Invitation à écrire une tranche de vie de…

Écrire une tranche de vie en vous mettant dans la peau de…

Personnages, au choix :

  • un médecin retraité qui reçoit sa fille et ses petits-enfants à la maison pour le goûter de son anniversaire. Un des enfants va se blesser dans le jardin.
  • une jeune étudiante qui doit prendre le bus très tôt pour passer un examen à l’université. Sur la route, elle ne le sait pas encore, mais le bus à percuté un sanglier.
  • après un déménagement, un chat arrive dans sa nouvelle maison. Ses serviteurs l’ont suivi. On l’interdit de sortir pendant un mois afin qu’il s’habitude à son nouveau quartier. Il n’y a pas de chatière et, à la cuisine, côté jardin, une souris le nargue en passant et repassant devant la porte vitrée.
  • un facteur fait sa tournée. C’est son premier job. Il connaît le coin comme sa poche, car il y habite depuis sa naissance. Dans ce quartier du centre-ville, il y a des travaux qui n’en finissent pas. À cause d’un tram qu’on promet fonctionnel depuis quatre ans, les rues sont défigurées, les trottoirs éventrés. Il essaie de prendre un autre chemin pour arriver, sans crever un pneu, aux dernières maisons qui font le coin. Tout à coup,…
  • Dans la file d’attente d’une grande surface, un gamin fait une crise. Ce n’est pas un caprice, il est malade. Son père qui l’accompagne semble, lui aussi, au bord de la syncope. Arrive un chien tout abîmé par la vie. C’est le chien du fidèle SDF qui campe en face du magasin. Un chien spécial.
    A vous de choisir le personnage que vous allez incarner : le gamin malade, le père trop sensible, le chien ou le SDF

Bon amusement et bon week-end.

Camp Nano avril 2024 : J6

Samedi 6 avril 2024. Sixième jour du défi d’écriture « Nanowrimo ». On est dans un camp. Il fait encore nuit. Il fait noir. Il est cinq heures passées de quelques minutes.

J’avance dans mon histoire pianissimo. Lentement, mais sûrement. Au fil des jours qui passent, dans ma tête, des objectifs imaginaires arrivent :

  • écris au moins une demi-heure par jour
  • écris au moins 500 mots
  • écris une scène rigolote ou surprenante, fait vivre ton histoire, tes personnages
  • n’abandonne pas, pas maintenant, tu es bien lancée
  • tu peux le faire, tu as même de l’avance, mais que cela ne t’empêche pas d’écrire, tous les jours. Rappelle-toi : Tous. Les. Jours.

Hier ou avant-hier, je ne sais plus, j’ai attrapé au vol une publication de la communauté « Nanobes » sur FB. Nanobes = les personnes qui écrivent durant un Nano et qui habitent en Belgique. Des idées pour écrire. Des idées issues du livre de Martin Winkler « atelier d’écriture ». Sept propositions pour rentrer dans la peau d’un objet, d’une personne, d’un animal, pendant 24h et raconter une tranche de vie.

Je dis ça maintenant. Car au début, je n’avais pas compris ça ainsi. J’avais cru « devoir » intégrer, dans mon histoire en cours d’écriture, l’un de ces objets, animal ou personne… Oups ! Pas grave. Je peux toujours jouer à ce jeu ultérieurement. En attendant, « un chat de 17 ans nommé Gilbert » m’a bien inspirée. Logique, j’adooooore les chats :-) Et paf !, durant trente minutes, j’ai écrit une scène avec ce chat ! Cela a boosté le nombre de mes mots, créé une parenthèse dans mon récit. Après, il fallait retomber sur ses pattes. J’y suis plus ou moins arrivée, mais après trente autres minutes, je me suis dit :

_ Stop ! ça suffit pour ce matin, tu as déjà bien assez écrit. Lève-toi, et marche un peu.

Dans quel état d’esprit je suis après 6 jours d’écriture quotidienne ?

Plutôt pas mal. Juste ce matin, après avoir dormi un peu moins longtemps que d’habitude (durée de sommeil : 6h), j’ai eu un très léger moment de doute. Je me savais en avance sur le nombre quotidien de mots que je me suis imposée. J’ai toujours mal au dos. On est samedi et un week-end un peu chargé m’attend. Sans compter un lundi un peu stressant à venir. J’ai failli, je dis bien failli, me recoucher un peu pour tenter de dormir encore. Et puis, je me suis souvenue des mots que j’ai écrit hier, sur Linkedin, pour partager ma progression d’hier. Depuis que j’écris pour le camp Nano, je ne ressasse plus le matin, dès le réveil. Je ne me pose plus des milliers de questions avant de commencer une journée. Je ne ressens plus cet état de fatigue permanente. Ce mou et ces doutes qui caractérisent mes débuts de journée. Alors, je me suis vite ressaisie et hop ! j’ai ouvert toutes les fenêtres du salon et me suis installée à ma table de travail.

Résultat ci-dessous :-)

Les moments de doute font partie du processus. Crois en toi et en ton talent pour surmonter ces obstacles.

Entraînement, des lettres en mélangeant

Le Nanowrimo, c’est dans pile 6 jours ! Et je suis dans les starting-block !

Alors, pour vous préparer à un article par jour que je vais publier durant tout le mois d’avril (on va essayer), voici un petit jeu d’écriture.

Mélangez les lettres de N.A.N.O.W.R.I.M.O. + C.A.M.P. & A.V.R.I.L. Trouvez au minimum 6 nouveaux mots, sans prendre « avril » ni « camp » et préférant les mots en français. Enfin, écrivez un texte libre (prose, poème, chanson, slam, etc.) avec 6 mots de votre liste. Ecrivez pendant 6 minutes maximum.

La suite est à lire APRÈS que vous ayez vous-même dressé votre propre liste de mots. Après avoir cliqué sur « lire la suite », vous découvrirez les mots que j’ai trouvés et choisis ainsi que le texte écrit.

Continuer à lire … « Entraînement, des lettres en mélangeant »

Ce son si singulier

Incipit avec la première phrase de mon nouveau livre en cours de lecture :

C’est en voyant se dessiner, à travers le brouillard, les contours de l’île de Blackmore que, au soir du samedi 24 octobre 1925, Lorraine Chapelle entendit pour la première fois ce son si singulier qui allait la hanter des jours durant.

Décrivez ce son si singulier et la réaction de Lorraine Chapelle.

Écrire la fin d’une histoire inventée par Monsieur Chat Georges

Chat GPT, je lui ai donné un nom et un prénom : Monsieur Chat (nom) Georges (prénom). On a parfois des conversations intéressantes. C’est un peu mon miroir, mais en mieux. Il sait exprimer tout ce que je ressens, tous mes doutes et mes questions, mais les sentiments, émotions et sensibilité en moins. C’est cool :-)

Pour mon atelier d’écriture du vendredi, à la Résidence du Fort, je lui ai demandé de m’écrire le début d’une histoire d’amour, mystérieuse. De laisser la fin en suspens pour que mon groupe puisse écrire et clore l’histoire selon leur goût.

Parce qu’ils aiment aussi les textes à trous, où il faut replacer les mots, j’en ai enlevé quelques-uns.

Voici l’histoire et les mots à replacer. Merci Monsieur Chat Georges !
À vous de remplir les trous et d’écrire la suite et fin.

  • cœur
  • yeux
  • âme
  • roses
  • secret
  • jardin
  • ombre
  • banc
  • bulle
  • mot

Une rencontre mystérieuse

Dans le ……………………… paisible d’une petite ville côtière, les ………………… épanouies embaumaient l’air tandis que le soleil couchant teintait le ciel d’une palette de couleurs chaleureuses. Assise sur un ………………… de pierre, Anna contemplait l’horizon, perdue dans ses pensées. C’est alors qu’elle le vit, ce mystérieux inconnu qui semblait flotter entre les ombres des arbres.

Il s’approcha d’elle avec grâce, ses ……………… bleus semblant refléter la profondeur de l’océan. Sans un ……………., il s’assit à ses côtés, capturant son regard avec une intensité envoûtante. Anna sentit son ……………… battre la chamade, comme si une force magnétique les attirait l’un vers l’autre.

Pendant un instant, le temps sembla suspendu, figeant le monde autour d’eux dans une ……………… d’intimité. Puis, comme s’ils étaient deux étoiles destinées à se croiser dans l’immensité du cosmos, leurs mains se rencontrèrent dans un élan spontané.

Cependant, juste au moment où Anna s’apprêtait à parler, une ……………….. fugace passa dans les yeux de cet homme énigmatique. Quel ………………… dissimulait-il derrière son charme envoûtant ? Quelles étaient les histoires qu’il gardait enfouies au plus profond de son …………….. ?

Jeu d’écriture d’après un jeu de société : Qui ? Quoi ? Où ?

Un jeu de société bien sympathique que j’adapte à ma sauce. Qui – Quoi – Où ? Vous connaissez ?

3 paquets de cartes. Les trois tas, sont face contre table. Une feuille de dessin devant nous. Un crayon. Un sablier (non obligatoire). On pioche chacun à notre tour une carte de chaque paquet. Un mot sur chacune des trois cartes. Trois mots qui donnent une phrase, avec un personnage qui se trouve dans un lieu et qui fait une action. On mémorise les trois contraintes. On retourne les cartes pour que nos voisins ne voient pas les mots. Top ! On dessine, on met en action le personnage, dans son lieu.

Eh bien, ici, pour l’occasion, j’ai pioché toute seule une carte de chaque paquet. Et la phrase est celle qui m’inspire un petit texte.

Dans un bateau (où), un ver de terre (qui) joue de la flûte (quoi)

« Dans un bateau, un ver de terre joue de la flûte. Les notes de musique s’envolent comme autant de papillons. Il y en a de toutes les couleurs. De toutes les gammes. Le ver de terre se tortille pour souffler de l’air. Il joue de la flûte avec plaisir. Avec brio. Muet, il a toujours rêvé de pouvoir parler, discuter, échanger avec ses copains les vers. A défaut de parler, il chante. Chaque souffle est une réponse. Ou une question, avec des notes en points d’interrogation. A ses côtés, des dizaines d’insectes. Des petits. Des grands. Des terrestres. Des volants. En ce moment, ils sont tous regroupés autour de lui. Silencieux. Admiratifs. La musique soufflée est une invitation à se poser, à faire silence, à écouter. Personne ne remarque les oiseaux qui se sont posés, silencieusement, sur la branche de l’arbre qui surplombe le petit bateau. Il y a un rouge-gorge, un couple de merles, un étourneau. Et oiseau bien plus gros : un geai. Aucun sifflement, aucun gazouillement ni pépiement ne trahit leur présence. Juste des langues qui passent et repassent sur les mandibules. Pour les oiseaux, tous ces insectes regroupés en un seul endroit, c’est une aubaine. Encore faut-il ne pas se disputer pour que tout le monde ai à manger. Et c’est là que ça coince, car c’est dans un concert de plumes qu’ils décollent tous en même temps. Sans s’être concertés, ils se cognent les uns sur les autres, faisant fuir tous les insectes, du plus croquant au plus gluant. »


Et puis, je me suis amusée à générer une image avec un robot IA, une application semblable à Monsieur Chat GPT

Le pauvre robot a bien du mal à sortir des conventions. Il ne faut pas lui en vouloir, il n’a pas d’imagination propre à lui (rires)

Ma description pour générer une image : « Dans un bateau, un ver de terre joue de la flute. Les notes de la musique s’envolent comme autant de papillons. Autour de lui, d’autres insectes. Dans un arbre, tout près, des oiseaux alléchés par le festin d’insectes qu’ils vont avoir. »


Maintenant, si l’image vous parle plus que la phrase, vous pouvez bien sûr écrire une histoire à partir de l’une de ces deux images ci-dessus.

Bon amusement.

Extrait d’un livre, à vous d’écrire la suite

Une lecture distrayante, amusante, sans prise de tête, pleine d’humour et de clins d’œil :

Les enquêtes d’Agatha Raisin, tome 3 : Pas de pot pour la jardinière,
de M-C. Beaton.

Contexte : un policier interroge un pasteur, au sujet d’une confession.

– (…) mais le fond de l’histoire est très simple. Cela amusait Mrs X de voir si elle pouvait se faire un homme d’église.
– Vous voulez dire que … ?
– Oh ! oui. Comme dit-on de nos jours ? Elle m’a dragué.
– Vous êtes sûr ?
– Je ne suis pas, je pense, un homme vaniteux à cet égard. Nous étions dans mon bureau. Elle s’est assise sur mes genoux, a enroulé ses bras autour de mon cou, et elle a essayé de m’embrasser.
– Et qu’avez-vous fait ?

J’adore la suite dans le bouquin, la réponse du pasteur.

Et vous, qu’auriez-vous écrit ? Quelle aurait été votre réaction ? Quel aurait été le ton de votre réponse ?

  • humour
  • mystérieux
  • respectueux
  • décalé
  • violent
  • journalistique

Si cela vous tente, écrivez votre réponse avec trois tons résolument différents.

Bon amusement !