Trois petits chats, à moi

Le début pourrait s’apparenter à la comptine « Trois petits chats ». Mais il n’en est rien.

Ce matin, un sourire vient.

J’ai trois petits chats, à côté de moi.

Après la pluie, après la nuit, ils me tiennent compagnie.

Ce matin , un sourire vient.

J’ai trois de mes chats, tout près de moi.

Après avoir mangé, après s’être lavés, ils se sont étirés, et au salon, se sont installés.

Ce matin, un sourire vient.

Trois de mes quatre chats sont avec moi.

À présent que leur ventre est rempli, que leur poil brille, ils sont dans le pays des rêves jolis.

Comptine de printemps crôa crôa

Tout début du printemps, en l’écrivant je n’ai même pas eu cette impression de printemps !, j’ai donné de mon temps pour aider des batraciens à sortir en toute sécurité rejoindre leur plan d’eau. Cette petite histoire, forme de comptine, m’a été inspirée par cette action, ces observations.

Fin février.

Fin de l’hiver.

C’est la fin du froid

Coâ ! Coâ ! Coâ !

Les grenouilles coassent.

Les crapauds crapahutent.

C’est la migration des batraciens, elle commence bien.

Une heure durant, les aider patiemment.

La route de tous les dangers.

Les rues à traverser.

Les roues des voitures, à éviter.

Tout ça pour ne pas qu’ils ne se fassent pas écraser.

Et pour leurs œufs, les déposer en toute sécurité.

Coâ ! Coâ ! Coâ !

Crapauds et grenouilles coassent.

Et le temps, lui, il passe.

Il est neuf heures moins le quart.

Il fait onze degrés, de mémoire.

Pluie fine surgit, piétine un léger brouillard,

Il fait nuit. Il fait noir.

En cette fin février,

Une poignée de crapauds, j’ai pu sauver !

Et maintenant, faites silence ! Faites silence !

Car, sur mon chemin, les batraciens, avancent.

Soudain : clip ! clap ! clop !

Un clapotis, au bord de l’eau.

Il fait nuit, il fait noir,

Et puis, il y a ce bruit, ce soir.

Un clapotis, ici : clip ! clap ! clop !

Mais d’aussi loin que je me trouve

Je ne distingue rien qui mouve.

Coin ! Coin ! Coin !

Ça, j’entends très bien.

Des oies sont là. Des Bernaches du Canada.

Et elles sont au nombre de trois.

Coin ! Coin ! Coin !

Les bernaches font tout un potin.

Ça cancane et ça papote, les pattes, dans l’eau.

Clip ! Clap ! Clop ! Fait la Vesdre.

Des rochers, dans le cours d’eau,

Et la vie des vagues donnent le tempo.

Clip ! Clap ! Clop !

C’est la musique de l’eau.

Soudain, une silhouette se faufile,

Un gros mammifère, à l’horizon, se profile.

C’est le soir. Il fait nuit. Il fait noir.

Mais d’aussi loin, je ne distingue toujours rien.

Alors, je me rapproche des lampadaires,

Ces lumières artificielles qui se donnent de grands airs.

L’animal qui fend les flots,

S’est arrêté pour nettoyer son museau.

Castor ou ragondin,

Entre les deux, mon doute est certain.

Clic ! Clac ! Hop !

Je prends quelques photos.

Clic ! Clac ! Hop !

Le clapotis est revenu aussitôt.

Nageur silencieux,

La bête avance sous mes yeux.

Et bientôt, à l’abri de mon regard,

Pour d’autres photos, il sera trop tard !

Coin ! Coin ! Coin !

Les bernaches le savent bien,

Elles le connaissent et il n’est pas leur copain.

Clip ! Clap ! Clop !

Le mammifère a rejoint le clapotis,

Au bord de l’eau, il est plus à l’abri.

C’est le soir. Il fait nuit. Il fait noir.

J’entends le vivant. Je vois la vie.

Je savoure cet instant unique

Et j’en profite, maintenant et ici.

La pluie s’est arrêtée.

Le vent s’est levé.

La température a chuté.

Le temps, lui, est passé.

Le froid est piquant. Le froid est mordant.

Hop ! Hop ! Hop ! Je renfile mes gants.

Chez moi, je me dois de rentrer.

Avec des images et des souvenirs en quantité.

Et puis, je me retourne, comme une intuition,

Un dernier coup d’œil pour cette soirée d’observation.

Et je vois ! ça !

Tête arrondie et la queue, large et aplatie !

C’est un castor sans hésitation,

Un architecte qui a toute mon admiration.

Coâ ! Coâ ! Coâ !

Les batraciens, de l’autre côté du chemin, me semblent déjà bien loin.

Coin ! Coin ! Coin !

Les bernaches bavardent toujours aussi bien.

Clip ! Clap ! Clop !

Le clapotis, clopin-clopant, se fait plus petit.

Hop ! Hop ! Hop !

C’est la fin de mon histoire,

Et des rencontres de ce soir.

Hop ! Hop ! Hop !

Aux grenouilles, crapauds, oies et castor, on dit « au revoir ! ».

Jeune corneille, corneille noire

Je me suis fait un copain. Une copine ? Une jeune Corneille noire.

C’était lors de notre visite au refuge « Animal sans toi…t » dimanche dernier.

On continue avec une comptine ? Saurez-vous reconnaître celle-ci ?

Y a une corneille

Dans le refuge

J’entends la corneille qui crie

Y a une corneille

Dans le refuge

J’entends la corneille crier.

J’entends, j’entends la corneille qui crie,

J’entends, j’entends la corneille crier.

La corneille fait partie de la famille des corvidés : pies, corneilles, geais, choucas, corbeaux, cassenoix, etc. Ce sont des oiseaux très intelligents. Ils savent compter. Ils savent imiter. Ils aiment jouer. Ils font preuve de réflexion. Ils savent apprendre. Ils s’apprivoisent même facilement, car ils ne craignent pas l’homme (certains sont plus timides et plus farouches que d’autres)

Quand j’habitais à Bruxelles, ce qui était bien, c’est que tous les oiseaux et mammifères ou presque tous étaient protégés. Malheureusement, ici en Wallonie, la Corneille comme d’autres animaux sont considérés comme « nuisibles » et les chasseurs et autres énergumènes homidés qui se considèrent à tort comme espèce supérieure aux animaux, les tuent.

Mais passons…

Ma fille et moi, nous arrivons au refuge sur les coups de 14h. On passe par l’entrée principale. Dehors, nous nous dirigeons vers les poules, ce sont par elles que ma fille commence sa tournée. Nic-nac écrasés ou coupés font leur régal. Il y a un petit coq tout mignon, des dizaines de poules de toutes les couleurs et de toutes les plumes, des plus petites aux plus grandes et il y a un géant, un coq impressionnant qui vient toujours tout près, mais qui laisse les autres manger. Il ne s’impose pas et ne beque pas la tête des autres.

Notre routine est bien établie : poules, cochons, chevaux et ânes, moutons et chèvres. Sans oublier Jurassic l’emeu ni Casimir le jeune bœuf adorable. Si nous avons le temps et qu’il n’y a pas trop de monde, nous passons voir les chats pour une séance de câlins.

Nous sommes sur le chemin pour aller vers l’enclos des poules quand nous nous arrêtons. De là où nous sommes, on a vue sur la prairie des caprins (elle est marraine d’une chèvre). Alors qu’elle se demande si de nouvelles chèvres sont arrivées, car il lui suffit d’un coup l’oeil pour repérer les « petits nouveaux », une taille, une couleur differente, moi je cherche du regard un oiseau qui crie. Elle scrute la prairie éloignée, moi je tends l’oreille pour essayer de déterminer l’endroit de ce gueulard 😄 une corneille sans doute, ou peut-être corbeau freux mais le son ne me parait pas si grave. Et entre le vent et mon ouïe déficiente, pas facile d’identifier cette voix. Mais ce qui est sûr, c’est un appel. Appel à l’aide ou appel à manger… peut-être un jeune coincé quelque part ou tombé du nid ??

On est là pour une heure minimum. On vient d’arriver, on fait notre petit tour et on verra bien.

Sur le chemin « des caprins », juste avant, j’entends de manière bien plus nette le cri : c’est un jeune sans aucun doute. Et je le vois rapidement sur le muret. C’est une jeune corneille. Que fait-elle là toute seule, à hurler à plein poumons ? Où sont ses parents ? Je m’approche rapidement et m’étonne qu’elle grimpe toute de suite sur mon bras que je lui présente ! Ma fille est allée donner à manger aux moutons. Je lui demande s’il ne lui resterait pas un petit quelque chose à manger pour l’oiseau qui a grimpé sur mon épaule puis qui s’est installé sur le haut de mon sac à dos. Elle lui donne 3 petits morceaux de banane qu’il engloutit sans la moindre hésitation. Les jeunes corvidés sont omnivores avec une préférence pour la viande pour une belle croissance. Momentanément, quand on n’a pas de viande ou d’animaux mort sous la main, on peut donner de la nourriture pour chats (viande humide ou croquettes humidifiées). Ça tombe bien, nous sommes dans un refuge pour animaux et il y a des chiens et des chats qui attendent une adoption.

La corneille, pas farouche et sans-gêne a grimpé sur ma tête en s’accrochant à mes cheveux. Je la reprends sur mon avant bras. Nous ne pasons pas inaperçues elle et moi. Surtout elle 😄 Je croise une bénévole et je lui dis qu’il faudrait nourrir ce jeune oiseaux… et là, j’apprends qu’il est déjà pris en charge et soigné par une autre bénévole et qu’ils l’ont laissé volontairement là pour lui apprendre la liberté. Il a été trouvé dans cet état avec des plumes bien abîmées (prédateur ? pluie/vent ?). Parents invisibles, il a été récupéré par le refuge. Il réclame à corps et à cris à manger. Tout le temps. Il n’aurait pas pu tomber mieux.

Voilà pourquoi il était si familier avec moi. Il est déjà « apprivoisé ». J’espère qu’il retrouvera la forme, des plumes bien comme il faut, une santé de fer et une liberté dans ses mouvements. Il est fort possible qu’une fois adulte et indépendant, il fasse du refuge, son territoire. Reste à savoir si les autres oiseaux sauvages l’accepteront parmi eux.

Ma fille a fait une vidéo, que je ne peux pas partager ici malheureusement. Mais les photos parlent d’elles-mêmes : un grand bavard qui a de la voix 😄

Escargot escarg’eau

En voici un qui adore l’eau !

Cela me fait penser à l’adorable comptine

Petit escargot

Porte sur son dos

Sa maisonnette,

Aussitôt qu’il pleut

Il est tout heureux,

Il sort sa tête.

Celui-là, un « Petit-gris » bien grand, a d’abord été l’objet de curiosité de Minos, le grand roux, le grand chat. Puis de moi.

J’me baladais sur la terrasse, le cœur ouvert à l’inconnu moustachu. J’avais envie de dire bonjour à n’importe qui. N’importe qui, ce fut toi, d’abord le chat, et puis toi à l’humaine, je t’ai dit n’importe quoi puis, je suis monté sur ton doigt. Il suffisait que je rampe sur le dos ta main, pour t’apprivoiser.

Vous avez bien sûr reconnu la chanson de Joe Dassin, que j’ai adaptée pour l’occasion.

Je devais partir au travail ce matin-là. Alors, j’ai invité Monsieur l’Escargot à descendre de mon poignet sur lequel il se baladait à s’naise. J’ai rapproché ma main du recipient d’eau qui est sur le mur de notre terrasse pour les animaux de passage (et nos chats).

  • Pas une seule seconde il a hésité !
  • À son rythme déterminé, mon poignet, il a quitté.
  • Tête la première, dans l’eau, il a plongé.
  • Exploré, tout au fond, il a été.
  • Fascinée, j’ai été.
  • Se noyer, je me suis interrogée.
  • Sans se presser, il est remonté.

C’est seulement quand j’étais certaine qu’il gérait la situation à la surface, que je me suis activée, pour en photos, la situation immortaliser !

Ma fille a des escargots aquatiques dans son aquarium, plein d’escargots, vraiment beaucoup, de 3 espèces différentes. Eux ne remontent pour ainsi dire jamais à la surface, aucun ne s’est échappé même du petit aquarium sans couvercle. Si tout le monde sait que les escargots – terrestres – sortent quand il pleut et qu’ils aiment (ont besoin de) l’eau, je ne savais pas qu’ils pouvaient y rester plusieurs minutes (heures ?) complètement immergés.

Quand, par mégarde, il m’arrive de marcher sur l’un d’eux, je me fonds en excuses et vérifie si je ne l’ai pas tué en brisant sa coquille irrémédiablement. À mon grand désarroi, mon amoureux aime les manger. Mais celui-là, il ne finira pas dans son estomac (mais peut-être bien dans celui d’un oiseau !)

Petit écureuil découvre la forêt

Il y a quelques temps, j’ai écrit une petite histoire. C’était à l’occasion d’un concours lancé par les éditions Bayard, sur le thème de la forêt, pour un album jeunesse chez les tout petits.

Je le trouve tout mignon et je me dis qu’il serait dommage qu’il dorme davantage dans mon pc… si quelqu’un a envie de faire de petits dessins pour illustrer cette petite sorte de comptine… il est libre. J’aimerais juste voir le résultat et je souhaiterais le publier sur mon blog ;-) Je trouve qu’il serait parfait pour une histoire Kamishibaï !

Mise à jour au 15/02/2021 :
Fin 2020, Julie, des ateliers « coquelicots et papillons », lançait une demande sur FB. Elle cherchait des histoires pour enfants afin de les enregistrer à voix haute et d’accompagner sa voix de sons et bruits.
J’ai tout de suite répondu favorablement à sa demande en sélectionnant quelques textes nature avec des animaux.
Début 2021, Julie revenait vers moi avec un premier enregistrement de « Petit écureuil découvre la forêt ». Le résultat est GÉNIAL ! J’adore ! Et ce n’est que la première version avec sa voix chaleureuse et idéale pour les enfants, avec le chant de certains oiseaux que l’écureuil rencontre…

1/
Petit écureuil est content.
Il devient grand.
Il est le dernier de la famille
A être encore dans le nid.
Sa maman est partie chercher à manger,
Le laissant tout seul dans le trou.
« Je m’en vais découvrir la forêt.
Moi aussi, j’ai faim », dit-il.

2/
Sur son chemin, il compte les arbres.
Il ne voudrait pas se perdre.
1, 2, 3, il fait encore quelques pas.
4, 5, il est déjà loin.
6. Il trouve une noisette.
Il s’arrête.
Il mange la noisette,
Et fait sa toilette.
Plus loin, il y a un étang,
Avec une famille de canards.
Petit écureuil va aller boire.

3/
Petit écureuil se retourne.
Il a entendu un bruit.
Il veut retrouver son nid,
Mais il ne sait pas où il est.
« Combien d’arbres ai-je passés ? »
Il ne s’en souvient plus.
« Flute, j’ai oublié ! »
Petit écureuil pleure.

4/
Un rouge-gorge passe par là.
« Pourquoi pleures-tu ? »,
Lui demande-t-il.
« Je ne sais pas compter.
J’ai oublié les arbres.
Où suis-je ? » dit-il.
« Je vais t’aider », répond l’oiseau.
Rappelle-toi qui tu as croisé.
Quel animal t’a dit bonjour ?

5/
« Avant d’arriver ici,
J’ai vu monsieur bouvreuil.
Il m’a fait un clin d’œil.
Il ne pouvait pas parler,
Car il avait rempli son gosier,
Pour ses petits affamés. »
« Très bien, ça fait 1.»
Dit le rouge-gorge.

6/
« Et après ? »
Demande-t-il.
« L’épervier m’a regardé.
J’ai eu peur.
Puis il m’a dit
Qu’il n’aimait pas les poils,
Mais qu’il préférait les plumes.
Je n’ai pas compris,
Et je suis parti. »
« Heureusement, il aurait pu te manger !
Ça fait 2. »

7/
Le rouge-gorge l’encourage.
« Très bien, continue. »
« Le pic noir m’a cassé les oreilles.
Il tambourinait fort.
Il était grand, très grand.
Et très beau aussi. »
« En effet, c’est un bel oiseau.
On peut l’entendre du fin fond des bois.
On en est à 3. »

8/
« Tu vas y arriver.
Tu ne dois plus être bien loin.
Tu reconnais le chemin ? »
Demande l’oiseau.
« Je me souviens de ce roitelet.
Il ne cesse donc jamais de gesticuler ? »
« Non, je ne crois pas.
Sais-tu qu’il est le plus petit oiseau ?
Il est petit, mais il est très vif !
Et de 4. »

9/
Le rouge-gorge l’aide encore un peu.
« Bravo ! Alors, c’est ta maison ? »
« Non ! Regarde ce groupe.
C’est celle des petites mésanges.
Qu’elles ont une longue queue ! »
« Oui, tu as raison, cet arbre est déjà habité.
Laissons ces demoiselles,
Et continuons notre chemin. »
« 5 ? » demande l’écureuil.
« C’est exact ! Tu sais bien compter. »

10/
Ils arrivent sur un autre arbre.
Personne ne semble y habiter.
Petit écureuil réfléchit.
Il fait le tour du tronc,
Monte et descend.
L’oiseau ne bouge pas.
Il l’observe et l’interroge.
« Et celui-ci ?
C’est le numéro 6. »

11/
En haut de l’arbre, il y a quelqu’un
Qui semble l’attendre.
« Maman ! »
Petit écureuil court dans ses bras.
Sa maman l’embrasse partout.
Même sur ses petites oreilles,
et jusqu’au bout de ses orteils.
« Six, c’est le bon.
Grand merci mon ami ! »
« À bientôt petit.
Et souviens-toi :
six arbres, d’ici à là-bas. »

Heure du conte, lecture à voix haute en crèche

Pour mon animation de cette chaude matinée du mois de mai, j’ai choisi ces albums et ces comptines.

En introduction, je me suis présentée aux petits loulous, j’ai dit que je venais de la bibliothèque pour leur montrer quelques livres. J’ai proposé qu’on écoute un peu de musique (grâce à mon Kalimba – article présentant ce que c’est un peu plus tard) et quand celle-ci serait terminée, mes histoires pouvaient commencer.

Comme il faisait déjà chaud depuis quelques jours, les puéricultrices avaient installé des petits coussins sur la terrasse. Elles, ainsi que moi-même, étions assises sur une petite chaise. Cette fois-ci, il y avait aussi un tout petit bébé dans un maxi-cosy. Les plus grands (18-36 mois environ) étaient plus ou moins douze.

Les enfants venaient du jardin, ils étaient dès le départ un peu excités. Je comprends que leur attention a été plus difficile pour m’écouter, les pauvres, je venais de les « arracher » à un chouette moment de jeu (rires).

Néanmoins grâce à mon petit piano à pouces (aussi appelé Kalimba), j’ai pu capter l’attention de la plupart de ces petits bouts. J’en ai reconnu deux ou trois de la fois passée. Hélas, cela a été de courte durée… mais ce n’est pas grave, cela m’a permis d’essayer d’être moins « rigide » au niveau de la lecture. Grâce à leur distraction, j’ai osé parler tantôt un peu plus fort, tantôt de manière surprise, ou en mimant exagérément un animal, ou encore j’ai chanté la comptine bien plus lentement avec des gestes amples, etc.

En attendant des explications sur mon nouvel instrument de musique, voici les livres et les comptines que j’ai choisi pour cette heure de conte. (qui dure en réalité 20 minutes)

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J’y vais, de Matthieu Maudet

Éditions école des Loisirs

Comptine après lecture : Ils étaient cinq dans le nid et le petit dit : « j’suis serré, j’suis serré ! Poussez-vous ! Poussez-vous ! Et l’un d’eux tomba du nid… »

 

 

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Mais il est où ce Gros Matou ?

De Pierre Delye et Cécile Hudrisier

Éditions Didier Jeunesse

Comptine après lecture : « Toute la journée, devant la cheminée, je lisse mes moustaches, vers le haut, vers le bas… »

 

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Fil à fil, de Jeanne Ashbé

Éditions Pastel

Comptine après lecture : « L’araignée Gipsy grimpe à la gouttière, tiens voilà le pluie, Gipsy tombe par terre, mais le soleil… »

 

 

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Fourmi, de Olivier Douzou

Éditions du Rouergue

*** (découverte de ceci par la suite, clic sur le lien)

Comptine après lecture : « La fourmi m’a piqué la main, la coquine, la coquine, la fourmi m’a piqué la main, la coquine, elle avait faim… » Comptine que j’ai travaillé en feuille A4 au format Kamishibaï, sans le butaï, car pas de table pour l’utiliser, mais les images sont là pour les enfants, et le texte pour moi à l’arrière.

kamishibai la fourmi

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Pinicho oinichba, de Thierry Dedieu

Éditions Seuil

Certaines comptines m’ont été inspirées par ce livre « Comptines à mimer, des animaux ». Cd avec 12 comptines mimées par Rémi, paru aux éditions Nathan.

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Papoteuse, lecture à voix haute

Voilà, je suis une papoteuse en devenir :-) Dès 2018, je vais faire la lecture à voix haute dans une crèche ou maison d’enfants de mon quartier ! Je suis hyper ravie à cette idée. Ma première matinée de formation (projet et formation donnés par et pour les bibliothèques) a été très intéressante pour moi. 2 bibliothécaires nous ont montré comment une séance en crèche se passait. Elles ont chanté des comptines, lu des histoires en y mettant beaucoup d’intonation, de mise en scène (utilisation d’un tableau pour dessiner, d’un bâton de pluie, d’une musique). Un vrai moment de partage, de sourire et de plaisir !

Sur différentes tables étaient posés des livres, par catégories. Car une séance de lecture chez les bébés, ça se prépare. Il ne suffit pas d’arriver et de « lire » un livre. Nous avons pour cela 3 demi-journées de formation + une farde et 1 CD avec les comptines et jeux de doigts.

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Moi, ce que j’aime dans cette activité, c’est arriver dans un lieu et amener de la magie, du voyage, des animaux, des couleurs et des sons avec moi. Partager cet instant avec les tout petits qui vont tantôt rires, tantôt répondre à leurs façons à ces histoires que je partage avec eux. Leur attention est limitée, mais cela ne les empêche pas d’entendre une chanson, de frapper des mains quand cela leur plait, de répondre par un son ou un mot quand le sujet/l’image leur parle. Rien qu’avec ma voix, avec un livre, des images, des mots, je les emmène au pays des histoires tantôt « réelles », tantôt imaginaires.

Quand mes enfants étaient petits, j’aimais leur raconter des histoires, lues à voix haute, ou des comptines que je chantais…

Souvenirs agréables que je vais prolonger dans les crèches, car mes « petits » sont devenus grands :-) et ils ont d’autres lectures plus à leurs goûts d’aujourd’hui; je leur en lis encore certains d’ailleurs ! Ces livres ci-dessous, je les ai gardés, car beaucoup aimés.

papoteuse creche (1)

Et durant le week-end passé, mes enfants sont venus m’aider en m’apportant tantôt un autre livre sur les « chansons, rondes et comptines de mon enfance, avec son CD » par la miss de 12 ans et sa farde de chants et de comptines par le fiston de 10 ans (farde qui date de l’époque où il était en 1ère maternelle, soit quand il avait 3 ans).

Et en commençant mon fichier « sélection » de comptines, chansons et livres, j’ai repensé avec délice à « Grosse, grosse, grosse légume » de Jean Gourounas, édition du Rouergue (clic sur la photo, j’avais fait un mini article sur ce chouette livre en 2011).

grosse legume