L’imagination de mon fils de 10 ans

Mon petit/grand garçon est adorable. Il a bien voulu jouer le jeu et m’écrire un texte à partir des mots que l’application sur mon téléphone m’avait proposée. Rappelez-vous, j’avais écrit un texte à propos d’une valise dans un petit bois (clic voir article).

Petite précision : mon fils n’aime pas écrire, car ses pensées vont trop vite pour ses doigts. Il a 10 ans et demi, est en avance dans certaines matières à l’école, mais accuse un retard en écriture, car pour bien écrire, il doit se concentrer et ne penser à rien d’autres, ce qui est quasi impossible pour lui.

Je lui ai demandé s’il voulait donc bien écrire un petit texte avec ces mots, en lui disant que s’il avait une idée pour une histoire et qu’il oubliait l’un ou l’autre mot, ce n’était pas bien grave, le principal, c’est d’écrire à partir de l’idée que ces mots lui soufflent…

Voici son texte (dont j’ai juste corrigé les coquilles, je n’ai ajouté ni supprimé aucun mot) et son dessin… j’attends toujours l’histoire de ma fille, mais pour ça, il faut s’armer de patience ha! ha!

« Il était une fois une tablette de chocolat qui jouait à la corde à sauter en ballerines.  Elle trouva un boomerang, une bouée et une pièce de puzzle. Puis les lança tous les trois pour voir lequel va le plus loin. »

dessin tablette choco

Mon fils fait dans les choses simples, minimalistes, c’est son style, droit, direct, clair :-) Même quand il explique ou raconte quelque chose, c’est bref… ça manque de détails, mais ce n’est pas ça qui compte pour lui. Tant que le résultat est là…

Une valise au milieu d’un petit bois

Suite à l’achat des Story cubes, j’ai trouvé une application gratuite que j’ai installée sur mon téléphone portable : Story Dice.

story dice

4 catégories possibles : général, enfants, mystère, Star Wars. Et un choix dans le nombre de dés, entre 0 et 10 ! J’ai choisi pour écrire une histoire, la catégorie kids et 6 dés…

En secouant mon téléphone (pas obligatoire de le faire, mais j’aime bien, le mouvement et le bruit font « comme si c’étaient de vrais dés »), voici ce qui est apparu…

ecrire avec des dés

Une valise au milieu d’un petit bois

Elisabeth, dix ans, rêve de devenir une danseuse. Mais sa maman n’a pas les moyens de lui acheter la robe, les bas et les chaussures typiques d’une danseuse classique. Alors, par temps ensoleillé comme aujourd’hui, Elisabeth aime se promener dans le petit bois non loin chez elle. La liberté, l’espace, le chant des oiseaux et surtout la lumière du soleil qui pénètre parmi l’enchevêtrement des branches qui bourgeonnent, tout ça lui permet de rêver en toute liberté. Le bois n’est pas bien grand, mais il a quand même son petit étang. Comme à son habitude Babeth, comme l’appelle affectueusement sa maman, se dirige vers la minuscule étendue d’eau. L’enfant aime observer et écouter les oiseaux qui viennent tantôt boire l’eau, tantôt se plonger dedans pour se laver, tantôt encore pour manger, car oui, la petite surface est assez grande pour qu’un martin-pêcheur y vienne se sustenter. La fillette n’est pas encore au bord de l’étang qu’elle aperçoit une valise boueuse à moitié ouverte à moins un mètre de la berge.

L’objet semble vieux et abîmé, pourtant Babeth est venue hier se promener ici et la valise n’y était pas ! Curieuse comme tout enfant, elle va immédiatement près de l’objet et après un rapide tour d’horizon du bois pour s’assurer qu’il n’y a personne pour l’épier, elle ouvre la valise. Immédiatement, ses yeux bleu océan s’illuminent et pétillent de joie à la découverte de son contenu :

Un boomerang, une tablette de chocolat, une boîte de puzzle avec ses pièces éparpillées et une bouée cohabitent avec… avec… une magnifique corde à sauter ainsi qu’une jolie petite paire de ballerine, pointure 34, noire avec un ruban rose saumon !

  • Hhhiiiiiii ! Elle pousse un cri de joie. Sans hésiter une seule seconde, Babeth s’empare des chaussures et les essaient : pile poil sa taille !!

Qui a dit que les vendredis treize portaient malheur ?


J’ai demandé à ma fille si elle voulait bien jouer le jeu et elle va écrire aussi un petit texte à partir de ces mêmes dés… et elle a demandé à sa meilleure amie d’en faire tout autant : Merci ma puce ;-)

Et vous, ces dés vous ont-il aussi inspiré un petit texte ?

Je vois, je vois…

Vous avez vu des animaux dans cette racine d’arbre. Mais d’autres créatures ont aussi fait leur apparition dans votre imagination ! C’est génial :-)  Peut-être est-ce cette pancarte vue à quelques mètres avant cette racine qui a fait pencher ma balance de l’imaginaire. Ces deux photos ont été faite dans une petite forêt, à Spa, en province de Liège, en Belgique.

pancarte forêt

Dès lors, moi j’y ai tout de suite vu… un cheval. Et j’ai aussitôt pensé à toi, Valentyne :-)

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En effet, moi, en regardant cette image (mais en vrai, ça m’a encore plus frappé), je vois clairement la tête d’un cheval, vue de profil avec le museau et la bouche, tout à gauche, la narine un peu plus haut, l’œil clair et bien dessiné, et puis sa crinière verte sur le front. Certes, il manque les oreilles, mais là je les retrouve dans la tête d’un cochon, avec au niveau de la gorge de mon cheval, les oreilles dressées (mais mon cochon a la tête à l’envers), l’œil rond et le groin large.

Vous avez vu :

maman : 2 poissons
Béa : 1 animal ou plusieurs, mais identité incertaine
Universsan : 1 chien
Lesfaitsplumes : 2 humains et un hybride de poisson avec des oreilles (j’adore la description qui en est ressortie)
Scoobydu41 : trois animaux : une sorte de tête de dinosaure avec son cou,
une tête de girafe et un petit singe pelotonné

Je me suis dit que je pourrais faire une petite histoire rien qu’à partir de cette image. J’imagine assez facilement l’aventure d’un cheval à la crinière verte qui est sourd et suite à cet handicap, il trouve en la compagnie d’un petit cochon bien sympathique l’ami idéal qui serait ses oreilles. Le petit cochon est vraiment petit et pour ne pas se faire tout le temps marcher dessus, il a trouvé que l’encolure du cheval lui donnait la hauteur suffisante pour découvrir le monde sous un autre angle. Ainsi, les deux comparses devenus inséparables s’entraident et vivent des aventures extraordinaires.

Un jour, lors d’une balade en forêt, ils rencontrent plusieurs personnages :
Deux poissons bruns, la silhouette d’un animal indéfinissable, un chien bizarre, un dinosaure brun, une girafe tout aussi brune que le dinosaure, un petit singe pelotonné, ainsi que deux humains et leur animal de compagnie unique : le poissons aux oreilles dressées…

Si cela vous tente, écrivez votre suite ou votre histoire  :-)

 

Roald Dahl « me parle de magie »

« Si vous ne croyez pas en la magie, vous ne la trouverez jamais »

A peine ai-je écrit la citation de cet auteur que j’aime beaucoup, que mon ordinateur a planté !! Véridique, preuve à l’appui grâce à la photo que j’ai pu faire illico-presto.

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J’y vois assurément un lien ! Pas vous ?

Plus tôt ce week-end, je disais à une personne qui n’a pas trop le moral qu’il faut continuer à rêver, à croire que la vie peut encore nous réserver de belles surprises, malgré tous les problèmes que l’on peut rencontrer sur notre chemin.

Moi, je m’évade beaucoup dans les livres, dans ceux que je lis et parfois, dans ceux que j’écris. J’ai gardé une âme d’enfance, j’aime me perdre dans les histoires où la magie existe, où les animaux parlent, où l’on peut trouver une solution à tous les problèmes, et où les fins sont des happy end :-)

C’est ainsi, dans ma nouvelle farde de rédaction créative, que je m’arrête à la page 178; la magie commence par la citation de Roald Dahl… et cela me donne l’inspiration nécessaire pour me plonger dans l’écriture d’un conte, d’un mythe ou d’une légende…

Grâce à ma maman que je remercie au passage, j’ai trouvé une belle image que j’aime beaucoup sur le site de Pixabay

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Je conte, tu contes, nous contons…

Comme je suis dans ma période « conte » et que j’ai du mal à décoller de ma planète « rêve », je vous propose comme 3ème jeu de revisiter un conte, tout ou en partie…

Lors de mon week-end d’initiation aux contes, nous avons eu le plaisir d’écouter des conteurs et j’ai adoré toutes ces histoires entendues, principalement celles où les contes avaient été « revisités », modernisés, adaptés à une sauce personnelle, en changeant pourtant si peu et tant de choses à la fois. Le début, le milieu et la fin restent les mêmes, tout comme la trame générale, mais j’ai été impressionnée d’écouter le conte de Blanche-Neige made in « Dona », du nom de la conteuse. Le début me semblait familier, et puis, rapidement, j’ai su que ce serait un conte différent grâce aux détails, aux caractères et physiques différents des personnages qui prenaient vie dans sa théâtralisation.

Je vous invite à choisir un conte que vous aimez ou détestez et que vous le revisitiez pour nous donner votre version de ce conte. Une petite partie du conte suffit, par exemple le moment où Blanche-Neige découvre la maison des 7 nains, la maison peut être différentes, les occupants différents. Ou pour donner un autre exemple avec le conte du Loup et des 7 chevreaux, changez les chevreaux ou le loup ! Ou encore mettez 2 soeurs qui ne s’entendent pas dans le conte de Hansel et Gretel… Bref, les possibilités d’adapter un conte traditionnel sont nombreuses.

Émerveillez-moi ! Emmenez-moi dans votre univers, dans votre imaginaire !

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La tige verte

Voilà mon petit animal inventé à l’occasion de mon jeu d’écriture n°2.

La tige verte

Bernard n’en revient pas ! Voilà des jours qu’il est là, à 4 pattes, à farfouiller le sol à la recherche d’un soi-disant animal hyper rare et la bestiole est là juste sous ses yeux, dans son propre jardin ! S’il avait connu l’histoire des enfants qui avaient été rétrécis, peut-être aurait-il directement cherché dans l’herbe de son jardin et gagné ainsi quatre jours, épargnant par la même occasion ses genoux en compote et ses yeux fatigués. Mais Bernard ne regarde jamais la télévision et s’interdit de lire un roman qui a été tiré d’un film.

Il est donc là, assis près de son jardin, ses fesses posées sur le bord de la dernière marche de l’escalier qui sépare l’entrée arrière de sa maison, par la cuisine, de son terrain de 6 mètres carrés. Avec une loupe, il scrute son gazon qu’il aurait dû tondre la semaine dernière. Hautes de 20 centimètres, les tiges vertes dansent au gré du vent léger qui souffle dans l’air.

– Des cheveux ! L’herbe, c’est sa tignasse !! Ce sont leurs tignasses ! dit Bernard en touchant ses cheveux hirsutes, bruns foncés, absolument pas coiffés ni coupés.

Bernard n’en revient pas ! Voilà des heures qu’il est là, à 4 pattes, à admirer le sol à sourire devant l’animal hyper rare… la bestiole en question, les bestioles sont là juste sous ses yeux, dans son propre jardin ! Chacun de ces minuscules animaux ont en effet des cheveux verts sur leur tête brune. Des tiges, des brindilles semblables à de l’herbe, tant par leur forme, que par leur couleur et même leur texture. Pas étonnant qu’ils passent inaperçus. Ils se confondent si bien dans le paysage que si ça se trouve, Bernard en a déjà écrasé quelques-uns… Il en est absolument sûr, ces animaux qui étaient classés dans la catégorie des raretés peut dès à présent sortir de la liste rouge des espèces menacées d’extinction. Bernard en est convaincu : tout le monde qui a un jardin doit abriter une dizaine si pas une centaine de ces petites créatures particulières.

L’homme sort son appareil photo de sa sacoche, choisi sur la roulette le menu « macro » afin d’immortaliser cette chose et la rendre ainsi moins inconnue aux yeux de tous. Dans sa tête, Bernard créé la fiche d’identification de l’animal :

« D’une taille dépassant rarement les 4 centimètres, il a le dessus de la tête verte comme de l’herbe, un visage de forme variable, mais de couleur unie, brune, sans oreille apparente. De petits tubercules informes peuvent servir de pattes antérieures, sans doigts ou griffes, l’animal est inoffensif. On ne le voit pas du premier coup, et je suppose que je le découvrirai si j’en prends un dans ma main, mais les pattes postérieures sont dissimulées dans la terre du jardin, sans doute comme autant de racines souples et agrippantes que celles des plantes envahissantes. »

Il en est là dans l’élaboration de sa fiche, quand il se rend compte que la mise au point de son appareil patauge… impossible de faire la netteté sur le visage, pour saisir les yeux noirs et brillants, le nez ridiculement petit ou la bouche souriante qui semble se moquer de lui.

« Cri ou chant inconnu, mais semble être douée d’une intelligence certaine. »

Avec son pouce et son index, Bernard simule une pince pour attraper un des sujets et l’observer de plus près afin de vérifier son hypothèse sur les pattes arrières et découvrir si l’animal peut être rangé chez les minis-mammifères ou plutôt, ce qui est fort probable, chez les insectes. Mais au moment où il veut en capturer un, ses doigts se referment sur une petite touffe d’herbe banale ! Il a beau se concentrer, viser, jeter ses doigts et pincer, chaque tentative se solde par un échec.

À quelques mètres de là, sa voisine l’observe d’un bien étrange air… mais Bernard ne la voit pas, il n’a d’yeux que pour ces bestioles qui commencent à lui courir sur le haricot ! Si au début, le petit jeu semblait amusant, jouer au chat et à la souris lui fait rapidement perdre patience.

Une idée horrible commencer à germer dans son esprit. Une idée qui le fait sourire, car il est presque sûr de gagner : la tondeuse viendra à bout de ces mauvaises herbes, qu’elles soient animales ou végétales, cette espèce ne fera plus de longues brindilles.

Et Bernard part dans un éclat de rire gras.

Textes d’autres participants :

Vos textes à partir du mot MER

Un petit article,  juste pour mettre en évidence vos productions à partir du mot MER, mon 1er jeu d’écriture :-) il fallait donc dresser une petite liste de mots à partir du mot MER et en choisir 5. Si on n’avait pas beaucoup d’idée ou pour corser un peu l’affaire, on pouvait rajouter le mot CACTUS, comme Scoobydu l’a fait ;-)

Le texte de Béa

Le texte de Scoobydu

Le texte de Cécile (c’est moi)