Lipogramme T

Je participe pour la 1ère fois aux Impromptus Littéraires. Pour ce jeu, il faut écrire un texte sans la lettre « T ».

Programme de la journée

 Aujourd’hui, nous sommes dimanche. A la mi-janvier, l’hiver commence enfin. Le froid arrive avec zéro degré au réveil. Je me demande s’il a neigé quand je dormais. Le soleil a encore ses yeux clos; dans la maison, le noir ainsi que le silence domine à six heures à peine. Au pays des rêves, nage encore un nuage d’images, dans ce nuage, l’imaginaire de mon homme, de ma fille, de mon fils.

Au programme de la journée : luge s’il a neigé, vélo en cas d’absence de flocons, piscine envisagée aussi. Rien de sûr, on verra bien quand le nez sera dehors, quand la maison s’éveillera.

Un mini dodo sur le coup de midi, peu après avoir mangé, pour couper la journée en deux, pour laisser papa, maman, souffler un peu, récupérer leur énergie. La jeunesse, les moins de dix ans, n’éprouve plus ce besoin de se reposer.

L’après-midi se consacre aux quelques devoirs pour l’une, à des séances de jeux divers pour le frère. Un en-cas sur le coup de seize heures, puis on avisera selon l’humeur.

Demain, il y a école. Le soir, après le bain, on soupe (ou dîne pour les français), puis maman lira un livre dans une des deux chambres des loulous, au calme, papa viendra faire des bisous, après l’heure de fermer les paupières sonnera.

Bon voyage au pays des rêves, le pays de l’imaginaire.

Pour Noël, qu’aimerais-tu faire pousser dans …

Mon petit projet de publication « Faire pousser des oiseaux » reçoit beaucoup d’encouragements et de propositions d’illustrations ! Je dois encore y apporter des petites modifications et assembler le tout une fois que tous les beaux dessins seront faits. Il n’y aura qu’une plume qui illustrera l’intérieur du livre et,  en fin d’ouvrage, un bonus, où d’autres illustratrices – car oui, ce sont toutes des femmes – auront la parole en offrant aux jeunes lecteurs leur imaginaire d’après la même histoire. Ce livre sera riche, merveilleux ! Il est prévu pour février ou mars 2013.

Et dans cette attente, en ce jour, je me demandais ce que je pourrais faire pousser d’autre dans ce jardin extraordinaire ?

J’avais déjà eu cette idée quand j’ai imaginé le monde d’Iris… et vous, quelles sont vos idées en cette veille de Noël ?

Un jardin, tout le monde ne peut pas en avoir, mais un petit coin dans sa chambre, oui ! Il suffit d’une planche – si possible bien à l’abri du regard des parents indiscrets, d’une vieille chaussure qui fera office de pot, d’un peu de terre – ou de sable, il paraît que ça marche aussi, et de quelques bonnes idées.

Si vous en avez envie, je vous propose ce petit jeu d’écriture à faire chez vous, avec vos enfants, vos petits-enfants, vos voisins, vos élèves :-)

Alors, moi, dans mon armoire, j’aimerais y faire pousser :

– des notes de musique

– du chocolat, des bonbons, des friandises

– des vêtements

– des copains

– des petits bouts de vacances

– des chats ou des chiens

– des bonnes notes pour l’école

– des formules magiques …

And the winner is…

Me ! 

oui bon, je ne suis pas la seule – et loin de là – , mais peut-être bien la seule a réussir à avoir… 50.006 mots ! ah ah ah !

Et encore, dans mon traitement de texte, j’étais à 50.008 mais quand je mettais tout mon roman dans le compteur du NaNo, ça me donnait 49.973 ! Non, pas possible ! Ma joie était retombée… mais bon, j’ai trouvé encore quelques petits mots rien que pour la fin de la fin :-)

Oui, ça y est, j’ai réussi ! Je suis trop contente, je ne pensais pas y arriver !

Et je tiens à remercier spécialement mes enfants pour leur idée… sans le vouloir, ce soir, au souper, ils m’ont donné l’idée qui m’a permise d’arriver au bout ! Je remercie aussi mon homme qui n’a cessé de m’encourager et de croire en moi, mais aussi vous toutes qui m’avez encouragées par vos commentaires sur mon blog et aussi sur Atramenta.

Je donne un dernier coup de correction demain et je mettrai la suite sur Atramenta d’ici le week-end, promis.

Quel plaisir quand même de m’être fixé cet objectif et de l’avoir atteint ! C’est bon de réussir quelque chose que l’on a souhaité, même si on ne gagne rien, comme valeur financière, à la fin. Pour moi, la valeur de la réussite compte beaucoup.

NaNo J3 j’écris mais quoi et comment ?

Ah ah ah ! Alors voilà, j’écris, j’écris, oui, oui ! Mais quoi et comment ! Je me surprends moi-même, je rigole, je me dis « mais qu’est-ce que j’écris ? » Je ne sais pas où je vais, où je mène mes personnages… ce qui est sûr, c’est que je ne me prends pas au sérieux. Je me laisse aller et mon écriture m’emporte où elle le désire.

Et le début de mon histoire sur Atramenta (pas tout, faut faire durer un peu le suspens clic sur l’image)

Au J3 : 6630 mots ou presque 11 pages

Premier jour d’écriture NaNoWriMo

Que dis-je ? Premières heures !  J’ai plus d’inspiration le matin, donc réveil en ce jour férié à 6h35…

Petit déjeuner avalé en écrivant, en réfléchissant… il est 8h25, et avec des petites pauses, j’ai écrit presque 2 pages. Et les idées arrivent, se bousculent dans ma petite tête ! chouette. Je pense que l’idée de mon roman n’est sûrement pas « nouvelle », mais qu’importe, j’ai envie d’écrire et d’inventer ces personnages et cette histoire. Et je vais tâcher de faire évoluer tout cela afin que les pages se suivent et ne se ressemblent pas :-)

Voici le résumé que je viens de mettre sur le site de NaNoWriMo :

Mysteria anime un bien étrange atelier d’écriture, virtuel, où seules quatre personnes y participent. Le but de l’animatrice : que plus personne ne redoute la page blanche.
Un thème fort connu mais qui angoisse toujours certaines personnes qui aiment écrire… comme elle autrefois.
L’animatrice sait que les relations par Internet peuvent être rapides, fortes et parfois dangereuses. Mais entre savoir et le vivre, il y a un monde de différence.

J 1 le matin : 995 mots.

(sans doute, sûrement,  à réévaluer ce soir !)

J 1 le soir : 2130 mots

La bique et le loir

Petit texte pour le jeu du mois d’octobre de la petite fabrique, dont le thème était : « rencontre« 

 

La petite bique se sentait si seule. Elle voyageait depuis si longtemps, quand tout à coup, elle trébucha sur un livre. D’abord, elle rouspéta, mais seule comme cette bique savait le faire : « crotte de bique », fallait que je tombe et que je me torde le sabot. Ensuite, elle ramassa le livre, auteur de sa chute, et lu le titre « La Ballade de Cornebique ».

–          Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire de rien du tout ? dit le malchanceux.

Un petit loir qui passait par là, et qui s’ennuyait à dormir, entendit la biquette rouspéter à tout vent. Celui-ci s’approcha discrètement de la bique et lui souffla :

–          Eh mon ami ! Toi et moi, on peut devenir célèbres.

La petite bique, se gratta la barbe et lui répondit :

–          Cesse donc de raconter des histoires, les carabistouilles, c’est bon pour les nouilles, petit loir sans espoir !

Le petit loir, aimait les rimes. Aussi, quand son nouvel ami lui répondit, il vit son sourire grandir, grandir.

–          Regarde donc le livre, ouvre-le. Tu verras, il est magique ! Il ne tient qu’à nous de le remplir de mots féeriques ! D’ailleurs, tu en es le héros principal, car tu es déjà dans le titre !

–          De mots féeriques ? N’importe quoi ! Tu ferais mieux de te rendormir au lieu de dire des âneries.

–          Je ne suis pas un âne, moi, Môsieur, je suis un Loir, un grand petit loir.

–          Grand petit ? Petit petit, et même minuscule, tête de mule.

–          T’es nul de dire ça, espèce de bique à face de rat !

Et ainsi de suite, ils se chamaillaient en s’envoyant des gros mots tout gentil tout le temps. Soudain, l’un d’eux se mit à rigoler et à pointer du doigt le livre qui se tenait à présent tout droit.

–          Regarde ! Qu’est-ce que je te disais : c’est un livre magique. Il se remplit tout seul. Lit, ordonna le petit loir en essuyant ses larmes de rires.

–          En plus d’être sans espoir, tu es un analphabète, espèce de pauv’ petite bête ! continua la petite bique en se marrant tout autant.

–          Je ne sais pas ce que tu veux dire, je sais lire, mais pas déchiffrer les pattes de bique, car c’est bien de ton écriture qu’il s’agit.

–          Des pattes de bique ! T’as déjà essayé de tenir un crayon entre deux ongles seulement ? Bon ! Trêve de plaisanterie, face de loir qui rit. Voyons-voir ce qui se dit dans ce stupide livre qui s’écrit tout seul.

Voilà comment est né le petit roman « La Ballade de Cornebique », de Jean-Claude Mourlevat. Bien sûr, afin que tout animal puisse le lire, il a fallu demander à un auteur  de le ré-écrire en langage humain, car le petit loir n’a pas tort : déchiffrer une écriture de bique, ce n’est pas une mince affaire !

Pour ceux qui n’ont pas encore lu ce livre, je les encourage, à se tordre de rire :-)

Dans le rayon enfant, j’aimerais une fille et un garçon…

Voici, tout de go, mon texte imaginé suite à mon précédent article … , merci Bernard Friot pour cette idée :-)

Si je pouvais, si j’avais le droit de changer d’enfant ? Oh ! la bonne idée… Faut pas me le demander deux fois…

Alors, je fais mon choix. Je me dirige dans le rayon des 5-7 ans. Pour ne pas refaire mon stock de vêtements, je choisi d’abord une fille qui a environ la même taille que celle qui dort chez nous : 126 cm, d’ossature robuste, pour un poids de 26 kg. Peu importe la couleur des cheveux même si j’apprécie que les gens se retournent et engagent la conversation sur le ton roux-auburn du modèle qui ronfle actuellement dans la pièce d’à côté.
Étant moi-même d’un tempérament dynamique, je vais plutôt aller dans la section des sportives. J’en vois bien l’une ou deux qui correspond à l’idée que je me fais d’une petite fille modèle que j’aimerais bien avoir chez moi : la première a les yeux noisettes, quelques petites taches de rousseur sur le nez et en-dessous des yeux (tiens, comme la « mienne »), une peau claire, des fossettes quand elle sourit et de petits pieds. La seconde est d’allure un peu plus fine, plus féminine je dirais, les yeux bleus, les cheveux châtains clairs et raides, et celle-ci est habillée d’un ensemble de tenniswomen. D’ailleurs, elle a des baskets blanches et un bandeau « éponge » à chacun de ses deux poignets.

Je marque mon choix sur ces deux petites filles, je le validerai après être passée dans le rayon des garçons.

Alors, pour les petits trésors… voyons voir ce qu’ils proposent. Toujours pour ne pas changer toute la garde-robes, je vais directement vers ceux qui mesurent environ 105 cm. Le mien est tout frêle, donc j’élimine ceux qui sont un peu ronds. Pour être sûr du poids, je soupèse les cinq qui me semblent se rapprocher des 16 kilos. Une fois cette pré-sélection effectuée, je m’attache à observer, comme pour la future grande soeur, la couleur de leurs cheveux, l’allure générale, et la forme des pieds pour ne pas devoir m’habituer à d’autres chaussures. Celui qui se lève discrètement dans l’appartement a des pieds tout fins, à peine plus petits que ceux de sa soeur… j’en vois un seul qui aie cela donc c’est sur lui que je marque une croix. Pour ne plus me faire avoir, j’entame une discussion avec ce petit garçon, histoire de voir s’il parle bien (parce que le mien, franchement, il se bat encore avec sa langue et tous les « s, j, ch » sont des CH dans sa bouche !), s’il a un vocabulaire étendu (parce que le mien, il en connait pas mal de choses, il retient beaucoup ce qu’on lui dit). D’ailleurs, comme test, pour comparer, je lui demander de nommer tous ces dix doigts… Aïe, ça commence mal, il sait juste le pouce et l’index, les autres, connaît pas. Bon, ce n’est pas grave… ce ne sont que des doigts. Voyons voir s’il est doux, affectueux. QUOI ? Qu’est-ce que je lis sur le mode d’emploi ? Il n’aime pas faire des bisous !? Bon, j’espère au moins qu’il mange bien. Ah, ouf ! Soulagée… Je continue à lire le mode d’emploi, même ce qui est écrit en tout, tout petit. Mais quoi, comment ? Tu ne manges que des légumes cuits à la vapeur ? Bon ça, ça pourrait encore aller… de la viande BIO et des fruits qui ont poussés dans ton jardin ? mais chouchou, on n’a pas de jardin, nous, on vit dans un appartement…

En fait, ce n’est pas si évident que ça que de changer d’enfant… Revenons-en aux filles. Y en a bien une qui « rentrera » dans mon moule ?

Je commence avec la seconde vu que chez les petits gars, celui qui ressemble le plus au modèle que chez moi est en fait à l’opposé de ce que je cherche… Alors ma grande, comment vas-tu ? Comme elle ne me répond pas tout de suite, je lis l’étiquette se trouve à sa nuque et je reprends :
Alors n° ISBN 2005F814, comment vas-tu ?

– Bonjour Madame. Je vais bien, et vous remercie pour votre question. Savez-vous que chez les joueuses de tennis, chez les enfants, il y a beaucoup d’entraînement ? Qu’il faut me sortir deux fois par semaine, sans compter le week-end bien sûr, et qu’il faut venir m’encourager à tous mes matches. En vêtements, je ne suis pas difficile, il me faut du Ralph Laurent, et…

-STOP ! ma grande… je crois que, financièrement, on ne peut pas se permettre du Ralph Lauren…

– Pffff, excusez-moi madame, si je peux me permettre, vous n’êtes pas les parents que je souhaite avoir !

– Qu… Quoi ?

Heu… cela m’en bouche un coin ! Je n’ai même pas envie de savoir si celle qui ressemble le plus à la mienne, est moins bavarde, moins speedée… tout compte fait, je préfère garder les miens,  finalement, je n’aime pas les changements et j’adore mes petits loulous à moi :-)