour, je vous encourage à partager mon action en faveur de ce centre de revalidation.

Le livre (format A5 – 196 pages) sera vendu au prix de 12 euros (hors frais d’envoi). Pour chaque livre acheté directement chez Atramenta, 3 euros seront reversés au CREAVES de l’Aquascope Virelles. Si vous souhaitez passer par moi (Belgique) (dédicace et marque-pages sur demande) et si j’obtiens plus de 25 pré-commandes, je pourrais reverser 4 euros par livre ! Si, sait-on jamais, j’ai 50 commandes et plus, le bénéfice pour ce Centre de Revalidation sera de 5 euros par livre ! Pour cela, il faut que j’ai vos commandes et paiements avant de pouvoir recevoir puis vous renvoyer le(s) livre(s). Le délai sera donc un peu plus long, mais l’argent récolté sera aussi plus rapidement important.

Je mettrai sur ce blog l’évolution des commandes, des paiements et des bénéfices reçus.

Pour vos commandes, infos, ou autres : une adresse mail (clic clic)

Un tout grand merci pour votre confiance, votre lecture, votre encouragement, votre participation.

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Mon recueil à naître : pré commande

YOUPIE ! mon livre est fin prêt… un petit détail, une question et hop, la machine sera lancée cette semaine !

Quelques chiffres ?
17 nouvelles rien que sur des animaux
1 texte issu d’un concours, avec comme héroïne : une adorable marguerite
200 pages environ (un peu moins je crois au final)
12 euros (à confirmer)
Format A5 (14,80 cm X 21 cm), imprimé sur du papier bouffant 1.5, crème, 80g/m
Au menu, les titres de mes textes… clic ici

Voici le titre et la couverture que j’ai imaginés … il y a aura le logo d’Atramenta bien sûr.

couverture3

La prochaine question est de savoir si je précommande 25 exemplaires ou plus ? Pour ceux qui me suivent depuis un bout de temps, vous savez que j’ai déjà utilisé le système de souscription. C’est une procédure qui permet de vendre mon livre avant l’impression. Ainsi, je regroupe les commandes et puis je lance la demande d’impression en quantité. Cela me permet d’avoir une réduction et donc, dans ce cas présent, de pouvoir récolter un peu plus d’argent pour le CREAVES de l’Aquascope de Virelles :-)

Plus j’ai de commandes, plus la réduction est importante… (25, 50, 100, 250,…)

Pour plus d’infos, envoyez-moi un mail ou postez un commentaire sous cet article.

Au menu de mon prochain recueil, il y aura…

Derniers jours de relecture/correction/mise en page avant lancement de la « machine » .

Voici les titres ci-dessous, plus bas dans l’article.

Expliquer comment j’écris, n’est pas si évident que cela. Je peux dire quels sont les mots, la phrase ou l’image qui m’a fait me lancer sur le thème, mais de là à raconter « tout », il y a de la marge. Néanmoins, noter les consignes et les contraintes des jeux d’écriture permet au lecteur de se faire déjà une petite idée du « sujet » dont je vais parler. Et comme j’aime partager, je glisse parfois des informations intéressantes sur les animaux rencontrés dans mes histoires.

Au menu de mon prochain livre donc, il y aura des oiseaux, des petits cochons, des poissons, des ours, un loup, mais aussi un rat, un adorable écureuil, des escargots, des insectes et d’autres animaux doués de parole.

  1. Tisser les Mots
    La sterne de l’île de Pâques
    Les 3 petits cochons et le chat botté
    Un bar bizarre
    Je dis lecture… et…
    L’ours colère
    Un indien dans la forêt
  2. Bernard Friot et sa fabrique à histoire
    Avoir une dent contre quelqu’un
    Le four à double fonction
    Le Roi de la forêt
  3. Made by Ecrimagine
    Textes libres

    Nougatel, le super béluga
    Poème du matin
    Meurtre dans la baignoire
    Neige de Feu
    les expressions
    Montrer pattes blanches
    Il y a de l’eau dans le gaz
    Mettre les points sur les i
    Avoir les yeux plus gros que le ventre

Et la couverture avec le titre… pas encore finalisée mais elle devrait ressembler à quelque chose comme ça :

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Aphone

Je remets ici une histoire écrite il y a déjà quelques années, mais qui, pour moi est tout à fait d’actualité car j’ai été aphone durant 4 jours, la semaine dernière.

Cette histoire peut être lue et téléchargée sur Atramenta (clic clic)

Cette histoire est incluse dans mon livre « Un oiseau peut en cacher un autre » (clic clic). Livre en vente sur Atramenta.

 

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Aphone

Aphone : extinction momentanée de la voix.

    –         Ouf ! se rassure un petit oiseau brun en lisant la définition de ce mot au dictionnaire, ce n’est que provisoire. Voyons voir ce que dit le livre des remèdes naturels pour ce problème de voix :

« Laissez reposer votre voix, buvez du thé avec du miel et du citron et prenez patience, d’ici deux ou trois jours, vous devriez retrouver votre timbre. »

    –         Boire du thé ? Est-ce que j’ai une tête à boire ça ? Et puis du citron et du miel, où est-ce que je vais bien pouvoir en trouver, râle Troglo Dite.

En effet, c’est bien embêtant pour lui, le plus grand séducteur de la forêt, de ne plus avoir de voix. Comment va-t-il faire pour séduire les filles ? Il n’y a que son chant envoûtant pour les attirer à lui. Il n’a pas une splendide gorge rouge comme son voisin ni de ventre jaune comme ces demoiselles les mésanges. Il n’est pas grand comme un hibou ni rapide comme le faucon. Il ne sait pas nager, il ne sait pas pêcher.

Il sait chanter ! Enfin, il savait…

L’oiseau doit à présent faire de gros effort pour se taire. Il n’a pas l’habitude de ne rien dire, mais s’il veut récupérer sa voix d’ici deux jours, il n’a pas d’autre choix.

Trois jours passent…

Le petit oiseau brun n’en peut plus. Il tourne en rond. Il réfléchit. Il racle sa gorge. Rien n’y fait, il ne peut toujours pas chanter, ni même parler ! A peine sait-il chuchoter.

Comme la saison des amours a déjà débuté, il cherche une idée pour draguer une femelle. Il a acheté, dans la maison du Pêcheur, un livre sur l’art de la pêche. Comme il est écrit, il observe avec grande attention Martin en action. L’oiseau bleu et orange se pose sur une branche, penche la tête, examine, attend et plonge d’un coup. Puis, il remonte à la surface tout aussi vite, un petit poisson dans le bec. Un autre oiseau, pareil que lui mais avec un bec tout noir, se pose à ses côtés. Martin lance le poisson en l’air et le récupère par la queue. Il présente son offrande, tête la première, à son amoureuse. Celle-ci accepte avec joie le cadeau et l’avale goulûment.

    –         Fastoche, chuchote Troglo Dite.

Notre petit oiseau, tout de brun vêtu, va se percher sur une branche surplombant l’étang. Il se positionne, met sa tête sur le côté, observe (pas très bien car il n’a pas une vue aussi bonne que Martin) et décide de plonger !

    –         Le pauvre malheureux, il est fou ! crie un grèbe qui passe par là.

    –         Au secours ! A l’aide ! Je ne sais pas nager, pleurniche Troglo qui n’a toujours pas de voix.

Le grèbe, de son bec, l’attrape par une patte et le met sur son dos, entre ses deux ailes comme si c’était un de ses propres petits qu’il protégeait. Il nage ainsi jusqu’au bord et le petit oiseau est déposé, délicatement, sur l’herbe. Celui-ci se réveille rapidement en crachant de l’eau.

Le grèbe qui l’a sauvé lui dit gentiment :

–         Les canards, c’est fait pour nager, les martin-pêcheur pour pêcher et les oiseaux comme toi sont faits pour chanter, alors chante mais n’essaie pas de nager !

Troglo Dite ne répond rien et baisse la tête. Il a envie de pleurer. Alors le grèbe, qui devine ce dont souffre le petit oiseau, ouvre une aile et l’enlace de ses plumes chaudes et confortables.

En haut d’un arbre, des rires étouffés éclatent tout à coup. Quatre femelles troglodytes se moquent du malade. Elles ont tout vu de la scène. Elles sont jeunes, jolies et célibataires. Elles sont sœurs et n’attendent qu’une seule chose : qu’un beau mâle chante rien que pour elles.

    –         Ce ne sera pas celui-là, ha ! ha ! rigolent-elles sans retenue.

Troglo Dite a beaucoup de peine. Il remercie le grèbe et s’en va se cacher dans un buisson touffu, loin dans la forêt.

De sa cachette, il entend un chant qu’il reconnaîtrait entre mille. Celui d’un rouge-gorge. Il le regarde, l’envie d’avoir un si joli timbre de voix et réfléchit à la manière dont lui, aphone et mauvais nageur, pourrait quand même trouver une femelle. De ses petites pattes vigoureuses, il fouille le sol à la recherche de chenilles ou de coccinelles écrasées. Et, très vite, il repère non pas une bouillie d’insectes mais la blessure d’un arbre. Le tronc est abîmé et d’une fissure, coule un liquide orange, la sève.

    –         Chic, juste ce qu’il me faut, se dit-il en s’agrippant sur l’écorce.

De quelques coups de bec trempé dans la sève, il se peinture les flancs. Déguisé de la sorte, il espère attirer une femelle qui succombera à ses nouvelles couleurs. Hélas, cette fois-ci non plus, l’astuce ne fonctionne pas. Au lieu d’attirer un oiseau, c’est un écureuil, qui, par l’odeur envoûtante, est venu jusqu’à ses pattes, lui lécher les ailes !

    –         Hum, trop bon, ce parfum de sève, il a un arrière goût de noix, exquis ! dit le petit mammifère en se léchant le museau.

    –         Mais arrêtez, je ne suis pas un arbre ! Allez vous délecter ailleurs que sur moi ! essaie de crier Troglo…

A nouveau, des gloussements moqueurs se font entendre en haut d’un arbre. Les quatre sœurs l’ont suivi.

    –         Tu fais un spectacle génial ! Quel divertissement, ricanent-elles ensemble. A défaut de nous séduire, tu nous fais bien rire !

C’en est trop. Blessé au plus profond de lui, Troglo décide de quitter son territoire.

Les sœurs ne le suivent pas cette fois-ci. Elles aiment trop cet endroit pour l’abandonner.

Trois kilomètres plus loin, dans un petit parc, notre petit oiseau aphone repère un nouveau territoire. Ici, il ne connaît personne et il a bien l’intention de ne pas se montrer tant qu’il n’aura pas retrouvé sa voix.

Alors, il décide de ne plus faire le sot. Il n’essaie plus d’attirer une femelle.

Il s’occupe à présent à construire ses nids. Oui, il travaille dur. Les heures passent et lui il continue à ramasser de la mousse et des brindilles. Il les placent tantôt dans ce nid sous le buisson tantôt dans un autre, un peu plus haut, ou tantôt dans un troisième, plus à l’abri des regards. En tout, il aménage cinq nids ! Un tout près d’un mini cours d’eau, pour avoir toujours à boire, un autre à l’abri du soleil en cas de fortes chaleurs, un autre près d’un champ où de nombreux criquets ont élu domiciles, pour la musique continue, un autre un peu plus en hauteur pour la superbe vue et enfin un dernier où il est sans doute le seul à comprendre la raison pour laquelle il l’a choisit : il y a une plume rousse d’un grèbe qui décore le nid, en mémoire à celui qui l’a sauvé d’une noyade certaine.

Après plusieurs jours de travail, il est enfin satisfait de ses cinq nids. Tous ont une particularité, il y a un magnifique, un confortable, un très doux, un très spacieux et un pratique pour élever bon nombre de petits.

Depuis qu’il est arrivé, il est surveillé. Son petit manège intrigue un oiseau, tout aussi petit que lui. Elle, car c’est une femelle, porte un bien étrange collier autour du cou. Sur l’avant, au niveau de sa gorge, une goutte d’eau est enfermée entre deux écailles de poisson.

Mais de tout ceci, notre ami ne remarque rien. Pendant qu’il continue à travailler sur ses nids, la petite brune l’observe avec sa loupe spéciale baptisée : « goutte d’écaille », un appareil très performant pour les animaux qui sont atteint d’une myopie sévère.

Le lendemain après-midi, notre drôle d’oiseau attend que Troglo Dite parte à la chasse pour se rapprocher du nid à la plume de grèbe. Elle regarde furtivement à l’intérieur  du cocon et y dépose un objet pour repartir aussi vite.

Quand Troglo revient le ventre plein, il vole jusqu’au nid à la plume rousse et décide de se reposer. Tout à coup, alors qu’il pense sentir la douceur de la plume sous ses pattes, il découvre à la place une rondelle de citron et un message : « pour ta gorge »

    –         Mais qui ? Comment ? ne dit-il pas de sa voix mais le fait-il comprendre par des regards interrogateurs.

Il tourne la tête pour voir si un intrus se cache dans son nid. Comme il ne trouve personne, il sort et cherche dehors. Il ne voit rien. Prenant l’invitation au pied de la lettre, il enfonce son bec dans le fruit acide et recommence jusqu’à ce que son bec grince et que les plumes de sa gorge le piquent.

Naïvement, il essaie de chanter aussitôt. Une seule note claire sort de sa gorge encore enrouée. C’est un bon début…

Le lendemain, à la même heure, au même moment, après la chasse à l’insecte, il s’en va se reposer dans un autre nid, celui près du petit ruisseau car il éprouve le besoin de boire. Manger les bêtes à la carapace dure, c’est bon, c’est craquant sous la mandibule, mais ça donne horriblement soif !

Là, une nouvelle surprise l’attend : une vieille coquille de noix remplie de miel ! Et une autre carte : « Tu as une jolie voix, il faut que tu la retrouves ! » Il ne cherche même pas à savoir qui a déposé ce merveilleux et délicieux cadeau, il suce ce liquide épais et sucré avidement.

Second essai de chant : triiiii liii tuiiiii tuiiiii.

    –         Yahouu ! crie-t-il de victoire… mais crie-t-il trop tôt, car après ça, il n’a de nouveau plus de voix.

Le lendemain, dans le troisième nid, une noisette de miel avec un quart de citron !

Dans le quatrième nid, un insecte chaud entouré de miel au citron.

Dans le dernier nid, rien ! Sauf, une petite carte parfumée aux ailes de coccinelles, l’invitant à retourner au premier nid.

    –         Hum, j’adore tout ce mystère et ce parcours, dit-il en sifflotant de plaisir.

Dans ce premier nid, que Troglo a baptisé « Plume de héros », il n’y trouve aucune carte ni aucun cadeau de dégustation. A la place, une très jolie femelle de son espèce l’attend, calmement. Subjugué par tant de beauté, Troglo Dite en perd sa voix ! Il ne fait même pas attention à son étrange collier qui ne passe pourtant pas inaperçu.

    –         Oh non, vous n’allez pas me dire qu’après tout ce que je vous ai donné, vous n’avez pas encore retrouvé toute votre voix ?! Dit la jeune demoiselle, pleine de malice.

    –         C’est que, c’est que… vous êtes, si, si belle, chante-t-il gaiement.

    –         Oh merci ! Vous me trouvez vraiment belle ? rougit-elle.

    –         Très certainement, celui qui vous dirait le contraire, doit certainement avoir des pattes d’insectes dans les yeux !

 –         C’est que, justement, je suis mal voyante, c’est pour cela que je ne me sépare jamais de ma loupe.

    –         Oh, pardon, toutes mes excuses. Mais dites-moi, pourquoi m’avoir choisi, moi ?

    –         Quand vous êtes arrivé ici, j’ai tout de suite remarquée que quelque chose n’allait pas. Vous ne chantiez pas et vous travailliez très dur pour vos nids. D’habitude, les mâles chantent, surtout en pleine saison des amours. Vous sembliez si seul, tout comme moi à cause de mon problème d’yeux. Alors, j’ai demandé à mon ami le grèbe s’il savait quelque chose sur vous… Et c’est là qu’il m’a appris que sa sœur, dans l’étang voisin, plus loin, vous a sauvé la vie. Vous deviez être désespéré pour avoir osé tenter cette folle expérience !

    –         En effet, sans ma voix, j’ai l’impression que je ne suis personne. Et donc, sans m’avoir entendu chanter, vous vous êtes intéressé à moi ?

    –         C’est cela même. Voyez-vous mon bon monsieur, je n’ai pas beaucoup d’amis de mon espèce, tous pensent que je suis une erreur de la nature ! Pensez donc ! Avez-vous déjà croisé un oiseau malvoyant ?

    –         Non, enfin, je ne pense pas.

    –         C’est bien ce que je craignais. C’est pour cela que je ne me suis pas tout de suite montrée à vous. Connaissant votre problème de voix, je savais ce qu’il fallait pour que vous la retrouviez. Et comme vos nids sont magnifiques, j’en ai déduis que vous étiez un grand travailleur. Lorsque j’ai vu que vous aviez une préférence pour le nid avec la plume de mon ami le grèbe, j’ai tout de suite pensé que l’on pourrait s’entendre… N’ais-je pas eu raison ?

    –         Tout à fait très chère demoiselle.

Troglo Dite et sa nouvelle amie continuent à faire connaissance. Petit à petit, l’espace qui les sépare se réduit et ils se retrouvent très vite, bec contre bec.

Avancement de mon projet recueil 3

Bientôt mi-octobre et mon recueil prend fière allure. J’ai installé confortablement tous mes textes dans le fichier, j’ai agrémenté chacun des 18 17 textes par de petites images sympathiques et j’ai saupoudré chacune de ces histoires d’une explication du jeu d’écriture qui m’a amenée à écrire le texte et d’une petite page de notes où je raconte comment m’est venue Dame Inspiration.

A ce stade de mise en page, mon livre fait 204 pages au format A5. Il va y avoir quelques-unes en plus car une histoire, la plus longue (la 18ème), n’est pas encore décorée d’un petit dessin que j’essaie d’intégrer à chacun des 5 chapitres. Je rappelle que toutes ces nouvelles, moins une, ont comme thème identique : les animaux.

Je m’arrache quelques cheveux quant à la pagination demandée. J’essaie, via les explications du net, d’intégrer la numérotation des pages qu’à partir de la page 7, mais je n’y arrive point.

Je suis têtue, donc j’y arriverai, quitte à y laisser quelques autres cheveux ha! ha!

Une première relecture a été faite par une autre personne que moi (sourire) et j’ai pu, sur ses conseils bien avisés, corriger des fautes, retravailler des phrases mal construites et améliorer la fin d’un texte.

Je dois à présent, relire, moi, à mon aise, toutes ces histoires car j’estime que certaines méritent encore des améliorations.

Comme ma fille me l’a demandé, ce livre sera vendu au profit d’une association de protection des animaux. Je ne sais pas encore laquelle…

Suite au prochain épisode ;-)