Orange bonheur

Prenez une orange, un peu de bonheur, mélangez le tout et vous obtiendrez un texte comme celui-ci… ou un autre, si cela vous tente.

L’âne qui finissait ses jours était couché dans la grange. Il était grand et vieux. Tout de brun vêtu, il aurait pu passer pour un âne ordinaire, sauf qu’à la place de ses oreilles, se dressaient deux nageoires ! De sa naissance et jusqu’à son sixième anniversaire, personne n’avait compris pourquoi cet âne aimait tant l’eau. Il pouvait passer des heures dans la rivière, sans jamais refroidir, se lasser, se blesser ou boire la tasse. Au début, ces excroissances auraient pu passer pour des oreilles un peu bizarres, mais plus il grandissait, plus elles se développaient ! Si bien qu’à sept ans, quand la croissance de l’âne était terminée, il avait sur la tête des ailes de poissons si grandes que s’il n’était pas si gras, il aurait pu s’en servir pour voler dans les airs ou nager dans la rivière. Il ne savait même plus comment les ranger. C’était le Jumbo de la prairie.

Et Jumbo avait d’autres particularités : il aimait trotter dans une flaque de boue au citron,  se rouler en plein sur des brins de muguets, et faire des nœuds dans les carottes rien qu’avec sa langue ! Ah ! Notre Jumbo, c’était un sacré numéro. Et en ce moment, il est sûrement occupé à transmettre sa recette du bonheur à ses nombreux petits enfants.

JAMADROU a joué le jeu, elle a écrit un poème avec mes 18 mots ! clic ici, et découvrez son beau poème. Merci Jamadrou.

Que peut-on faire avec les mots « soldat » et « mauve »

Toujours dans le cadre de mes cours d’écriture créative par correspondance, voici 2 petits bouts de texte que j’ai écrit à partir des mots
« soldat » et « mauve« 

Dans le salon des frères Dalton, il y avait un petit veau qui dégustait de la guimauve. Averelle qui a toujours faim, s’écrie aussitôt « à table ! » quand il a vu le veau. Mais ses frères ne sont pas du même avis que lui. Alors que l’un préfère un veau au goût de dattes, un autre qui n’aime pas la viande, a envie d’un thon. Le dernier, qui a l’estomac dans les talons, n’est pas sot : il dit qu’il faut d’abord saler le veau, dans la salle des aveux, avant qu’il ne se fasse piquer par ce taon volant. Mais Averelle qui n’écoute déjà plus, se dirige vers l’animal. Il met le veau KO au sol grâce à un coup de sole bien placée ! Bravo Averelle ! Et de fait, tout le monde est content, même le mangeur de poisson…

  Bout rimé avec les mots « soldat » et « mauve »

 « Petit bouton, j’ai le bourdon. Dessine-moi donc un mouton en coton dans le salon, sans pantalon mais avec un caleçon qui mange des croûtons en regardant à la télévision des étalons se disputer un thon avec des chatons. »

« Un mouton ? Et pourquoi pas un lion ? Un fauve qui mange de la guimauve ça rend chauve et le niveau du cerveau descend jusque dans le caniveau. »