Une araignée, une peur

Petit partage d’expérience. Scène vécue ce midi.
Au travail, tout le monde me connaît comme la sauveuse des animaux en détresse.
L’une de mes collègues, avant de partir rejoindre son bureau me laisse ce message écrit :
« Si tu veux sauver une araignée de la noyade dans l’évier 😂 »
Je cours, je vole… Et là, je m’attendais à chercher la petite bête dans l’évier (je m’imaginais déjà la prendre courageusement dans mes mains), et je tombe sur une Tégénaire 😨
Moi, à moi-même : « ah oui, mais non, faut pas exagérer quand même ». Et puis, je l’observe. Elle glisse et n’arrive pas à remonter. Je prends la première chose qui me tombe sous la main : un petit verre d’enfant. Une de ses pattes ne rentre pas dans le verre.

– Allez fais un petit effort, que je lui demande en tremblant quelque peu.
Zou, elle est dans le petit verre. Mais elle bouge vite. Et elle ressort tout aussi vite, pour…. Retomber dans l’évier !
On recommence. Bis repetita. Exactement la même scène se reproduit, si ce n’est qu’elle rentre plus vite dans le verre. Pour me fuir et retomber … Eh oui, dans l’évier !
3e et dernière tentative. C’est la bonne. Elle se déplace vite mais cette fois sur le bord du meuble et tombe par terre.
Surprise une micro seconde, elle court se réfugier sur la planche en bois, au pied du meuble de la cuisine et n’y bougera plus le temps de reprendre ses esprits – et les miens. (Et quelques photos)
Quelle aventure mes amis !

Et tout ça alors que je suis malade 🤧

Tégénaire des murs

On voit que c’est un mâle grâce à ses « petits gants de boxe » au niveau de sa tête. La femelle n’en a pas, c’est tout droit.

Il y a aussi une question de taille, le mâle est paraît-il plus petit. Mais pour moi, les Tégénaires sont de grandes araignées, qu’elles soient mâles ou femelles. Je ne me suis pas amusée à mesurer son petit corps, me rapprocher pour faire ces photos nettes, c’était déjà plus que courageux.

    Leucoséphobie : maladie professionnelle qui touche certains écrivains

    Une phobie qui ne me touche pas, mais qui parlera certainement à certains auteurs, amateurs et/ou professionnels.

    Ce matin, lors d’une épreuve écrite pour un job que j’aimerais vraiment bien décrocher, j’ai passé deux heures et demi à écrire à la main ! J’ai rempli dix pages de mon écriture, tantôt lisible, tantôt, vers la fin, moins lisible (rires).

    Je démarre facilement au quart de tour dans ce domaine, aussi, je ne pense pas que cette phobie me touche un jour, mais qui sait ?

    Alors, avez-vous trouvé ? Sans tricher ;-)

    Belle soirée et à bientôt !

    Le pouvoir de l’imagination la nuit !

    Cette nuit, il était 2 heures du matin quand ma fille de 11 ans a reçu de ma part une médaille pour avoir réussi à me faire marcher dans son imagination.

    Il est donc 2 heures du matin, mais je ne le sais pas encore. Dans mes rêves, j’entends une porte qui s’ouvre, une clinche qui fait du bruit et puis un sanglot… ça ne colle pas à mon rêve, donc je me réveille immédiatement (instinct maternel, quand tu nous tiens !). Bingo, sur le palier de l’escalier, ma fille de 11 ans pleure de frayeur.

    • Il,… il y a une grosse araignée dans ma chambre, près… près de mon lit, elle est très, … très grosse, j’ai peur.

    Faut-il préciser que ma fille est arachnophobe et que cela s’empire avec le temps ? Faut-il préciser que je l’étais moi-même enfant et adulte également ? Qu’il a fallu attendre une trentaine d’années pour que ma curiosité envers l’espèce animale à 8 pattes, poussée par le désir de faire des photos parfaites pour ces petites bêtes, m’aide dans cette terreur vivante ?

    Courageusement, je me dirige vers sa chambre, ouvre sa porte et lui demande quand même où est-ce qu’elle a vu cette araignée ? Quand j’allume, il me vient à l’esprit qu’elle était peut-être sur l’interrupteur : horreur ! mais trop tard, j’ai allumé et la réalité m’a sauvé, point de bestiole sur le carré en plastique.

    • Là, près de mon lit, à côté de ma tête. Je l’ai vue, elle bougeait. Elle était grosse et poilue. J’ai même vu son croupion !

    Bon, là, mon courage diminue un peu et j’enlève les nounours et autres bazars qui se trouve par terre, à la tête de son lit. Je retourne quand même vite fait les nounours, car on sait que ces bestioles peuvent se cacher et surgir sournoisement… mais je ne vois rien. Puis, il y a un mouchoir, ouvert, non utilisé semble-t-il. Elle se cache sûrement en-dessous. Je prends ce que je trouve, c’est-à-dire la patte d’un nounours qui n’est pas mou et qui vierge de toute araignée, et je l’utilise pour retourner le mouchoir… Brrrr… Mais rien, nada, quedal !

    Rassurée, je prends sa lampe de chevet amovible et je dirige le faisceau derrière le lit, derrière l’armoire, sous le lit, partout où je n’ai pas encore regardé.

    • Elle est vraiment grosse.

    Bon, visiblement, je ne la vois pas. Puis, une réflexion lumineuse me frappe en cet instant :

    • Mais ma chérie, tu dormais, tu avais les yeux fermés. Il fait noir de chez noir. Tu n’as pas pu la voir. Tu as du rêver. C’était un vilain cauchemar.
    • Mais non, j’ai même regardé l’heure. Je t’assure, ce n’était pas un rêve, elle est là. Regarde encore.

    2h25 du matin.

    • Tu sais, certains rêves peuvent sembler très réel. Tu as pu rêver de ta chambre, de ton réveil et de l’araignée. Regarde, j’ai tout enlevé, tout soulevé, tout fouillé. Je n’ai rien vu. Mets ta tête de l’autre côté du lit et essaie de te rendormir s’il te plait.

    Je la vois hésitante. Peut-être que j’ai réussi à la convaincre qu’elle avait rêvé.  Je termine mon sauvetage nocturne par une plaisanterie, histoire de détendre l’atmosphère :

    • Tout ça pour avoir un bisou de maman la nuit. Ils sont chers ces bisous tu sais.

    Et je lui en colle 2 sur chaque joue, des biens bruyants, bien gros, bien rassurants.

    Elle mettra du temps avant de se rendormir, mais elle y est arrivée.

    Elle a vraiment presque réussi à me convaincre qu’elle a pu voir une araignée la nuit, car au petit matin, elle me dit :

    • Tu sais, la nuit, nos yeux s’habituent à l’obscurité. Le noir devient gris et je peux voir les ombres… j’ai vu l’araignée…
    • Quand même, à deux heures du matin, tu devais certainement dormir…

    Alors, pour vous, pour moi, vous pensez que c’est quel genre d’araignée qu’elle a vu/rêvé ?

    C’est la saison où elles sortent, où elles osent se montrer… et ici, chez nous, dans le jardin, il y en a quelques-unes. Va falloir qu’on travaille sérieusement à cette phobie si nous ne voulons pas être réveillés trop souvent :-)

    Poème sur une phobie…

    Une araignée dans mon jardin

    Et je perds tous mes moyens.

     

    Araignée du soir

    Et je perds tout espoir,

     

    Araignée du matin

    Et je meurs de chagrin.

     

    Dès que j’en vois une

    Qu’elle soit noire ou brune

    Je suis tétanisée

    Complètement paniquée.

     

    Je crie, je cours, je pleure

    J’ai l’impression que je meurs.

     

    Cette peur est terrible

    C’est une phobie horrible.

     

    Mais une grande passion

    Me fait retrouver la raison.

    La photographie

    Me donne un souffle de vie.

    Aussi ma curiosité

    Va beaucoup m’aider

    A dépasser mes frayeurs

    Et ne plus en avoir des visions d’horreur.

     

    Araignée, crache tout ton venin

    Cela ne sert strictement à rien,