Nanowrimo J6 : ça s’en va et ça revient

Ce sixième jour d’écriture est sous le signe de l’étrangeté. J’ai commencé tout doucement. Lentement. Quand j’ai voulu intégrer mon jeu d’écriture, j’ai été prise par mon propre jeu.

Explications :

Pour mon 6e jeu, j’avais décidé de prendre un cadavre exquis à partir de mots piochés dans mon livre en cours de lecture. Comme j’avais fini mon livre, j’en ai pris et commencé un autre : La formule préférée du professeur, de Yôko Ogawa. (génial !)

Au moment de choisir les mots (11ème phrase pour le mois de novembre, 6ème mot pour le sixième jour, etc.), ben… j’ai été prise par mon livre et j’ai commencé à le lire, à poursuivre la lecture du chapitre (rires). J’ai lu quelques minutes, jusqu’à la prochaine coupure dans le chapitre. Enfin, j’ai choisi les mots pour mon cadavre exquis.

« À sa manière, le professeur imagina que des carottes lui poussaient sur le dos »

Me voilà bien avec cette phrase. Je n’ai ni professeur ni carottes dans mon histoires. Qu’à cela ne tienne, j’ai quand même réussi à intégrer tous les mots, en deux phrases. Trop forte je suis ! Ha ! Ha !

Mais après cela, encore un petit moment où je me suis retrouvée coincée, ralentie, bloquée. Je regardais le compteur de mots qui n’avançait guère. Mais comme j’étais en avance, j’ai pensé m’arrêter là pour ce matin. Mais bon, quand même, si je veux garder cette avance pour plus tard, quand je me retrouverai vraiment complètement coincée, je serais contente. Donc, je me suis levée, je suis descendue me faire un petit chocolat chaud, j’ai ouvert la porte aux chats (un qui voulait rentrer, un autre qui voulait sortir), j’en ai caressé un troisième qui dormait les quatre fers en l’air dans le fauteuil. 7h50, 15 degrés au salon, Je m’emballe dans une couverture, puis j’allume le chauffage. Réinstallée devant le clavier, j’ai écrit une phrase, puis une autre et ainsi de suite jusqu’à arriver à 1200 mots. Sur 1600, c’était déjà pas si mal. Encore une hésitation. Stop ou encore ? Et puis, bingo, le déclic, je suis partie dans un soupçon de fantaisie, j’ai intégré un peu de magie, de fantastique et là, je me sentais beaucoup plus à l’aise, dans mon élément ! La petite fenêtre avec le compteur des 1666 mots est apparue. Trop tard pour m’arrêter. J’étais partie dans une autre dimension…

Et j’étais partie pour continuer encore, mais il faut bien déjeuner, lancer une lessive, se laver les dents, couper les griffes des chats, etc.

Un petit dessin de la mer que j’ai fait il y a un petit bout de temps. Je vais essayer de croquer un autre personnage pour partager ma progression dans ce défi. Ou de choisir d’autres dessins déjà faits.

Et une capture d’écran du compteur des mots quotidiens, ci-dessous

Nanowrimo J5 : je pleure

On est hypersensible ou on ne l’est pas. J’en suis une. Une véritable madeleine. Non, ce ne sont pas des larmes de crocodile, ce sont de vraies émotions, de vraies larmes qui gouttent le sel, qui étreignent la gorge, qui font couler mon nez !

Cinquième jour Nano, bientôt 10.000 mots et … je pleure. Oui, je pleure car une personne de la famille proche de mon personnage principal est mort. Je l’ai fait mourir. Oui, c’est comme ça. Elle a à peine eu le temps d’exister, que déjà je l’enterre. Mais je vais la faire revivre au travers des souvenirs, au travers la découverte de secrets révélés. Elle ne sera pas morte en vain ! Elle va avoir une place très importante dans le livre. Elle va ressusciter, reprendre goût à la vie et laisser éclater sa joie le temps d’un chapitre ou de deux. Ou de trois peut-être ;-)

Je n’ai pas réussi à intégrer les trois jeux d’écriture auxquels j’avais pensé. Seulement deux et très brièvement. Ils n’ont fait que passer. Mais ce n’est pas grave. J’ai écrit 1684 mots aujourd’hui. Un peu plus, mais j’en ai supprimé aussi. Je n’ai compté que ceux que j’ai gardés. Et comme hier, j’ai eu du mal à atteindre la ligne d’arrivée du jour… Comme hier, je suis retournée en arrière, j’ai relu ce que j’avais écris ce matin, j’ai complété, j’ai changé, j’ai corrigé, j’ai prolongé des passages.

Aujourd’hui, j’ai tourné le dos à ma contrainte, à mes jeux d’écriture. Je dois avouer que le deuxième jeu d’écriture, l’assonance, s’est installé tout seul. Il a changé de voyelle (répété la lettre « i » et non la « e »), il s’est imposé, mais tout naturellement, sans aucun forcing. Et même si j’aurais aimé intégrer le troisième jeu avec la répétition du son « au » ou « eau », je n’ai pas voulu m’imposer cette difficulté non obligatoire.

Nous ne sommes qu’au 5e jour du Nano et déjà, j’éprouve des difficultés à progresser à un rythme constant. C’est-à-dire que le personnage principal prend plus de consistance, son caractère s’affirme, sa vie s’anime (rires). Et j’ai beau respecter mon plan, mon programme, avec les jeux d’écriture, comme je n’avais pas en tête une longue histoire, c’est un peu difficile de tout assembler, rassembler, faire tenir ensemble, que l’histoire tienne la route et ne soit pas (trop) tirée par les cheveux.

Allez, encore une petite photo d’un oiseau de la mer du Nord pour partager ma progression.

Quant au jeu de demain, j’avais prévu un cadavre exquis avec des mots piochés dans mon livre que je lisais : Cachemire rouge, de Christiana Moreau. Mais j’ai terminé ce livre extraordinaire le soir de mon J3 Nano… Je vais donc piocher des mots dans mon nouveau livre en cours de lecture.

Si vous aimez les Histoires de Femmes, de l’évolution d’un métier, de la mode, de la fabrication d’un vêtement, d’un voyage humain, si la question de l’immigration, de la clandestinité vous touche, si vous appréciez les histoires bien écrites, sous forme d’un conte oui, je le prends comme tel, alors, n’hésitez plus, lisez le Cachemire rouge de Christiana Moreau ! Je vous le recommande, un véritable coup de cœur, comme j’en ai beaucoup pour le moment, mais je vous parle brièvement de ce livre, car je l’ai commencé la veille du Nano et je l’ai terminé au tout début de ce défi d’écriture. Il m’a soutenue, m’a portée, m’a fait voyager dans un autre monde… J’en ai été bouleversée, mais admirative aussi.

Nanowrimo J3

Je reste sur ma lancée. Je progresse bien. J’avance à pattes d’Huitrier-pie :-) (c’est le nom du chti oiseau qui est sur la photo)

Je ne sais jamais ce que je vais écrire le matin. Je prends mon plan avec mon jeu d’écriture du jour J. Le jeu, la contrainte est là pour me donner l’impulsion, la pulsion nécessaire aux images qui vont se succéder dans ma tête afin que mes doigts pianotent tout ça et transforment ces images imaginaires en mots, puis en phrases pour former un bout d’histoire.

Mon jeu d’écriture du matin était « décrire la vie et la mort de légumes ou d’un plat dans mon assiette ». Je n’ai pas écrit la vie et la mort de légumes, mais j’ai décrit un plat, en utilisant quelques sens tels le goût, l’odorat, la vue. Je vais pouvoir rajouter des détails, être plus précise. Mais sur le moment-même, avec la suite de l’histoire et la description – succin – du plat, je suis déjà arrivée à mon petit millier de mots quotidien. Je ne veux rien forcer pour coller à la contrainte. Le but, c’est d’écrire. Si je dévie, si je ne respecte pas à 100 % ce que je me suis « imposée », ce n’est pas grave. Ces jeux ne sont que des guides, des amis. Ils me suivent où que j’aille.

Demain, j’ai choisi d’écrire sur ou partir d’une comparaison et d’une métaphore. Dans le livre que j’ai utilisé pour choisir une dizaine de jeux d’écriture : « Écrire, un plaisir à la portée de tous, 350 techniques d’écriture créative », de Faly Stachak, à la page 92, il est fait référence à une phrase de Le Clézio.

L’écriture, c’est comme un vol d’oiseau au-dessus de la mer »

Je l’ai gardée telle qu’elle, car je reviens justement d’un petit séjour à la mer avec mon amoureux et … j’adore les oiseaux. Voyez les photos que j’utilise pour partager mon avancée dans ce défi… des photos du jour, à la mer du Nord ;-)

Quant à la métaphore, j’ai choisi de partir également d’après un exemple du livre à partir du début de phrase : L’imagination, c’est…

Je vous dis « à demain » !

Les petits badges que je reçois quand j’introduis ma progression sur le site officiel du Nano ! Prochain badge a gagner : la barre des 10.000 mots, écrire pendant 7 jours… à suivre

Nanowrimo J2

Je continue sur ma lancée. Le défi d’écriture progresse bien.

Je suis surprise de voir que l’histoire de fond prend davantage de place que je ne l’aurais cru. Les jeux d’écriture que j’ai imaginés n’arrivent qu’en second plan.

Je me demande quand même si demain j’arriverai à poursuivre sur cette lancée, car le 3e jeu d’écriture me demande de décrire la vie et la mort d’un … plat ! C’est un peu décalé et n’est pas dans la continuité du début de mon histoire. Et je n’ai pas envie d’écrire un passage où mon personnage rêve. Faut que ça soit plausible.

Bref ! On verra demain comment ça va se dérouler 😉

Nanowrimo J1

Ce matin, j’ai bien commencé le défi d’écriture du Nanowrimo : + 2000 mots.

J’ai suivi mon plan. Et c’est l’introduction qui a pris le plus de place pour le moment.

Je démarre toujours sur une base de réel. Je m’inspire de faits réels. De ma vie. De ma famille. De mes amis. Je prends une partie, puis je change tantôt le nom, l’âge, la date, le lieu. Ensuite, je brode autour de tout ça. Quand je dis « je brode », c’est imagé. J’écris. Je transforme, l’invente, j’extrapole, je minimise ou accentue des faits. Car je suis plutôt une brodeuse médiocre.

Une photo du jour pour officialiser ce premier jour de Nano en ce mois de novembre 2022.

Défi d’écriture, bientôt la fin ?

En ce 24 avril, dimanche matin, j’ai pu écrire 4 heures d’affilée pour aligner 4000 mots supplémentaires ! Et, tout doucement, j’entrevois la fin de mon histoire.

Enfin, quand je dis ça, c’est parce qu’en ce moment, ma petite héroïne a pénétré le Château des Nuages et que l’ennemi l’a remarqué.

52 pages, ce n’est pas ma plus longue histoire, mais elle se retrouvera parmi les plus longues.

Et je puise beaucoup d’inspiration dans ma vie, dans ce que je lis, dans ce que j’entends, dans ce que je vois, dans ce que je… vis !

Si j’ai le courage, si j’ai fini l’écriture de mon conte avant le 30 avril, je tâcherai de faire une première lecture et premières corrections.

J’envisage de vous proposer la lecture de cette histoire sur mon blog, à raison de quelques pages par semaine.

A bientôt !

Beau dimanche.

Milan royal (ou Milan noir ?)

J23, on y croit !

Grrr, mon amoureux est venu casser ma belle lancée d’écriture du matin. Je suis fâchée. Bon, faut l’excuser, il est malade, le pauvre petit chou !

Cri du cœur d’une nanoteuse explosive (rires).

Blague à part. J’ai bien avancé, oui. J’ai réussi à faire une pause dans l’histoire pour pouvoir mieux poursuivre. C’est étrange comme sensation, comme ressenti : grâce à la magie, on peut vraiment faire tout et n’importe quoi. En fâcheuse position, nos amis (l’héroïne, son grand frère et leur mère) sont revenus à la maison. Là, ils ont pu se reposer et cela m’a permis de mieux réfléchir à la suite de l’histoire. C’était donc une pause dans l’histoire comme dans ma tête. Cela va permettre à mes héros de réfléchir à un plan, tout comme moi.

Hélas, dans la dernière aventure, le grand frère a mangé un champignon qu’il ne devait pas, il en a attrapé tout plein de boutons. Et comme l’histoire se passe en hiver, atchoum ! il a pris froid. Un peu à la manière de la BD « Benoît Brisefer », j’ai dû lui faire perdre toute sa force et toute son énergie, car il prenait un peu trop de place par rapport à sa sœur ! Une chose de réglée ;-)

Ma petite héroïne, aidée de son ami l’oiseau chanteur et d’un « Maître des Livres » extraordinaire, va repartir dans le Monde des Nuages affronter un terrible ennemi qui ne maîtrise pas sa magie (effet secondaire dû à un vieux sort qu’il a subi autrefois). Maintenant que j’écris ça, je crois que je vais écrire un gag sur cet ennemi, pour qu’il soit plus consistant, pour qu’il ai plus de personnalité… Bien sûr, sa quête initiale : sauver des animaux, reste la même. Toutefois, elle va réaliser, du haut de ses huit ans, qu’un plan, ça peut foirer, que des objectifs, ça peut changer et donc qu’une quête peut aussi ne pas être ce qu’elle pensait au départ.

Histoire à suivre ;-)

Vu la longueur de mon histoire actuellement, je crois que je vais devoir changer l’âge de ma petite héroïne et donc certains passages, car ça ne va pas aller pour les jeunes lecteurs (trop long).