Quand un mot d’enfant devient inspiration

Ce matin, mon fils m’a raconté son rêve et c’est en y reparlant ce midi que j’ai réalisé que je pourrais intégrer un élément de son rêve dans le roman que j’écris ! L’inspiration vient d’où elle veut :-) Il y a un oiseau rare dans mon histoire, au vrai sens du terme…

Son rêve dans lequel il y a un lapsus, une confusion.

J’ai rêvé que j’avais un oiseau rien qu’à moi : un colibri. Et toi tu avais aussi ton oiseau, c’était une chouette aigrette. Ma soeur avait une mésange bleue. Mamy plein de petits oiseaux : des mésanges, de différentes sortes, des moineaux, et tout et tout. Papa, lui n’en voulait pas. Parrain et nanou avaient un oiseau pour eux deux : un grand perroquet rouge. Et papy une poule qui bouffe tout… elle mangeait même ses mégots de cigarettes. Mon cousin, un petit oiseau, un moineau, qui volait partout dans sa chambre, il volait partout autour de lui. Ma petite cousine n’en avait pas, elle est trop petite, mais elle pouvait jouer avec celui de son frère. Marraine et Philippe un bébé ara bleu. Même grand’Mamy en avait un : un hibou. Et moi, je visitais toute la famille. J’ai vu tous les oiseaux que vous aviez. Mais moi, j’avais le plus beau, un colibri !

C’est trop chou et très révélateur  :-) J’ai rigolé pour la poule de papy… papy est une bonne fourchette ha ha Et j’ai eu aussi un pincement au cœur quand il m’a dit qu’il a même vu Grand’Mamy avec un oiseau… elle est décédée il y a un peu plus de 4 ans.

A part cela, avez-vous remarqué le lapsus ? l’erreur ?

Merci à ma maman pour ce petit montage photo !

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Où trouver l’inspiration pour écrire ?

Fiston, 8 ans, a la bonne idée de présenter mon petit livre « Faire pousser des oiseaux » en classe. Il est adorable (mon fils, hein, mais mon livre aussi hihi)

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J’en profite pour le relire entièrement, pour mieux « coller » la suite que je corrige (oui oui, ça ne fait que 4 ou 5 pages à l’ordinateur et il me faut des jours pour corriger, je n’ai pas l’habitude de me relire, comme vous le savez maintenant:-)  ) et que je pourrai bientôt vous proposer en téléchargement libre et lecture complète sur Atramenta : la clé du bonheur. (avec une superbe couverture imaginée par ma maman grâce à son talent et à celui de La Ninette qui a illustré Faire pousser des oiseaux)

A relire mon livre, écrit depuis un atelier d’écriture avec Evelyne Wilwerth en 2011-2012, je suis étonnée de lire certains passages, mais où est-ce que j’ai bien pu trouver l’inspiration ?

Le thème était « tout un bazar », avec bien sûr, à chaque rencontre avec Evelyne, une contrainte à respecter pour pouvoir poursuivre l’écriture de notre nouvelle. C’est grâce à elle, grâce à ces rencontres, à ces contraintes que mon histoire tient la route, qu’il y a un fil rouge, qu’il y a des onomatopées, des retournements de situations, etc.

Dans les coulisses de l’histoire :

  • La relation difficile, conflictuelle mais néanmoins d’amitié qui se tisse entre la fée et son voisin = l’entente entre mes enfants
  • le surnom du voisin en Monsieur Boudin = vient de ma fille âgée de 6 ans qui ne cessait de bouder quand on le lui faisait une remarque
  • le titre et le fond de l’histoire = un article paru sur le blog d’Emma (clic) où l’on voyait son petit-fils planter une plume pour… faire pousser des oiseaux :-)
  • Iris qui a peur du coin noir où se cache Mr Boudin = une de mes peurs d’enfance
  • Les petites phrases qu’Iris chantonne quand elle est gaie et qu’elle plante ses plumes = inspiré par Carla Bianca, la petite chouette d’un livre de la série « Bientôt je lis, avec Marlène Jobert »
  • Le fait que Mr Boudin devient tout petit et plus clair quand on fait attention à lui = inspiré par le livre « Les dragons ça n’existe pas », de Jack Kent
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  • Les lierres qui n’arrêtent pas de dire des mots gentils à Mr Boudin = inspiré par la fable « Maître Corbeau » de La Fontaine
  • Les graines de gros mots plantés par Mr Boudin = inspiré par « La ballade de Cornebique », de Jean-Claude Mourlevat
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  • La réplique : « Aujourd’hui, je mangerais bien un soleil », est tiré du livre pour enfant « Je mangerais bien un enfant », de Dorothée de Monfreid
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Bon, si je comprends bien, je devrais relire des petits albums illustrés pour enfants si je veux que la suite de cette histoire soit aussi chouette que la première ;-)

Depuis cette année scolaire, septembre 2015, mes enfants lisent tout seul le soir. Mais parfois, je lis encore pour eux, avec eux. Mais ce ne sont plus des albums car ils veulent de plus grandes histoires…

Inspiration ? tu as compris ? tu dois te débrouiller pour trouver d’autres idées, ailleurs !

Couverture Faire pousser des oiseaux

On se rapproche du but ! Voici la superbe couverture concoctée par IzaCat. Je l’adore !! Petite précision : si la couverture est en couleurs, les illustrations à l’intérieur sont en noir et blanc…

couverture faire pousser des oiseaux blog

  Merci Isabelle  !

Fleur_bisous

Et bien sûr, cette histoire n’aurait sans doute jamais vu le jour sans l’image d’Emma, ma source d’inspiration, ni sans Evelyne Wilwerth, auteur et animatrice d’atelier qui m’a donné la contrainte de cette histoire : bizarre ce bazar.