Prenez une orange, un peu de bonheur, mélangez le tout et vous obtiendrez un texte comme celui-ci… ou un autre, si cela vous tente.
L’âne qui finissait ses jours était couché dans la grange. Il était grand et vieux. Tout de brun vêtu, il aurait pu passer pour un âne ordinaire, sauf qu’à la place de ses oreilles, se dressaient deux nageoires ! De sa naissance et jusqu’à son sixième anniversaire, personne n’avait compris pourquoi cet âne aimait tant l’eau. Il pouvait passer des heures dans la rivière, sans jamais refroidir, se lasser, se blesser ou boire la tasse. Au début, ces excroissances auraient pu passer pour des oreilles un peu bizarres, mais plus il grandissait, plus elles se développaient ! Si bien qu’à sept ans, quand la croissance de l’âne était terminée, il avait sur la tête des ailes de poissons si grandes que s’il n’était pas si gras, il aurait pu s’en servir pour voler dans les airs ou nager dans la rivière. Il ne savait même plus comment les ranger. C’était le Jumbo de la prairie.
Et Jumbo avait d’autres particularités : il aimait trotter dans une flaque de boue au citron, se rouler en plein sur des brins de muguets, et faire des nœuds dans les carottes rien qu’avec sa langue ! Ah ! Notre Jumbo, c’était un sacré numéro. Et en ce moment, il est sûrement occupé à transmettre sa recette du bonheur à ses nombreux petits enfants.
JAMADROU a joué le jeu, elle a écrit un poème avec mes 18 mots ! clic ici, et découvrez son beau poème. Merci Jamadrou.
