Nanowrimo J19, trois petits cochons

L’histoire continue

J’ai bien écrit ce samedi matin ! Près de 3000 mots. Je ne les compte pas spécialement, c’est automatique quand je me connecte soit à la plateforme Scribbook soit à celle du Nanowrimo

C’est sans surprise que je me laisse porter par mon histoire. Quand je me retrouve devant mon clavier, je ne sais pas ce que je vais écrire, quel chemin va choisir mon héroïne, quelle action va se passer, etc. Je laisse venir les choses telles qu’elles viennent. Aujourd’hui, j’ai parlé de trois cochons. Deux « identiques » et un différent. Ce n’est pas le « Le vilain petit canard » que j’ai revisité en « Le vilain petit cochon », quoique j’aurai pu en y repensant, mais bien une adaptation des « Les 3 petits cochons ».

Et puis, j’ai déjà commencé une « introduction » à ce que je vais écrire après. Demain ou un autre jour, je verrai bien ;-)

A peine ai-je fermé les applications pour le Nano, que d’autres idées me viennent. Vite ! Vite ! Il me faut les noter…

Bon dimanche et à bientôt !

Nanowrimo J14 : j’ai faim de mots

14 jours seulement sont passés depuis le début de cette grande aventure.

14 jours et trois descriptions de plat, de nourriture, d’aliments ! Je crois que je dois avoir faim au petit matin quand je commence à écrire pour le défi Nano. Deux plats salés et un sucré.

Un jour, j’ai même failli abandonner l’écriture et me faire des œufs au plat tellement je pouvais ressentir les délicieuses odeurs. Au final, nous en avons mangé deux jours plus tard, deux jours après la description dans mon histoire.

Sinon, parlons d’autre choses voulez-vous ?

Qu’ai-je écrit de bon ce matin ? Non, je ne vais pas parler de ce passage, sinon, je vais aller chercher des petits pains au chocolat à la boulangerie et je dois manger moins de sucre, parait-il !

Après avoir fait venir la Présidente du Refuge « Animal sans toi…t« , après avoir donné vie à un émeu particulier répondant au doux nom de Jurassic, je viens d’inviter Sethi, le premier bouc que ma fille a parrainé au refuge, dans mon histoire (celui-ci et le 2e parrainé ont été adoptés, elle parraine aujourd’hui une chèvre, 3e « filleule ») ! Clic sur les noms en couleur pour voir à quoi les animaux ressemblent. La coïncidence a voulu que pour mon camp Nano d’avril 2022, je choisisse ces mêmes animaux pour partager ma progression en photo sur mon blog.

Si cette histoire tient la route, si je la termine, je crois que j’irai jusqu’au bout de l’auto-édition et que les bénéfices de la vente de ce livre seront pour le refuge AST. Juste retour des choses :-)

Cela dit, je crois que je vais devoir apporter une modification à mon histoire actuelle et que je vais relire ce que j’ai écrit en avril ;-)

Je ne sais pas si j’arriverai aux 50.000 mots, ni si je parviendrai à rassembler les pièces du puzzle concernant le fond de l’histoire. Car j’écris toujours des petits passages, tous les jours, mais ça ne fait pas beaucoup progresser l’enquête, l’intrigue de l’histoire.

Nanowrimo J13 : bond de cabri

Bonne progression ce matin ! Une belle image vaut bien 21212 mots ;-)

J’aime bien ce chiffre. Et puis mon personnage l’aimerait bien aussi, car elle adore le chiffre 3 et dans cette série, il y a 3×2. Et si on coupe 21 en 3 = 7, ce chiffre est très important aussi dans mon histoire.

Ce matin, j’ai écrit un étrange passage de la chèvre de Monsieur Seguin. Des contes, encore des contes. Toujours des contes. Les contes, c’est la vie (rires)

Bon dimanche !

Nanowrimo J9 : petit à petit…

Après le coup de mou d’hier, je suis heureuse d’avoir écrit aujourd’hui. Même un petit peu. Ce n’est pas grave si je n’ai pas atteint mon quota de mots quotidien. Rien ne va m’arriver (ni à mes personnages) si je suis « en retard » sur le nombre total de mots que je devrais avoir au J9.

J’ai décidé de ne plus suivre au pied de la lettre mes jeux d’écriture. C’est cela qui me freine grandement depuis que j’ai une trame pour mon histoire.

L’autre décision que j’ai prise ce matin et avec laquelle je me sens bien : je vais terminer cette histoire, même si cela doit dépasser la date butoir pour le challenge officiel.

Et la 3e décision, tout va toujours pas trois chez moi (comme chez mon personnage principal, tiens tiens !), je ne vais sans doute pas relire ou corriger ce court roman, mais juste le faire vivre pour moi. Le temps d’un souffle, le temps d’une idée, d’un moment éphémère.

Nanowrimo J8 : passage à vide

Arrive le moment où l’histoire est là, mais ne colle plus au programme établi, au plan préparé pour qu’elle puisse vivre sa vie. Et je me retrouve là, toute seule, à me poser des questions, à hésiter sur la marche à suivre.

Cela fait sept jours que j’écris entre deux et trois heures au petit matin. Sept jours où je respecte le plan, mes petits jeux d’écriture. Et bon sang ! Alors que ça fait une heure que je suis devant l’écran de mon ordi et mes doigts sur le clavier, je n’ai guère avancé à mon compteur de mots. 198 mots écrits ! Après avoir jeté un œil à mon graphique, je suis rassurée, je suis bien en avance, je pourrais ne rien écrire aujourd’hui et être encore dans la course.

Oui, mais si demain, j’ai le même blocage, qu’est-ce que je fais ?

La journée ne fait que commencer. Je pourrais écrire plus tard, dans le courant de la journée. Pas de la soirée, car je ne suis pas très créative le soir. Mais ma journée de repos est bien remplie (ce n’est pas vraiment vrai, mais c’est ce que je ressens). Voilà vingt jours que je me repose. Vingt jours que j’ai perdu ma voix. Ma voie ? Je suis encore fatiguée. Du mal à me reposer entièrement. Quand le corps se repose, l’esprit carbure. Quand l’esprit se repose, c’est le corps qui remonté sur ressorts.

On ne peut pas être tous les jours au taquet. La performance a un coût. La santé mentale ou physique jouent un grand rôle dans cette endurance particulière.

Nous avons tous et toutes notre petit saboteur interne. Celui qui nous fait croire qu’on n’y arrivera jamais, que ça ne sert à rien ce qu’on fait, que c’est inutile, qu’on est inutile. J’ai beau m’entourer de gens positifs, de « jouer » à la psychologie positive, d’être positive dans des moments un peu compliqués, parfois, le tunnel ne s’éclaircit pas. C’est comme ça.

C’est ma confiance en moi qui s’égratigne, qui s’effiloche, qui se réduit, qui doute… alors, je vais partager un super poème qu’une maman a fait pour ses enfants, pour les enfants des autres, que je prends aussi pour moi, pour des adultes qui subissent une baisse d’estime, qui doutent d’eux, qui n’ont pas/plus confiance en eux. La photo est de moi (jeune goéland) et le poème est signé Leni Cassagnettes.

Lisez d’abord le poème de haut en bas. Puis, après une inspiration et une expiration, lisez-le à votre aise de bas en haut, en commençant par la dernière ligne, puis l’avant-dernière, etc. Et … souriez :-)

Bon, je m’égare là.

Le Nano ! C’est marrant, car en fait, je n’y pense pas tant que ça. D’habitude, quand je suis dans une histoire, dans un texte que j’écris, j’y pense jour et nuit, nuit et jour. Je pense à mes personnages en mangeant, je rêve d’une situation la nuit, une image, une couleur, un mot me fait penser à eux. Mais pas cette fois-ci ! Je me suis « conditionnée » pour n’y penser que quand j’ouvre mon ordinateur. Quand l’ordi est fermé, je ne m’intéresse plus à cette histoire, à mes personnages que je créé. Peut-être parce que je n’y crois pas vraiment ?

Cela dit, le camp Nano d’avril dernier, m’a fait le même coup ! Je ne suis pas en emphase avec cette histoire. Je l’ai écrite juste pour aller au bout de mon challenge d’écriture personnel. Bien que je l’aime un peu, elle n’est pas assez consistante pour que j’y revienne et que je la retravaille.

Je ressens un peu la même chose maintenant. Après l’excitation des débuts, de la nouveauté, de la création, les questions « pourquoi », « à quoi ça sert », « est-ce réellement important », « qu’est-ce que cela va m’apporter » tournent en boucle dans ma tête.

En fait, je me cherche des excuses.

Nanowrimo J7 : un secret et des mystères

Quand je rajoute un soupçon de magie dans mon histoire, il n’y a rien à dire : je me sens mieux.

Les 5 premiers jours d’écriture ont été très terre à terre. Réaliste. Basé sur des faits réels. Inspirés par ma famille, mon entourage, mes amis, des lieux que je connais.

Je devais faire attention à ce que j’écrivais.

Mais ma petite folie n’a pas pu se tenir plus longtemps à carreaux : j’ai été obligée de dévier vers un récit fantastique.

Mon jeu d’écriture du jour était « l’expansion ». Soit à partir d’une phrase de deux ou trois lignes, je devais insérer un mot entre chacun des mots de façon à ce que le texte soit cohérent. J’ai choisi un encart de mon magazine « Lire magazine littérature », le hors-série consacré à la psychologie des écrivains. Voici le petit rituel de Stephen King :

« Chaque jour, je me lève, je prépare mon petit déjeuner et celui de ma femme, je promène le chien et je nourrit le chat. Je rejoins mon bureau que j’appelle « Woodlands », à 100 mètres de chez moi. »

Je vous partagerai un peu plus tard mon travail sur l’expansion. Pour le moment, c’est encore trop chaud, faut le laisser reposer un peu ;-)

Nanowrimo J6 : ça s’en va et ça revient

Ce sixième jour d’écriture est sous le signe de l’étrangeté. J’ai commencé tout doucement. Lentement. Quand j’ai voulu intégrer mon jeu d’écriture, j’ai été prise par mon propre jeu.

Explications :

Pour mon 6e jeu, j’avais décidé de prendre un cadavre exquis à partir de mots piochés dans mon livre en cours de lecture. Comme j’avais fini mon livre, j’en ai pris et commencé un autre : La formule préférée du professeur, de Yôko Ogawa. (génial !)

Au moment de choisir les mots (11ème phrase pour le mois de novembre, 6ème mot pour le sixième jour, etc.), ben… j’ai été prise par mon livre et j’ai commencé à le lire, à poursuivre la lecture du chapitre (rires). J’ai lu quelques minutes, jusqu’à la prochaine coupure dans le chapitre. Enfin, j’ai choisi les mots pour mon cadavre exquis.

« À sa manière, le professeur imagina que des carottes lui poussaient sur le dos »

Me voilà bien avec cette phrase. Je n’ai ni professeur ni carottes dans mon histoires. Qu’à cela ne tienne, j’ai quand même réussi à intégrer tous les mots, en deux phrases. Trop forte je suis ! Ha ! Ha !

Mais après cela, encore un petit moment où je me suis retrouvée coincée, ralentie, bloquée. Je regardais le compteur de mots qui n’avançait guère. Mais comme j’étais en avance, j’ai pensé m’arrêter là pour ce matin. Mais bon, quand même, si je veux garder cette avance pour plus tard, quand je me retrouverai vraiment complètement coincée, je serais contente. Donc, je me suis levée, je suis descendue me faire un petit chocolat chaud, j’ai ouvert la porte aux chats (un qui voulait rentrer, un autre qui voulait sortir), j’en ai caressé un troisième qui dormait les quatre fers en l’air dans le fauteuil. 7h50, 15 degrés au salon, Je m’emballe dans une couverture, puis j’allume le chauffage. Réinstallée devant le clavier, j’ai écrit une phrase, puis une autre et ainsi de suite jusqu’à arriver à 1200 mots. Sur 1600, c’était déjà pas si mal. Encore une hésitation. Stop ou encore ? Et puis, bingo, le déclic, je suis partie dans un soupçon de fantaisie, j’ai intégré un peu de magie, de fantastique et là, je me sentais beaucoup plus à l’aise, dans mon élément ! La petite fenêtre avec le compteur des 1666 mots est apparue. Trop tard pour m’arrêter. J’étais partie dans une autre dimension…

Et j’étais partie pour continuer encore, mais il faut bien déjeuner, lancer une lessive, se laver les dents, couper les griffes des chats, etc.

Un petit dessin de la mer que j’ai fait il y a un petit bout de temps. Je vais essayer de croquer un autre personnage pour partager ma progression dans ce défi. Ou de choisir d’autres dessins déjà faits.

Et une capture d’écran du compteur des mots quotidiens, ci-dessous