Une lettre change tout

Livre ❤️

Delphine De Vigan : No et moi.
Page 137.


Lecture du soir, trop tard.
 » (…) Assise à côté d’elle je découpe des morts dans les journaux pour les coller sur mon cahier, (…) »

Une lettre change tout le sens de la phrase. Une lettre, une seule, et l’histoire entière change.

Lancée dans ce délire, à la nuit tombée, je fabule une suite à ma sauce.

Des morts dans les journaux. Découper des morts. Des cadavres. Tout froid. Tout rigide. Ou pas. J’en sais rien en fait. De la rigidité cadavérique. Je sais juste qu’elle arrive vite après le décès, mais c’est pas instantané, immédiat. Y a un délai. Et puis après, elle est plus là. Partie.
Découper des morts, ça doit quand même pas être facile. C’est comme de la viande. Un gros morceau de viande. Et moi, j’suis végétarienne. Heureusement, ces morts, ils sont dans les journaux. En toutes lettres. Parfois, déjà encadré, un cercueil de papier, sans épaisseur, sans vie, froid. Le papier est froid. Le journal est froid. La mort est froide. Les mots morts sont froids.
C’est l’hiver. Alors, pour me réchauffer, je vais brûler le cahier des morts. Le papier sera chaud. Brûlant. Fiévreux. Comme les morts avant de mourir.


Il faut bien sûr lire « … je découpe des mots dans les journaux… »

Pour une bonne santé, lisez !

Lire est un très bon remède naturel à un tas de maladies pour l’homme. Quand on y pense, c’est tout à fait naturel pour certains, mais d’autres, trop pressés pour se poser le temps d’un moment de lecture, n’y croient pas.

Et pourtant :

  • La lecture prévient le stress, fait diminuer la tension artérielle et le rythme cardiaque. Une fois que vous êtes plongé dans une lecture, il ne faudrait tenir que 6 minutes pour ressentir déjà ces effets relaxants ! Nous déconnecter de la réalité en nous plongeant dans un bouquin permet de mettre nos soucis et tracas entre parenthèses le temps de la lecture. C’est parfois un recul nécessaire pour mieux faire face à nos problèmes du quotidien.
  • Lire permet au cerveau de se maintenir en forme et peut même diminuer les risques d’Alzheimer. Les personnes qui lisent régulièrement entretiennent le cerveau, le font travailler, l’empêche d’être inactifs. Ne dit-on pas d’ailleurs que lire et faire des mots-croisés par exemples, sont des sports cérébraux ? La mémoire s’entretient comme un jardin, il faut lui donner à boire et des matières nutritives à se mettre dans les neurones pour éviter une dégénérescence précoce.
  • Lisez un livre le soir et vous avez là un somnifère incroyable doux, efficace et garanti sans effet secondaire, si ce n’est une certaine addiction quand on a compris que « ça marche » vraiment ! Et si vous avec un « problème » avec les écrans, que vous ne savez pas vous en passez, courez vite acheter une liseuse. Son encre électronique et sa technologie rendent la lecture sur écran moins mauvaise que sur tablette, ordinateur ou smartphone. Toutefois, faites quand même attention à ne pas mettre trop de luminosité (incluse dans l’appareil) ou d’opter pour une liseuse qui a un filtre pour lumière bleue ou luminosité tamisée (orange) qui favorise l’endormissement
  • Lire des livres sur le développement personnel (mais à mon avis, d’autres également) peuvent aider les gens qui rencontrent une difficulté psychologique, comme dépression, burn-out, déprime saisonnière, etc. Je ne dis pas que cela remplace les thérapies chez les spécialistes, mais cela peut-être un bon complément au soin et peut même aider à raccourcir la maladie. Cette technique de soin par, avec, grâce aux livres, c’est ce qu’on appelle la bibliothérapie. Cette aide si douce, peu onéreuse (emprunt à la bibliothèque, boîte aux livres) et qu’on peut faire chez soi, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, rencontre de plus en plus d’adeptes. A Liège (Belgique), une jeune femme a eu la brillante idée de développer sa passion pour les livres en proposant des clubs de lecture, des ateliers d’écriture et des séances de bibliothérapie. C’est Eloïse qui est à l’origine du « Le Mot qui Délivre« 
  • Lire permet de voyager sans bouger, sans (trop) dépenser. La lecture a ça d’extraordinaire, un simple geste qui permet non seulement de décompresser, de moins stresser, de mieux dormir, de muscler son cerveau, de voyager… mais en plus il vous aide à développer, à utiliser, à découvrir, à élargir votre vocabulaire.

Nul besoin d’études pour comprendre tous ces bienfaits de lecture. Tout cela est testé, parfois à l’insu de votre plein gré, sur chacun d’entre nous qui aimons lire. Testé et… prouvé ! En tous les cas, pour moi, tout ceci est véridique.

Je lis un peu, beaucoup… tout dépend du moment et du livre. Avant d’être maman, je lisais beaucoup moins. Je me suis mise à lire des livres à voix haute pour mes enfants quand ils étaient bébés et encore maintenant (nettement moins souvent, et les albums illustrés sont parfois remplacés par des romans que je lis à voix haute, du début à la fin). Ils sont pourtant adolescents, mais ils ne me disent jamais « non » quand je propose de leur faire la lecture. Parfois, je les « oblige » à s’arrêter le soir et de prendre 30 minutes pour lire leur livre du moment (lecture obligatoire pour l’école ou non).

Car oui, il faut parfois s’obliger à se poser et à lire. Avec nos vies parfois trépidantes, il est difficile de s’arrêter, de tout « laisser tomber » le temps d’une pause bien méritée.

Cela fait quelques petites années que j’ai pris goût à lire tous les jours. Que ce soit des romans, des revues, des contes, je ne pourrais plus me passer de livres. Et grâce à mon amoureux, j’ai même découvert le plaisir de lire sur liseuse.

Mais ça, c’est une autre histoire.

Mot mal lu, phrase différente

Dans le dernier livre passé entre mes mains, j’ai lu une phrase trop vite et me suis amusée de la tournure qu’elle donnait.

La phrase correcte :
« … ainsi que Mme Allen, fraîche et rondelette, qui secondait la maîtresse de maison dans certaines de ses tâches. »

Devinez-vous ce que j’ai lu de travers ?
 » … Mme Allen, fraîche et rondelle, qui secouait la maîtresse de maison… »

Je voyais déjà l’image de Mme Allen qui secouait la maîtresse de maison comme un prunier ! Cela dit, je me suis tout de suite rendu compte de l’erreur, ce n’était pas possible, j’avais dû mal lire, il était vraiment impossible que cette dame secouait la maîtresse de maison, ce n’était pas son genre ha! ha!