Nanowrimo J5 : je pleure

On est hypersensible ou on ne l’est pas. J’en suis une. Une véritable madeleine. Non, ce ne sont pas des larmes de crocodile, ce sont de vraies émotions, de vraies larmes qui gouttent le sel, qui étreignent la gorge, qui font couler mon nez !

Cinquième jour Nano, bientôt 10.000 mots et … je pleure. Oui, je pleure car une personne de la famille proche de mon personnage principal est mort. Je l’ai fait mourir. Oui, c’est comme ça. Elle a à peine eu le temps d’exister, que déjà je l’enterre. Mais je vais la faire revivre au travers des souvenirs, au travers la découverte de secrets révélés. Elle ne sera pas morte en vain ! Elle va avoir une place très importante dans le livre. Elle va ressusciter, reprendre goût à la vie et laisser éclater sa joie le temps d’un chapitre ou de deux. Ou de trois peut-être ;-)

Je n’ai pas réussi à intégrer les trois jeux d’écriture auxquels j’avais pensé. Seulement deux et très brièvement. Ils n’ont fait que passer. Mais ce n’est pas grave. J’ai écrit 1684 mots aujourd’hui. Un peu plus, mais j’en ai supprimé aussi. Je n’ai compté que ceux que j’ai gardés. Et comme hier, j’ai eu du mal à atteindre la ligne d’arrivée du jour… Comme hier, je suis retournée en arrière, j’ai relu ce que j’avais écris ce matin, j’ai complété, j’ai changé, j’ai corrigé, j’ai prolongé des passages.

Aujourd’hui, j’ai tourné le dos à ma contrainte, à mes jeux d’écriture. Je dois avouer que le deuxième jeu d’écriture, l’assonance, s’est installé tout seul. Il a changé de voyelle (répété la lettre « i » et non la « e »), il s’est imposé, mais tout naturellement, sans aucun forcing. Et même si j’aurais aimé intégrer le troisième jeu avec la répétition du son « au » ou « eau », je n’ai pas voulu m’imposer cette difficulté non obligatoire.

Nous ne sommes qu’au 5e jour du Nano et déjà, j’éprouve des difficultés à progresser à un rythme constant. C’est-à-dire que le personnage principal prend plus de consistance, son caractère s’affirme, sa vie s’anime (rires). Et j’ai beau respecter mon plan, mon programme, avec les jeux d’écriture, comme je n’avais pas en tête une longue histoire, c’est un peu difficile de tout assembler, rassembler, faire tenir ensemble, que l’histoire tienne la route et ne soit pas (trop) tirée par les cheveux.

Allez, encore une petite photo d’un oiseau de la mer du Nord pour partager ma progression.

Quant au jeu de demain, j’avais prévu un cadavre exquis avec des mots piochés dans mon livre que je lisais : Cachemire rouge, de Christiana Moreau. Mais j’ai terminé ce livre extraordinaire le soir de mon J3 Nano… Je vais donc piocher des mots dans mon nouveau livre en cours de lecture.

Si vous aimez les Histoires de Femmes, de l’évolution d’un métier, de la mode, de la fabrication d’un vêtement, d’un voyage humain, si la question de l’immigration, de la clandestinité vous touche, si vous appréciez les histoires bien écrites, sous forme d’un conte oui, je le prends comme tel, alors, n’hésitez plus, lisez le Cachemire rouge de Christiana Moreau ! Je vous le recommande, un véritable coup de cœur, comme j’en ai beaucoup pour le moment, mais je vous parle brièvement de ce livre, car je l’ai commencé la veille du Nano et je l’ai terminé au tout début de ce défi d’écriture. Il m’a soutenue, m’a portée, m’a fait voyager dans un autre monde… J’en ai été bouleversée, mais admirative aussi.

Nanowrimo J18 : c’est reparti, on continue

Après une pause bienvenue de quelques jours, j’ai repris mon histoire principale (J0 à J9). Pour comptabiliser correctement le défi Nano, j’ai donc soustrait le nombre de mots que j’avais écrit le 10 avril.

En réalité, j’ai eu envie de continuer l’écriture de cette histoire grâce à une petite papote avec deux autrices liégeoises : Katia Lanero Zamora et AD Martel. C’est vrai que j’étais bien partie. Cela aurait dommage de m’arrêter en si bon chemin. Même si je ne suis pas sûre de savoir quoi faire de cette histoire une fois qu’elle sera terminée, j’aurai pris grand plaisir à l’écrire. Car oui, pour la publier, même en autoédition, il faut la relire et corriger et la retravailler et tout et tout. Et ça ! Oui, ça ! C’est mon gros point faible. Ma bête noire.

En attendant, voici la petite photo qui résume ma progression. Et en bonus, le graphique que j’utilise avec en bleu, ce que cela aurait donné si j’avais écrit tous les jours quelques 800 mots et en orange mon avancement.

Pour rappel, mes objectifs pour ce Nano particulier :

  • 30 titres de livres
  • 25.000 mots

Si je suis bien avancé côté nombre de mots, j’en suis à pile la moitié en ce qui concerne le nombre de titres de livres à intégrer dans mon histoire : 15.

J’ai choisi de parler de 13 animaux particuliers. J’en ai déjà décrit, bien parlé, de 3, j’en ai sauvé 2… je crois que mon histoire fera plus que 25.000 mots :-)

Nanowrimo J8 : un peu moins, mais toujours passionnément

Ce matin, je me suis réveillée un peu après 5 heures. Ma première réaction, après avoir donné à manger aux trois fauves affamés, a été de vouloir m’installer dans mon fauteuil pour dormir encore un peu.

  • Eh là ! Toi ! Tu oublies que tu es dans le challenge du Nano ? On n’est que le 8 avril. Au boulot !

Donc oui, après avoir installé les coussins pour me coucher dans le fauteuil du salon, j’ai ouvert la fenêtre (aération quotidienne) et je suis allée chercher mon portable. Mais je n’avais pas envie de m’asseoir sur la chaise, l’ordi sur la table en bois. Alors j’ai pris un grand album comme support pour mon portable et je me suis installée en tailleur sur le fauteuil une place, avec l’ordi sur le livre, légèrement décalé pour laisser la batterie chauffer sans s’étouffer.

Et j’ai écrit. 30 à 45 minutes. Mon chaton Orion est venu me dire bonjour. J’étais à sa place. Sans complexe, il s’est installé sur mon ventre, une patte et la tête posée sur mon bras gauche, pattes arrières repliées contre l’ordinateur. Il avait l’air d’être bien, mais pas moi, pas confortable pour écrire. Alors j’ai terminé ma phrase et mon « passage » (à un doigt, avec la main droite) pour laisser une liberté pour ce soir ou demain, pour pouvoir continuer et j’ai laissé la place à mon chaton. Là, au moment où je vous écris ce petit billet, je suis les fesses posées au bord du fauteuil et je sens les pattes félines pétrir mon postérieur !

Je vous mettrai une photo de Orion plus tard, il aura droit, lui aussi, à être la star d’un jour Nano :-) allez, parce que j’en ai envie, en voici une de lui, mais certains d’entre vous la connaisse déjà.

C’est moi ! Orion !

Nanowrimo J7 : lentement mais sûrement

Un bref article ce soir pour dire qu’on continue sur sa lancée et que j’en suis désormais à la moitié de mes objectifs ! Moitié pour la quantité de mots et presque la moitié pour le nombre de mots. Et on n’est pas encore à la moitié du mois pourtant : cool.

Comme parfois, une image vaut mieux que des mots, voici la petite photos récapitulative pour ce jour :-)

Nina est le nom de ma petite héroïne. Le Rossignol est un oiseau qui tient une grande place dans mon histoire, c’est l’un des amis de Nina. Quant au Maître des Livres, c’est un autre personnage qui n’a pas encore beaucoup d’importance dans le texte, même s’il est déjà apparu dans deux scènes.

Nanowrimo J6 : faut-il vraiment s’arrêter ?

Sixième jour. De la folie. De la pure folie. Je me sens invincible. Je suis déjantée. Plus rien ne peut m’arrêter me semble-t-il.

Soyons un peu sérieux. Ce matin, je me sens bien. Avant-dernier jour de congé. Dernier jour officiel, car demain, jeudi, je ne travaille jamais le jeudi.

Réveil un peu plus tardif : 5h15 ! Il n’est pas 5h30 quand je commence à me relire. Car hier soir, j’avais une idée, mais je ne l’ai pas notée. J’ai laissé l’ordi allumé, mais j’ai fait autre chose qu’écrire, me relire ou « corriger » un passage que je voulais changer. Ce matin, j’étais au taquet ! Je change un truc, tout petit, à peine un mot pour un autre, mais qui revient plusieurs fois… ça ne change pas mon quota de mots ;-)

Et puis, je relis mes notes, mon « plan », mes idées à ne pas oublier, pour que l’histoire tienne la route et que ça ne parte pas (pas trop) dans tous les sens.

Musique celtique dans mes oreilles. Écouteurs de remplacement, car mes écouteurs fétiches sont cassés, enfin, le son ne va plus dans une oreille. Et ça fait « schhttt, schhhttt », c’est enquiquinant au possible.

Parée, connectée à mon univers ahurissant, motivée pour avancer.

Ce matin, j’avais un but : expliquer une action, détailler un passage, réaliser un « vœux », rentrer dans un moment important, le « nœud » de l’histoire, la quête de ma petite héroïne.

Chose faite… et j’ai même pu faire « revenir » un personnage auquel je voulais donner davantage d’importance. Génial !

Après deux bonnes heures d’écriture, je me suis arrêtée. Il allait être bientôt 8 heures, il faisait déjà « clair » dehors, j’avais soif, j’avais envie de mon thé citron, avec du vrai citron et du vrai sucre (rires). J’ai eu du mal à m’arrêter. Je voulais continuer, mais comme hier matin, les images se bousculaient dans ma tête et je ne savais plus par quel bout continuer. Alors, j’ai préféré m’arrêter pour pouvoir mieux reprendre tantôt, si j’en ai envie, ou demain matin.

J’ai également pu intégrer le titre d’un livre, le douzième. Parlons un peu des titres des livres que j’ai souhaité intégrer dans mon histoire, dans mon texte.

Certains titres ont peu d’importance dans le texte, tandis que pour d’autres, c’est tout l’inverse.

Exemples :

  • La forêt aux violons, de Cyril Gely. Il apparaît rapidement dans mon texte, mais une seule fois, je n’en parle plus après. Mais je sais qu’il va revenir plus tard, plutôt vers la fin de mon histoire, dans le dénouement.
  • La rivière à l’envers, de Jean-Claude Mourlevat. Titre, élément, très important. Petit à petit, cette rivière est devenue un élément primordial dans mon univers.
  • Le souffleur de nuages, de Nadine Monfils. Pas encore intégré dans mon texte, mais je n’en suis qu’à la moitié voir au tiers de mon histoire. J’imagine, j’aimerais qu’il soit important, qu’il joue le deuxième rôle, un ami de mon héroïne ou un ami de son ennemi :-)

Au moment où je vous écris ces quelques lignes, des idées arrivent ! Des images. Je respire avec mon histoire, je dors avec mon histoire, je vis avec mon histoire. C’est un peu de trop parfois. Mais je n’y peux rien. J’ai décidé que durant ce mois, durant tout le mois d’avril, je serais immergée par l’écriture et par mon imaginaire. Je vis donc dans un autre monde. Un peu à côté de mes pompes, comme on dit. Et par moment, je trouve cette sensation extraordinaire. Durant d’autres moments, ça m’oppresse, ça m’étouffe. Alors, je lis, je fais le vide, je dors. Mais j’ai du mal à me déconnecter autrement. Je ne sors pas, ou très peu.

Nanowrimo J5 : rien ne sert de se presser, il faut écrire à temps

Cinquième jour du défi d’écriture. Pour rappel, je me suis fixé deux objectifs principaux pour moi :

  1. intégrer 30 titres de livres dans mon histoire
  2. arriver à 25.000 mots à la fin du mois

J’avance toujours bien, même si ce matin, j’ai ramé, pataugé, perdu pied. J’écris toujours à l’aveugle, sans plan. C’est bien, car ça peut donner de belles surprises, mais l’inconvénient, c’est qu’il y a parfois trop de choses qui arrivent et que j’en oublie quelques-unes en cours d’écriture.

J’étais bien derrière mon clavier à 5h du matin, motivée, mais… pas moyen de me fixer les images dans ma tête pour la suite. Les directions partaient dans tous les sens. Je ne savais plus de quoi parler ! J’ai donc écrit 800 mots en deux heures, soit le double du temps par rapport aux premiers jours. Cela s’explique. A chaque fois que j’alignais une ou deux phrases, je reposais ma tête sur la table ! Normal que ça a pris bien plus de temps…

Mais fin de matinée, mon histoire ne me quittait plus. Dans ma tête, mes personnages avançaient tout seuls. Un plan se dessinait. J’ai donc repris mon ordinateur, mon fichier texte, mon histoire et hop ! j’ai poursuivi, j’ai corrigé la direction, j’ai posé un nouveau « chemin ».

J’ai mis, après mon histoire, une liste des idées pour la suite à tenir, les choses auxquelles je dois penser, ne pas oublier, l’évolution des personnages, etc.

J’ai comptabilité le nombre de mots avant cette liste (car à elle seule, ils totalisent 750 mots : ouch !!)

Nanowrimo J4 : trouver son rythme

Quatrième jour du Nanowrimo et j’ai déjà l’impression que ça dure depuis dix jours tellement j’ai écrit. Je n’avais plus rien écrit sur cette longueur depuis… 1 an. Oui, en avril 2021, j’avais écrit « La petite fille du Togo » en quelques jours. J’avais une idée plus précise qu’aujourd’hui. Je savais ce que j’avais envie d’écrire, je connaissais déjà ma petite héroïne, j’avais le « pouvoir magique » des animaux. Quand j’ai commencé à parrainer pour de vrai, le petit Gédéon, au Togo, toute la trame de mon livre est venue en une fois. L’histoire de sa vie, sa véritable histoire, un drame, serait mon démarreur.

Ici, j’écris à « l’aveugle ». Comme je l’expliquais hier, je ne sais jamais ce que je vais écrire quand j’ouvre mon ordinateur le matin. Quand je clôture une séance d’écriture, je laisse plein de possibilités à mon imagination pour le lendemain. Elle n’a que l’embarras du choix je diras :-)

Sur les petites feuilles que j’ai accroché sur ma bibliothèque, pour avertir ma petite famille de mon défi d’écriture durant tout ce mois d’avril, j’avais imaginé ceci :

Précision : je me réveille spontanément à 4h30 – 5h, généralement, dimanche compris (grâce à mes chats). Je vais dormir assez tôt, 22h au plus tard. Ceci explique cela ;-)

Si j’étais hyper motivée au J-1 et au J1 du Nano où je me suis préparée mentalement, et où j’ai écrit en effet entre 5h et 6h et entre 20h et 21h, je n’ai pas tenu ce rythme. Le matin est toujours le moment où je suis la plus active, la plus inspirée, la plus dynamique, la plus… survoltée. En effet, une fois le souper avalé, grosse baisse d’énergie et de volonté pour écrire. Mais cela n’est pas grave, car je pense que j’ai trouvé un certain rythme dans tout ce chaos. J’écris environ 1000 mots/ heure. Si j’ai le temps, je peux écrire deux heures d’affilée et donc aligner plus ou moins de 2000 mots.

Le 1er avril tombait un vendredi. J’étais aphone et fatiguée ce jour-là, mais j’ai été travailler et j’ai conduit les enfants à l’école. Ce premier jour, j’ai donc écrit une heure le matin et une heure le soir.

Samedi 2 avril, j’ai écrit deux heures le matin.

Dimanche 3 avril, cataschtroumpf ! J’ai subi de plein fouet un violent vertige (VPPB pour les connaisseurs et connaisseuses) qui a démarré à 4h du matin quand j’ai voulu me tourner dans mon lit, pour me mettre sur le côté gauche et dormir encore une demi-heure ou une heure selon les réveils-chats. Terrible erreur qui m’a coûté 4 heures d’intenses vertiges, de nausées, de frissons, de maux de tête… Après qu’il soit « parti », que j’ai fait deux siestes, pris un cachet contre ce genre de vertiges, mangé un bout à midi, j’ai pu (j’avais tellement envie, les doigts me démangeaient) écrire mes 2000 mots l’après-midi. Sauf que ça m’a pris plutôt trois heures, car cerveau au ralenti.

Grâce à ce VPPB (ou plutôt grâce à ma microkiné), j’ai donc retrouvé ma voix après 12 jours d’aphonie ! Après le vertige, c’est une nouvelle douleur qui m’a enquiquiné grave (pour rester polie) : névralgie d’un nerf trijumeaux !! Jamais eu ça et je peux vous dire que, oui, des décharges électriques dans la face, ça fait un mal de… dragon !

Bref, les petits bobos, le stress, la fatigue s’accumulent pour le moment chez nous, dans la famille. Étant donné mon extinction de voix totale fin de la semaine dernière, j’ai pris congé début de cette semaine pour récupérer. Mon boulot consiste à 80% de mon temps à répondre au téléphone… ça ne le fait pas en chuchotant. Belle idée que j’ai eue. Même si j’ai retrouvé ma voix, le vertige et le nerf trijumeaux de m…e m’ont complètement épuisée.

Ce lundi 4 avril, j’étais bien réveillée à 5h, mais alors là, aucune mais absolument aucune envie d’écrire. J’ai fait le strict minimum pour les chats (remplir leur panse affamée), puis zou, re dodo. Et ce n’est qu’au milieu de la matinée que j’ai pu émerger et m’installer derrière mon clavier pour pianoter tranquillement mes 2000 mots du jour :-)

En plus de mon quota quotidien de mots que je pense avoir trouvé et que je vais essayer de garder un maximum afin de pallier aux jours « malade » ou « pas envie » ou « sans énergie » ou aux jours « j’en ai marre » qui vont arriver à mon avis vers la mi-avril, j’écris un article, que vous lisez en ce moment-même, sur mon blog et je partage des photos ou quelques mots dans le groupe Nano du camp d’avril sur FB qu’une copine d’écriture a ouvert.

Je ne pourrai bien sûr pas faire cela tous les jours, même si j’en aurai envie, pas sûre d’en avoir le temps quand je reprendrai le travail !


En ce 4e jour de Nanowrimo, je vous livre d’autres détails sur mon histoire :

  • Une Mésange cendrée est l’un des animaux disparus que je décris
  • Un château dans les nuages est le repère secret d’un couple étrange
  • Mon héroïne a un pouvoir particulier extraordinaire