Le conte du Tigre et du Chat

Après avoir détourné un conte avec Christian, j’ai adapté à ma voix un autre conte avec Chantal.

(C’était en aout 2018. Mise à jour de l’article avec le fichier audio joint en fin d’article)

J’ai choisi le conte du Tigre et du Chat de Eitaro Oshima.

Savez-vous pourquoi les tigres ne grimpent pas aux arbres comme les chats ? C’est toute une histoire :-) ! Et je vais essayer de l’enregistrer sur un fichier audio pour vous. En fait, j’aimerais bien essayer de faire une sorte de petite vidéo avec des images que je peux trouver sur le net et avec ma voix en arrière plan qui vous raconte l’histoire, sans livre bien sûr, « mon conte », ma version, mon adaptation, mes intonations, mes images orales. Car me filmer moi, c’est encore autre chose… faut pas pousser bobonne dans les orties comme on dit !

Dans l’attente de faire la vidéos avec les images, voici déjà ma voix. Augmentez le volume pour bien m’entendre. Merci.

Je vous dis … à bientôt !

Adapter à sa sauce un conte zen

Connaissez-vous l’histoire de « La plus mignonne des petites souris » ?

Peut-être avez-vous lu  » La jeune fille taupe » ?

Ce conte connait plusieurs titres. J’en ai donc deux versions à la maison. La première provient d’un livre qui recueille plusieurs histoires du Père Castor, avec de jolies illustrations douces et poétiques, de 1995. La seconde je l’ai lue dans un autre recueil : La grue cendrée, les plus beaux contes zen, de Henri Brunel, en 1990.

Et si nous imaginions ce conte, mais à notre sauce ?

Comment faire ? Prenons l’essence-même de l’histoire. Qu’avons-nous ?

Une famille aisée. Une fille à marier. Son père qui veut le meilleur parti pour sa fille. Des prétendants différents, avec leurs forces et leurs faiblesses et une fin qui explique qu’il ne faut parfois pas chercher bien loin pour trouver le bonheur ou le meilleur.

Cela vous tente-t-il de trouver de nouveaux personnages, de chercher Le meilleur prétendant pour votre jeune héroïne ?

Vous avez plusieurs choix :

  • Changer de personnages héros, d’autres animaux
  • Écrire l’histoire avec des humains
  • Changer le sexe du personnage principal, donc trouver une femme/femelle pour l’enfant à marier
  • Déplacer l’histoire dans un autre univers (futuriste, moyen-âge, monde parallèle…)
  • Changer d’environnement (centre-ville, dans un château, dans une forêt…)
  • Écrire le passé du père ou un événement passé de l’enfant
  • Changer de fin, soyons fou/folle, l’enfant ne veut pas se marier parce que…

À vos rêves, à votre imagination…

Prêt.e ? Écrivez 😊

Le loup masqué, atelier d’écriture

Encore un petit texte écrit après un atelier d’écriture à distance via l’application zoom, et avec Christian Schaubroeck.

Je dois préciser que j’ai écrit cette histoire une semaine après l’atelier. Durant l’atelier, j’étais partie complètement ailleurs. La consigne était d’écrire un conte à partir du point de vue du méchant d’un conte traditionnel. Immédiatement, j’ai pensé au conte « Le loup et les 7 chevreaux », mais pour une raison que j’ignore, je suis partie sur « Le vilain petit canard », où il n’y a, à priori, pas de véritable méchant. Je n’ai pas terminé cette histoire, car je me suis retrouvée coincée, à ne plus savoir comment développer mon texte.

Si l’envie me prend, je terminerai la première histoire et la partagerai ici.

Le loup masqué

Voilà presque deux mois que le loup est confiné dans son bois. Depuis l’annonce de la pandémie, il pense être atteint de folie ! Il a peur d’attraper la maladie et, pour l’anniversaire de sa mère, de ne plus être en vie. Alors, il a décidé d’appliquer, à son niveau, les mesures de sécurités qui ont été recommandées pour les Pasbeaux, ces vilains humains, ces idiots de voisins.

Hélas, la faim arrive sans crier gare. Voilà deux mois, depuis le confinement, qu’il n’a plus mangé d’enfant, il commence à en avoir marre. Pour ne pas tourner en rond et surtout pour changer de la nourriture de cochon, sa maman l’envoie immédiatement chez sa mère-grand pour lui apporter un masque et des gants afin qu’elle aussi puisse se protéger du virus, sans être contaminée. Trop heureux de se dégourdir les pattes, le loup accepte la mission avec hâte et sans poser de question.

Il est à peine sorti de son territoire (toujours dans la forêt, vous pouvez me croire), qu’il doit se frotter les yeux à la scène qu’il vient de voir. Devant lui, à treize longueurs de queue de souris, il découvre un paradis appétissant et très tentant. Pas moins de sept chevreaux jouent à cache-cache.

– Oh ! La vache, heu, la chèvre ! dit le loup en salivant. J’ai bien l’impression qu’ils sont seuls et isolés, ça va me changer du cochon que maman fait toujours brûler. Oui bon, même si ce sont des sangliers que nous n’arrêtons pas de dévorer, de tendres petits chevreaux, c’est tellement meilleur, surtout avec leur peau caramélisée au beurre salé.

Le loup a une pensée pour sa mère-grand qui ne s’est plus mis de chèvre sous la dent depuis tellement longtemps !

-Il y en a sept si j’ai bien compté. C’est plus qu’assez, on aime bien partager. Il suffit de bien réfléchir, de ne pas être impatient ou trop gourmand, et je vais tous les occire, pense-t-il en rigolant.

Malheureusement pour lui, le loup a été repéré. Trop fort, il a rigolé.

-Eh ! Loup masqué ! T’es pas futé de rire à gorge déployée. Toi qui espères nous manger, c’est raté, lui dit la petite chèvre qui est sorti de sa cachette en prenant la poudre d’escampette.
-Qui te dit que c’est raté, petite effrontée ? grogne-t-il à son encontre en sortant sa montre.

Il est sept heures du soir. Le loup déteste être en retard. Le souper chez lui, vers vingt-heures est servi. Le territoire de la mère-grand n’est plus très loin assurément. Mais s’il doit passer du temps à courir après ces sept garnements, il n’est pas certain d’être à l’heure pour le festin.

-Youh ! hou ! Loup est-tu là ? chantonne un autre petit repas.
-Que fais-tu ? Nous entends-tu ? lui crie un autre avec un chapeau pointu.
-Laissez-moi réfléchir à la façon dont je vais vous cuire, leur répond le loup qui s’est caché à son tour dans un trou.

Le loup et les sept petits s’amusent à jouer au chat et à la souris.

Ce petit jeu se prolonge bien trop tardivement pour le loup qui y songe rapidement.

L’obscurité arrive bien vite dans ce bois enchanté. Le loup masqué abandonne sa mission et pense qu’il est temps pour lui de s’émanciper sans condition. Ce petit jeu lui a ouvert l’appétit. Son ventre crie famine, il se lèche et relèche ses babines. Son masque jeté à terre, il respire un bon bol d’air et bondit sur sa victime sans un cri.

Sa mâchoire se referme brusquement dans un claquement de dents. Il l’a ratée, loupée, il est passé à côté ! Trop futées pour lui, le loup qui n’est plus masqué a abandonné la chasse aux sept petites chèvres. Il n’est finalement pas si bête. Car des amis avec lesquels il pourra jouer durant des années, n’a pas de prix. Jouer ou occire, il faut choisir. Et le loup préfère jouer que manger.

Dans son nouveau territoire, entre celui de sa maman et de sa mère-grand, le loup a beaucoup d’espoir. Pas plus tard qu’hier, il a entendu des cris crever l’air : bientôt, il va pouvoir manger trois petits cochons que leur mère a chasser dans un sermon.

-Hum, de la viande de cochon, c’est trop bon, dit-il en salivant à ses nouveaux amis.
-Nous on préfère l’herbe, allons voir si elle n’est pas plus verte ailleurs, lui répond la petite chèvre, futur tailleur de bonheur.
-Moi, j’aime aussi les fruits d’ici, des fruits, des fruits, encore des fruits, chantonne une autre petite chèvre, future cuisinière.

Et ensemble, ils chantent. La voix du loup est la plus grave, mais dans cette histoire qui n’est pas un conte, ce n’est pas ça qui compte.

Un, deux, trois, promenons-nous dans les bois. (c’est le loup qui commence)
Quatre, cinq, six, cueillir des cerises. (ici, c’est la chèvre, future cuisinière)
Sept, huit, neuf dans mon panier neuf (à ce refrain, le petit chaperon rouge les a rejoints)
Dix, onze, douze, elles seront toutes VERTES comme l’herbe (crie tout sourire la petite chèvre tailleur de rire – et créateur de bonheur)