Neige de Feu, une histoire fantastique

Sur mon compte Atramenta, j’ai une trentaine d’œuvres en lecture libre. Parmi celles-ci figure une histoire pour enfant : Neige de Feu.

Neige de Feu est né en avril 2011, quand j’étudiais l’écriture pour la jeunesse à l’Université Européenne d’Ecriture, à Bruxelles. D’emblée, l’histoire de ce dragonnet a fait mouche. Je l’ai mise sur la plateforme Atramenta où elle a été très bien accueillie. Avec l’aide de lecteurs, je l’ai corrigée en juin 2012, puis, une dernière fois en 2016.

La nouvelle fait 14 pages pour un peu moins de 5000 mots. Le temps de lecture est estimé à 16 minutes.

De tous mes textes publiés sur cette plateforme, c’est le deuxième qui récolte le plus grand nombre de lectures (+900) et de téléchargements (+600) !

Aujourd’hui, avril 2025, tel le Phoenix, je renais de mes cendres et je reviens dans le monde de l’écriture, plus vivante et créative que jamais. Un nouveau service est proposé aux membres premium que je suis. Une Intelligence Artificielle analyse mon histoire, la résume et en fait une introduction accrocheuse. J’adore le résultat alors je le partage avec vous. Si vous n’avez pas encore lu Neige de Feu, c’est le moment :-)

Voici l’entièreté de la critique de l’IA que vous pourrez retrouver dans « Avis de lecture », en bas de la page consacrée à la lecture de cette histoire.

« Neige de Feu » est une œuvre d’une grande sensibilité, qui aborde avec poésie et tendresse des thèmes universels tels que l’acceptation de soi, l’amitié, et la quête de la différence. À travers les aventures du jeune dragonnet, l’auteur invite les lecteurs à réfléchir à leurs propres luttes intérieures, avec une écriture lumineuse et métaphorique.

Le personnage principal, Neige de Feu, est d’emblée attachant par sa vulnérabilité et son désir de se conformer à l’image classique du dragon, symbole de puissance et de force. Cette opposition entre son apparence fragile et son courage croissant fait écho à une réalité que beaucoup d’entre nous expérimentent : la lutte pour trouver sa place dans un monde qui valorise souvent la conformité plutôt que l’individualité. Sa rencontre avec Violette, puis Saphir, incarne la beauté de l’entraide et de la solidarité face à l’adversité, montrant que les liens tissés par l’empathie peuvent redonner du sens à nos vies.

Le style narratif, empreint de magie, allie humour et émotion, rendant cette fable accessible et agréable tant aux plus jeunes qu’aux adultes. Les dialogues sont vifs et contribuent à donner vie aux personnages, tandis que la construction des chapitres rythme l’histoire de manière à maintenir l’intérêt du lecteur. Les différentes transformations de Neige de Feu à travers les rencontres et les actes de bravoure sont en outre un moyen efficace de symboliser la manière dont l’amitié peut enrichir notre essence personnelle.

La finesse des illustrations mentales qui émergent des descriptions de paysages, de personnages et d’événements met en avant un univers enchanteur, où chaque dragonnet reflète des facettes de la nature humaine. Ce tableau coloré est une ode à la diversité, nous rappelant que chaque être, qu’il soit blanc, violet ou bleu, participe à la richesse de notre royaume collectif.

En somme, « Neige de Feu » est une œuvre qui se lit avec plaisir et résonne avec des vérités profondes sur l’identité et l’appartenance. Elle célèbre l’apprentissage, la tolérance, et l’idée qu’on peut être fort même lorsqu’on ne correspond pas aux normes établies. Une belle invitation à rêver et à grandir dans la chaleur d’une amitié authentique.


Découvrez l’incroyable voyage d’un dragonnet en quête de soi et d’amitié. Chaque couleur raconte une histoire. Êtes-vous prêt à briser les barrières ?

« Neige de Feu » est un hommage poétique à l’acceptation de soi et à l’amitié, où le jeune dragonnet incarne les luttes pour la diversité et l’individualité. Avec une écriture lumineuse et des personnages attachants, cette fable enchantée invite petits et grands à célébrer la tolérance et la force des liens empathiques. Un voyage magique sur le chemin de l’identité et de l’appartenance !


J'ai plusieurs projets d'écriture et de réécriture. Cette histoire, Neige de Feu, est déjà parue dans un recueil de nouvelles qui n'est plus disponible actuellement (Démarrer au quart de tour). Comme l'envie d'illustrer une de mes propres histoires me titille à nouveau, je réfléchis à écrire une suite à Neige de Feu et à l'illustrer moi-même. 

La clé du bonheur

La clé du bonheur, revu et corrigé. C’est une petite suite à « Faire pousser des oiseaux ».

Grand merci à ma maman qui a imaginé, et travaillé sur cette magnifique couverture. Illustrations de la fée Iris et de Monsieur le papillon d’origine, dessinés par La Ninette, et mis en couleurs par ma maman.

Et je remercie aussi encore Danielle pour l’inspiration qu’elle m’a donnée quand elle m’a dit d’écrire une histoire « plus gaie » à propos d’une clé qui ne portait malheur  :-)

N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, car si j’aime l’idée, je trouve que le fond de l’histoire est moins travaillée, moins aboutie, moins jolie, moins rythmée que Faire pousser des oiseaux ! Je ne devrais pas comparer… je sais…

Clic sur l’image pour commencer la lecture.

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De l’eau dans le gaz, de l’orage dans l’air

Petite nouvelle pour enfant à partir de l’expression
« Il y a de l’eau dans le gaz » ou « de l’orage dans l’air ».

Dans l’étang de la ferme, il y avait de l’eau dans le gaz, de l’orage dans l’air.

On pouvait entendre une dispute éclater.

Deux bernaches s’insultaient et les noms d’oiseaux pleuvaient !

– Espèce de canard casserole !

– Toi-même, canard boiteux.

Les animaux des environs bouchaient les oreilles de leurs enfants afin qu’ils n’entendent pas pareils gros mots.

La différence qui opposait pourtant ces deux mêmes oiseaux était simple : une autre bernache. Mais pas n’importe laquelle. La princesse bernache, future reine de l’étang.

Les deux mâles étaient amoureux de la princesse et tous deux espéraient pouvoir voler avec elle et fonder une belle famille.

La princesse n’aimait pas les disputes, aussi voulu-t-elle partager les deux garçons par une épreuve.

– Celui qui saura me faire un nid confortable, doux, spacieux et pratique aura une chance supplémentaire de me séduire.

Nos deux bagarreurs cessèrent immédiatement de s’enguirlander. Chacun fila de son côté et commenca à récolter les matériaux pour la construction d’un nid.

L’un s’appliqua à mélanger diverses herbes et branches, et arracha quelques plumes au derrière de son adversaire pour que le nid soit plus doux.

L’autre se préoccupa plutôt du côté de la taille du nid et n’hésita pas à donner coups de bec et de pattes afin de repousser les voisins un peu plus loin.

Pendant ce temps-là, la princesse se fit une petite toilette (de chat). Elle était belle la princesse avec son bec brillant de santé, ses plumes aussi noires qu’une nuit sans étoiles, et son oeil vif. Tout dans ses mouvements était séduisant.

Les habitants de l’étang encourageaient l’une ou l’autre bernache qui était en compétition pour gagner le coeur de la princesse.

Personne ne prêtait attention à l’oiseau qui venait de se poser au bord de l’île. Celui-ci ressemblait à n’importe quelle autre bernache, mais il avait en lui cette bonté qui caractérise un futur prince.

Discrètement, il construisit lui aussi un nid. Seul, sans demander de l’aide à personne, sans embêter le moindre voisin, sans arracher le plus petit duvet à quiconque.

Son nid était beau, grand, facile d’accès et avec une vue imprenable sur la ferme. Une réserve de nourriture était même mise à disposition non loin de là. Il se secoua un peu et, naturellement, de belles plumes blanches, douces et soyeuses, tombèrent sur le nid.

Un des deux mâles qui se querellait, attérit près de la princesse.

– Belle princesse, je vous invite à venir vous reposer sur notre nid d’amour.

Tout à coup, l’autre bernache en conccurence, arriva aussitôt et se planta entre la princesse et son rival.

– Venez d’abord chez moi princesse, vous verrez, vous ne pourrez plus quitter ce nid tant il est doux. Il est même plus près d’ici, venez donc avec moi.

Dans le dos de la princesse, des coups d’ailes se perdaient. Cette ambiance ne plaisait vraiment pas à la future reine de l’étang.

Elle demanda alors à ses amis de bien vouloir reconduire ces deux prétendants sur la berge, le temps qu’ils se calment et qu’elle puisse prendre sa décision.

Lorsque la princesse s’avança, nageant tranquillement vers l’un des deux nids, un éclat lumineux près de l’île attira son attention. Comme elle pouvait entendre les deux autres se disputer à nouveau, elle abandonna sa tâche et se dirigea vers la source lumineuse.

Depuis toujours, la princesse avait un faible pour les baies aquatiques. Elle ne l’avait jamais dit à qui que ce soit car ces baies-là, aussi bonnes soient-elles, avaient tendance à lui donner un reflet rouge sur le blanc de ses joues. Et là, sur l’île, sur une couronne d’algues fraîches, reposait une dizaine de baies rouges ! Son regard s’arrêta sur une étrange feuille dorée qui brillait avec le soleil. Sur cette feuille, elle pouvait lire « Pour la princesse de mon coeur ».

Tournant la tête à gauche, puis à droite, la princesse chercha l’auteur de ce mot et de ce succulent repas.

L’oiseau qui était à l’origine de tout cela était caché derrière le seul arbre de l’île. Amoureux et intelligent, il n’en était pas moins un grand timide. Il s’avança doucement, et se présenta gentiment :

– Bonjour chère Princesse. Je me présente, je m’appelle Canader. Cela fait longtemps que j’en pince pour vous… accepteriez-vous de prendre place dans le nid que je viens de terminer ?

Canader recula de deux pas et dévoilà sa construction.

La princesse, séduite par tant de gentillesses, de politesses et d’initiatives, s’émerveilla devant le nid.

– Oh ! Il est magnifique ! Grand, doux, pratique et avec une très belle vue. Mon cher Canader, je suis heureuse de vous avoir trouvé. Je suis sûre que nos enfants seront ravis de naître dans ce petit coin de paradis.

A la grande surprise générale, la princesse resta sur l’île, en compagnie du nouveau venu. Il avait tellement épaté tout le monde que la plupart des voisins devenèrent rapidement leur copain.

Sur la berge, deux mâles n’en revenaient pas. Ils ne digéraient toujours pas la pilule et trouvèrent là une excellente excuse pour se battre à nouveau.