Ma première balade ornitho de 2022 ! Un magnifique soleil, un vent piquant et des oiseaux qui reviennent sur les plans d’eau après les inondations de juillet 2021.
Étiquette : oiseaux
Écrivez un dialogue
Imaginer une conversation entre… pies, ça vous tente ?
Cette semaine, suite à un réveil en sursaut causé par les cris de plusieurs pies qui caquetaient juste sous la fenêtre ouverte de notre chambre, j’ai posté un appel d’aide sur FB. Si quelqu’un parlait pie et pouvait m’aider à traduire « allez gueuler ailleurs », j’étais preneuse de quelques cours de langue ornitho :-)
La raison pour laquelle les pies se sont soudainement mises à crier de la sorte, en pleine nuit, n’est pas connue de manière précise, mais il semblerait que c’était dû à la présence d’un prédateur. Lequel ? Mystère. Je me suis réveillé pour essayer de chasser les pies (ça n’a rien donné), pas pour chasser l’intrus.
Alors, comme l’a imaginé une dame fort sympathique, je vous invite à écrire un dialogue. A votre avis, qu’est-ce que ces pies (au nombre de 4 ou 5 minimum) auraient bien pu dire pour faire autant de raffut en pleine nuit ? Toutes les idées sont bonnes…
Petites précisions : une famille de pie a son territoire incluant notre maison, jardin et arbre se situant devant l’entrée de notre maison. Arbre dont le sommet des branches flirte avec la fenêtre de notre chambre située au deuxième étage, sous les toits… Cette famille est composée d’au moins 17 pies (c’est le plus que j’ai pu compter un jour où elles étaient toutes, ou presque, perchées dans l’arbre du jardin).
Elles ont pour fâcheuse habitude de babeler à quatre heures du mat’ dans l’arbre qui se situe côté rue, et donc côté chambre :-( Ces pies ne sont pas très bien élevées, car elles se coupent sans cesse la parole. Cette nuit-là, il devait y avoir au moins 4 ou 5 pies qui rouspétaient en même temps…
A vos claviers…
Voici ce que Josette a écrit :
« Hé! As-tu vu? » « Y’a un chat qui tente de monter dans notre arbre! » « Réveillez-vous, nous sommes attaquées! » « J’ai pas vu. » « Ben r’garde à un mètre du tronc » « Ouille! Ouille! J’vais changer de branche! » « Arrêtez de picosser comme ça! » « Il ne pourra pas monter aussi haut! »

Petit écureuil découvre la forêt
Il y a quelques temps, j’ai écrit une petite histoire. C’était à l’occasion d’un concours lancé par les éditions Bayard, sur le thème de la forêt, pour un album jeunesse chez les tout petits.
Je le trouve tout mignon et je me dis qu’il serait dommage qu’il dorme davantage dans mon pc… si quelqu’un a envie de faire de petits dessins pour illustrer cette petite sorte de comptine… il est libre. J’aimerais juste voir le résultat et je souhaiterais le publier sur mon blog ;-) Je trouve qu’il serait parfait pour une histoire Kamishibaï !
Mise à jour au 15/02/2021 :
Fin 2020, Julie, des ateliers « coquelicots et papillons », lançait une demande sur FB. Elle cherchait des histoires pour enfants afin de les enregistrer à voix haute et d’accompagner sa voix de sons et bruits.
J’ai tout de suite répondu favorablement à sa demande en sélectionnant quelques textes nature avec des animaux.
Début 2021, Julie revenait vers moi avec un premier enregistrement de « Petit écureuil découvre la forêt ». Le résultat est GÉNIAL ! J’adore ! Et ce n’est que la première version avec sa voix chaleureuse et idéale pour les enfants, avec le chant de certains oiseaux que l’écureuil rencontre…
1/
Petit écureuil est content.
Il devient grand.
Il est le dernier de la famille
A être encore dans le nid.
Sa maman est partie chercher à manger,
Le laissant tout seul dans le trou.
« Je m’en vais découvrir la forêt.
Moi aussi, j’ai faim », dit-il.
2/
Sur son chemin, il compte les arbres.
Il ne voudrait pas se perdre.
1, 2, 3, il fait encore quelques pas.
4, 5, il est déjà loin.
6. Il trouve une noisette.
Il s’arrête.
Il mange la noisette,
Et fait sa toilette.
Plus loin, il y a un étang,
Avec une famille de canards.
Petit écureuil va aller boire.
3/
Petit écureuil se retourne.
Il a entendu un bruit.
Il veut retrouver son nid,
Mais il ne sait pas où il est.
« Combien d’arbres ai-je passés ? »
Il ne s’en souvient plus.
« Flute, j’ai oublié ! »
Petit écureuil pleure.
4/
Un rouge-gorge passe par là.
« Pourquoi pleures-tu ? »,
Lui demande-t-il.
« Je ne sais pas compter.
J’ai oublié les arbres.
Où suis-je ? » dit-il.
« Je vais t’aider », répond l’oiseau.
Rappelle-toi qui tu as croisé.
Quel animal t’a dit bonjour ?
5/
« Avant d’arriver ici,
J’ai vu monsieur bouvreuil.
Il m’a fait un clin d’œil.
Il ne pouvait pas parler,
Car il avait rempli son gosier,
Pour ses petits affamés. »
« Très bien, ça fait 1.»
Dit le rouge-gorge.
6/
« Et après ? »
Demande-t-il.
« L’épervier m’a regardé.
J’ai eu peur.
Puis il m’a dit
Qu’il n’aimait pas les poils,
Mais qu’il préférait les plumes.
Je n’ai pas compris,
Et je suis parti. »
« Heureusement, il aurait pu te manger !
Ça fait 2. »
7/
Le rouge-gorge l’encourage.
« Très bien, continue. »
« Le pic noir m’a cassé les oreilles.
Il tambourinait fort.
Il était grand, très grand.
Et très beau aussi. »
« En effet, c’est un bel oiseau.
On peut l’entendre du fin fond des bois.
On en est à 3. »
8/
« Tu vas y arriver.
Tu ne dois plus être bien loin.
Tu reconnais le chemin ? »
Demande l’oiseau.
« Je me souviens de ce roitelet.
Il ne cesse donc jamais de gesticuler ? »
« Non, je ne crois pas.
Sais-tu qu’il est le plus petit oiseau ?
Il est petit, mais il est très vif !
Et de 4. »
9/
Le rouge-gorge l’aide encore un peu.
« Bravo ! Alors, c’est ta maison ? »
« Non ! Regarde ce groupe.
C’est celle des petites mésanges.
Qu’elles ont une longue queue ! »
« Oui, tu as raison, cet arbre est déjà habité.
Laissons ces demoiselles,
Et continuons notre chemin. »
« 5 ? » demande l’écureuil.
« C’est exact ! Tu sais bien compter. »
10/
Ils arrivent sur un autre arbre.
Personne ne semble y habiter.
Petit écureuil réfléchit.
Il fait le tour du tronc,
Monte et descend.
L’oiseau ne bouge pas.
Il l’observe et l’interroge.
« Et celui-ci ?
C’est le numéro 6. »
11/
En haut de l’arbre, il y a quelqu’un
Qui semble l’attendre.
« Maman ! »
Petit écureuil court dans ses bras.
Sa maman l’embrasse partout.
Même sur ses petites oreilles,
et jusqu’au bout de ses orteils.
« Six, c’est le bon.
Grand merci mon ami ! »
« À bientôt petit.
Et souviens-toi :
six arbres, d’ici à là-bas. »
Photos et haïkus
Quelques photos et haïkus, pour le plaisir des yeux et des oreilles. Photos et petits poèmes de janvier & février 2021.
Rififi chez les mésanges
Plus tôt dans la semaine, je me suis surprise à (re)lire un texte que j’ai écrit il y a près de 10 ans. Cette histoire a été éditée avec bien d’autres dans mon premier recueil autopublié chez Atramenta : Un oiseau peut en cacher un autre.
Comme j’ai aimé ce que j’ai lu, que j’avais presque oublié ce que j’avais écrit à cette époque, j’ai décidé de publier ici sur mon blog toutes ces histoires, une à la fois, au rythme du hasard :-)
Rififi chez les mésanges
C’est l’été.
Pierre est fier d’être le copain des moineaux de son jardin. Tous les jours, il leur verse de l’eau fraîche dans une assiette pour qu’ils puissent aussi se baigner.
Le rouge-gorge est toujours là. Pierre est ravi de voir autant d’oiseaux à observer.
Tout à coup, alors qu’il rentre à la maison après avoir rempli la baignoire improvisée, de petits oiseaux bleu, jaune et noir se disputent dans les airs. Ils crient et se volent dans les plumes. Pierre ne voit rien de tout cela, car pour lui c’est l’heure de déjeuner.
— Eh là, ne vous arrachez pas les plumes ! Que se passe-t-il ? demande un groupe de petits oiseaux rose, blanc et noir qui assiste à la scène.
Les petites mésanges ne lui répondent pas et continuent leur dispute un peu plus loin. L’une d’elles semble vouloir arrêter le spectacle, mais l’autre la poursuit jusqu’à son perchoir. Et de petits cris plaintifs resurgissent dans le jardin. Une des mésanges à longue queue intervient alors :
— Bon maintenant, ça suffit vous deux. Calmez-vous et séparez-vous. Allez ! dit-elle en volant dans leur direction.
La plus petite des mésanges, celle qui a du bleu sur la tête, n’est pas mécontente qu’une cousine contribue à l’arrêt de cette bagarre. Elle semble essoufflée car son ventre bouge à une allure folle.
À une branche plus haute qu’elle, l’autre mésange la regarde sévèrement. Furieuse, celle-ci dresse les plumes noires de sa tête.
Quelques instants plus tard, alors que tout le monde pense la bagarre terminée, la grande mésange s’envole à toute hâte et tente de déloger la petite bleue de son nid.
— Il est à moi, je l’avais vu avant ! Sors de là, va te chercher un autre nid ! lui dit le casque noir.
— C’est pas vrai : l’année dernière, j’ai élevé mes petits dans celui-ci, et j’ai déjà changé la mousse. Il est à moi ! lui répond-elle.
— Mais regarde, le trou a juste la bonne dimension pour moi. Il est trop grand pour toi ! argumente l’autre en hurlant.
— Il me va très bien ausi. Maintenant, va-t-en de là et laisse-moi tranquille, pleure la petite mésange à bout de patience.
Tout le monde peut entendre la raison de leur dispute : la disponibilité d’un nichoir en bois. Ces deux mésanges font tellement de bruits que les voix fluettes des mésanges à longue queue ne parviennent pas à atteindre leurs interlocutrices.
— C’est quand même incroyable cette histoire, dit l’une.
— Elle avait déjà ce nid l’année passée, il lui revient de droit, répond une autre.
— Mais non voyons, si le trou est de cette taille, c’est que c’est pour la plus grande, intervient une troisième.
— Quoi qu’il en soit, heureusement que nous n’avons pas ce problème. Nous n’avons pas besoin d’un nid pré-fabriqué. Nous, on le construit de nos propres pattes et bec, conclut une quatrième.
— Oui, et on est les meilleures dans ce domaine, continue la première.
— L’une des meilleures, précise la deuxième.
Et voilà que ces petites boules à longue queue discutent de ce sujet sans plus se préoccuper de la bagarre qui fait toujours rage.
Soudain, un visiteur roux et gris arrive, bec ouvert de colère.
— Ce n’est pas bientôt fini tout ce boucan insupportable ?! dit-il d’un ton sévère.
Un silence étonnant s’installe devant cet oiseau d’allure respectable et au ton autoritaire. Il n’est pas connu dans le quartier et des chuchotements s’élèvent de tous les becs.
— C’est qui celui-là ? ose demander une petite mésange à longue queue.
— Chuut, j’sais pas, lui répond une autre.
Le casque noir, qui est encore tout excité de sa dispute, ne peut plus se contenir :
— T’es qui toi d’abord ? De quoi tu te mêles ?
— Je m’appelle Panure et je niche dans les roseaux voisins, bien plus loin que les trois arbres. Vous faites tellement de bruit que non seulement, vous réveillez sans cesse mes petits, mais en plus vous faites fuir tous les insectes des environs !
Sa voix métallique et ses moustaches frémissantes obligent la mésange charbonnière à mieux se tenir. Le plumage de Panure montre un corps parfaitement entretenu ; ses plumes ressemblent à de la soie douce et lisse. Sa tête grise et son bec orange vif expliquent à eux seuls son rang dans la population des petits oiseaux.
Tel un professeur plein de sagesse, il explique aux deux mésanges qui se disputent qu’il y a plein de trous pour nicher. Il donne des exemples et précise quels endroits sont à visiter.
Pendant ce temps, la petite mésange bleue, toujours retenue dans son nid par le casque noir qui lui bloque la sortie, ne peut plus se retenir et commence à pondre !
Panure se rapproche d’eux. Il va demander à l’une des deux de s’en aller dans le silence et de l’accompagner à une première visite de nichoir quand il se rend compte que la petite mésange ne peut plus s’en aller d’ici.
— Petite Bleue, si j’en crois ton visage illuminé, tu vas bientôt être maman, n’est-ce pas ? lui demande-t-il d’une voix qu’il fait la plus douce possible.
— En effet Monsieur, je…
— Coucou chérie, je suis de retour, la coupe son compagnon.
(elle a un compagnon bavard, rendez-vous en compte)
— Excuse-moi d’avoir été si long, mais j’ai croisé la route d’un délicieux coléoptère et il m’a fait prendre un autre chemin pour l’attraper. Il en valait bien la peine, il était gigantesque. Regarde donc ce que j’ai entre les pattes, n’est-il pas énoooo… mais que se passe-t-il ici ? Tu as des problèmes ? Cette mésange, elle te cherche des puces ? Et qui est cet oiseau aux magnifiques couleurs ? termine-t-il enfin.
— Je te présente Panure, un lointain cousin. Il est arrivé de par delà les trois arbres, car je me disputais avec elle, explique Petite Bleue en pointant son aile en direction de la mésange charbonnière. Elle veut prendre notre nid d’amour et ce Monsieur est venu pour nous séparer et nous aider à résoudre ce problème.
Avec ces nouvelles naissances à venir, Madame charbonnière s’incline et laisse la place du nichoir à la petite bleue.
— Si vous voulez bien me montrer cet endroit où il fait bon nicher, demande-t-elle à Panure, je serais ravie de vous accompagner pour cette visite.
— Mais très certainement, venez, allons-y sans plus tarder, j’ai moi aussi une famille à nourrir.
Ci-dessous : une petite mésange bleue en hiver, sur le toit de notre maison (photo de 31/12/2016) et une panure à moustache. Cette dernière, la photo, date de 2006, quand je travaillais à La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux :-) Cet oiseau avait été enlevé à un particulier qui n’avait pas l’autorisation d’avoir de tels oiseaux chez lui.


Extrait d’une rencontre
Je lis un roman trouvé sur le site de Merciki, plateforme gratuite d’échanges d’objets et de services contre des « mercis », en Belgique.
Voici un extrait de ce livre, l’histoire d’une rencontre, d’un coup de foudre.
Mon petit cœur a fondu à cette lecture. Tellement original et romantique 😄
Je ne peux m’empêcher de vous le partager.
Et puis il y a aussi cet extrait, ces extraits où je souris, où je rigole… j’adore la façon d’écrire, de décrire ces moments, de dessiner ces instants fugaces, ces souvenirs d’un moment inoubliable.


Ce que je kiffe grave, ce sont ces petites notes en italique qui décrivent la scène dessinée, imaginée, illustrée mentalement…
Ce livre, c’est « Dans les prairies étoilées », de Marie-Sabine Roger. Avis de lecture bientôt.

BD : Les oiseaux en bande dessinée
Lors d’une balade « librairies » au centre de Liège, avec ma fille, j’ai trouvé une BD géniale. Extraordinaire. Ornithologiquement à me donner des ailes :-)
Éditée par Bamboo édition, elle donne un max d’infos sur les oiseaux. C’est d’ailleurs un petit oiseau bien sympathique, prénommé Max, qui est le guide. Max fait un super prof, nous expliquant d’où viennent les oiseaux, comment on les classe, pourquoi ils migrent, comment ils se reproduisent, lesquels ne volent pas, etc. Mais il raconte aussi pourquoi le rouge-gorge s’appelle ainsi, quelle est la capacité extraordinaire des moineaux, quel oiseau bat le record de vitesse en vol piqué, et encore un tas d’informations toutes plus intéressantes les unes que les autres.
Ce n’est pas une seule histoire qui part dans tous les sens, mais plutôt des petites séances ornithologiques, pédagogiques et humoristiques sur chacune des 42 pages. Chaque page a ses petits héros en plumes. Les infos sont claires, précises et la touche d’humour est vraiment bien dosée.
Le personnage du prof et toutes les informations ornithologiques, on les doit à Jean-Luc Garréra pour le scénario. Les chouette dessins humoristiques, mais néanmoins fidèles à l’apparence des oiseaux, sont de la plume de Alain Sirvent. La mise en couleur a été faite par David Lunven.
Petite interview du scénariste et de l’illustrateur sur le site d’ornithomedia
À la fin du livre, il y a même un petit cahier pédagogique qui donne encore plein d’autres infos sur l’anatomie des oiseaux, les différents becs, leurs plumes, leurs voix… Le tout entre texte sérieux, mais à portée de tous, dessins humoristiques et photographies.
Entre Môeuh !, Les animaux marins, Les Petits Mythos et bien d’autres, dont Les oiseaux en bande dessinée, il n’y a pas à dire, je kiffe cette collection Bamboo :-)
Et non, ce n’est pas que pour les enfants, même si j’avoue être restée une grande enfant…
Si vous aimez ce genre de dessin ornitho rigolos, je vous invite à aller visiter le site de Laurent Zagni que j’ai découvert il y a déjà quelques années.


































































