Nanowrimo J12

Je rattrape mon « retard ». L’histoire s’écrit toute seule. Si j’ai encore envie d’écrire pour atteindre les 20.000 mots, ce sera peut-être cet après-midi ou ce soir. Mais je ne me mets plus de pression. Je suis juste grisée par cette progression et par cette histoire qui coule d’elle-même, qui vit sa petite vie, presque sans moi :-)

Toutefois, je crois que si je veux capter l’attention des lecteurs, il ne faut pas que j’oublie de faire avancer l’intrigue principale. Et ça, c’est une autre pair de manches ! Raconter des salades… de contes, c’est facile. Mais emboîter le tout dans un roman, c’est autrement plus difficile pour moi. Si je veux que la vinaigrette prenne, va falloir assaisonner juste.

Aujourd’hui, j’ai abordé un secret dont on ne parle pas dans un conte traditionnel connu : Cendrillon. Saviez-vous que Cendrillon n’a jamais voulu être une princesse ? Elle, ce dont elle rêvait, c’était d’être institutrice, une professeure des écoles. Et que si tout le monde sait que sa belle-mère est une marâtre impitoyable, méchante et cruelle, son père n’est pas si gentil que ça. Cendrillon a une grand-mère exceptionnelle. C’était la mère de sa maman. La fée marraine qui tient le beau et grand rôle aurait dû aller à sa grand-mère. Seulement voilà, si Cendrillon n’aime pas sa belle-mère, son père déteste la sienne aussi, mais pas pour les mêmes raisons.

« Youpie » semble dire mon « petit » garçon :-)
Série de photos avec mon fils qui saute à la mer.
C’était il y a 3 ans…

Babette la pipelette et les babeluttes

Voici mon petit texte pour mon 1er jeu d’écriture de juillet 2017

64 mots trouvés à partir du mot MER. (33 en 5 minutes, puis 31 les 5 minutes suivantes).

J’ai choisi ces 5 mots-ci :

Coquillage – famille – pieds nus – goéland – babelutte

Babette la pipelette bavait devant des babeluttes en se demandant si Jonathan, son goéland apprivoisé, allait aussi aimer cette confiserie bien sucrée. Pieds nus sur le trottoir, les yeux rivés sur les bonbons exposés dans la vitrine, Babette se battait avec son envie irrésistible de dévaliser le magasin entier. Elle connaissait bien sa famille et si elle osait revenir avec un seul sachet, un seul, on la traiterait d’égoïste. Ce n’était pas faux. Tout au plus, voulait-elle bien partager un bonbon avec Jonathan, juste par curiosité, pour voir comment il allait réagir avec ce délice caramélisé qui fondait dans sa bouche en libérant toutes ses saveurs douces et exquises. L’oiseau allait-il pouvoir ressentir les mêmes sensations qu’elle ? Son bec ne collerait-il pas trop après tout ça ?

Babette se décida de pousser la porte vitrée du royaume des confiseries quand, soudain, elle vit le reflet de son père dans la vitre de la porte. Son père disparut en mer depuis deux ans. Deux années sans nouvelle, deux années qu’elle le croyait mort ! Son père, meilleur dénicheur de coquillages rares de toutes les plages, de toutes les mers du monde. Son père, son meilleur ami. Ici ! Derrière elle. Elle n’osait pas se retourner. Elle était figée. Son cœur était comme une babelutte : fondant et collant à la fois.

Les escargots se cachent pour dormir

Dès que le soleil se déguise en brouillard, ou qu’il joue à cache-cache avec les nuages, les escargots ne sortent plus de leur maison qu’ils ont sur leur dos.

— Hélas, on voudrait bien dormir, mais on est tout le temps réveillés par :

un cheval qui court pas mal,

une mouette qui n’arrête pas de faire la fête,

un goéland qui joue avec le vent,

un goéladolescent qui se prend pour la star du moment,

une coccinelle qui veut se montrer comme elle est belle,

un rayon de soleil qui nous réchauffe les antennes,

et un autre escargot, complètement sot, qui se prend pour un yoyo.

Nous, quand il fait froid, on veut dormir et ne faire que ça !

Comme eux deux, ces amoureux

On s’en fout des paysages, on a le mal du voyage

On n’aime que la plage et ses coquillages,le sable,

et ses merveilleux grains admirables.

Je ne veux pas être l’unique

à dormir sur une branche qui pique.

À plusieurs, c’est vraiment plus comique !

La mer d’un bleu si…

Il m’arrive parfois de vouloir absolument écrire quelque chose. N’importe quoi mais quelque chose. Un peu histoire de voir si mon imagination m’est toujours aussi fidèle ; ou pour je ne sais quelle autre véritable raison, j’ai ce besoin de faire naître un petit bout de quelque chose qui n’existe pas mais dans lequel j’aimerais bien plonger pour m’évader, un tout petit instant seulement.

Alors voilà, c’est un soir, dans le lit, mon cahier et un crayon à la main que je regarde mon compagnon et que je lui demande :La mer d’un bleu si…

–          Tu veux bien me donner cinq mots au hasard, cinq mots qui te viennent comme ça à l’esprit sans réfléchir ?

Mon homme, un peu malade, son ebook à la main me sort :

ebook – papillon – bleu – chien – bateau

Le premier ne me surprend pas, les autres un peu… aurait-il besoin de prendre l’air, de voir du paysage, de faire une balade dans la nature ? Voudrait-il un chien ? un bateau ? Rires !

Bref, cela me suffisait et j’étais partie…

Il fait beau. Les papillons volent avec le vent. Ils dansent dans la bise tel ce bateau avançant dans l’océan si librement. Toutes ailes déployées, toutes voiles sorties, ils naviguent sur le chemin de leur destinée.
Le ciel et la mer sont bleu, bleu cobalt, bleu profond, bleu beauté et plaisir partagé.
Un chien jappe de plaisir et brise le silence de la solitude. Ses petites pattes l’amènent où son odorat flaire de bonnes odeurs. Il est content, il est joyeux et ça s’entend.
La belle vie…
Soudain, un objet métallique casse l’horizon tout doux de la nature. Le chien s’arrête. Il renifle l’objet et lève la patte.
Voilà à présent un ebook immergé d’urine et recouvert de sable doré, se dissimulant à mon regard, l’intrus du paysage.

Non, non ! Je n’ai absolument aucun compte à rendre avec les liseuses… au contraire, j’en ai une moi-même. C’est jusque que ce soir-là, pour écrire un petit texte avec ces cinq mots, c’était l’intrus du moment :-)