Le Grand Duc du Creaves de l’Aquascope Virelles

Je vous présente le Grand-Duc en personne pour lequel je vends mon dernier recueil « Démarrer au quart de tour ». Sur cette photo, l’oiseau essaie toujours d’intimider les soigneurs qui viennent la nourrir et prendre de ses nouvelles. On pourrait presque intituler cette photo « Le hibou qui voulait se faire aussi gros que le boeuf ».

Pour rappel, cette jolie femelle a été malheureusement blessée à cause de fils de fer barbelés. Voilà des mois que le Centre de Revalidation de l’Aquascope Virelles la soigne. Elle a un tendon sectionné à une aile qui l’empêche de la relâcher dans la nature. Mais, vigoureuse, elle a montré depuis longtemps qu’elle voulait vivre, malgré son handicap. Alors, pourquoi ne pas lui construire un espace rien que pour elle, un grand endroit sécurisé où elle pourrait quand même prendre plaisir à vivre ? Fiche technique de cet oiseau sur oiseaux.net

Grand Duc d'Europe

Photo  : Thérèse BIARD

Le Grand-Duc d’Europe est le plus grand rapace nocturne de nos régions. Il a disparu de nos contrées dans la 1ère moitié du 20ème siècle et a bénéficié d’un programme de réintroduction. Début des années 80, il a enfin réapparu en Wallonie. Il est sur la liste ROUGE des espèces menacées. Pour plus d’infos sur le statut de ce magnifique rapace, je vous invite à visiter le site biodiversité wallonie

Chaque livre « Démarrer au quart de tour » vendu permet de reverser au Creaves entre 2 et 4 euros. Que ce soit en version papier (12,00 euros hors frais d’envoi) ou en numérique (2,99 euros), je m’engage à reverser entièrement tous les bénéfices de vente de mon recueil.

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4ème de couverture par Nicole Loynet, animatrice de Tisser les Mots

Une sterne noire nous révèle le mystère des statues de l’Ile de Pâques et comment cet oiseau mythique est devenu sculpteur pour protéger ses œufs, trop convoités par les îliens.
Un écureuil presque mort de faim en hiver parce qu’il ne sait pas se servir « d’un four à double fonction », fort heureusement sauvé par un pic vert qui lui en révèle le mode d’emploi.
Comment ne pas écraser un escargot en faisant un trajet dans le noir au petit matin …, une poésie tirée d’une expérience de la vie quotidienne.

17 nouvelles poétiques dans lesquelles le lecteur découvre l’univers tendre de Cécile Ramaekers peuplé d’animaux mythiques ou bien réels.

Cécile Ramaekers a conçu son recueil comme un ouvrage pédagogique dans lequel elle confie avec enthousiasme son chemin d’écriture. A chaque nouvelle, en préambule elle annonce  le thème et les consignes  et en conclusion elle partage les pépites de son inspiration  avec des références et des conseils de lectures et d’écriture.

 Nicole, animatrice de Tisser les Mots

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Logo du Creaves de l’Aquascope Virelles

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Logo de l’Aquascope Virelles

Mon recueil à naître : pré commande

YOUPIE ! mon livre est fin prêt… un petit détail, une question et hop, la machine sera lancée cette semaine !

Quelques chiffres ?
17 nouvelles rien que sur des animaux
1 texte issu d’un concours, avec comme héroïne : une adorable marguerite
200 pages environ (un peu moins je crois au final)
12 euros (à confirmer)
Format A5 (14,80 cm X 21 cm), imprimé sur du papier bouffant 1.5, crème, 80g/m
Au menu, les titres de mes textes… clic ici

Voici le titre et la couverture que j’ai imaginés … il y a aura le logo d’Atramenta bien sûr.

couverture3

La prochaine question est de savoir si je précommande 25 exemplaires ou plus ? Pour ceux qui me suivent depuis un bout de temps, vous savez que j’ai déjà utilisé le système de souscription. C’est une procédure qui permet de vendre mon livre avant l’impression. Ainsi, je regroupe les commandes et puis je lance la demande d’impression en quantité. Cela me permet d’avoir une réduction et donc, dans ce cas présent, de pouvoir récolter un peu plus d’argent pour le CREAVES de l’Aquascope de Virelles :-)

Plus j’ai de commandes, plus la réduction est importante… (25, 50, 100, 250,…)

Pour plus d’infos, envoyez-moi un mail ou postez un commentaire sous cet article.

Projet recueil n°3 : encore des zanimos !

Pour mon projet de recueil de textes n° 3, j’ai créé une nouvelle page sur mon blog, c’est ICI

Cette page sera consacrée à chaque nouveau projet d’écriture. Je suis motivée pour compiler, créer et terminer ce nouveau recueil de textes. Après, peut-être que j’aurai envie de changer de style et de me pencher sur mon roman écrit en juillet… qui sait ? :-)

Et je viens d’ouvrir une nouvelle catégorie pour suivre, presque au jour le jour, l’évolution de ce projet.

En ce 24 septembre, j’ai choisi le thème de ce recueil : animaux ! Eh oui, encore et toujours les bêbêtes… pour ne pas que mon livre soit trop gros, j’ai dû couper dans le nombre de textes. Étant donné la qualité du papier (bonne qualité, comme j’aime, agréable dans les mains, au toucher et à la lecture, papier bouffant, couleur crème), si je gardais mon idée de départ, cela faisait plus de 300 pages pour 2,2 cm d’épaisseur… même si ce nouveau livre sera différent des 2 autres recueils par son côté « pédagogique » où j’explique mon travail d’écriture, la plupart des nouvelles sont pour les enfants et donc je ne veux pas d’un livre trop gros, mais plutôt petit et pratique.

 

L’ours colère

Je joue avec Tisser les mots, avec sa proposition numéro 65 :-)

L’ours colère

Dans un hôpital pour enfants, une fillette de 5 ans annonce à l’infirmière du matin venue lui prendre sa température que l’ours colère lui a parlé cette nuit. Il lui aurait dit que c’était bientôt la fin. L’infirmière pense tout de suite que l’enfant délire. S’il est vrai que Charlotte fait un peu de température aujourd’hui, les brûlures à son bras gauche et à sa main droite sont moins vives, la peau pique moins et les plaies deviennent moins laides. L’enfant va même pouvoir bientôt rentrer chez elle, si la fièvre n’est pas annonciatrice d’une infection ou d’un vilain virus.

Pour égayer un peu la salle des grands brûlés, des ours polaires ont été peints sur les murs. L’artiste, un infirmier aux multiples talents, a fait des ours souriants, avec de grands yeux malicieux et des visages ronds. Le peintre les a imaginés dans un paysage de glace avec des icebergs et bonhommes de neige. Les ours sont joyeux, ils font du toboggan sur une petite montagne, des galipettes pour les oursons, ils pêchent le phoque dans un trou de banquise, ils se reposent dans un igloo rigolo… Il y en a même un qui a été construit en 3D : quand on serre sa patte et qu’on dit « bonjour », une petite porte au ventre de l’ours s’ouvre et libère une glace à l’eau au parfum fruité.

Les enfants aiment bien ces dessins, ils pensent un peu moins à leur douleur, surtout quand ils mangent la glace et qu’ils jouent à « cherche et trouve » l’intrus : un ours blanc aux pattes brunes et aux yeux de panda a été dissimulé quelque part.

Charlotte a passé la matinée de la veille dans cette salle de jeux, avec d’autres enfants. Elle a donc côtoyé durant deux heures ces grands mammifères blancs et tout cet univers rafraîchissant.

coloriage oursUn infirmier, celui qui passe le soir et qui lui prend ses derniers paramètres de la journée, arrive. Pendant qu’il prend note de tous les chiffres qui montrent que Charlotte guérit lentement mais sûrement, cet infirmier lui raconte une petite histoire pour l’apaiser et la préparer au sommeil. Lucas, cet homme jovial et dynamique, fait ça avec tous les enfants de son service. Il met un peu plus de temps que ses collègues à faire son travail, mais on ne le rouspète pas, car les petits patients passent de meilleures nuits, plus sereines, plus tranquilles, grâce à lui. Lucas est aussi un artiste, c’est lui qui, quotidiennement, avant de commencer son horaire de nuit, rajoute un petit détail aux illustrations qui égaient son service : une étoile supplémentaire dans un coin, une oreille à un ourson qui est dissimulé derrière un glaçon, une tache brune qui entoure un œil, puis un autre, sur l’ours « intrus », une queue de phoque qui apparaît discrètement dans un nouveau trou sur la glace,… Lucas adore son métier et ne compte pas les heures supplémentaires. Ses journées, et ses nuits, sont variées et bien remplies. Les sourires des enfants valent pour lui les plus belles récompenses.

Alors, quand l’infirmière du jour lui passe le mot sur Charlotte et son ours colère qui lui a parlé la nuit en rêve, Lucas décide de changer son histoire du soir en séance de discussion. Peut-être la petite Charlotte ressent-elle de la colère mais qu’elle n’arrive pas à bien l’exprimer.

— Bonsoir Charlotte. Virginie m’a dit que l’ours colère t’a parlé la nuit dernière ? Peux-tu m’en dire un peu plus sur cet ours ? lui demande-t-il en souriant tout en ôtant son pansement pour vérifier l’état de la cicatrice à sa main.

L’enfant a un regard triste. Voilà près de dix jours qu’elle est là, dans cet hôpital, loin de sa maman qui travaille trop et qui ne sait pas rester avec elle, loin de son papa qui a horreur des hôpitaux et qu’elle n’a pas revu depuis son admission dans cette unité, loin de Igor, son labrador, son meilleur ami, son confident. Alors, d’une toute petite voix tremblante, Charlotte ouvre son cœur à Lucas, cet infirmier sympathique qu’elle voit depuis 5 soirs de suite.

— J’ai un chien, il s’appelle Igor. Avant, j’avais aussi un chat, Gribouille, mais un jour, il est parti et n’est plus jamais revenu. J’ai rêvé de Igor. J’aime mon chien, il me manque. Je veux le revoir.

— Oh ! Je comprends. Igor doit être gentil avec toi. C’est un petit ou un grand chien ? De quelle couleur est-il ?

— Il est grand, maman dit qu’il est un peu gros, c’est comme l’arbre à eau.

— Un arbre à eau ? répète Lucas qui croit avoir mal entendu.

— Oui, l’arbre à eau. Il est blanc, mais pas comme la neige, pas comme un ours colère, il est plus jaune. Mais pas jaune comme de l’or, plus clair.

Lucas ne comprend pas de quelle race est ce chien ni d’où vient cet arbre à eau, mais il pense avoir compris d’où vient l’ours colère.

— Un chien blanc-jaune pâle. Je vois. Un grand chien. Un gentil chien. Mais dis-moi princesse, dirais-tu que Igor est aussi grand qu’un ours polaire ?

— Oh non, les ours colères sont beaucoup plus grands, Igor est plus petit. Igor est un chien. Pas un ours.

— Ah oui, tu as tout à fait raison. Et que faisait Igor dans ton rêve ?

— Il était avec les ours blancs. Il devait retrouver le petit ours qui a les pattes brunes. Car sa maman l’attendait à la maison, dans son igloo. Igor et moi on joue souvent à cache-cache. Il est trop fort. Il est le meilleur. Il me trouve tout le temps. Dans mon rêve, il a tout de suite trouvé l’ours aux pattes foncées. Mais la maman de l’ours, la grande ourse colère, n’était pas contente qu’il était parti. Elle lui criait dessus parce qu’il avait sali ses pattes. Elle lui disait qu’il devait faire plus attention, qu’elle n’était pas là tout le temps pour voir les bêtises qu’il faisait.

Charlotte continuait d’expliquer son rêve avec tant de détails que Lucas comprit immédiatement ce que ressentait la petite fille. Charlotte se sentait coupable d’avoir voulu préparer toute seule le thé du petit déjeuner et de s’être brûlée avec la bouilloire ; elle pensait qu’elle était punie et qu’elle méritait que sa maman ne vienne pas la voir à l’hôpital parce qu’elle avait fait une grosse bêtise. Dans son rêve, la maman ours était en colère contre son petit, car il s’était sali les pattes en tombant dans de la boue.

— Tu sais Charlotte, cet ours blanc aux pattes brunes, il existe vraiment. Et ce n’est pas de la boue qu’il a sur lui. Il est différent, c’est tout.

Lucas expliqua à l’enfant que les prizzlys étaient un mélange entre un ours polaire qui est blanc, et un grizzly qui est un ours brun. P comme Polaire et le reste vient du mot « grizzly ». Un nouvel ours, différent, mais qu’on allait apprendre à découvrir et qu’on aimerait comme les autres. L’infirmier lui montra également que ses bras à elle étaient différents, mais que ce n’était pas pour autant que sa maman ne l’aimerait plus.

A cet instant précis la porte de la chambre s’ouvrit et Elizabeth, la maman de Charlotte, entra avec une petite valise en main.

— Voilà mon poussin. J’ai pu me libérer à mon travail, je viens dormir avec toi, et normalement, on pourra même rentrer ensemble demain ou après-demain à la maison. Ça c’est une bonne nouvelle, non ? lui dit-elle en l’embrassant.

Charlotte ne faisait plus de fièvre et elle sécha très vite ses larmes quand sa maman lui montra sur son gsm une vidéo d’Igor qui dormait sur son lit, dans sa chambre, à la maison. Il l’attendait.

— Un labrador, mais oui évidemment, dit Lucas en se frappant gentiment le front

« Labrador, L’arbre-à-eau… logique, non ? Comme ours polaire, ours-colère, comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ? » se dit-il en notant dans un petit carnet que le prochain dessin qu’il rajoutera sur un des murs de la salle de jeux sera un arbre dont les feuilles seront des gouttes d’eau.

Sur la page suivante du carnet, Lucas y inscrivit tous les mots qui pouvaient ressembler, phonétiquement à OURS POLAIRE :

ours peau l’air – ours Paul air – bol d’air – colère – plaire – pair – plaie – polar – loir – peau claire,…

A cette allure, Lucas n’avait pas fini d’embellir les murs de l’unité des grands brûlés :-)

Telle mère, telle fille ?

Je me souviens d’une réflexion que je me suis faite quand mes enfants étaient âgés de 6 et 8 ans : est-ce que je vais un jour pouvoir partager l’une de mes passions avec eux ?

J’adore marche, j’adore observer la nature, les oiseaux principalement, mais aussi tous les autres animaux sauvages, et avec appareil photo en mains. J’aime aussi beaucoup lire, bien sûr, mais aussi écrire quand l’envie m’en prend :-)

Durant nos vacances, il y a quelques années, j’ai eu l’envie de « mélanger » mes enfants, de les secouer pour voir si l’un d’entre pourrait en ressortir et avoir les mêmes envies que moi car, en effet : mon fils adore marcher, mais il n’est pas patient pour l’observation, les animaux l’intéresse que moyennement, il lit trop vite et n’aime pas écrire. Et ma fille adore les animaux, mais déteste marcher, veut bien observer mais faut que ça soit devant elle et qu’on ne reste pas « planté là comme une statue » et elle aime bien la photo mais n’écoute pas les conseils ou ne lit pas le mode d’emploi.

Mais à présent, oui, ça y est, puis-je espérer ? Notre puce qui grandit (10 ans) aime lire, si si, peu importe le support mais faut que l’histoire l’intéresse rapidement, de préférence avec des animaux (ouah, elle tient vraiment ça de moi ha ha) et depuis peu, elle s’est attardé sur un texte de sa propre invention, suite au concours dont je vous ai parlé (Plumes et Talents). Comme elle a eu une période où elle dessinait les personnages de ses BD préférées, je l’encourage donc maintenant à créer sa propre BD à partir de ses mots, de son histoire et de ses photos ou de ses dessins… mais ce n’est pas encore ça (rires)… faut pas trop en demander quand même haha

Mais qu’est ce que j’ai aimé l’aider à travailler sur la fin de son texte, je lui donnais les idées, lui suggérais une piste, etc. C’était vraiment chouette.

Du coup, je pense que je vais programmer un jeu d’écriture par mois, pour elle, pour moi, pour vous, que je mettrai ici sur mon blog.

Et puis, petit clin d’oeil à ma môman : pourquoi pas un jour imaginer une histoire à trois générations : grand-mère, mère, et fille ? des mots, des photos, des dessins à 6 mains !

Bernard Friot, histoires à jouer

Suite au petit concours d’écriture lancé par les éditions Plumes et Talents, j’ai voulu inventer un nouveau texte, pour le plaisir d’écrire quelque chose de court et de fantaisiste.

2015-10-03 14.02.26La coincidence a d’abord voulu qu’en allant sur le site de Bernard Friot, je tombe sur la bande annonce qui invite les visiteurs à découvrir les différentes rubriques, et j’y lis mon pseudo ! Ah oui ! Je me souviens, il y a quelques années, j’avais reçu des éditions, la boîte à Fabrique à Histoires de cet auteur… et que sur ce site, je m’étais amusée à y insérer deux ou trois petits textes imaginés à partir d’un ou plusieurs ingrédients de cette fameuse boîte. J’ai voulu la réouvrir (en effet, elle me donne pas mal d’idées), car suite au déménagement, elle était bien sûr dans l’une des dizaines et des dizaines de caisses de livres, puis je suis tombée sur ce lien (clic sur l’image)

histoire a jouer bernard friot2 ans et demi après sa Fabrique à Histoires, Bernard Friot remet ça : il joue avec les mots et propose à ses petits lecteurs d’en faire tout autant.

J’ai un peu l’impression que j’ai dormi durant ces quelques années où je n’ai pas écrit car je n’ai pas ce livre ! Mais sur le site, vous trouverez un lien pdf qui vous donne un aperçu de ce que vous pourriez trouver à l’intérieur. Entre autres, dès le début, une invitation à inventer une histoire d’après un choix d’une liste de mots…

Alors, c’est ce que j’ai fait. Parmi plusieurs personnages, lieux et actions, on peut en choisir quelques-uns… voici mon histoire avec les mots piochés PAS par hasard :)

un rat blagueur – un gardien de zoo – la salle d’attente d’un dentiste – cuisiner – inventer

– Pffff, ce n’est pas possible ! Mais dans quel monde vit-on ? Après vingt ans comme gardien de zoo dans ma ville, on m’envoie à la pêche au rat ! Qu’est-ce qu’un rat, aussi spécial puisse-t-il être, ferait dans un zoo ?

Victor, le gardien de zoo, est fâché, et aussi un peu en colère. Même s’il apprécie le fait qu’on lui fasse suffisamment confiance pour le libérer de son poste de gardien afin qu’il parte à la recherche d’un animal supplémentaire pour remplir le zoo, il ne comprend pas pourquoi un bête, un minuscule rat, est l’objet de toutes les attentions de la part du directeur du zoo. Un rat, c’est petit, c’est moche, et ça ne donne vraiment pas envie de l’admirer, que du contraire, un rat, c’est répugnant !

– Et puis, même s’il existe de gros rats, allez-y pour trouver Le Rat que le patron veut absolument dans cette grande ville ! Autant chercher une aiguille dans une botte de foin !

Aux dernières informations, le rat en question, a été vu traînant près des poubelles de la Rue des Souvenirs. S’il était fiché à la police, sa description serait brève : rat de taille moyenne, de couleur grise, avec une longue queue rose et des moustaches crollées. Signes distinctifs : oreille gauche déchirée et des dents ressemblant étrangement aux petites dents d’enfants humains !

Mais ce dernier détail, pourtant très important, n’est visible que si le rat… sourit !

Victor, armé de ses supers lunettes magiques qui lui font voir le moindre animal en fluorescent, explore les trottoirs, fouille les poubelles, se met à quatre pattes pour triturer le moindre trou de souris à la recherche du fameux rat. C’est quand il est dans cette ridicule position, le derrière en l’air, les genoux à terre, le visage contre le trottoir, qu’il entend cette petite voix chantante :

– Un gardien, c’est trois fois rien, un zoo, c’est pas rigolo.

– Qui va là ? demande Victor d’un ton mécontent. Montre-toi fripouille.

Il n’est pas sûr que ce soit le rat, mais comme son chef lui a dit que c’était un rat très spécial, après tout, pourquoi pas ? Ce ne serait pas le premier animal à parler dans le zoo, mais un qui fait des rimes, ça c’est plutôt nouveau.

Victor tend l’oreille, tourne la tête rapidement dans un peu toutes les directions. Il voit des taches fluorescentes un peu partout à cause des chiens qui se promènent, des chats qui cherchent la confrontation avec ces chiens, mais aussi d’autres petits animaux qu’il n’a pas identifié tellement il tourne sa tête trop vite. Il la tourne si vite qu’il a droit à :

– Tourne, tourne, petite tête, file, file, que t’as l’air bête…

Cela en est trop pour Victor qui est à deux doigts de dégobiller. Tout à coup, il devient blanc comme un linge. Il s’assied à même le trottoir, près d’un coin où peu de monde le verra s’il doit vomir son petit déjeuner. Il n’identifie pas  l’immeuble qui lui sert de toilette improvisée, car il abrite en fait un dentiste au rez de chaussée. Et pas n’importe quel dentiste, celui là même qui a reçu le prix spécial des enfants qui perdent leur belles dents de lait. Qu’un dentiste reçoive ce titre est unique, surtout venant de la part des enfants.

S’il ne le remarque pas immédiatement, quelqu’un s’en charge pour lui.

– Eh Oh, soit pas sot. Ne vient pas dégueuler aux pieds de mon dentiste préféré !

Cette fois, notre gardien a aperçu une queue rose fluo au travers du soupirail. Il va faire semblant qu’il n’a rien vu et répond à la petite voix :

– Qui que tu sois, montre toi ! Si c’est des rimes que tu veux, sorts de ta cachette petit morveux !

A ses mots, il entend la voix rigoler. Elle n’a pas l’air de se moquer mais plutôt de prendre cela comme un défi rigolo. Le rat essuie ses pattes sur son tablier, c’est qu’il était occupé à cuisiner, puis se faufile par les barreaux du soupi… rat et lève la tête vers le gardien.

– Mais tu es… tu es…, balbutie Victor à la vue, sans lunettes, du rat.

– Mais qu’est ce que vous avez tous, vilains humains, à me confondre avec cet andouille d’acteur qui joue dans le film « Ratatouille » ? Remets tes lunettes espèce de vilaine belette.

Le rat, qui sait exactement pourquoi Victor est là en ce moment, ne va pas se laisser faire. Après un échange de rimes qui désigne le rat comme grand gagnant, il lui dit :

– Écoute moi bien, petit vaurien, tu ne me prendras pas, foi de rat ! Viens plutôt avec moi, je vais te montrer mon appartement de roi et tu vas vite comprendre pourquoi je ne suis pas à vendre.

Le rat et le gardien se faufilent tant bien que mal dans le labyrinthe caché du cabinet de dentiste. Victor doit rentrer le ventre et se fait aussi petit qu’une souris, ce qui n’est pas une mince affaire quand on mesure près de deux mètres et que l’on pèse aussi lourd qu’un orang-outan.

Mais il y arrive tant bien que mal, et le rat, qui s’est refait une beauté entre deux tournants, apparaît à présent aussi fringant qu’un pingouin. Le poil lisse et brillant, les moustaches crollées mais contrôlées, l’oreille déchirée mais décorée, et le visage… rayonnant !

Si Victor n’avait pas 20 ans d’expérience en animaux en tous genres, il n’y croirait pas. Mais devant lui, se tient un rat plutôt joli qui sourit de toutes ses dents !! Et pas n’importe quelles dents, des dents ressemblants étrangement à celles de nos enfants !

– Eh oui, mon vieux, sois pas peureux, approche toi et rentre chez moi. Cela fait longtemps que la petite souris n’est plus l’unique à récolter les dents des enfants. Quand ils les perdent naturellement, c’est la petite souris qui fait les présents, mais quand c’est un accident, c’est moi, le gentil rat, qui m’en occupe maintenant. Et qui mieux qu’un dentiste pour dresser la liste des enfants qui ont des accidents ? A de rares occasions, je rentre même dans la maison. Le dentiste doit parfois arracher, et moi, j’arrive en courant pour consoler…

Le rat continue ses explications en montrant des photos souvenirs, en désignant les dents abîmées, fissurées, ébréchées, cassées, arrachées. Il a même une vitrine avec celles qui sont colorées : grises, noires ou jaunes.

Victor se demande s’il n’est pas en train de rêver ou si le rat n’a tout simplement pas tout inventé…

A toi d’inventer une autre fin… La mienne se termine ici.

Il en est là dans ses réflexions, quand tout à coup, il croit voir une dent tout à fait particulière. Celle-ci est dans un récipient en verre et trône au milieu de la rangée tel un trophée.

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Je n’ai plus eu possession de la tournure de ce texte rapidement, je ne contrôlais plus des mes dix doigts quand j’ai écrit ça. Mon cerveau était parti sur autre chose, faire plus de croisements entre le rat et Ratatouille, montrer une recette de cuisine spéciale avec des dents au menu, etc… mais mes doigts ont décidé d’un autre texte :-)  Et puis, pour la fin, j’en avais écrit… 3 autres. Mais à chaque relecture, je supprimais, alors je me suis dit qu’il fallait que j’arrête là où j’hésitais.

Texte avec tourisme et bleu

Devoir n°2 pour l’EAD. A partir d’une liste de mots tirée depuis TOURISME et BLEU, écrire un texte.

J’ai toujours rêvé d’un voyage sans doute irréalisable pour moi : les îles des Galapagos. Déjà que je ne voyage pas beaucoup, alors là-bas, si loin de moi, ça tient un peu du rêve. Mais, les rêves, les miens, je les entretiens. Certains songes sont éveillés, quand je me projette volontairement dans cet ailleurs qui m’est inaccessible. Un ailleurs qui se rapproche de moi selon l’intensité et la fertilité de mon imagination.

Aujourd’hui, face à ce ciel immensément bleu, je pense à ces oiseaux fabuleux qui fendent l’air, qui se laissent tomber d’une hauteur extraordinaire – une vingtaine de mètres, pour pénétrer dans la mer. C’est ainsi qu’ils pêchent, à la recherche de leur mets favori : le poisson. Je parle bien sûr de ces fous, ces oiseaux au corps fuselé, nés pour piquer l’océan, les rois des plongeurs. Dans cette famille des fous, il y a, je crois, trois ou quatre espèces. Celle qui attire ma curiosité et qui se rencontre facilement sur ces îles éloignées, c’est celle aux pieds bleus. Une couleur si intense et profonde à la fois sur des pattes ! Indigo, azur ou plutôt tiré sur le vert turquoise, on pourrait se demander d’où leur vienne cette couleur, si c’est comme celle des flamants roses qui se nourrissent de crevettes roses…