Montrer pattes blanches

Petite histoire pour les enfants à partir de l’expression :
montrer pattes blanches

 

Il était une fois une maison de cygnes. La maison était grande et abritait papa et maman cygne ainsi que trois cygneaux. Un jour, alors que maman cygne était partie chercher à manger, papa cygne s’en alla lui aussi afin d’aller chez sa cousine lui demander des outils. En effet, l’hiver n’allait pas tarder à arriver et la porte d’entrée menaçait de s’envoler dès la première rafale de vent. Aussi papa cygne confia la maisonnée à l’aîné des trois cygneaux.

– Tu ne laisses entrer personne et vous ne sortez pas tant que maman n’est pas revenue. Avez-vous bien compris ?

– Oui papa, soupiraient les petits qui se trouvaient déjà pourtant bien grands.

Et il s’en alla.

Dans la maison, les petits cygnes faisaient les cent pas maladroits. Ils n’aimaient pas rester enfermés et rêvaient de pouvoir nager un peu dans leur étang préféré, situé au centre de la ferme.

Quand le plus petit voulu ouvrir la porte, l’aîné gronda gentiment.

– On ne peut pas sortir, si le renard nous voit, il nous mangera !

– Mais on s’ennuie ici, lui répondit son petit frère.

Alors le troisième, celui du milieu, trouva une idée de jeu :

– Et si on jouait aux expressions. Celui qui en trouve le plus pourra aller le premier dans l’étang quand maman reviendra.

Un cri de joie s’éleva parmi les cygneaux.

Ils jouèrent donc ainsi, une bonne partie de l’après-midi. Ils ne se lassaient pas de trouver et de mimer des expressions. Aussi, quand leur maman arriva et qu’elle trouva la porte fermée à clé, elle frappa à la porte.

Toc toc toc

Aussitôt, tous les cygneaux se turent.

– C’est le renard, chuchote l’aîné.

– Oui, sûrement, on a rigolé trop fort et il nous a entendu, répond tout doucement son cadet.

Et les trois cygneaux se faufilèrent dans différentes pièces et se cachèrent.

– Les enfants, c’est maman, dit maman cygne. Ouvrez-moi, j’apporte le souper.

Comme personne ne répondit à son appel, elle frappa plus fort à la porte.

Boum, boum, boum !

Le plus grands des trois, craignant que la porte ne cède sous les coups, s’approcha de la porte et cria :

– Il faut montrer pattes blanches !

Dès qu’il eu dit ça, les deux autres pouffèrent dans leur coin, trouvant cette expression extraordinaire vu la situation.

La mère n’en croyait pas ses oreilles. Elle montra à la fenêtre ses deux ailes, blanches comme neige.

– J’ai dis les pattes, pas les ailes. Nous savons que c’est toi vilain renard, va-t-en ou maman va te botter le derrière.

– Mais les enfants, c’est moi, maman ! Enfin, vous ne reconnaissez pas ma voix ? demande-t-elle sur un ton un peu dur, trouvant la farce de mauvais goût.

– Maman, elle ne nous rouspète jamais dessus, répondit le plus petit qui était sorti de sa cachette.

– Montre tes pattes blanches, répète encore une fois l’aîné.

Ne sachant plus que répondre, la maman alla chez son frère peintre et lui demanda de lui couvrir ses pattes avec de la peinture blanche.

Revenant bien vite, elle frappa une nouvelle fois à la porte, fit le poirier et montra ses pattes blanches à la fenêtre.

– Si tu étais vraiment notre maman, tu aurais les pattes noires ! dit le troisième cygneau en tirant la langue.

Désespérée et fatiguée, la maman cygne s’installa devant la porte et attendit le retour de son mari.

Ce dernier ne tarda pas et souria quand il comprit ce qu’il se passa. Il se posta devant la porte et dit :

– Les enfants, je me retrouve nez à nez avec votre mère. Elle me fait les yeux doux et espère que je vais la mettre sur la voie afin qu’elle tire son épingle du jeu. Vous savez, elle ne rentre pas bredouille, la pêche a été bonne. Allez ! Ne faites pas la fine bouche et baissez vos armes.

Tout de suite, la porte s’ouvre et l’aîné répond :

– Oh papa ! Tu es trop fort, tu as encore gagné à ce jeu. Redis-nous toutes ces expressions, on les aime trop !

Maman cygne en reste baba, et papa cygne, fier comme un paon, ne se fait pas prier pour jouer le jeu encore une fois.

Moulin à paroles

Avec un peu de retard, je joue avec Rébecca. Le jeu du « sandwich » consiste à écrire un texte entre deux phrases imposées.

La première phrase est tirée de l’album C’est moi le plus fort de Mario Ramos : « Un jour, un loup, qui avait très bien mangé et n’avait plus faim du tout, décide de faire une petite promenade dans les bois. »

La dernière phrase de l’album Mon lapin et moi de Pascale Francotte : « On ne se quittera plus jamais ! »

 

Un jour, un loup qui avait très bien mangé et n’avait plus faim du tout décide de faire une petite promenade dans les bois.

–          Pom, pom, pom, pom. J’ai bien mangé, j’ai bien bu, j’ai le ventre bien tendu… Une bonne promenade, rien de tel pour une digestion tout en douceur. Eh ! Mais que v’là ?

Alors que le loup chantait, son regard s’arrêta sur une petite chose rouge. L’objet en question était une croix rouge.

–          Qu’est-ce que c’est que ce bazar ? se demandait-il en se grattant les poils de sa barbe.

La croix dormait, paisiblement et confortablement installée sur une litière d’aiguilles de pin. Quand le loup s’approcha d’elle, il pouvait même entendre qu’elle ronflait !

–          Une croix qui ronfle ? J’aurai tout vu dans cette histoire… rigolait-il doucement quand même pour ne pas réveiller la croix.

La croix avait un sommeil profond et n’entendit donc rien du rire étouffé du loup moqueur.

Tout à coup, un bien étrange bruit brisa la quiétude des bois. C’était une sorte de glouglou accompagné par une plainte aiguë qui ressemblait à « aïe, ouille ».

–          Oh, non ! gémissait le loup. Voilà que mes crampes au ventre reviennent.

À vouloir être tout le temps trop gourmand, notre ami le loup avait souvent des crampes au ventre. Cela lui arrivait au moins trois fois par semaine. Il le savait pourtant bien qu’il mangeait trop, qu’il avait les yeux plus grands que le ventre. Hélas ! Rien n’y faisait, son appétit était plus fort.

À ce gargouillis douloureux, la croix s’éveilla. Tout de suite, elle reconnut le mal et, très sûre d’elle, s’adressa au loup :

–          Monsieur le loup, vous mangez trop ! Vilain gourmand que vous êtes. Mais, parce que votre chemin vous a conduit jusqu’à moi, je vais aujourd’hui vous aider à ne plus avoir mal.

Le loup qui n’en croyait pas ses oreilles (ni ses yeux), écouta bien la petite croix.

–          Pour éviter de trop vous goinfrer, vous devrez boire, avant chaque repas, les paroles d’un enfant-moulin.

–          Un enfant-moulin ? demanda le loup. Où est-ce que je les trouve ?

–          Ils sont un peu partout. Vous ne risquez pas de ne pas les trouver, ce sont de vrais moulins à parole, ils ne cessent de parler, de bavarder, de babeler, du matin au soir et du soir au matin. Il vous faudra attraper au moins dix phrases avant de pouvoir vous mettre à table pour votre repas.

Le loup qui trouvait cela de plus en plus bizarre nota quand même les consignes de la croix.

–          Normalement, après cette boisson coupe-faim tout à fait extraordinaire, vous aurez un appétit plus réduit. Essayez donc cela pendant une semaine, à raison de trois fois par jour. Si cela ne va pas, revenez me voir, dit la croix en sautillant gaiement.

–          Mais, et comment est-ce que je vais bien pouvoir vous retrouver ? C’est la première fois que je vous vois, demanda-t-il.

–          Ne vous inquiétez pas, si vos gargouillis continuent, ils vous mèneront une nouvelle fois près de moi.

Le loup qui se demandait s’il ne rêvait pas décida de tenter sa chance. Il marcha encore un tout petit peu, plié en deux par les douleurs, quand il entendit une petite voix.

Pour ne pas faire peur à l’enfant, il se cacha derrière un arbre. Les paroles de la fillette s’envolèrent aussi légèrement qu’une plume est portée par le vent. Le loup n’avait plus qu’à lever les bras pour attraper les phrases et ouvrir la bouche pour boire cette potion soi-disant magique.

Là, dès la première gorgée, le loup sentait quelque chose de vraiment bizarre au fond de lui. Non seulement la douleur au ventre disparaissait, mais en plus il n’éprouvait plus cette sensation de faim. Mieux encore, il se sentait léger. Heureux, repus et léger !

–          Formidable ! Cette croix est vraiment une magicienne, dit-il en cachant sa joie pour ne pas effrayer la petite fille qui continuait de parler.

Il fila dans les bois et retrouva sa maison. Là, dans sa cuisine, il prit un énorme bocal et s’en alla aussi vite qu’il était venu. Il se cacha une nouvelle fois derrière le moulin à paroles et attrapa autant de phrases qu’il put, jusqu’à en remplir son bocal en verre.

Il regarda son précieux trésor avec des yeux de merlan frit et dit :

On ne se quittera plus jamais !

Jour de tonnerre

5ème histoire… ça vous plaît toujours ?

Noémie est à l’école. C’est bientôt la fin de la classe. L’heure du midi arrive à grand pas. Noémie n’est plus trop concentrée sur ce que la maîtresse explique.

C’est le printemps. Depuis une semaine il fait doux mais pluvieux. Dehors, il fait lourd. Rapidement, le ciel s’assombrit. Les nuages descendent et on pourrait se croire à la tombée de la nuit. Le vent se lève et une odeur d’orage plane dans la cour de l’école.  Les insectes de la pluie volent maladroitement. Noémie, assise au fond de la classe, observe les branches des arbres qui tanguent. Elle n’a pas le temps de penser à son futur acte héroïque que la pluie frappe sur le sol de la cour.

– Le temps de midi se passera dans le préau, prévient l’institutrice.

Noémie aime bien cette ambiance particulière. Il fait sombre, il fait moche mais il ne fait pas froid. Il n’y a que le bruit de la pluie qui peut la bercer de la sorte. Elle aime passer son temps à regarder l’eau dégouliner des toits des maisons. Parfois les flaques dessinent d’étranges ondes. Elle aime beaucoup l’eau, sous toutes ses formes.

Les gouttes se font plus épaisses, plus rapides. Sur les vitres, elles s’éclatent violemment. La maîtresse doit interrompre la classe. La pluie crie plus fort qu’elle. Tous les élèves regardent par la fenêtre quand l’orage éclate. Personne ne remarque l’éclair mais tout le monde entend le grondement brusque. Certains sont impressionnés par la réaction de la nature. D’autres sont en admiration. Certains rigolent, d’autres n’osent plus faire le moindre geste et se bouchent les oreilles quand un éclair illumine le ciel, en prévision du grognement qui va suivre.

Soudain, dans tout ce remue ménage, un cri d’alarme retentit. Un oiseau hurle quelque chose d’incompréhensible. Il s’agite, il vole dans tous les sens. Peu d’élève semble s’intéresser à lui. Noémie le regarde. Elle essaie de comprendre son désarroi. Ses yeux suivent le petit passereau tout noir. Il est trempé. Ses plumes lui collent à la peau. Il s’ébroue quelque fois.

– Madame, vous croyez que les oiseaux ont peur du tonnerre ? demande Noémie.

– Non je ne crois pas Noémie. Ils doivent être habitués. Pourquoi cette question ?

– Là sur le muret, vous voyez ? C’est lui qui chante comme ça ?

Noémie ne sait pas que l’oiseau ne chante pas mais crie. Il est affolé mais personne ne va lui prêter de l’aide.

Dans la cour, derrière le panneau de basket, quelque chose est tombé et gît sur le sol trempé.

Dans l’arbre voisin, deux oiseaux, un noir et un brun s’inquiètent. L’objet qui est tombé a fait une chute incroyable et à présent, les oiseaux leur porte tout leur intérêt.  Contre toute attente, l’oiseau brun se couche à même le sol, protégeant quelque chose. Pendant ce temps, l’autre animal continue son discours saccadé.

– Madame, vous croyez que l’oiseau par terre est blessé ? Il a peut-être reçu la foudre sur lui ? Ou il a froid avec toute cette pluie !

L’institutrice n’a pas le temps de répondre. Le bourdonnement se fait de plus en plus fort, de plus en plus assourdissant.  Le vent balaye tout dans la cour de récréation.

Noémie attend qu’un nouvel éclaire annonce le prochain ronronnement du tonnerre pour ouvrir discrètement la porte de la classe.

Dans la rue, l’égout de la rue déborde. Des voitures déchirent d’immenses flaques d’eau. Des larves des coccinelles sont propulsées par le poids des gouttes d’eau devenues énormes. Une fourmilière est écrasée par la pluie. La nature est déchaînée.

Dans la classe d’Noémie, l’institutrice a fait asseoir ses élèves. Est-ce parce que l’orage est violent que les enfants semblent surexcité ?

La cloche sonne la fin de la matinée. Dans le préau les quatre cents élèves de primaire sont rassemblés. Noémie n’est pas là et personne n’a remarqué son absence. Pas même ses camarades.

Dans la cours, Noémie s’est cachée derrière le grand arbre. Dissimulée derrière le tronc, elle s’est accroupie pour mieux observer l’oiseau au sol. Celui qui est tout en noir avec son bec orange fait un raffut pas possible. Son cri perçant et aigu brise le bruit de fond de l’orage et des cliquetis de la pluie. Dans sa classe, sa maîtresse range ses affaires. Noémie tente un pas en direction de l’oiseau brun quand son institutrice la voit !

Noémie tente de faire comme si elle n’a pas entendu les doigts de sa maîtresse sur la vitre. Elle s’approche de l’oiseau qui est à terre. Il est tout brun, tremble de froid et tout son plumage est trempé. Les commissures du bec sont jaunes et le petit ne sait pas encore voler. Il crie dans une langue que l’enfant ne comprend toujours pas mais pourtant elle devine ce qu’il demande. En haut, perché sur une branche basse, la maman courre dans tous les sens pour appeler la jeune fille.

– Calme-toi petit oiseau, je vais te rendre ton petit mais avant, si tu permets, je vais le sécher un peu car il a très froid.

A quelques mètres de là, la maîtresse ne rate pas une miette du spectacle. Elle prépare un essuie pour son élève et pour l’oiseau.

La nature s’est calmée. La forte pluie s’est radoucie mais le ciel noir est à présent illuminé par des dizaines d’éclairs. Quelques grondements au loin annonce que l’orage s’éloigne. Le vent ne souffle plus aussi fort et Noémie peut rentrer dans sa classe pour réchauffer le petit oiseau qu’elle vient de ramasser. Autour d’elle, tout un groupement d’enfants s’est formé.

– Madame ? C’est quoi comme oiseau ? Il va mourir ?

La maîtresse ne sait pas très bien quoi répondre. Elle informe juste les enfants qu’il doit s’agir, probablement d’un jeune.  Noémie sent en elle quelque chose naître.  Elle voulait devenir médecin pour les enfants mais elle hésite à présent. Vétérinaire ça serait aussi chouette !

Dehors, la maman du petit merle se met dans tous ses états. Elle saute de branche en branche, s’égosille à ne plus en finir.

Quand le petit semble sec, la fillette ressort de la classe et sur la pointe de ses pieds, elle dépose le petit sur la plus basse des branches qui  lui est accessible. Elle s’éloigne de quelques pas et observe le comportement de la maman. Quand l’autre oiseau noir arrive, Noémie reconnaît le merle. Jamais elle n’avait pensé que le mâle et la femelle seraient différents.  Le papa oiseau a le bec rempli d’insectes. Il s’empresse de donner à manger à son dernier petit qui ne sait pas encore voler.

 

« Plus tard, je serai libre » dans un manuel scolaire

Je suis heureuse d’annoncer qu’une partie de ma nouvelle intitulée « Plus tard, je serai… LIBRE ! », va être publiée dans un manuel scolaire pour des étudiants francophones de 1ère secondaire, en Belgique. Le début de ma nouvelle, écrite en 2005, va être utilisée en lecture à voix haute.

J’écris principalement pour les enfants et j’aime beaucoup lire des histoires à voix haute, pour moi, c’est un vrai bonheur que d’apprendre cela !

Je remercie toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont contribué à cette mise en contact.

Clic sur l’image pour télécharger l’histoire (en PDF ou ePub) sur Atramenta.

Monsieur Rouge-gorge a froid

– Papa, tu as vu ? Il neige ! Il neige pour Noël ! Ça, c’est la fête.- Oui, fiston, j’ai vu. Si tu veux, on peut faire un petit bonhomme de neige !

–  Oh oui, chouette alors ! »

 Alors que Pierre s’apprête pour sortir, un petit oiseau brun et orange se pose sur la table du jardin et, de ses petits yeux, regarde sur la table et par terre s’il n’y a rien à se mettre dans le bec. Dehors, il fait froid et les flocons de neige tombent et fondent sur le petit corps de l’oiseau.

– Tu es prêt, Pierre ? Je t’attends

– Oui mais, papa, tu as vu à la fenêtre ? Un Rougegorge. Il a l’air d’être malade, il ne bouge pas beaucoup.

– Oui, en effet, il a certainement froid…et peut-être aussi faim ! Tu veux l’aider ou tu préfères ton bonhomme de neige ?

– Je veux l’aider, papa ! Dis je peux ?

– Bien sûr ! Tiens, demande à maman si elle a quelques graines pour les oiseaux. Elle doit sûrement avoir fait des provisions en pensant à eux, à présent que le froid est là.

Petit Pierre revient bien vite, les mains remplies de graines et autres boules de graisse. 

– Et maintenant, qu’est-ce que je fais ?

– Tu vas déposer quelques graines par terre, tout doucement. Lentement, pour ne pas l’effrayer. Moi, je vais accrocher les boules de graisse.

Le petit oiseau ne bouge pas d’une plume, frigorifié. Il regarde attentivement la nourriture qu’on lui offre. Les graines rebondissent à terre. La porte se ferme et le petit oiseau, réchauffé à l’idée qu’il va manger, a le regard plus vif.

Après que l’enfant soit rentré, le Rougegorge bouge une, puis les deux pattes. Trois petits bonds et le voilà à terre picorant les premières graines, puis s’envolant sur la boule de graisse.

Sans le faire exprès, petit Pierre a jeté les graines tout près de la grille d’évacuation pour le sèche linge. La vapeur chaude réchauffe par la même occasion le Rougegorge. La chaleur et la nourriture étant là, il retrouve bien vite toutes ses forces.Un sourire immense illumine le visage du petit garçon.

– Joyeux Noël à toi aussi, monsieur Rougegorge.

Pour le remercier de sa bonté, l’oiseau ouvre le bec et lui chante une douce mélodie.

Toute la famille observe avec plaisir ce petit volatile et les oreilles se laissent aller au gré de cette musique si naturelle, si pure.

Et pour le plaisir des yeux, une autre petite photo :-)

Les escargots se cachent pour dormir

Dès que le soleil se déguise en brouillard, ou qu’il joue à cache-cache avec les nuages, les escargots ne sortent plus de leur maison qu’ils ont sur leur dos.

— Hélas, on voudrait bien dormir, mais on est tout le temps réveillés par :

un cheval qui court pas mal,

une mouette qui n’arrête pas de faire la fête,

un goéland qui joue avec le vent,

un goéladolescent qui se prend pour la star du moment,

une coccinelle qui veut se montrer comme elle est belle,

un rayon de soleil qui nous réchauffe les antennes,

et un autre escargot, complètement sot, qui se prend pour un yoyo.

Nous, quand il fait froid, on veut dormir et ne faire que ça !

Comme eux deux, ces amoureux

On s’en fout des paysages, on a le mal du voyage

On n’aime que la plage et ses coquillages,le sable,

et ses merveilleux grains admirables.

Je ne veux pas être l’unique

à dormir sur une branche qui pique.

À plusieurs, c’est vraiment plus comique !

Poème pour mon filleul à naître

Voici un poème que j’avais écrit il y a un bon bout de temps à l’occasion d’un jeu d’écriture pour la communauté de la Petite Fabrique sur over-blog. Il fallait s’inspirer d’une photo (que je ne retrouve plus !)

Aujourd’hui, à quelques semaines de la naissance de mon filleul, je dédie ce poème à Alexandre et à sa maman.

Être dans son ventre
Et tout le temps l’entendre.
Ce cœur qui n’est pas le mien
Mais dont j’ai grand besoin.

Ceci est ma bulle d’eau
Et il vaut tous les berceaux
Du monde, même les plus doux,
Même les plus fous.

Je suis avec elle, tout le temps,
A chaque instant présent.

Mais bientôt, il va falloir partir
Et quitter ce nid du désir.

Une nouvelle vie va commencer,
Et je vais le crier au monde entier.

Maman, papa,
Me voilà !