Tel était le titre de ma formation d’un jour, cette semaine.
Facile à lire et à comprendre est une méthode européenne.
Cette méthode permet de rendre accessible toutes les informations pour les personnes en situation de handicap mental.
Chaque texte, document, lettre est écrit en « français facile ».
Quand les textes, documents et lettres sont relus et validés par des personnes ayant une déficience intellectuelle, on doit alors mettre un petit logo sur le texte, document et lettre.
Ce petit logo montre le pictogramme du visage souriant d’une personne devant un livre ouvert. Sur la page gauche du livre, il y a un pouce levé et sur la page de droite, il y a du texte.
Pour écrire en français facile, il faut :
- utiliser des mots simples
- écrire de courtes phrases
- intégrer une image ou un picto est parfois préférable que d’utiliser trop de mots
- choisir une police de caractère sans empattement
- utiliser une taille de police de minimum 14
- espacer les caractères, les mots, les paragraphes
- ne pas souligner, ni mettre en italique
- ne pas utiliser de double négation
- aller à la ligne à chaque nouvelle phrase
- écrire les chiffres en chiffre et non en lettre
- une idée par phrase
- faire attention au contraste
- écrire la date en entier
- ne pas utiliser les parenthèses, les deux points, le point-virgule
- ne pas utiliser d’abréviation ou acronyme sauf quand c’est bien connu
- ne pas imprimer en recto-verso
- justifier le texte à gauche uniquement
Il y a encore d’autres règles et consignes. Vous pouvez les retrouver facilement sur internet.
Je voudrais juste préciser que cette méthode n’est pas uniquement pour un public déficient intellectuellement. Cette méthode aide aussi les personnes dyslexiques et toutes celles qui ont des difficultés avec la lecture et la compréhension en lecture. Cette technique de FALC, Facile à Lire et à Comprendre, aide également les personnes âgées. Cette technique permet aux personnes dont la langue maternelle n’est pas la même que le texte de mieux comprendre ce qui est écrit.
Non, on n’infantilise pas les adultes. On permet de rendre accessible le plus de documents de la vie de tous les jours à un maximum de personnes. Même moi, j’apprécie cette méthode quand je dois lire, par exemple, un texte de loi ! (clic ici pour un exemple)
Il n’y a pas que des lettres administratives ou des documents de lois qui ont été ainsi réécrits. Certains livres sont soit écrits directement avec cette méthode soit réécrits et validés par des personnes en situation de handicap mental.
J’ai beaucoup appris à cette formation. La matinée était consacrée à la théorie. L’après-midi, nous avons fait un exercice. Ce n’est pas si simple qu’on pourrait le croire. C’est surtout plus compliqué quand c’est le texte de quelqu’un d’autre.
Pour apprivoiser cette méthode, il faut s’exercer. Je vais m’exercer sur un conte bien connu, sur une histoire que j’ai écrite, sur un album pour enfants. Je me demande si je pourrais aussi utiliser cette méthode sur des histoires kamishibaï. Je pense que oui. Et je m’en réjouis déjà.
