Mots piochés dans une grille de mots mêlés

Une idée d’un soir…

Cherchez et trouvez au moins 5 mots dans cette grille de mots mêlés. Et écrivez une histoire. Peu importe l’ordre dans lequel apparaissent les mots, mais ils doivent rester identiques. Pas de conjugaison, de pluriel, etc.

La grille

Mes mots

Jardin
Traquer
Bibliobus
Fleur
Balle
Cresson
Marcheur

Mon histoire

La première fois que je vis cet étrange bus passer au bout de mon jardin, j’étais à mille lieues de m’imaginer où tout cela m’emmènerais ! C’était en hiver. Confortablement installée dans le fautuil de mon salon, je lisais un roman policier humoristique, face à la fenêtre. Face au jardin. Je souriais intérieurement, car dans mon livre, il était question d’une fleur exceptionnelle qui ne s’ouvrait qu’en hiver. Une fleur bleue, minuscule, aux grands pouvoirs. Méconnue tellement elle était ridiculement minuscule, elle n’en était pourtant pas rare. Mais quel jardinier allait s’amuser à ramper à quatre pattes dans son jardin détrempé par la neige ou par la pluie grésille ? Moi. Je ne suis pas du tout jardinière. Je n’ai pas la main verte, mais je sais encore m’émerveiller de chaque trésor de la nature. Et, quand j’étais allée rechercher la balle du chien du voisin qui était arrivée dans mon jardin, je l’avais vue. Je les avais vues. Elles étaient une poignée. Dix ou douze. Groupir. Rassemblées près du carré de cresson qui viendrait au printemps prochain.

L’un de leurs pouvoirs, est l’équivalent d’un somnifère puissant. Très puissant. À endormir un éléphant. Un éléphant, pas un cheval. Dans mon bouquin, un policier rigolo, un des personnages a utilisé cette fleur pour endormir son facteur. Il était tombé raide dingue de ce facteur et voulait rejouer la scène du baiser qui réveille. Il croyait vivre un véritable conte de fées. Malheureusement, dans sa hâte, l’amoureux a laisser mijoté un peu trop longtemps les pétales de cette minuscule fleur, et le somnifère s’est transformé en poison. Le facteur, ancien marcheur décoré, en est mort et le coupable a eu beau lui donner tous les baisers les plus sincères, les plus fougueux, les plus passionnés, il ne réveilla pas son facteur charmant.

J’avais levé la tête à ce passage, projetant mon regard à ces fleurs qui somnolaient au fond de mon jardin, quand j’avais vu le bus passer dans la rue. Un bibliobus. Le premier. J’habite un quartier très sympa, verdoyant et calme, éloigné de tous commerces et de la bibliothèque communale la plus proche. Ce bibliobus était une belle idée pour moi qui dévore les bouquins à la vitesse de la lumière.
Il ne passait qu’une fois par mois. J’avais droit à emprunter sept livres en une fois. Je prenais mon temps. Le chauffeur et bibliothécaire était aussi craquant que le facteur dans mon livre. Allais-je traquer le chauffeur craquant et croquer au fruit interdit ?

J23, on y croit !

Grrr, mon amoureux est venu casser ma belle lancée d’écriture du matin. Je suis fâchée. Bon, faut l’excuser, il est malade, le pauvre petit chou !

Cri du cœur d’une nanoteuse explosive (rires).

Blague à part. J’ai bien avancé, oui. J’ai réussi à faire une pause dans l’histoire pour pouvoir mieux poursuivre. C’est étrange comme sensation, comme ressenti : grâce à la magie, on peut vraiment faire tout et n’importe quoi. En fâcheuse position, nos amis (l’héroïne, son grand frère et leur mère) sont revenus à la maison. Là, ils ont pu se reposer et cela m’a permis de mieux réfléchir à la suite de l’histoire. C’était donc une pause dans l’histoire comme dans ma tête. Cela va permettre à mes héros de réfléchir à un plan, tout comme moi.

Hélas, dans la dernière aventure, le grand frère a mangé un champignon qu’il ne devait pas, il en a attrapé tout plein de boutons. Et comme l’histoire se passe en hiver, atchoum ! il a pris froid. Un peu à la manière de la BD « Benoît Brisefer », j’ai dû lui faire perdre toute sa force et toute son énergie, car il prenait un peu trop de place par rapport à sa sœur ! Une chose de réglée ;-)

Ma petite héroïne, aidée de son ami l’oiseau chanteur et d’un « Maître des Livres » extraordinaire, va repartir dans le Monde des Nuages affronter un terrible ennemi qui ne maîtrise pas sa magie (effet secondaire dû à un vieux sort qu’il a subi autrefois). Maintenant que j’écris ça, je crois que je vais écrire un gag sur cet ennemi, pour qu’il soit plus consistant, pour qu’il ai plus de personnalité… Bien sûr, sa quête initiale : sauver des animaux, reste la même. Toutefois, elle va réaliser, du haut de ses huit ans, qu’un plan, ça peut foirer, que des objectifs, ça peut changer et donc qu’une quête peut aussi ne pas être ce qu’elle pensait au départ.

Histoire à suivre ;-)

Vu la longueur de mon histoire actuellement, je crois que je vais devoir changer l’âge de ma petite héroïne et donc certains passages, car ça ne va pas aller pour les jeunes lecteurs (trop long).

L’épouvantail, le tournesol et la mésange

Voici mon petit texte d’après ma liste de ce mot choisis hier. Le thème des fantômes n’est pas trop respecté. Mais il y a une gentille et adorable créature à la fin :-) Si l’inspiration revient, j’écrirai un autre texte d’après cette même liste de mots en essayant de mieux coller à l’ambiance que j’ai suggéré.

C’est l’histoire d’une petite graine qui avait un grand projet : faire de sa vie, une aventure extraordinaire.

Fleur, Tournesol, Plantes, Jaune

Arrière-petite-fille d’un tournesol géant, la petite graine avait comme marraine une mésange et comme parrain le vent du sud. Elle aimait se planter dans un sol gorgé de soleil, germer dans une terre remplie de rire et de musique et pousser près d’un épouvantail. Les épouvantails étaient ses amis. Mais cette amitié n’était pas toujours réciproque, car si la petite graine devenue grande adorait attirer abeilles, bourdons et oiseaux, le job de l’épouvantail était justement tout l’inverse : repousser toutes ces bestioles, surtout les plus grandes, ailées.

Au vu de son rang et de sa destinée de tournesol géant, la petite graine aimait embêter son « ami ». Poussant lentement mais sûrement tout contre lui, lui faisant de l’ombre, anéantissant à zéro tous ses efforts, le pauvre épouvantail ne savait plus vers quel vent se tourner. D’un côté, il aimait bien cette « petiote », elle devenait de plus en plus jolie avec ses pétales de différentes nuances de jaunes. Avec elle, ses rêves prenaient des teintes de citron, de blé, d’ambre, de champagne, de maïs, de poussin, de bouton d’or, de safran, d’impérial, de chamois et même de miel, de banane ou de canari. Quand le parrain de la petiote, le vent du sud, venait lui rendre visite, il s’efforçait de bouger le plus possible, c’était un peu sa façon à lui de l’accueillir.

Dessin Animé, Bande Dessinée

Mais voilà, depuis la fin du mois, son amie n’était plus. Après avoir germé, poussé, grandi et atteint la taille respectable de trois mètre trente-trois, après lui avoir donné mille rêves colorés, après lui avoir fait fondre son cœur de paille, l’épouvantail s’était réveillé un jour avec des pétales jaune olive, tout mous, tout flasques sur son chapeau brun chocolat. L’ensemble ne se mariait pas.

Une mésange, la marraine de la petite graine-qui-n’est-plus, passa un jour par là. C’était une marraine spéciale, une fée comme on en fait plus. Habillée de bleu, de jaune et de violet, le petit oiseau fit plusieurs allers-retours entre le cœur du tournesol et les poches de l’épouvantail. La fée marraine, à chaque fois qu’elle déposait un petit bout de son amie dans l’une de ses poches, se grattait la tête avec une patte. Chaque graine ainsi déposée était enveloppée d’une poudre magique, tantôt jaune, tantôt bleue, tantôt violette. La graine sentait la mésange. La mésange sentait l’épouvantail. L’épouvantail sentait la graine-de-mésange.

Après plus de treize trajets du petit passereau, les poches de l’épouvantail étaient gonflées d’une amitié nouvelle à renaître. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, l’épouvantail se senti pousser des ailes ! Et comme si cela n’était pas suffisant, sa figure de paille se transforma elle aussi pour devenir un cercle alvéolé de brun : un nouveau cœur de tournesol, un cœur géant !

La fée-marraine-mésange ne savait jamais par avance en quoi allait se transformer ses graines-filleules. Elles avaient toutes des rêves différents. Cette amitié entre un tournesol et un épouvantail n’était pas nouveau, mais de mémoire de mésange, c’était la première à être aussi forte et étrange. C’est donc avec émerveillement et joie non dissimulée qu’elle découvrit la créature prendre forme devant elle :

Un épouvantail avec une tête de cœur de tournesol, des ailes bleues, jaunes et violette de mésange (elle ! elle !) et un corps jaune safran.

Quand la créature ouvrit la bouche pour exprimer sa joie, il chanta comme un canari la plus belle des mélodies du bonheur. Son régime alimentaire était encore une énigme, car il aimait aussi bien les maïs que le blé ou le miel ! Il appréciait aussi la pluie, mais pas n’importe laquelle : celle qui faisait tomber des zestes de citrons. Enfin, quand il battit des ailes pour s’envoler et flirter avec les nuages, il vit que ses plumes étaient gorgées de poussière d’or !

La fée-marraine-mésange était fière. Aucune autre créature ne lui ressemblait et elle était sûre qu’elle allait gagner au concours d’Halloween, du monstre le plus joli, tendre et affectueux.

Le tout à présent était de lui trouver un petit nom…


Les images proviennent du site Pixabay. J’ai juste rajouté un filtre rouge sur la mésange bleue pour lui donner une coloration violette sur ses ailes.


Inspiration pour les différentes teintes de jaune et l’épouvantail

Romans lus :

  • Les maîtres de la lumière, de Jacques Anquetil
  • Le château de Hurle, de Diana Wynne

Vivre dans un autre monde

Voilà, je reviens avec un « petit » mot à propos de mon week-end d’écriture… oooh c’est déjà fini, snif, snif.

Stéphane Van Hoecke, conteur et animateur d’atelier pour ces 2 jours est à connaître ! Il sait échauffer notre imaginaire, nous fait travailler sans en avoir l’air, et avec ça, toujours dans la bonne humeur, bref une ambiance extra ! Avec moi, il y avait 7 autres participants, de toute âge, d’horizons différents. Comme Stéphane jouait le jeu avec nous, ça a donné 9 imaginaires, 9 écritures, 9 styles, 9 villages tous différents mais oh ! combien intéressants.

Durant 2 jours, j’étais ailleurs, complètement plongée dans mon village. J’avoue en avoir rêvé la nuit de dimanche à lundi et que même la journée du lundi me fut un peu bizarre. Il me reste donc une chose à faire : le terminer. Oui, continuer à construire ce village bizarre, avec ses histoires et ses personnages, faire monter la sauce pour qu’elle prenne bien afin qu’un jour, je puisse vous la servir sur plateau de mots.

Alors, pour vous donner un peu l’eau à la bouche, je vous retranscris ici, mes premières idées quant à la consigne suivante :

Dans mon village, il y a :

  • un puits interdit
  • une fontaine orange
  • l’Impasse des Mésanges
  • un arbre aux branches immenses
  • une épicerie tenue par un ancien détenu
  • un facteur sourd qui cultive des crevettes
  • un cimetière d’animaux
  • et il y aura aussi ça (voir photo ci-dessous)

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Et bien d’autres choses encore, mais chuut, je ne vais pas trop en dévoiler pour le moment…

Plongée dans un univers ailleurs, j’ai beaucoup rigolé durant ces 2 journées, j’ai aussi cogité, et j’ai même failli pleurer (de tristesse). J’ai été emmenée dans des mondes extraordinaires, j’ai été étonnée, surprise, embarquée. J’ai écouté, j’ai aimé, j’ai été transportée.

Il me faut à présent revenir à la réalité… mais je peux toujours rêver, de temps en temps…