voici mon texte écrit avec 9 mots « imposés » : rédaction sur le confinement

La semaine dernière, je vous invitais à choisir l’une des listes de mots que je vous proposais et d’écrire un petit ou grand texte à partir de ces mots.

Voici mon texte. Que mon fils me pardonne. Il m’a très largement inspiré pour cette petite histoire ! Histoire qui pourrait être vraie, mais qui ne l’est pas ;-)

Ecole – blanc – feuille – tête – forêteau – fille – une invitation – m’appelle

Je m’appelle Lucie. Je suis une fille. J’ai douze ans. J’aime me perdre dans la forêt, la tête remplie de chants d’oiseaux, des arbres tout autour de moi, des écureuils qui sautent de branche en branche ou qui traverse le chemin devant moi. C’est comme une invitation à me perdre dans un voyage extraordinaire, qui me change de l’ordinaire.

Comme j’aime pas trop l’école, dès que je peux, je retrouve cet endroit, mon refuge, mon paradis à moi, dans ma tête. Certains profs disent que j’ai la tête dans les étoiles, mais ils se trompent, elle est dans une forêt, c’est pas la même chose, c’est plus réel, plus vrai.

Depuis que l’épidémie, la pandémie du Coronavirus, alias Covid-19 est arrivée dans mon pays, je ne peux plus aller physiquement dans mon petit paradis. La forêt est à trente minutes à pieds de chez moi, j’aurais juste le temps d’y aller, de lui dire bonjour de loin et il sera déjà temps pour moi de revenir dans mon foyer. Je ne peux pas faire ça, y aller, la voir, l’avoir du bout du regard et puis la quitter sans enlacer un arbre entre mes petits bras, sans m’arrêter pour observer mon ami l’écureuil, ou écouter le chant si mélodieux du rougegorge, ni même avoir l’occasion de prendre une photo du soleil qui joue avec les branchages et qui donne une belle image qui mélange ombre et lumière. Je ne peux pas faire ça. Ni rendre visite à mamy qui est toute seule chez elle. Ni aller chez mon meilleur ami qui habite à moins de six maisons de chez moi. Ni aller dans la bibliothèque pour emprunter un tas de bandes dessinées. Je ne peux rien faire de tout ça.

« Faut vous occuper autrement », nous disent-ils, tous. Tous ces adultes qui ne sont pas des enfants. Ils croient savoir ce qui est bien pour nous, enfants et étudiants, mais ils n’ont jamais connu ça, ils ne savent pas se mettre à notre place. Pour nous occuper, certains profs nous donnent des trucs à faire par internet, mais via l’ordinateur, c’est pas pareil pour moi. Je n’aime pas ma classe surchargée des vingt-sept autres élèves dans un si petite pièce, que l’on change à chaque fois, toutes les cinquante minutes. Trop de bruits. Trop de bousculades. Trop de promiscuité. Trop de changements. Trop de choses à porter. Trop de choses à changer. Trop d’informations à retenir. Tous les jours. Et là, je suis chez moi, chaque heure des vingt-quatre heures que fait une journée. Et je n’aime pas non plus. Mes parents me laissent dormir plus longtemps, ça par contre j’apprécie. Je peux manger quand je veux, à des heures correctes quand même. Ça aussi je préfère. Mais je préfère apprendre de nouvelles choses par moi-même que continuer à remplir des lignes et des lignes, des pages et des pages de calculs tous identiques (trente pages de maths !) ou lire un livre que je n’aime pas du tout.

Au final, je me rends compte que j’apprends bien des tas de choses, pas spécialement des choses pour l’école, qui se trouve dans leur programme, mais je découvre la programmation, le latin, le français, l’histoire, l’anglais grâce à mes recherches sur internet et des cours on-line gratuits.

Mais je n’ai pas ma forêt.

Je n’ai pas mon refuge.

Je n’ai pas ma bulle d’air.

Ça  me manque.

Pour la fin de la semaine, il faut rendre un devoir, une rédaction sur mon ressenti durant ce confinement. Et je n’ai vraiment pas envie d’écrire à la main. J’aime pas écrire à la main. Mais j’ai pas envie non plus de rendre une feuille blanche à ma prof ! Maman, elle aimerait pas. Ma maman, que j’aime beaucoup, adore lire et écrire. Pas comme moi. Alors rien que pour lui faire plaisir, j’aimerais écrire quelque chose. Mais j’sais pas quoi.

Voilà, ça fait trente minutes que je suis assise à mon bureau. J’ai découvert que je pouvais parler à ma page word. Ouais ! En haut, à droite, il y a une image d’un petit micro bleu et dessous il est écrit « dicter ». Alors j’ai essayé et ça marche !! Je suis devant mon ordi que j’ai reçu pour mon annif et les mots s’affichent tout seul les uns après les autres ! Il est écrit exactement ce que je dis. Bon, je dois bien articuler, mais ça m’fait aussi un exercice, car j’ai un problème de prononciation avec ma langue qui se colle parfois tout contre mes dents, ou entre elles qui fait qu’il écrit « che » au lieu de « je ». Me souviens, la logopède parlait de chuintement. J’ai ça depuis que je suis toute petite. Quand je suis fatiguée, ça s’entend fort. C’est extraordinaire, c’est de la magie. C’est maman qui m’a dit d’écrire sur l’ordinateur, que ce serait plus facile pour moi qui suis dysgraphique. Je fais d’une pierre, trois coups : je fais la rédaction pour l’école, je parle en faisant attention à ma prononciation puis je corrige les erreurs qui sont soulignées en bleu ou en rouge. Cool.

Bon parler ainsi, ça m’a donné soif. Vite, je vais boire un grand verre d’eau avec de la grenadine et puis j’enverrai ma rédac par email à ma prof.

Story cubes et ma première boite à mots

Veux-tu jouer avec moi, tout en restant chez toi ?

Je te propose d’écrire un texte, petit ou grand, à partir des images que les dés révéleront, ou à partir de 9 mots qu’une main innocente piochera au hasard dans la boîte secrète.

Les dés sont connus, ils proviennent de la première série classique Story Cubes. Quant aux mots, ce sont les premiers que ma fille a reçu de son institutrice quand elle avait 6 ans. Les premiers mots à reconnaître, à lire, à dire, puis à écrire plus tard. Je les ai plastifiés et ils sont restés bien au chaud dans une petite boîte de récup’. Je les ressors pour l’occasion, 8 ans plus tard !

Voici les objets magiques qui te permettront de donner vie à une petite histoire, poème ou dessin !

Et voici ce que mon fils a tiré au hasard, en fermant les yeux et en jetant les dés sur le fauteuil :

Je t’invite à écrire une petite histoire mettant en scène 5 des éléments, au choix.
Ce serait bien de mettre en évidence les mots que tu auras choisi… Je ferai de même et je publierai un article avec mon texte, avec le tien/les vôtres ou si tu as, si vous avez un blog, le lien de ton/votre article, sur ton/votre blog.

Je te propose de choisir l’une des deux propositions pour cette semaine et de jouer avec l’autre la semaine prochaine.

Bon amusement !

:-)

Jeu d’écriture : modernisez un conte traditionnel

Parmi les jeux d’écriture qui me plaisaient dans le livre de Mireille Pochard, il y en a un auquel je voulais participer pour le Nano, mais pour diverses raisons, je n’ai pas écrit le moindre conte.

C’est celui de moderniser un conte, avec des personnages « réels », des lieux d’aujourd’hui avec ou sans magie.

Alors, parce que l’envie d’écrire un conte détourné, modernisé, me reprends, je vous propose de jouer le jeu avec moi si vous voulez ?

Si vous ne visualisez pas très bien à quoi pourrait ressembler un tel conte, je vous invite à vous rendre sur le blog de « Littérature portes ouvertes » qui vient de partager sur son blog sa version de Cendrillon. Son histoire, je la trouve géniale, magnifique 😊

J’avais dans l’idée d’écrire un conte modernisé avec le Petit Chaperon Rouge. Parce que les « contraintes d’écriture » poussent mon imagination à se déployer, je me donne comme défi d’écrire l’histoire au moment de Noël. (Tout ça parce qu’au moment de programmer cet article, j’écoute de la musique et que c’est une musique de Noël qui passe dans mes écouteurs ☺️🎅)

Vous aurez l’occasion de lire ma version dans une dizaine de jours.

Princesse, Chouette, Les Contes De Fées

Image : Pixabay / Mysticartdesign

Un texte à partir d’un titre de conte

Quand je vous disais que je jouais le jeu chez moi en préambule du challenge « contes virtuels », ce n’étaient pas des paroles en l’air 😉

En 15 minutes, j’ai dressé ma petite liste de titres de contes dont je me souvenais facilement. À côté de chacun d’eux, j’ai mis trois, quatre ou cinq mots.

La voici.

Si je devais choisir mon préféré, ce serait Le vilain petit canard.

Je voulais vous écrire que mon préféré était Le loup et les 7 chevreaux, mais je me rends compte avec horreur que je ne l’ai pas noté 😱 Souvenez-vous, j’ai d’ailleurs écrit « Montrer pattes blanches« , une petite histoire qui mélange conte et expression

Et en y repensant, j’en ai oublié bien d’autres ! Mais ceux-ci ont été les premiers à resurgir de ma mémoire.

Je vous propose de prendre le mot « préféré » de 3 titres de contes que vous avez noté et d’ecrire un petit texte dessus. Pour vous aider à démarrer, vous pouvez faire une phrase avec ces mots et commencer à partir de celle-ci.

Je joue à ce petit jeu, considérez cela comme un échauffement, un entraînement, demain matin.

Amusez-vous bien.

Coup de mou et petit jeu avec Story Dice

Je ne sais pas ce qu’il se passe en ce moment chez moi : j’ai envie de reprendre l’écriture, la création, les contes, mais j’ai du mal à ouvrir mon pc et à lire ou réécrire sur l’ordi pour vous partager ce que j’ai fait. Et même « pire » : une fois que j’ai eu une idée (de texte, de petite histoire, d’un haïku,…), soit je l’écris sur un petit bout de papier, au mieux dans un carnet et puis… pfff plus l’envie de le mettre au net, de lui donner meilleure forme, de corriger des fautes (désolée Béa, j’ai pris note de toutes les coquilles que tu as relevées dans mon histoire, mais je n’ai pas encore corrigé l’original, malgré ma promesse 😔)

Comme je pense que ce n’est qu’une fatigue accumulée et excessive qui est la cause de mon état actuel, je me force à me « bouger » et à réagir. (Voir mon compte Insta : ecrimagine où j’ai posté une photo et un haïku suite à une petite blessure faite ce jour en me cognant. Ma distraction m’a inspiré et insufflé cette petite action)

C’est ainsi que j’ai donc réinstallé sur mon smartphone l’application story dice. J’ai lancé les dés (secoué mon téléphone), j’ai noté les 7 éléments puis… sur ma pause de midi au travail, dans un parc, à l’ombre sur un banc et table en bois, j’ai écrit le petit texte plus bas.

Je le réécris sur mon smartphone, assise en tailleur dans le fauteuil au salon avec de la musique sur mes oreilles 🎼🎵 et mes chatons à mes côtés 🐈

Les 7 images/actions des dés :

☆ valise

☆ robe

☆ aimant

☆ (flocon de) neige

☆ 2 phylactères = discussion

☆ haut-parleur

☆ (smiley représentant la maladie) fièvre

Charline devait aller porter une valise à sa grand-mère. Sa Nany était malade et avec sa fièvre, elle n’osait pas sortir. Surtout que dehors, de gros flocons de neige dansaient dans les rue de Liège.

C’était l’hiver et, à 17h30, il faisait déjà sombre malgré la blancheur de la neige qui persistait sur les pavés de la ville ardente.

Charline n’était plus très loin de l’appartement de sa Nany. Soudain, elle aperçut une robe rouge par terre !

Attirée comme par un aimant par cette robe colorée, la jeune femme s’arrêta un instant, se pencha pour ramasser le vêtement et regarda autour d’elle.

D’habitude, cette heure « de pointe », il y avait toujours du monde dehors, mais en cette fin d’après-midi, Charline était toute seule !

Elle ouvrit alors la valise de sa grand-mère et y déposa la robe.

Quand elle arriva devant l’immeuble de sa Nany, Charline appuya sur la sonnette située tout en haut à droite du grand cadre métallique.

– Oui, c’est pourquoi ? Lui répondit une voix grave, assurément pas celle à laquelle elle s’attendait.

– C’est moi, Charline, est-ce que Nany va bien ? Elle n’avait pu dire autre chose, prise au dépourvu…

– Que tu as une belle voix, Charline ! Nany se repose dans son lit, mais viens, monte donc la voir.

L’inconnu avait répondu avec une voix forte, à la fois aigüe et grave un peu comme si elle sortait d’un haut-parleur.

Avez-vous deviné à quel conte je pensais en écrivant ce petit bout d’histoire ? 😉

Un jeu d’écriture en passant

Je pourrais, pour commencer cette nouvelle année blogesque, noter mes résolutions pour 2019. Je pourrais, oui…

Souvent, je me dis que je devrais être plus active sur mon blog, aller visiter le blog de ceux qui me suivent et qui laissent un commentaire chez moi, leur faire un petit coucou chez eux, poster moi-même des commentaires, etc.

Ce n’est pas parce que je ne fais pas cela, que je ne pense pas à eux… mais le temps me manque. Aussi, j’ai décidé à l’instant où j’écris ces quelques lignes, de passer chez tous mes amis qui sont référencés dans ma page « du côté de mes amis », pour lesquels j’ai créé une bannière de leur blog/site et d’y laisser un commentaire. Je le promets, je vais allez chez vous, et d’ici la fin janvier 2019, vous aurez au moins une fois ma visite commentée :-)

Tout ceci, je le dois à un mail… En effet, ce matin, j’ai reçu un mail me disant qu’une nouvelle personne suit mon blog ! Ce n’est pas nouveau, mais allez savoir pourquoi, en allant sur le blog d’ « écrivain amateur« , j’ai eu l’idée de lui proposer un petit jeu d’écriture pour le simple fait d’inciter à écrire et à poster sur son blog. Peut-être me suis-je reconnue dans un de ses articles ? Ouvrir un blog sur une passion, c’est génial, encore faut-il trouver de chouettes idées à partager et que cela ne s’apparente pas à une « obligation ».

Je lui ai donc suggéré de participer à un petit jeu d’écriture. J’ai donné 2 mots et dit qu’il (ou elle) devait écrire 10 minutes à partir de ces 2 mots. Qu’il pouvait dresser une liste à partir de ces mots et de faire une phrase de base grâce à 5 mots piochés dans ces listes.

C’est un petit jeu facile et rapide. Cela permet de libérer l’écriture.

Que ce soit dans un cahier, avec un crayon, un stylo-plume, un stylo à bille ou comme moi, à l’ordinateur, écrire sans penser à trop de choses, juste durant 10 minutes, ça suffit parfois à relancer la machine.

La preuve avec moi qui vous écrit cette longue tartine, tout ça, pour vous dire que je vais passer chez vous et que je vais écrire maintenant durant 10 minutes à partir de ces deux mots :

ROSE  –  LUNE

rose : fleur, parfum, couleur, odeur, épine, vent, soleil

lune : astre, nuit, pleine, croissant, noir, cratère, face cachée, lune rouge, rond, nuage, système solaire, univers

Le petit prince !

Mon texte :

Le vent se levait sur la lune rose. On pouvait voir les nuages courir devant sa face ronde et pleine. Elle ne bougeait pas d’un iota. Solide. Accrochée tout là haut dans le ciel, elle illuminait la nuit d’une couleur douce et magique. Rose !

Cette couleur n’est pourtant pas rare pour la lune. La lune revêt pleins de couleurs à nos yeux d’humains. Nous la connaissons souvent grise, blanche, jaune ou même rousse. Pourtant, il paraît que sa couleur, sa véritable couleur serait la bleue !
Quant à celle qui nous intéresse aujourd’hui, la rose, elle lui colore son teint une fois toutes les sept pleines lunes.*

Dès que le disque est complètement empourpré de rose, les fleurs de lune s’ouvrent. Ces fleurs ressemblent à nos roses terriennes, sauf qu’elles sont sur la lune et qu’elles ne s’ouvrent qu’en présence de cette couleur rare et magique. On appellent ces fleurs des Roses-de-Lune, mais chez nous, elles s’appellent « cratère ». C’est moins joli, moins magique. Plus dur. Ces cratères sont visibles depuis la terre, aux jumelles, par temps dégagé. Ce que les jumelles ou même les télescopes ne montrent pas, c’est le parfum qui se dégage de ces Roses-de-Lune ! Depuis la Terre, parfois, on peut discerner un petit brouillard s’élever de ces cratères. On leur attribue un tas de propriétés, mais certainement pas celle d’un parfum !

Pourtant, cette fragrance délicate ravirait plus d’un nez. Subtile, légère et discrètement fruitée, elle est encore plus délicieuse que le parfum de nos roses terriennes.

lune rose

photo Pixabay

PS : parfois, il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures pour comprendre d’où nous vient une idée ou un mot… LUNE et ROSE ?  Pourquoi ? Et puis, pourquoi pas ?  :-)

PS bis : pour « écrivain amateur », j’ai écrit ce petit texte en 10 minutes. Avec une pause pour réfléchir à certains mots/synonymes pour ne pas en répéter. Puis, j’ai relu, été sur le net chercher des infos sur la lune rose (j’avais en tête la lune rousse, j’ignorais que des lunes roses existaient !) et puis pour terminer, j’ai cherché une photo qui collerait à mon texte.

J’ai donc appris que la couleur originelle de la lune, serait la turquoise !

*détail inventé. Plusieurs explications existent quant à l’origine de cette appellation « lune rose ». Je retiens celle qui vient d’Amérique du Nord où une fleur particulière s’épanouit vers avril-mai… Cela dit, la fleur de lune existe…. mais pas la Rose-de-Lune  ;-)

Motérêve – jeu d’écriture

Samedi passé, je me suis réveillée sur un bien étrange rêve. Je ne vais pas vous le raconter, mais je vais plutôt vous inviter à écrire un texte à partir de ces quelques mots qui illustrent mon rêve / votre imaginaire :

Hang (instrument de musique particulier)

Chien abandonné

Vélo

Inondation

Malade

Amusez-vous bien. Je vais aussi écrire un texte depuis ces mots, en essayant que mon rêve se soit dissipé depuis (je programme cet article quelques heures après mon réveil du samedi 😅)