La comptine de l’automne

Dur, dur de se lever
Quand la nuit n’est pas finie,
Dur, dur de s’activer
Sous le ciel tout gris.

Mais zou, zou, zou, en avant,
On s’habille en rigolant,
On descend tous les escaliers,
Un, deux, trois, sans traîner !

Quatre, cinq, six, manteaux sur le dos,
Sept, huit, neuf, en route dans l’auto,
Dix, onze, douze, arrêt de bus,
Les enfants s’en vont, et moi, je m’élance en plus.

Bienvenue l’automne,
Avec ton vent frais,
Tes feuilles qui frissonnent,
Tes flaques au détour des allées.

Plic, plac, ploc, la pluie du matin,
Mouille mes chaussures, mes cheveux châtain,
Mais tant mieux, je fais ma balade
Sous la pluie douce, sous le ciel malade.

Et hop ! un rougegorge chante au sol,
Un grand cormoran émerge puis s’envole,
Coin-coin des canards, tout plein, tout plein,
Et le troglodyte qui trille au chemin.

Clic-clac, clic-clac, photos de couleurs,
Feuilles rouge-sang, jaune-or, brun-douceur.
Champignons trempés, petits parapluies,
Bogues et marrons tombés dans la nuit.

Ploc, ploc, ploc, les fruits s’échappent,
Un héron immobile guette et attrape.
Sifflent, s’envolent les bergeronnettes,
Tchic-tchac, voltigent les mésangettes.

Plus loin, dans l’eau, petits paquets d’oies,
Cinq, dix, quinze, vingt, ce sont des Bernaches du Canada !
Battements d’ailes, cris voyageurs,
Un salut d’automne qui réchauffe le cœur.

Deux heures passées, à marcher, à sourire,
À cueillir des images, à rêver, à écrire.
Bienvenue l’automne, saison des merveilles,
Toi qui chantes la vie au creux de mes oreilles.

Mystère dans un parc bruxellois

Par un printemps horrible, froid, venteux et pluvieux, des enfants sortent de l’école et empruntent le chemin d’un parc pour trouver le tram qui doit les conduire jusque chez eux.

Sur le trajet, ils s’arrêtent. Malgré les gouttes de pluie qui fouettent leur visage, ils restent immobiles et observent quelque chose au milieu d’une pelouse, à proximité de l’étang.

A votre avis, qu’est-ce qui peut bien les intriguer ? Ce canard magnifique ?

Ou cet échassier au poignard affuté ?

Ou peut-être ce couple d’oie qui vient jusque chez eux ?

Non ! Moi je pense plutôt que c’est ce gros animal, vous voyez, celui qui est presque couché ventre sur le sol, juste devant les pigeons. Je recadre pour que vous voyez un peu mieux…

A votre avis, quel est ce trésor qui semble caché sous ses pattes ? Un petit indice…

Il y en a combien de petites boules duveteuses ? 3 ? 4 ? 5 ? 6 ? Aide : il y en a plus que sur la photo où il y a tous les pigeons.

Visez plus haut ! Et comptez !

Bon, ils sont un peu loin, et surtout, il pleut trop que pour faire la photo « à découvert »… je recadre

Pardon ? Vous ne lez voyez pas bien ? Peut-être vu sous cet angle ? Ils sont moins « collés »…

C’est ce qu’on appelle une famille nombreuse, très nombreuse :-) mais il faut bien ça avec les prédateurs qui courent les étangs et les parcs. N’empêche quel courage et surtout comment font-ils pour garder un œil sur tous ? Avant hier, il y en avait quatre ou cinq qui galopaient le chemin de terre, par-delà le grillage. Ce sont des oiseaux nidifuges, autrement dit, dès qu’ils sortent de l’œuf, ils « fuient » le nid, tout emplumés, ils peuvent déjà voir, marcher et manger.

Pour le plaisir des yeux, une autre photo de l’année passée, par ciel découvert et soleil lumineux. (ceux-ci étaient un peu plus âgés)