Quelque chose dans le ciel

Dans la suite de mes petits délires « covid »

Il a bien plu cette nuit. De grosses gouttes se sont éclatées sur le vasistas de mon lit de malade. Encore ce matin, les nuages sombres déchiraient leurs enveloppes à grands coups de larmes bruyantes.
C’est l’automne. Humeur instable. Envies changeantes. Désirs violents d’en finir. Microbes envahissants. Collants. Dérangeants.
C’est la vie.

Cet après-midi, ciel bleu, soleil éblouissant, nuages blancs, filandreux de beau temps.
Je respire. J’admire. L’immensité dégagée au-dessus de mon être bouché, boudé. Le contraste m’amuse. Je suis une gosse. Qui sourit aux nuages. Aux formes improbables qui prennent vie dans mon regard fiévreux.
C’est la nature.

Un étrange nuage aux contours nettement definis capte mon attention. Trouble ma vue. Trop arrondi. Trop fin. Trop juste. Il me rappelle vaguement quelque chose.
Je sors d’une sieste nébuleuse. Peut-être rêvais-je encore ? Un dessin incertain, un destin lointain. Forme inachevée d’un souhait pour de meilleurs lendemains.
Caché par des nuages, l’objet de ma curiosité s’efface de ma vue. Il se dissimule. Il simule. Il fuit. Il suit les autres, il n’est pas différent d’eux comme je l’aurais cru. Un nuage, un faux personnage par centaine. Par millier.
Mais le voilà qu’il revient. Même forme. Même certitude. Aucun doute. Il s’en est allé pour mieux se remontrer. Pour s’exhiber. Paysage des cieux dégagé pour pouvoir mieux l’observer. Le détailler.  L’épier. Le croquer.
C’est une fille. C’est une dame. C’est une fée. C’est une larme de lune.


comme un nuage
vision éphémère
d’un disque de verre

la couronne d’un hippopotame
un soupir imaginaire
comme un astre impalpable

Lune, photo, haïku

En ce samedi 19 février 2022, l’ouragan baptisé Eunice est en Belgique depuis la veille. Des rafales soufflant à plus de 120 km/h font des dégâts. La dernière tempête de ce genre, avec des vents aussi violents, datait de 1990. Je me souviendrai toujours de cette époque, car un petit camarade d’école est mort écrasé par un arbre qui est tombé sur la voiture. Ses parents, lui et sa petite sœur… tous morts. J’avais 10 ans…

Ce samedi matin, une tête presque entièrement ronde et lumineuse apparaît derrière le sapin du fond du jardin. Le vent fait danser les branches. Un jeu d’ombres et de lumière, de contrastes, me fascine. Petite série de photos tantôt dehors, le nez au vent, tantôt à l’intérieur, bien à l’abri et bien au chaud.

Le soir, on ressort l’appareil photo pour visionner les images. Et la technologie actuelle me surprend encore. Séparées de milliers de kilomètres, la lune m’apparaît aussi proche qu’un visage familier. L’on peut voir ses cratères. L’on devine ses rêves. Un appareil photo, un bridge, avec un super zoom et voilà que j’avale la distance et le ciel d’un simple « clic ».

Un jeu d’écriture en passant

Je pourrais, pour commencer cette nouvelle année blogesque, noter mes résolutions pour 2019. Je pourrais, oui…

Souvent, je me dis que je devrais être plus active sur mon blog, aller visiter le blog de ceux qui me suivent et qui laissent un commentaire chez moi, leur faire un petit coucou chez eux, poster moi-même des commentaires, etc.

Ce n’est pas parce que je ne fais pas cela, que je ne pense pas à eux… mais le temps me manque. Aussi, j’ai décidé à l’instant où j’écris ces quelques lignes, de passer chez tous mes amis qui sont référencés dans ma page « du côté de mes amis », pour lesquels j’ai créé une bannière de leur blog/site et d’y laisser un commentaire. Je le promets, je vais allez chez vous, et d’ici la fin janvier 2019, vous aurez au moins une fois ma visite commentée :-)

Tout ceci, je le dois à un mail… En effet, ce matin, j’ai reçu un mail me disant qu’une nouvelle personne suit mon blog ! Ce n’est pas nouveau, mais allez savoir pourquoi, en allant sur le blog d’ « écrivain amateur« , j’ai eu l’idée de lui proposer un petit jeu d’écriture pour le simple fait d’inciter à écrire et à poster sur son blog. Peut-être me suis-je reconnue dans un de ses articles ? Ouvrir un blog sur une passion, c’est génial, encore faut-il trouver de chouettes idées à partager et que cela ne s’apparente pas à une « obligation ».

Je lui ai donc suggéré de participer à un petit jeu d’écriture. J’ai donné 2 mots et dit qu’il (ou elle) devait écrire 10 minutes à partir de ces 2 mots. Qu’il pouvait dresser une liste à partir de ces mots et de faire une phrase de base grâce à 5 mots piochés dans ces listes.

C’est un petit jeu facile et rapide. Cela permet de libérer l’écriture.

Que ce soit dans un cahier, avec un crayon, un stylo-plume, un stylo à bille ou comme moi, à l’ordinateur, écrire sans penser à trop de choses, juste durant 10 minutes, ça suffit parfois à relancer la machine.

La preuve avec moi qui vous écrit cette longue tartine, tout ça, pour vous dire que je vais passer chez vous et que je vais écrire maintenant durant 10 minutes à partir de ces deux mots :

ROSE  –  LUNE

rose : fleur, parfum, couleur, odeur, épine, vent, soleil

lune : astre, nuit, pleine, croissant, noir, cratère, face cachée, lune rouge, rond, nuage, système solaire, univers

Le petit prince !

Mon texte :

Le vent se levait sur la lune rose. On pouvait voir les nuages courir devant sa face ronde et pleine. Elle ne bougeait pas d’un iota. Solide. Accrochée tout là haut dans le ciel, elle illuminait la nuit d’une couleur douce et magique. Rose !

Cette couleur n’est pourtant pas rare pour la lune. La lune revêt pleins de couleurs à nos yeux d’humains. Nous la connaissons souvent grise, blanche, jaune ou même rousse. Pourtant, il paraît que sa couleur, sa véritable couleur serait la bleue !
Quant à celle qui nous intéresse aujourd’hui, la rose, elle lui colore son teint une fois toutes les sept pleines lunes.*

Dès que le disque est complètement empourpré de rose, les fleurs de lune s’ouvrent. Ces fleurs ressemblent à nos roses terriennes, sauf qu’elles sont sur la lune et qu’elles ne s’ouvrent qu’en présence de cette couleur rare et magique. On appellent ces fleurs des Roses-de-Lune, mais chez nous, elles s’appellent « cratère ». C’est moins joli, moins magique. Plus dur. Ces cratères sont visibles depuis la terre, aux jumelles, par temps dégagé. Ce que les jumelles ou même les télescopes ne montrent pas, c’est le parfum qui se dégage de ces Roses-de-Lune ! Depuis la Terre, parfois, on peut discerner un petit brouillard s’élever de ces cratères. On leur attribue un tas de propriétés, mais certainement pas celle d’un parfum !

Pourtant, cette fragrance délicate ravirait plus d’un nez. Subtile, légère et discrètement fruitée, elle est encore plus délicieuse que le parfum de nos roses terriennes.

lune rose

photo Pixabay

PS : parfois, il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures pour comprendre d’où nous vient une idée ou un mot… LUNE et ROSE ?  Pourquoi ? Et puis, pourquoi pas ?  :-)

PS bis : pour « écrivain amateur », j’ai écrit ce petit texte en 10 minutes. Avec une pause pour réfléchir à certains mots/synonymes pour ne pas en répéter. Puis, j’ai relu, été sur le net chercher des infos sur la lune rose (j’avais en tête la lune rousse, j’ignorais que des lunes roses existaient !) et puis pour terminer, j’ai cherché une photo qui collerait à mon texte.

J’ai donc appris que la couleur originelle de la lune, serait la turquoise !

*détail inventé. Plusieurs explications existent quant à l’origine de cette appellation « lune rose ». Je retiens celle qui vient d’Amérique du Nord où une fleur particulière s’épanouit vers avril-mai… Cela dit, la fleur de lune existe…. mais pas la Rose-de-Lune  ;-)

Double lune, viser la lune, photo et expression

Le premier soir du mois de mars 2018, j’ai fait une photo de la lune, belle, pleine, d’allure « jaune », brillante. Clic, instant immortalisé. Bzzzz passage dans mon ordinateur. Renommer, classer, enregistrer et… la voilà au côté d’une autre lune, à 1 an moins 10 jours moins 1 heure moins 11 minutes près  :-)

lunes mars 2017 et 2018

Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit toujours dans les étoiles.
(Oscar Wilde)

La rêverie est le clair de lune de la pensée.
(Jules Renard)

 

Lâcher la proie pour l’ombre

Ou comment se faire attraper par une ombre… Cette expression et proverbe :  » il ne faut pas lâcher la proie pour l’ombre » nous vient de loin. Je vous invite à découvrir toute sa signification, son origine sur le site « expressio » que je viens de découvrir et qui me plaît beaucoup :-)

Tout cela pour vous dire qu’au départ, je voulais photographier la belle lune ronde et lumineuse derrière une branche d’arbre. Au final, mon appareil photo ne voulant pas faire la mise au point sur la lune, mais plutôt sur la branche, je trouvai que le résultat n’était pas si mal, finalement.  Je me suis donc fait attraper par l’ombre de la branche, j’ai abandonné ma « proie », mon sujet qu’était la lune haha (même si je ne pouvais pas toucher la lune, même si je ne l’avais pas en main, elle était là, à ma portée…)

fevrier2016 embourg (4)