Haïku sur photo de pleine lune

Un jour ma maman m’envoie une belle photo qu’elle a faite de la pleine lune… et voici ce que cela m’a inspiré :-)

haiku sur photo de lune

Ma maman écrit beaucoup d’haïkus. Ma fille aime beaucoup en faire (et lire ceux de sa mamy). Pas d’autre choix que de m’y mettre moi aussi :-)

Une personne qui écrit des haïkus peut s’appeler un haijin ou haïkiste.

Un haïku est un poème court, composé généralement de 17 syllabes, coupé en 3 vers de 5/7/5 syllabes.

Je vois, je vois…

Vous avez vu des animaux dans cette racine d’arbre. Mais d’autres créatures ont aussi fait leur apparition dans votre imagination ! C’est génial :-)  Peut-être est-ce cette pancarte vue à quelques mètres avant cette racine qui a fait pencher ma balance de l’imaginaire. Ces deux photos ont été faite dans une petite forêt, à Spa, en province de Liège, en Belgique.

pancarte forêt

Dès lors, moi j’y ai tout de suite vu… un cheval. Et j’ai aussitôt pensé à toi, Valentyne :-)

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En effet, moi, en regardant cette image (mais en vrai, ça m’a encore plus frappé), je vois clairement la tête d’un cheval, vue de profil avec le museau et la bouche, tout à gauche, la narine un peu plus haut, l’œil clair et bien dessiné, et puis sa crinière verte sur le front. Certes, il manque les oreilles, mais là je les retrouve dans la tête d’un cochon, avec au niveau de la gorge de mon cheval, les oreilles dressées (mais mon cochon a la tête à l’envers), l’œil rond et le groin large.

Vous avez vu :

maman : 2 poissons
Béa : 1 animal ou plusieurs, mais identité incertaine
Universsan : 1 chien
Lesfaitsplumes : 2 humains et un hybride de poisson avec des oreilles (j’adore la description qui en est ressortie)
Scoobydu41 : trois animaux : une sorte de tête de dinosaure avec son cou,
une tête de girafe et un petit singe pelotonné

Je me suis dit que je pourrais faire une petite histoire rien qu’à partir de cette image. J’imagine assez facilement l’aventure d’un cheval à la crinière verte qui est sourd et suite à cet handicap, il trouve en la compagnie d’un petit cochon bien sympathique l’ami idéal qui serait ses oreilles. Le petit cochon est vraiment petit et pour ne pas se faire tout le temps marcher dessus, il a trouvé que l’encolure du cheval lui donnait la hauteur suffisante pour découvrir le monde sous un autre angle. Ainsi, les deux comparses devenus inséparables s’entraident et vivent des aventures extraordinaires.

Un jour, lors d’une balade en forêt, ils rencontrent plusieurs personnages :
Deux poissons bruns, la silhouette d’un animal indéfinissable, un chien bizarre, un dinosaure brun, une girafe tout aussi brune que le dinosaure, un petit singe pelotonné, ainsi que deux humains et leur animal de compagnie unique : le poissons aux oreilles dressées…

Si cela vous tente, écrivez votre suite ou votre histoire  :-)

 

Double lune, viser la lune, photo et expression

Le premier soir du mois de mars 2018, j’ai fait une photo de la lune, belle, pleine, d’allure « jaune », brillante. Clic, instant immortalisé. Bzzzz passage dans mon ordinateur. Renommer, classer, enregistrer et… la voilà au côté d’une autre lune, à 1 an moins 10 jours moins 1 heure moins 11 minutes près  :-)

lunes mars 2017 et 2018

Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit toujours dans les étoiles.
(Oscar Wilde)

La rêverie est le clair de lune de la pensée.
(Jules Renard)

 

Petit bonheur à partager

Un petit bonheur, ça se garde, ça s’écrit, ça se partage. Même si, aux yeux de certains, ce n’est trois fois rien.

Plus tôt dans la semaine, alors qu’il pleuvait et ventait depuis la veille, je traverse un petit parc pour aller chercher mes enfants à l’école. Très vite, je vois au milieu du parc, juste à côté d’un chemin, au pied d’un arbre, du mouvement. Ce sont deux tourterelles turques qui se font la cour. L’une décolle brièvement du sol, bat une ou deux fois des ailes et retombe à terre. L’autre l’imite, face à l’autre. L’une tourne autour de l’autre, le cou tendu puis rabaissé. Le mâle monte un peu sur le dos de la femelle, mais redescend aussitôt. Et le début de la chorégraphie reprend de plus belle. C’est la danse de l’amour !

Je souris, c’est beau l’amour. J’aime la nature. J’aime les oiseaux. J’aime observer ces instants éphémères qui ne durent que quelques minutes, mais qui sont remplis d’attention, de tendresse, d’imitation, de tentation, de séduction.

Arrive une dame, seule, qui marche sur le chemin des amoureux. Le couple s’envole et se percher sur un arbre du parc, pas très loin. La femme me dit alors : « Pff, c’est terrible ! Tout le monde se dispute. Même les animaux ! ». Sans arrêter de sourire, je rassure la dame en disant que ces oiseaux ne se disputaient pas, que du contraire, ils se séduisaient. Ne semblant pas comprendre, j’explique un peu la technique de drague (parade nuptiale) chez ce couple de tourterelles, en terminant par « S’ils sont sur la même longueur d’ondes, s’ils dansent au même rythme, s’ils sont d’accord, alors ils s’accouplent ».

Et la dame me salue en terminant par un : « Merci, merci beaucoup, c’était très intéressant », avec un large sourire sur son visage.

tourterelle turque

Nouvelle peau, mue chez une arthropode

Y a de la vie dans notre maison ! Après l’émergence d’un papillon de nuit, voici que nous avons eu la chance d’assister à la mue d’une araignée ! Et ceci, grâce à ma fille, oui , oui. L’arachnophobe qu’elle est n’a pas hurlé devant ce spectacle étrange. La curiosité a été la plus forte, elle a donc terminé de prendre sa douche, tout à son aise (faut pas exagérer, étrangement, la douche n’a pas duré longtemps ha! Ha!), puis m’a appelée :-)

La mue chez l’araignée pourrait en quelques sortes correspondre à la métamorphose du papillon. L’un délaisse son cocon ou sa chrysalide, l’autre abandonne sa vieille cuticule ou exosquelette devenue trop petite pour elle. L’un comme l’autre signe là une croissance chez l’animal.

J’ignorais qu’une araignée pouvait muer ! Je suis donc très contente d’apprendre cela en visu. Cela valait bien quelques photos…

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Accrochée au plafond de la salle de bain, la bestiole a fasciné (et un peu dégouté) ma fille qui assistait à la scène ! La toute dernière photo a été faite une heure après les autres, et c’est la seule où j’ai utilisé un flash car il était près de 22h et la luminosité n’était plus aussi belle. On pourrait croire qu’il s’agit d’une toute autre photo, à cause du flash, on dirait que l’araignée est plus grande, plus foncée. Différente. Mais je confirme qu’il s’agit de la même… la vieille cuticule se racrapote, se recroqueville, elle s’assèche, pendant que la « nouvelle » araignée se sèche également afin que sa peau se durcisse.

J’ai utilisé le mode « macro » de mon téléphone portable ! La bêbête ne mesure pas plus d’1,5 cm… j’aurais pu l’écraser de mon pouce, mais je n’en ai rien fait…

En faisant quelques recherches sur le net, j’apprends que les araignées européennes ont une durée de vie comprise entre 6 mois et 3 ans. Que le mâle stoppe sa croissance (arrive à maturité) 1 à 2 mue(s) avant la femelle. Selon l’espèce, le nombre de mues est différent. Pour les plus petites d’1 mm = 3 mues. Pour l’Epeire diadème (espèce courante dans nos jardins, jolie espèce) = 7 mues !

Si vous avez une idée sur son identification pour celle-ci… je suis partante, je ne suis pas très douée pour les insectes.

Naissance nocturne : émergence

Le 9 mai 2017, en retournant la terre de ma petite serre sur pied pour remplacer mes plantes aromatiques, et enlever tout mon « élevage involontaire » de cousins dont presque tous étaient morts, j’avais trouvé ceci ! Ignorante, j’ai mis la chose de côté, puis en faisant une photo, j’ai demandé à ma maman si elle avait une idée de ce que cela pouvait être. Un insecte, oui, mais lequel ?

Un cocon de papillon de nuit ? Oh ! En cherchant sur internet comment réinstaller confortablement la nymphe protégée de son enveloppe, je la déplaçai et l’enfoui sous à 1,5 cm de terre récupérée de ma serre, dans un ancien petit aquarium en plastique. J’humidifiai la terre, plaçai 3 petites branches et confia le papillon en devenir à mon fils en l’installant dans sa chambre, à l’abri du soleil direct.

pap nocturne (1)

Pourquoi des branches ? Tout simplement pour permettre au papillon qui allait sortir de pouvoir s’installer au mieux afin de lui permettre de sécher ses ailes.

Vu la chaleur des jours qui se succédaient, j’humidifiai tous les jours un peu la terre où le cocon se trouvait.  Je regardai également tous les jours si l’enveloppe ne se trouvait pas à la surface au cas où j’aurais loupé sa sortie. Mais 10 jours plus tard, je ne vis rien. Me disant que j’avais trop dérangée la nymphe en la déplaçant de la sorte, je cru qu’elle n’avait pas survécu et la dégagea de la terre. A ma grande surprise, le cocon bougeait du « derrière », il gesticulait de « sa pointe » comme pour dire « Oh ! Hé ! Tu veux bien me foutre la paix ! Redépose moi immédiatement et prends patience ! »

Dans la nuit du 24 au 25 mai, mon fils s’est fait littéralement mangé par un ou des insectes. Le torse à l’air, il s’était fait piqué une quinzaine de fois en cette seule nuit. Cherchant du regard partout, je ne découvris qu’un seul moustique et n’eus aucune pitié à l’écraser !

La nuit suivante, une grosse tache au-dessus de la porte me fit lever la tête !

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Ce matin, c’est donc avec joie que je félicitais mon garçon : son papillon était né ! Je grimpai dans son lit en hauteur pour immortaliser cette naissance que voici. Zoom utilisé.

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Disposant une coupelle de miel et d’eau, je laissai l’animal respirer après cette petite photo.

Puis, ma fille me demanda à voir le cocon…

Chose toute fragile, j’ai dû « déterrer » l’objet : le papillon était sorti de son refuge en creusant la terre. A l’air libre, voici ce que cela donne :

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Le papillon est plus grand que le cocon. Il est trop haut actuellement pour que je puisse le « mesurer » approximativement, mais je dirais à vue de nez qu’il fait 1/3 de plus que la longueur de son cocon qui est de 2,5 cm.

Je libérerai le papillon ce soir, quand le soleil ne chauffera plus trop.

Quant à l’identification… le cocon ressemble beaucoup à celui d’un sphinx, mais lequel ?