Tenir à l’oeil

Une expression et une photo pour dire que Chouna a attrapé un gros rhume.

Depuis samedi en effet, elle éternue souvent et son oeil gauche pleure, coule d’un liquide transparent. Dimanche matin, elle m’a réveillée à 5h10 en éternuant sur ma figure :-( beurk, y a mieux comme réveil. 

Demain, on revoit le vétérinaire pour enlever les fils de suture à sa patte. Je lui en parlerai… peut être est-ce une poussée de Coryza ? 

Dans tous les cas, je tiens son oeil à l’oeil…

Edit : son état empire… ses 2 yeux coulent, elle pleure ou canal lacrymal bouché, rhume, rhinite, sinusite ???

Elle n’arrête plus d’eternuer, a des soubresauts, maigri malgré un bon appétit, est couchée dans un coin la plupart du temps. Elle respire la bouche ouverte…

Son état est inquietant.

J’ai peur que ce soit la fin…

Je téléphone à mon vétérinaire ce matin pour essayer d’avancer le rdv.

Le calme avant la tempête

Je joue avec Tisser les Mots, pour la proposition 67.  Une histoire de Temps qui passe, encore et toujours.

Le calme avant la tempête

Tempête, elle s’appelle. Une vraie boule de poils pleine d’énergie. Son quart d’heure de folie pouvait durer une heure, et cela avait lieu deux à trois fois par jour. Tout déménageait à son passage. Les boules de papier, les plumes et autres jouets n’avaient qu’à bien se tenir, car Tempête, quand elle courrait, faisait tout voler sur son passage, même ses longs poils blancs éclatant et ses longues moustaches courbées.
Et puis un jour, Tempête changea ses habitudes. Ses moments de jeux duraient moins longtemps, ils n’avaient lieu plus qu’une seule fois par jour. Son humaine appréciait ce calme tout relatif. Ce silence plus long entre 2 courses poursuites avec le vent, avec la poussière, avec la joie et la jeunesse. Tempête sauta moins haut, mais il n’y avait qu’elle pour le remarquer. Cinq centimètres lui manquaient dorénavant pour sauter du premier coup sur le haut dossier molletonné de la chaise du salon. Alors, pour ne pas se couvrir de ridicule, elle changea son parcours et saute à présent sur le dossier du fauteuil en tissus. Moins haut, meilleure accroche, plus large aussi.
Petit à petit, elle mangeait avec moins d’appétit, moins d’envie, moins d’entrain. Elle n’avait jamais connu la faim grâce aux croquettes disponibles jour et nuit, nuit et jour, jour après jour, semaine après semaine. Cela aussi, il n’y avait qu’elle qui le remarquait. Elle vidait toujours sa gamelle du matin, même si elle mangeait ses 50 grammes de viandes en sauce en trois fois ; quand son humaine partait travailler, la gamelle était nettoyée, comme avant. Comme avant que la vieillesse ne la rattrape. Puis, elle était devenue sourde, cela aussi, il n’y avait qu’elle qui le savait. La surdité ne se voit pas et puis comme Tempête était toujours collée aux basques de son humaine quand elle était dans la maisonnée, il ne fallait jamais l’appeler pour manger, pour sortir dans le jardin ou pour baptiser la litière tout propre, toute fraîche.
Tempête ne comptait pas les années. D’ailleurs savait-elle compter ? Cela a-t-il une réelle importance quand on sait que ses années à elle ne sont pas les mêmes que celles de son humaine ? Un an pour Tempête, c’est beaucoup, c’est énorme, c’est très long. Un an pour sa copine à deux pattes, c’est quoi ? Douze mois ? Ça rime à quoi tout ça ? À plus ou moins 365 longs dodos ? Pour Tempête qui dort souvent, au moins dix à quinze siestes par jour, le dodo de la nuit, celui qui dure plus longtemps, se rajoute aux autres sans aucune notion de différence.

Aujourd’hui, Tempête tire la tête. Oui, elle boude. Et qui le remarque ? Personne ! Pas même le petit colibri qui est dans sa tête, qui bat des ailes frénétiquement dans chacun de ses rêves quotidiens. Tempête est fatiguée d’avoir mal, de souffrir du Temps qui se la pète, du Temps qui passe ; elle est épuisée par son corps qui vieilli et qui la ralenti. Alors, distraite, pensive, douloureuse, Tempête avance une patte après l’autre sans se rendre compte des petits trous, des petites plaies qui se multiplient sur son corps tout poilu. Elle se gratte, elle se lèche, elle se lave, elle prend encore soin d’elle, sans se demander combien de temps elle va devoir encore subir tout ça, tous ces changements, tous ses ralentissements, toutes ces douleurs sourdes et silencieuses. Elle les subit et les oublie le temps d’un câlin, d’un échange d’affection, d’un moment de partage et d’amour.
Si près de son amie à deux pattes, tout contre elle, au chaud, confortablement installée sur la couverture toute douce, Tempête-le-chat ronronne. Et c’est là que l’humaine voit les petits trous, les croûtes, les plaies multiples qui ravagent discrètement la peau de son chat.
Tempête est vieille et devenue sensible aux moindres changements du temps sur sa peau fragile, usée, abîmée par les années mais cachée par des milliers de poils blancs, gris et noir.
Tempête sera bientôt dans le Temps de la Paix, le calme pour elle avant la tempête d’émotions qui va ravager son humaine qui ne va pas comprendre pourquoi tout va si vite, pourquoi son compagnon à quatre pattes qu’elle affectionne depuis tant d’année va bien devoir partir un jour, et que ce jour est peut-être bientôt là…
Le Temps qui passe est le même pour tout le monde, il avance simplement à une vitesse différente selon l’espèce qu’Il accompagne.

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Être dur à la détente

La mémoire, ça se travaille… il n’y a pas d’âge pour apprendre. Je suis un peu dure à la détente… tout ça pour vous dire que les noms des Pokemon, bah, j’ai du mal à les retenir :-)

Ces grandes vacances d’été pour les enfants sont sous le signe de ces petits monstres « de poche ». A défaut d’être partis en vacances, on a voyagé dans notre région, on s’est baladé, on a marché, on a rigolé, on a discuté, etc. bref, sans doute pas très excitant pour les enfants, mais je crois qu’ils vont quand même apprécier ces 8 semaines davantage que celles de l’année passée où diverses tuiles nous sont tombées sur la tête.

Quant à moi, j’ai beau avoir détourné le jeu Pokemon Go en bricolage de jeu de cartes et de jeu de société pour enfants, j’ai beau me balader tous les jours avec mes enfants pour qu’ils puissent attraper ces bê-bêtes colorées, j’ai beau jouer plus que de raison au Monopoly Pokemon que notre fils a reçu pour son anniversaire, je n’arrive décidément pas à retenir plus que 10 noms ha ha

Hier, ma fille a reçu un livre, un « pokedex », un genre de recueil où sont répertorié tous les pokemon (d’une région !), ça a la taille d’un dictionnaire ! Au secours ! Je crois savoir qu’il y a 150 pokemon dans le jeu « Go » qui se trouve sur mon téléphone, et qu’en tout, il en existe pas moins de 750, gloups… j’ai encore beaucoup de pain sur la planche.

J’avais déjà remarqué que depuis que le gsm est arrivé sur le marché, nous sommes beaucoup à ne plus faire l’effort de retenir des numéros de téléphones… Tout est enregistré quelque part, sauf dans notre mémoire. Il existe pourtant des tas d’astuces pour faire travailler notre mémoire et la « forcer » à retenir davantage… allez, on y crois :-)

Expressions, jeux de mots, bande dessinée

Est-ce moi ou est-ce qu’il y a beaucoup plus d’expressions utilisées dans les BD et livres jeunesse ? J’adore les jeux de mots et donc bien sûr les expressions.

Souvenez-vous, je m’étais déjà fait cette réflexion avec un titre de Bob et Bobette. Ici, c’est dans une autre bande dessinée que j’ai trouvé pas moins d’une vingtaine d’expressions !
Vous reconnaissez cet animal :-)

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Bien sûr, c’est notre cher Marsupilami, cet animal imaginaire créé par Franquin dans les années 50 ! Dans le numéro 12 « Trafic à Jollywood », mes expressions préférées sont :

– trouver un autre pigeon (dit du bec d’un perroquet, c’est marrant)
– avoir une prise de bec (pour un ara qui rit, tout aussi rigolo)
– faire couler beaucoup d’encre (quand de l’eau d’un tuyau d’arrosage tombe sur un journal)

Il y en a bien sûr d’autres, mais celles-ci, m’ont vraiment fait sourire. Je parlerai un peu plus de cet animal qui m’a fasciné quand j’étais toute petite et, à présent que je suis grande (enfin, je crois être grande haha), je l’aime toujours autant. Une boule de poils adorable et attachante.

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La vie ne tient qu’à un… bord

Même s’il est vrai que la vie ne tient parfois qu’à un fil, ici, Tigrou, notre voisin est le roi de l’équilibre comme vous pouvez le voir. La scène valait plutôt la peine d’être filmée mais j’ai eu le temps de faire juste une photo pour vous montrer que les pies n’ont pas froid aux yeux, qu’elles cherchent bagarre ! Le tintamarre que celle-ci faisait a en effet attisé ma curiosité. Je savais les corneilles joueuses avec les rapaces, et voici à présent les pies joueuses avec les chats :-)

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Explications de la photo, Tigrou en équilibre sur le bord de la barrière et la pie qui le harcèle carrément à quelques longueurs de queue de chat, à droite. La vérité était que la pie allait jusqu’à essayer de piquer la queue de Tigrou avec son bec !

Je n’ai pas pu faire une autre photo, un autre jour, où toujours le même chat était enquiquiné par une pie dans un arbre; était-ce la même pie que cela ne m’étonnerait pas ha ha