Quand j’ai vu ce jeu dans le magasin (achat/vente, occasion) pour 5 euros, je n’ai pas hésité.
Je ne l’avais pas à la maison. J’ai pas mal de jeux de société, achetés pour les enfants, pour moi, pour mon amoureux. Big Boggle, et Boogle tout court, pas encore. Voilà que j’y ai remédié.
Immédiatement, j’ai pensé que ça pourrait être vachement sympa de l’utiliser pour écrire un texte, une histoire. Au lieu de piocher un mot dans le dictionnaire ou dans un livre, au lieu d’en trouver d’autres à partir d’un mot dont on mélangé les lettres, voici 25 dés, 25 lettres, pour vous aider à trouver au minimum 3 mots.
Je vais jouer avec vous.
J’ai secoué le cube, encore secoué pour essayer de mettre tpus les dés à « plat ». J’ai dû m’y reprendre à trois reprises. Voici ce qui en est sorti tel quel.
Sans le couvercle en plastique et en remettant les lettres toutes dans le même sens, pour une lecture plus aisée.
Règle du jeu made in ecrimagine :
Trois minutes pour trouver minimum 3 mots
Minimum de 3 lettres par mot
Chaque lettre/dé n’est utilisé qu’une seule fois
Écrire un texte en respectant l’ordre des mots trouvés
Ne trichez pas, c’est un jeu
Voici ce que j’ai trouvé en 3 minutes.
Sœurs
Main
Salut
Fils
Mon texte
J’attends sur le quai de la gare que le train délivre mes sœurs. Voilà des mois que l’on ne s’est plus vus, ni entendus. J’ai hâte de les retrouver, de voir si la main de Juliette est vraiment si verte qu’on le prétend. D’entendre la voix de Stéphanie et comprendre la raison pour laquelle sa gorge s’est peinte d’or.
Je réfléchis à tout ce que l’on m’a dit sur elles, quand, avant même que le train s’arrête, un bras bouge vigoureusement par une fenêtre ouverte. Serait-ce le salut de Polichinelle ? L’on m’a fait comprendre que Louison avait eu Polichinelle dans son tiroir. Je n’ai pas très bien compris de quel tiroir il est sorti ni comment il en est sorti, mais il serait désormais à elle et la suivrait partout. De toutes mes sœurs, Louison est celle que je n’ai jamais vue. Elle est de 15 ans mon aînée, c’est la plus âgée de nous tous et juste avant ma naissance, elle a quitté le pays pour aller se marier avec son amoureux.
Je suis le seul fils de notre mère, le seul garçon, le petit dernier après six filles !
Yokai Ippai est un jeu de société sur la cuisine et les monstres au Japon.
Avec ma fille, nous y avons joué 2x. La première fois, ce fut un peu long, le temps de lire le mode d’emploi et de nous familiariser avec le jeu, ses possibilités et ses trucs et astuces.
La deuxième fois, ce fut un peu plus court, mais nous y avons joué entièrement comme il faut, c’était encore plus gai. Et cela nous a donné envie d’y rejouer bientôt encore. (Je ne suis pas mauvaise perdante, à chaque fois, ma fille me bat, mais j’ai tellement de plaisir à jouer que je ne râle pas trop ! :-) )
Le but du jeu : Préparer des recettes de cuisine avant que tous les yokai (monstres) ne dévorent les ingrédients et gâchent a fête du Royaume.
C’est un jeu qui a été imaginé par une française et dont la fabrication et commercialisation à durée déterminée a pu être possible grâce à la plateforme de soutien « Ulule ».
Le jeu est très bien pensé, imaginé, fabriqué. Dans des matériaux solides, l’auteure a elle-même illustré le plateau, les cartes et le livret. Le jeu est accessible pour les enfants dès 8-10 ans, sans problème. Tant sur les cartes que dans le livret, on découvre aussi la langue japonaise.
Les images du jeu « Dixit » qui m’ont inspiré cette petite histoire
Hier après-midi, j’étais assise dans un fauteuil dans le jardin. Je profitais d’une accalmie météorologique ; le soleil illuminait une partie du ciel devenu bleu, alors que cinq minutes auparavant, il pleuvait comme vache qui pisse ! Dans ce ciel partiellement azuré, quelques nuages jouaient encore les prolongations. Sans doute étaient-ils occupés à relever le défi du plus gros, du plus lourd, du plus grand nuage gris foncé.
J’étais donc occupée à identifier ces nuages, une sorte de créature mi-dragon mi-mouton semblait avoir un poil d’avance sur un chien au corps allongé et sur une roue toute frisée de bigoudis gigantesques, quand tout à coup, mon attention fut attirée par une étrange musique.
Comme c’était étrange ! Ce n’est pas tant la musique qui me paru bizarre, mais plutôt le fait que je l’entende. Un peu dure de la feuille, j’ai parfois du mal à distinguer certains sons, surtout quand il y a un brouhaha environnant. Ici, il faut dire, après les averses coupées de visites éclairs du soleil, qu’il n’y a pas un chat dehors. Sauf moi. Qui ne suis pas un chat ! Et les escargots. Grâce à la pluie, ils sont de sortie. Sur le muret de mon jardin, certains se font la course, tandis que d’autres avancent, lentement mais sûrement, vers un but connu de eux-seuls.
Donc, cet après-midi-là, dans mon jardin, une musique. Elle est légère, douce, apaisante. Elle pourrait presque me bercer si je ne voyais pas le dragon-mouton prendre de l’ampleur, surtout au ventre, et menacer d’éclater. Je m’imagine que je parle à ce nuage, que je lui rappelle qu’il n’est pas une grenouille, mais bien un nuage, et qu’il ne gagne rien à essayer d’être aussi gros qu’un bœuf. Taille du bœuf qu’il a déjà largement dépassé ! Je suis sûre, il va bientôt éclater; me réfugier à l’intérieur, je devrai rentrer pour l’éviter.
Est-ce une flûte que j’entends ? Après les nuages, c’est au tour du son de la musique auquel je porte intérêt. Et à la personne, l’animal ou la chose qui s’y trouve derrière. Comme le nuage a décidé d’évaluer ma patience, je quitte le fauteuil et me lève pour me diriger non pas à la maison, mais au fond de mon jardin, car c’est de là que provient la musique. Tout au bout de mon petit jardin de ville, se dresse un majestueux arbre, vieux de cinq cents ans au moins ! C’est lui qui cache la forêt attenante à notre propriété. La seule forêt de la ville, au bout de mes yeux. Je sais, je suis gâtée.
L’arbre gigantesque a une chevelure tout aussi impressionnante que la circonférence de son tronc. Qu’il pleuve comme tout à l’heure, je devrais être à l’abri de sous ce grand parapluie naturel.
Le chêne semble être un sage, un protecteur, un guide. Oui, tout ça à la fois. Il cache multitude de petits animaux et préserve les champignons et les fleurs qui poussent tout autour de lui. A ses pieds, je parais, non, je suis, minuscule. Une fourmi devant un géant.
Je joue avec les arbres comme je joue avec les nuages. J’aime m’imaginer des objets, des visages, des personnages prendre vie dans mon regard. Maître Chêne a vraiment de beaux yeux et un sourire resplendissant dans son tronc. Son nez, un peu gros et large lui va comme un gant. Mais revenons à sa bouche, celle-ci est légèrement ouverte. Voudrait-il me confier un secret que cela ne me surprendrait pas. Que du contraire, je me sentirais honorée ! Ou peut-être voudrait-il me donner une mission ? Aïe, aïe, aïe ! J’espère que je serai à la hauteur.
Que suis-je bête ! Je suis venue à lui pour tâcher d’identifier cette musique, ce petit air sympathique. Serait-ce lui qui chante ? Non, pas possible ! Vu sa carrure, il devrait plutôt avoir une voix grâve et profonde, un souffle impressionnant, un sifflement important. Ici, c’est une mélodie discrète, mais néanmoins assez puissante pour que je le t’entende depuis mon fauteuil du jardin qui se trouve, quand même, à près de sept mètres. En faisant attention à ne pas écraser fleurs, insectes ou champignons, je contourne le géant d’écorce, une paume déposée doucement tout contre son large corps. Dans cette ambiance particulière, presque féérique, je me vois comme une cheffe-d’orchestre magicienne. D’un bout de branche ramassée, je fais aller ma baguette de haut en bas, et je bouge poignet et main pour donner le tempo, le bon rythme à cette musique qui m’envoûte complètement. Arrivée à l’arrière du tronc, je m’arrête net ! Ce que je vois me laisse pantois. Au dos de Maître-Chêne, tout un circuit est gravé, sur trois ou quatre millimètres de profondeur, dans son écorce. Ce sont des bretelles d’autoroutes non polluantes, des chemins pour un nombre incalculable de petits escargots. Avec leur corps beige et leur coquille brune, ils se confondent merveilleusement avec l’arbre. De loin, on pourrait les prendre pour des taches très claires de rousseur qui parsèment le dos du tronc. Mais des taches mouvantes. Lentes. Très lentes.
Je n’ai plus bougé depuis dix secondes. Ma baguette de cheffe-d’orchestre statufiée au bout de ma main. Et la musique continue ! D’une lenteur d’escargot, je me mets à leur niveau, j’avance mon visage pour détailler un peu plus ces petites bêtes qui ont une étrange allure. Je dis étrange allure, car au bout de leur tête toute gluante, il y a un petit bâton qui, dirait-on, donne de la musique, La musique, Cette musique ! Tous les escargots que je peux voir sont pourvu de cet étrange appendice musical. Ensemble, ils jouent cet air qui a attisé ma curiosité. De plus, une autre pair de cornes tient cet instrument que je qualifierais de minuscule trompette. On dirait que ces escargots ont des bras ! Je ne sais pas ce qui m’étonne le plus dans cette observation : le fait que des escargots jouent de la trompette, qu’ils ont des bras, ou qu’ils bercent l’arbre ? Ces petites bêtes font-elles partie intégrante de l’arbre ? Est-ce grâce à elles que le chêne semble si serein et plein de vigueur, même en hiver ? Mais alors, comment se fait-il que ce n’est qu’aujourd’hui seulement que je peux les entendre et les voir ?
Mystère.
Derrière moi, la pluie s’est remise à tomber. Les nuages ne forment plus qu’un amas grossier de couverture noire. Sans forme, tout lisse, uniforme, la chape de l’orage ne m’atteint pas. Je suis ailleurs, dans un autre univers que certains qualifient d’image in air.
Mes enfants ont participé pour la 1ère fois à un tournoi de jeu d’échec.
Ils étaient 75 jeunes, âgés entre 6 et 19 ans, à se disputer 9 rounds de 15 minutes environ.
Je croyais connaître un peu ce jeu de société, eh bien ! je n’en reviens pas qu’il existe autant de règles, de coups, de stratégies, de prises et tous ces termes spécifiques liés à ce sport qui fait remuer les méninges.
Mes deux enfants ont été de bons joueurs. Ils ont eu beaucoup de mal à marquer des points, mais ils en ont marqué ! Si au début, l’enthousiasme baissait au fur et à mesure des rounds perdus, la bonne humeur a repris le dessus et ma fille m’a étonné en écrivant cet haïku après qu’elle se soit rendu compte qu’elle serait sûrement classée dans les dernières.
Néanmoins, je pense pouvoir dire qu’ils ont passé une très chouette journée. Ils ont appris beaucoup de choses et moi aussi !
Ils ont reçu une petite médaille pour leur participation. Quant à moi, j’ai choisi ces photos pour illustrer le petit poème de ma fille.