Se hâter lentement
ou
y a de l’eau dans le gaz
Se hâter lentement
ou
y a de l’eau dans le gaz
Ce matin, il est 6h17, quand tout à coup, j’ai la désagréable sensation d’être suivie. Voilà presque 2 mois que j’ai repris, quotidiennement, le chemin de mon travail. Ma rue, ou plutôt mon avenue, est longue pour arriver jusqu’à mon bus qui doit me conduire à la gare. Et la plupart du temps, bien avant le changement et juste après, il fait bien noir à mon départ. Mais, ce n’est pas pour autant que je me sente seule. Sur la bonne quinzaine de minutes de marche à pieds, j’aime entendre le chant des rougegorges, des merles, des moineaux et autres mésanges. Parfois, mon regard est aussi attiré par une fouine ou une martre et récemment par un renard. Que c’est agréable ce réveil, cet accompagnement matinal. Parfois aussi, je dois faire attention où je marche, en cas de pluie, c’est la fête aux escargots dans cette rue. (lire petit poème)
Ce matin donc, point d’escargot, la nuit a été sèche, et ce matin, ils ne sont pas de sortie. Tout doucement, la lumière se fait dans les nuages, tout là-haut. J’entends un étrange cri que j’attribue par erreur à une chouette, mais que nenni, c’est le cri d’une fouine qui court devant moi se cacher dans un buisson, près d’une maison. Un bleu sombre mais lumineux à la fois éclaire l’horizon. Je devine le lever du soleil dans une poignée de minutes, juste quand j’arriverai à la gare pour prendre mon train. Bientôt, il fera déjà clair quand je fermerai la porte de ma maison…
Mais voilà, il est presque l’heure pour mon bus. J’arrive toujours plus tôt car à cette heure-là, je suis bien souvent la première cliente de ce bus, de ce premier bus du matin. Pourtant, il y a quelques arrêts avant moi, le terminus est bien plus loin… mais il arrive toujours plus tôt car il ne s’arrête pas avant mon signe. Et si je le loupe, le prochain arrive une demi-heure plus tard…
J’arrive donc au bout de la rue, encore une vingtaine de mètres, puis je tournerai à droite et j’attendrai que mon bus arrive. Furtivement, là devant moi, j’ai vu passer quelque chose. Ce devait être un chat ou un gros rat, il ne fait pas assez clair pour que j’identifie clairement cette fusée dans l’obscurité de ce matin. Je m’approche de l’endroit où la bête s’est cachée, mais je ne vois rien, je n’entends rien. La mésange, cette habituée de l’arbre, celle-là même qui m’a rouspété deux matins durant car je la dérangeais dans la construction de son nid. J’ai gentiment expliqué à cette brave (monsieur ou madame ?) qu’élever ses petiots au-dessus de l’abri de bus, tout près de la lampe, n’était pas une bonne idée si elle ne voulait pas être dérangée tout le temps.
Je ne sais pas si elle m’a compris mais toujours est-il qu’elle ne rentre plus dans ce petit trou, juste sous le plafond de l’abri de bus, mais qu’elle est toujours là, présente, à chanter et à bien montrer qu’elle est là, posée sur le même arbre du trottoir. Mais ce matin, elle arrive tout juste qu’elle repart déjà. J’ai à peine eu le temps de lui dire bonjour d’un sourire, qu’elle s’est enfuie.
C’est après cette remarque que j’ai senti une présence près de moi. Je regarde devant, derrière moi, mais je ne vois rien ni personne. Je m’installe dans l’abri, histoire d’avoir vue partout autour de moi, de ne pas être surprise par l’arrivée brusque d’un piéton, inconnu ou voisin que je ne connais pas encore très bien.
Je ne vois absolument personne. Puis, je ne sais pas quel étrange pressentiment, je lève la tête pour voir si personne ne m’observe par au-dessus, c’est à dire sur le toit bétonné de l’abribus. Et là, malgré l’incongruité de la situation, je sursaute quand même, car il y a bien quelqu’un au-dessus de ma tête qui me toise intensément.

Vu sous un autre angle, ça donne ceci :

Alors que je me remets assez vite de cette visite surprise, le chat me regarde et miaule. On se parle. Oui, on se parle d’une langue qu’on n’est pas très sûrs que ce soit la même mais chacun répond à l’autre. Et il ne faut pas 2 minutes pour que cette rencontre se prolonge et qu’une amitié naisse. J’ai juste le temps de faire cette photo qu’il disparaît pour réapparaître sur le trottoir.

J’adore les chats, ce n’est un secret pour personne. Mais je vous avoue que j’étais assez mal à l’aise de m’être lié si vite à ce minou, enfin, cette minette attachante, car il n’arrêtait pas de me suivre tant et si bien que j’ai cru qu’il allait rentrer avec moi dans le bus !

J’avais beau le prendre dans mes bras, marcher quelques pas (pas trop loin non plus, je n’avais quand même pas envie de louper mon bus et d’arriver en retard à mon travail) pour le redéposer plus loin, dans un jardin, sur un muret… rien n’y faisait, il revenait toujours tout près de moi, se frottant à mes jambes pour demander des câlins, encore et encore. Vu son aise pour se promener partout et surtout grimper sur le mur qui le conduit au-dessus de l’abribus, il doit appartenir à un voisin.

Elle s’étire, tout à son aise :-)
ça ne doit pas être facile de marcher dans cette position et dans cette direction… il (ou elle ?) lui colle au derrière de manière tout à fait « pro », et celui qui mène la danse ne ralentit pas pour autant sa vitesse de croisière :-)

Le gendarme est un insecte fascinant à observer… si si, il s’active, sans cesse, sauf pour bronzer au soleil, avec le risque de se faire écraser car il est partout celui-là !
Il paraît que l’accouplement est long, très long, c’est grâce à ça qu’on peut facilement le voir et… faire des photos cochonnes (rires). N’empêche, je plains un peu celui qui doit marcher, courir, en arrière…
ça c’est une pointure !

taille ver…tigineuse :-) pointure 39 !
Dans mes rêves, rien n’est impossible. Donner la langue à mon chat, c’est ce que j’ai fait, une nuit. Donc, même la nuit, mon imagination carbure à grande vitesse. Pour quelle raison ai-je fait ce rêve ? Je ne sais pas trop…
Dans mes songes, Vicky (l’un de nos 2 chats) était malade. Je la voyais apathique, la langue pendante, la respiration difficile… j’ai tout de suite su qu’elle avait bu l’eau spéciale du chien dans laquelle le vétérinaire avait mis un médicament transparent, inodore et sans goût pour soigner le petit chien blanc souffrant de problèmes aux reins (en août 2015, pour de vrai, Vicky a fait un « empoisonnement » aux reins suite au stress du déménagement, elle avait failli y passer).
J’informe vite le vétérinaire pour qu’il la sauve et au moment où je commence à pleurer, Vicky relève sa tête, me rassure en me disant qu’il ne s’agissait que d’un malaise passager et elle me promet qu’elle n’a pas touché à l’eau du chien.
Le réveil était bizarre… mon chat n’avait pas trop l’air de savoir pourquoi je le regardait intensément. Elle n’avait pas dû faire le même que moi ! Je n’en reviens toujours pas Vicky parlait dans « ma » langue.
J’ai donc littéralement donné ma langue au chat, cette nuit-là ha ha

Un printemps naissant,
Du beau soleil par moment.
De petites naissances,
Chez les fleurs, et dans mes connaissances,
Cela sent la vie, repousse la colère,
Je respire, je prends l’air,

Savoir se défendre bec et ongles… je crois que ces piafs-là n’ont aucun soucis de ce côté haha
Je crois que la photo parlera à De bec et de plumes :-)

Alors, on sait ce que c’est ? Non loin de mon boulot, à Bruxelles, en sortant de la gare… pas farouches du tout.

Photo pas de top qualité mais prise avec zoom de mon gsm…
Sacré bec, n’est-ce pas ?