Romain Sardou, une seconde avant Noël

une-seconde-avant-noel-r-sardouEh oui, vous avez bien deviné le titre et l’auteur de ma dernière photo mystère : Romain Sardou avec « Une seconde avant Noël ».

Ce conte de Noël, je le lis actuellement à mes enfants. Une demi heure de lecture à voix haute le soir, avant le dodo… pour faire de jolis rêves… quoique le début n’est pas très réjouissant : au 19ème siècle, les enfants travaillent pour « payer » le gîte et couvert, un enfant fait une chute mortelle, un clochard est rossé… mais la magie est là, on découvre le génie qui va utiliser ses pouvoirs, on fait connaissance avec un orphelin qui va être le héros de l’histoire.

Chuut, je n’en dis pas plus pour le moment… l’ayant déjà lu, je ne peux que vous le conseiller en cette période pré-Noël.

Avancement de mon projet recueil 3

Bientôt mi-octobre et mon recueil prend fière allure. J’ai installé confortablement tous mes textes dans le fichier, j’ai agrémenté chacun des 18 17 textes par de petites images sympathiques et j’ai saupoudré chacune de ces histoires d’une explication du jeu d’écriture qui m’a amenée à écrire le texte et d’une petite page de notes où je raconte comment m’est venue Dame Inspiration.

A ce stade de mise en page, mon livre fait 204 pages au format A5. Il va y avoir quelques-unes en plus car une histoire, la plus longue (la 18ème), n’est pas encore décorée d’un petit dessin que j’essaie d’intégrer à chacun des 5 chapitres. Je rappelle que toutes ces nouvelles, moins une, ont comme thème identique : les animaux.

Je m’arrache quelques cheveux quant à la pagination demandée. J’essaie, via les explications du net, d’intégrer la numérotation des pages qu’à partir de la page 7, mais je n’y arrive point.

Je suis têtue, donc j’y arriverai, quitte à y laisser quelques autres cheveux ha! ha!

Une première relecture a été faite par une autre personne que moi (sourire) et j’ai pu, sur ses conseils bien avisés, corriger des fautes, retravailler des phrases mal construites et améliorer la fin d’un texte.

Je dois à présent, relire, moi, à mon aise, toutes ces histoires car j’estime que certaines méritent encore des améliorations.

Comme ma fille me l’a demandé, ce livre sera vendu au profit d’une association de protection des animaux. Je ne sais pas encore laquelle…

Suite au prochain épisode ;-)

Un accident

04 novembre 2015

Contrainte pour ce jeu d’écriture : Morceau choisi. J’ouvre un livre que je n’ai pas encore lu, je note les 3 premières phrases et je lui donne la suite que je veux…

Pour mon anniversaire, cette année, mes collègues m’ont offert 4 livres. Je suis occupée en lire un, le plus gros, et je choisi le second que je n’ai pas encore ouvert : La Langue de ma mère de Tom Lanoye, page 50.

Car entre-temps j’avais aussi passé l’hiver européen dans l’été torride et venteux du Cap, dans la maison victorienne où je tape ceci, sur cet ordinateur. Ce paragraphe, cette ligne, ces trois mots et aussi ceux-ci, et encore ceux-ci en ce moment même. Je les écris maintenant au lieu de l’année dernière. … L’année dernière n’est pourtant pas si loin, et pourtant j’ai l’impression que c’était à des années lumières. L’hiver là-bas, l’été ici, mes repères étaient chamboulés, comme tout le reste dans ma vie. Nous avons beau programmer une semaine, un mois, une année, penser à un mariage, à un bébé à venir, à un éventuel changement de travail ou même à un déménagement, on oublie parfois que les imprévus qui nous touchent indirectement peuvent aussi dérégler tout notre vie. Ceci là bas n’est pas un petit grain de sable dans l’océan ici. Ce n’est pas non plus la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Non. Cela ne se passe pas ailleurs. Ce n’est pas un mauvais rêve.

C’est cet été ici, que ma maman, cette dame pleine d’énergie, encore loin de la retraite, qui jongle parfaitement bien entre sa vie de femme, de collègue, de maman et maintenant de grand-mère grâce à ma petite sœur, a eu son accident. Un accident, une maladie, un imprévu, qui a bouleversé sa vie, celle de son mari, la mienne, la nôtre, celle de ma sœur, celle de ses collègues, celles de ses amis. Un accident pas comme les autres, un accident sans voiture, sans échelle, sans chute, sans la moindre goutte de sang visible à l’œil nu. Un accident, c’est un événement soudain et brutal. On pense d’abord à un accident de voiture, certes, mais il existe aussi l’accident vasculaire cérébral, plus connu sous l’abréviation d’AVC.

J’en avais déjà entendu parlé. J’avais même retenu les signes annonciateurs qui, le cas se présentant devant moi, m’auraient permis de réagir rapidement en téléphonant aux secours. C’est grâce à la rapidité de l’intervention de la prise en charge, qu’une personne victime d’un AVC a le plus de chance de récupération. Oui, mais voilà, je n’étais pas là. Son mari non plus, ses collègues non plus. C’est arrivé comme ça, sur le chemin du retour à la maison, un soir après le travail, à une centaine de mètres de la maison. Deux ou trois passants dans la rue, la voisine qui promène son chien sur le trottoir d’en face. Mais personne à ses côtés immédiats, personne pour voir les symptômes subits. Personne pour sonner l’alarme. Personne pour lui sauver la vie. Ce n’est que lorsqu’elle s’est effondrée par terre, tout près d’un arbre, qu’une automobiliste s’est arrêtée.

Aujourd’hui, mon monde s’est écroulé. Ma maman, ma petite maman qui hier encore était vaillante, alerte, autonome, dynamique, aujourd’hui me reconnaît à peine.

L’année passée, je n’avais pas prévu ça. Je devais écrire une pièce de théâtre, la troisième scène du deuxième acte était sur le point d’éclore. Mais ma maman, ma tendre maman, qui hier encore me téléphonait pour le menu d’anniversaire de mon épouse, est silencieuse aujourd’hui.

L’année passée, nous avions prévu un voyage. L’année passée, nous avions organisé tellement de choses. L’année passée, c’est dépassé. C’est si loin.

Et pourtant, la vie continue… pour moi, pour elle, pour nous…

Demain, est un autre jour.

J’avais en tête la 4ème de couverture de ce livre… j’ai donc écrit une suite inspirée du résumé.

Rites d’automne, Dan O’Brien

Un livre de Dan O’Brien. Un roman qui se lit un peu comme un témoignage. Car c’est bien de cela qu’il est question avec ce grand spécialiste des espèces en voie de disparition. C’est en 1986 que l’auteur, fauconnier, s’attache à Dolly, une femelle de faucon pélerin qui a du mal à retrouver une liberté pourtant tant désirée par le spécialiste. Cela se passe dans les grands espaces de l’Ouest américain. Une aventure un peu en solitaire où le narrateur conte ses aventures et ses péripéties à essayer de réintroduire ce faucon, né en captivité, dans son milieu sauvage. A côté de Dolly, on (re)découvre que l’espèce a été gravement menacée à cause du DTT. On réfléchit à la nature, à la façon dont l’homme l’aime et la « protège ». On porte des regards différents et nouveaux (pour moi) sur certains types de chasseurs. J’ai toujours haïs les chasseurs mais avec ce livre, je me rends compte qu’il y existe de « bons » chasseurs, tel ce spécialiste qui se préoccupe du sort de la nature, des animaux, qui ne chasse que pour manger, qui honore ses victimes. Je n’irai pas à dire que j’ai changé d’opinion sur les chasseurs mais je réalise que comme chez tous les humains, il y a du bon et du moins bon, et pas que du mauvais.

Je ne vous en dis pas plus. Si vous aimez les oiseaux ou la nature en général, je vous conseille vivement ce livre.