Pourquoi ? impromptus littéraires

Bon, après X jours, semaines, mois, trimestres, semestres, années où je n’ai plus écrit, après avoir essayé de m’y remettre à plusieurs reprises, je me relance dans l’écriture avec ce mini texte où mon imaginaire n’est pas encore présent car il n’arrive pas à se décider pour une histoire inventée.

C’est grâce aux Impromptus Littéraires dont le thème cette semaine était « pourquoi… parce que ». J’espère que ce moment passé derrière mon clavier va m’aider à me relancer complètement dans l’écriture !

Pourquoi mon petit chat a sauté dans l’espace de la fenêtre qui était en mode « bascule » ? Qui lui a fait peur pour qu’il réagisse ainsi ? Depuis quand est-il coincé par son bassin, là, dans ce piège mortel ? Comment en est-il arrivé là ?

Pourquoi est-ce qu’il y a du sang sur le rebord de la fenêtre ? Où est-il blessé ? Pourquoi est-ce que ses pattes arrières ne bougent-elles plus ?

Pourquoi la vétérinaire ne lui fait-elle pas une radio pour voir s’il y a des lésions internes ? Pourquoi la laisse-t-il mourir ? 

Tant de questions qui au début m’occupaient l’esprit et puis, qui plus tard, s’en sont allées sans avoir de réponses, parce que mon chat est mort et qu’aucune des réponses que je pourrai trouver, ne le ramènera à la vie.

 

Trop, c’est trop, non ? jeu d’écriture

Je rejoue avec plaisir avec les Impromptus littéraires. Cette  fois, le « T » a été retrouvé, sain et sauf. On l’a même vu en compagnie de :
tartelette – catherinette – trottinette – tutti quanti et trompettiste, compagnons qu’il faut bien sûr intégrer dans ce jeu d’écriture :-)

Je me suis lâchée, sans trop réfléchir… qu’en pensez-vous ?

Trop, c’est trop, non ?

Tartelette était une petite midinette rondelette, d’allure assez coquette. Fourrée au riz, la blondinette grandissait gentiment dans la cuisinette. Un jour, un ventre affamé qui circulait en trottinette s’arrêta devant sa maisonnette. Les yeux, qui étaient plus grands que le ventre gourmand, lisaient ceci sur la porte en bois blanc :

« Tire la chevillette et la bobinette cherra ». Les tubercules qui sortaient du ventre tirèrent donc la chevillette et en effet la bobinette tomba, permettant au ventre affamé d’entrer dans la demeure de Sa Majesté la Tartelette. La catherinette au ventre rebondi referma la porte derrière elle. Elle toisa de suite la tartelette qui à ses yeux ne valait guère mieux qu’une triste galette trop cuite.

Tartelette était pétrifiée, elle semblait d’un coup, s’être ratatinée. D’une voix tremblotante, elle dit :

–          Oh ! Terrible appétit ! Que vous avez de grands yeux !

–          C’est pour mieux te voir mon enfant, lui répondit la catherinette qui avait garé sa trottinette près de la moulinette.

–          Que vous avez une longue langue de serpent, bégaya la midinette qui pleurait des larmes de riz !

–          C’est pour mieux savourer tous les goûts, mon enfant.

–          Mais, mais, que vous avez un très gros ventre tendu…

–          C’est parce que j’aime manger de tout, surtout du gâteau, de la pâtisserie et tutti quanti.

–          Et… vos dents ! Elles sont titanesques, gargantuesques !

–          Ah ! Ah ! Ah ! Stupide tartelette, c’est bien sûr pour mieux te croquer, te découper, t’écraser, te déchirer bien sûr !

Tartelette qui croyait sa dernière seconde venue, transpirait de gouttes de tristesse.

Tout à coup, un preux chevalier au nez en trompette arriva sur sa jument grisounette. Par un trot gracieux, l’animal recula pour s’intercaler dans la porte d’entrée. Puis, il se cabra, se tourna et posa enfin ton arrière-train sur les pieds boudinés de la catherinette. Celle-ci surprise se tu, d’abord. Puis retira ses pieds, vexée. Ensuite elle postillonna :

–          Tttt, toooo, toiiii, tu t’es foutu de moi, t’es tordu, t’es mort, j’vais trucider ! En plus, t’es moche avec ton nez en trompette.

Le chevalier que rien n’arrêtait, souri puis dit délicatement :

–          Sachez vilaine catherinette qu’aucune mode n’arrête, que je suis fier de mon nez en trompette. Car je suis trompettiste, oui, mon nez est un instrument à lui seul.

Pour sauver la pauvre petite tartelette, le chevalier fit très vite une démonstration de son nez. Si physiquement son appendice nasal ressemblait à une trompette, le son qui sortait de ses trous faisait davantage penser à une flûte. Une flûte enchantée. À cette mélodie produite, des centaines, des milliers de rats apparurent comme par magie ! Et tous ces petits rongeurs s’invitèrent sur le tailleur très chic de la catherinette. Il paraît que la dernière mode en ce moment, ce sont les vêtements déchirés, troués, on dit que c’est «trop trash », le chevalier ne comprend rien, la tartelette ne pige rien non plus, mais on s’en fout, la catherinette n’est plus, elle s’est tirée, comme une trouillarde, avec tous ces rats au train !