(partie 1)
(partie 2)
(partie 3)
Hermione-ma-Hérissonne trouva le temps long, malgré la compagnie de ses animaux. Après quelques semaines de solitude, elle décida de retourner à son village pour vendre ses recettes de cuisine et laisser ses chèvres et son ânesse à ses parents. A califourchon sur sa poule, elle fit le tour des petites maisons de son ancien village. Tout ce qu’elle pu vendre, était son lait de chèvre, léger et digeste. Le reste de ses recettes, avec des filets de limaces et de la bave d’escargots, n’intéressait personne.
Son père qui craignait la voir revenir pour de bon, lui demanda s’il devait changer les fers de sa poule.
— Oui, merci bien, car je repars aussitôt, et cette fois-ci ce sera pour un long, un très long voyage.
Avec ces maigres ventes que lui avait rapporté son lait de chèvre, Hermione-ma-Hérissonne s’en alla en direction du royaume vers lequel elle avait dirigé le premier roi perdu, voilà déjà bien très longtemps. Trop longtemps, car elle n’a vu personne pour combler sa solitude depuis.
L’accueil fut horrible, car le roi ordonna à ses gardes de tuer quiconque s’approchait du château avec un museau de hérisson ! Heureusement, Hermione dirigea sa poule vers les hauteurs et passa au-dessus des flèches et de tous les soldats armés. Elle atterrit dans la cour du château, à deux pas du fils du roi, tout surpris et horrifié par ce qui le menaçait.
— Roi, dis à tes gardes de me laisser en paix et que ton fils vienne avec moi comme tu me l’avais promis ! Tu as menti et tu as triché. Tu dois être puni ! dit Hermione d’une voix ferme en menaçant le prince de ses piquots pointés vers lui.
Le roi n’eut d’autre choix que d’obéir cette fois-ci. Il laissa son fils partir avec la créature et pleura sur son mauvais comportement.
En chemin, Hermione-ma-Hérissonne arrêta sa poule au-dessus d’un buisson d’orties.
— Saute, commanda-t-elle au prince.
Le prince sauta et la jeune créature s’amusa de la situation. Une fois que le prince a été suffisamment piqué par les orties et que son visage, ses bras et ses mains étaient tout boursouflés, gonflés, Hermione-ma-Hérissonne exigea que le prince s’occupa de ses picots.
— Tu vois les boules blanches sur mon dos ? Ce sont des tiques. Elles me grattent et ça me démange terriblement ! Enlève-les toutes, une à la fois, sans leur arracher la tête. C’est un travail minutieux, de patience et de précision ! Quand tu auras fini, je n’aurai plus besoin de toi et tu pourras retourner pleurer chez ton papa !
Le prince d’abord soulagé d’entendre cela, ne s’attendait pas à une tâche aussi difficile, pénible et douloureuse pour lui. Pour attraper les vilaines bestioles, il s’écorcha les doigts et les mains à plusieurs endroits. Et dès qu’il parvenait à enlever un insecte, le dos d’Hermione se mettait à trembler et les picots se resserraient et pénétraient dans ses doigts déjà tout abîmés. Enfin, quand il déposa la 37ᵉ et dernière tique sur le sol forestier et qu’Hermione l’écrasa sous son pied, le prince fut chassé de la forêt et il pu regagner son château, tout griffé, tout boursouflé et humilié pour le restant de ses jours.
Après avoir infligé cette punition au fils du premier roi, complice de son père de ne pas être venu l’aider plus tôt dans cette tâche, Hermione-ma-Hérissonne s’en alla trouver le second château. Elle ne voulait plus être seule et était déterminée à trouver le grand amour.
L’accueil au second royaume fut merveilleux. Le roi avait en effet donné ordre de bien recevoir la personne qui viendrait chevauchée sur une poule et qui ressemblerait à Hermione-ma-Hérissonne. De fait, la jeune Hermione fut reçue avec des applaudissements et une haie d’honneur jusqu’à la porte du château !
C’est dans ces conditions qu’Hermione-ma-Hérissonne arriva devant le prince. Celui-ci d’abord choqué par l’apparence aussi repoussante de la jeune femme se rappela qu’il avait donné sa promesse à son père. « Après tout, se disait-il, elle a sauvé mon père et sa suite, sans elle, ils seraient sans doute morts de faim dans la forêt. » Et il accompagna volontiers Hermione dans ses quartiers privés du château.
(à suivre)



Alex et Conner sont des jumeaux de 10 ans. Alex, très douée à l’école adore les contes de fées que lui racontait leur père et aujourd’hui, leur grand-mère. Conner est différent, il s’ennuie à l’école et dort souvent en classe. Un jour, Alex découvre que le gros livre des contes de grand-mère est particulier. Il émet des bruits, de la lumière et semble vivant ! Alex, trop curieuse est vite happée par le pouvoir de ce grimoire familial. Quand elle disparaît de sa chambre, son frère décide de la suivre. Ici, commence leur incroyable aventure ! En effet, les jumeaux vont vite se rendre compte qu’au pays des contes, plus rien n’est comme avant ; les différents royaumes regorgent autant de bonnes que de vilaines choses. Les héros de leurs contes ont évolués et pas toujours comme ils le croyaient : Blanche-Neige semble cacher un lourd secret, Boucle d’Or est recherchée dans tout le pays pour des crimes et méfaits qu’elle a commis, la Reine Petit Chaperon Rouge n’est qu’une jeune adulte pourrie gâtée qui n’a même plus peur du Grand Méchant Loup et Jack, malgré son haricot magique, sa richesse et sa bonne réputation semble malheureux comme les pierres. De plus, ils arrivent au pire moment, celui où la Méchante Reine s’est échappée de sa prison ! Entre gobelins, trolls et autres créatures méchantes, ils vont devoir faire preuve de bon sens et d’ingéniosité s’ils veulent un jour retourner chez eux, dans leur monde. Pour cela, il n’existe qu’un seul moyen : réunir 8 objets magiques… mais ils ne sont pas les seuls à vouloir ces objets, la Méchante Reine a bien des amis elle aussi.
Eh oui, vous avez bien deviné le titre et l’auteur de ma dernière photo mystère : Romain Sardou avec « Une seconde avant Noël ».