Queue de poisson

Au petit matin, dans le noir, une visite illumine mon chemin… cette visite bien sympathique m’a fait une véritable queue de poisson ! J’ai bien failli m’étaler de tout mon long, mais ce n’est pas de sa faute : il est tellement content de me voir qu’il ne regarde pas où il met les pattes et tête en l’air, il me fait les yeux doux et glisse entre mes pieds. 

Désolée pour la qualité des photos, mais il ne tient pas une seconde en place. 😂

Demain les chat, de Bernard Werber

Titre : Demain les chats
Auteur : Bernard Werber
Édition : Albin Michel
Genre : roman
Année d’impression : 2016
Nombre de pages : 305
Note personnelle : 8/10

Un chat femelle vit avec sa servante humaine. Un nouveau chat mâle emménage en face de chez elle. Ce chat est bizarre. Cette chatte est curieuse. Ils vont se rencontrer et leur vie va à tout jamais être bouleversée.

Dehors, des conflits éclatent un peu partout dans leur territoire, des actes terroristes sèment la panique chez les humains.

Comment 2 chats intelligents, mais chats seulement, peuvent-ils espérer changer la vie de l’Homme ? Comment et pourquoi vont-ils aller jusqu’à sauver certains bipèdes ?

demain-les-chats-b-werberUne nouvelle race de chat va-t-elle naître grâce à ces deux chats ?

Une réflexion autour de nos agissements et de nos comportements vus par des chats, sur fond de 3ᵉ guerre mondiale…

Quand le mode de communication est vu par un chat curieux et un autre chat qui est ce qu’il est grâce à une expérience scientifique, ça donne un roman plein de suspens que j’ai aimé malgré le thème de la guerre omniprésent.

Livre bourré d’infos sur le comportement du chat et sur l’espèce humaine.

Le fait que ce soit les chats, les héros, qui ont la parole et qui dirigent le livre, ne m’a absolument pas gênée, car je suis une habituée des lectures jeunesse où la parole est souvent donnée aux animaux.

Ce livre m’a fait réfléchir sur le mode de vie que j’inflige à mes boules de poils. Bon, mes filles (je parle de mes chats, pas de mes enfants ha ha) sont déjà âgées et je pense que je les écoute et que je les gâte bien. Mais aujourd’hui, c’est sûr que lorsque ma Chouna se couche sur ma poitrine le soir avant de dormir, ce n’est plus un acte anodin pour moi… par ce geste, elle communique avec moi, elle essaie de me dire quelque chose, si si, elle ne cesse de ronronner quand je ne la caresse pas :-)

Il faut juste passer outre l’image de ce chat siamois particulier… au début, l’image m’a choquée, après, je m’y suis habituée… l’homme est ainsi fait, on s’habitue, malheureusement, à tout…

Extraits choisis :

 » … est un monstre distribuant la mort avec souplesse et élégance. Ses gestes sont lents, précis, désinvoltes, efficaces. Il débarrasse ceux qui le narguent du poids de l’existence. »

 » J’avertis … que, pour l’instant, il vaut mieux éviter de dévorer les enfants humains car ils sont nos alliés contres … « 

 » Comme c’est agaçant d’avoir une rivale si sympathique »

Oui j’en fais tout un plat

J’utilise une expression pour parler de l’attachement que j’ai avec mes chats. Mes chats : Chouna 13 ans, européenne tigrée adoptée à la SPA à l’âge d’1 an et Vicky 12 ans, européenne à longs poils et fille de Poussette le chat de ma maman.

Chouna se bat actuellement contre un coryza virulent, méchant, agressif et hyper contagieux car Vicky l’a aussi attrapé. Chouna est porteuse du Coryza depuis la SPA. Jusqu’ici elle n’avait fait que 3 poussées dont 1 seule a nécessité une injection d’antibiotiques. 

En ce mois de septembre 2016, elle a commencé par avoir un oeil qui coulait, comme des larmes, liquide et transparent. C’était le vendredi soir du 2 septembre. Depuis, son état ne cesse d’empirer. Il faut dire qu’en peu de jours, elle a subit une opération à la patte avant gauche pour enlever une masse, une boule remplie de pu. Ensuite, la prise de sang faite à cette occasion a montré un début d’insuffisance rénale. Enfin, après tout ça, le coryza est revenu.

Elle a de la fièvre, elle maigri, ses yeux et narines coulent, ses paupières sont légèrement gonflées, elle ne cesse d’eternuer et elle a des difficultés respiratoires. Elle respire très bruyamment rendant de ce fait nos nuits courtes car oui, nos chats dorment avec nous.

Après avoir refusé  (vomis) les médicaments administrés per os (voie orale), elle subit des séries de piqures avec antiinflammatoires, antibiotiques et autres.

Le vétérinaire voulait faire une inhalation, mais Chouna est déjà tellement stressée que cela aurait pu faire pire que mieux. Rien que pour lui donner à manger elle hyperventilait, elle n’arrivait pas à reprendre une respiration normale.

Alors oui j’adore mes chats, ils ont beaucoup d’importance à mes yeux. J’en fais tout un plat car mes chats ne sont pas QUE des animaux, ce sont mes amis, mes confidents, ils ont toujours été là pour moi, pour me consoler, pour me faire rire, pour me réveiller, pour moi, pour mes enfants.

Je devrai peut-être pendre une décision très difficile pour moi…  alors je parle d’elle, je lui consacre des articles dans mon blog, je profite d’elle chaque instant. Je fais plein de photos…

A présent, ni Vicky ni Chouna ne sortent plus. Vicky éternue beaucoup… je ne sais pas comment je vais réagir si je dois aider Chouna à partir ET emmener Vicky chez le vétérinaire tous les 2 jours ou tous les jours comme je le fais actuellement pour Chouna… je suis épuisée de tristesse.

Comme 2 gouttes d’eau

Lundi, j’apprenais que notre voisin chat que je vous présentais comme étant Tigrou, était autre ! Nos voisines ont en effet 2 chats : Tigrou et Jedi, 2 chat tigré qui se ressemblent beaucoup. Ils ne sont pourtant pas de la même portée et n’ont pas les mêmes parents.

Celui qui se prélasse sur le muret qui sépare nos 2 terrasses, celui qui vient manger les croquettes de nos chats, celui qui n’a aucun toupet, ce n’ est pas Tigrou, mais Jedi ! Lundi soir, il nous a fait une belle démonstration d’equilibriste en se promenant sur les bords de la clôture en bois qui sépare nos jardins… cette fois-ci point de pie ou de merle pour « jouer » avec lui.

Le vrai Tigrou est plus clair, plus timide. Il sort moins souvent…

Jedi adore les câlins et la liberté… Jedi car quand on le caresse, il ferme les yeux et il ressemble à Yoda haha


Ils se ressemblent comme 2 gouttes d’eau ! 

Edit : ce mardi soir, j’ai vu Tigrou… et de fait, il est plus clair, plus beige et il a même le menton blanc. Je crois qu’on ne peut plus les confondre à présent… même les gouttes d’eau sont différentes, l’une vue sous un ciel sombre, l’autre sous le soleil… 

J’espère pouvoir faire une photo de Tigrou pour vous montrer les différences.

Tenir à l’oeil

Une expression et une photo pour dire que Chouna a attrapé un gros rhume.

Depuis samedi en effet, elle éternue souvent et son oeil gauche pleure, coule d’un liquide transparent. Dimanche matin, elle m’a réveillée à 5h10 en éternuant sur ma figure :-( beurk, y a mieux comme réveil. 

Demain, on revoit le vétérinaire pour enlever les fils de suture à sa patte. Je lui en parlerai… peut être est-ce une poussée de Coryza ? 

Dans tous les cas, je tiens son oeil à l’oeil…

Edit : son état empire… ses 2 yeux coulent, elle pleure ou canal lacrymal bouché, rhume, rhinite, sinusite ???

Elle n’arrête plus d’eternuer, a des soubresauts, maigri malgré un bon appétit, est couchée dans un coin la plupart du temps. Elle respire la bouche ouverte…

Son état est inquietant.

J’ai peur que ce soit la fin…

Je téléphone à mon vétérinaire ce matin pour essayer d’avancer le rdv.

Des nouvelles de ma Chouna, mon petit chat

Mercredi 31 août au soir, visite de contrôle pour Chouna chez notre vétérinaire. Il a tâté sa patte et n’a senti aucune chaleur, aucun gonflement ou aucun liquide qui ferait croire à une plaie infectée. On lui a donc laissé son pansement pour ne pas trop la traumatiser étant donné que mardi prochain, on le revoit pour enlever les fils.

Néanmoins, la prise de sang faite pour vérifier sa fonction rénale (vu appétit diminué et légère perte de poids) montre que ses reins ne sont pas en grande forme. Ce n’est pas alarmant, pour les connaisseurs la créatinine est encore normale, mais l’urée est bien élevée ainsi que l’autre marqueur précoce pour l’insuffisance rénale. Nous allons donc essayer de lui donner un médicament liquide, à raison d’1x/j, pour freiner la dégradation rénale. Si la masse qu’on a lui a retiré le 26 août n’est pas maligne, elle peut encore bien vivre plusieurs années grâce à ce médicament.

Petite photo presque unique qui date du 31 août au petit matin, juste avant de partir travailler. Chouna était sur le repose-pieds du fauteuil, sur sa couverture préférée quand Vicky est venue me demander un câlin… Lorsque je me suis levée, la queue touffue de Vicky a bougé et les deux miss se sont retrouvées l’une juste à côté de l’autre, avec leur queue qui se touchaient !! Chouna n’est pas partie immédiatement (c’est là le miracle) même si « elle a le regard qui tue », et c’est Vicky qui est partie de son plein gré, sans que l’autre lui souffle dessus ha ha

20160831_052142.jpg

Le calme avant la tempête

Je joue avec Tisser les Mots, pour la proposition 67.  Une histoire de Temps qui passe, encore et toujours.

Le calme avant la tempête

Tempête, elle s’appelle. Une vraie boule de poils pleine d’énergie. Son quart d’heure de folie pouvait durer une heure, et cela avait lieu deux à trois fois par jour. Tout déménageait à son passage. Les boules de papier, les plumes et autres jouets n’avaient qu’à bien se tenir, car Tempête, quand elle courrait, faisait tout voler sur son passage, même ses longs poils blancs éclatant et ses longues moustaches courbées.
Et puis un jour, Tempête changea ses habitudes. Ses moments de jeux duraient moins longtemps, ils n’avaient lieu plus qu’une seule fois par jour. Son humaine appréciait ce calme tout relatif. Ce silence plus long entre 2 courses poursuites avec le vent, avec la poussière, avec la joie et la jeunesse. Tempête sauta moins haut, mais il n’y avait qu’elle pour le remarquer. Cinq centimètres lui manquaient dorénavant pour sauter du premier coup sur le haut dossier molletonné de la chaise du salon. Alors, pour ne pas se couvrir de ridicule, elle changea son parcours et saute à présent sur le dossier du fauteuil en tissus. Moins haut, meilleure accroche, plus large aussi.
Petit à petit, elle mangeait avec moins d’appétit, moins d’envie, moins d’entrain. Elle n’avait jamais connu la faim grâce aux croquettes disponibles jour et nuit, nuit et jour, jour après jour, semaine après semaine. Cela aussi, il n’y avait qu’elle qui le remarquait. Elle vidait toujours sa gamelle du matin, même si elle mangeait ses 50 grammes de viandes en sauce en trois fois ; quand son humaine partait travailler, la gamelle était nettoyée, comme avant. Comme avant que la vieillesse ne la rattrape. Puis, elle était devenue sourde, cela aussi, il n’y avait qu’elle qui le savait. La surdité ne se voit pas et puis comme Tempête était toujours collée aux basques de son humaine quand elle était dans la maisonnée, il ne fallait jamais l’appeler pour manger, pour sortir dans le jardin ou pour baptiser la litière tout propre, toute fraîche.
Tempête ne comptait pas les années. D’ailleurs savait-elle compter ? Cela a-t-il une réelle importance quand on sait que ses années à elle ne sont pas les mêmes que celles de son humaine ? Un an pour Tempête, c’est beaucoup, c’est énorme, c’est très long. Un an pour sa copine à deux pattes, c’est quoi ? Douze mois ? Ça rime à quoi tout ça ? À plus ou moins 365 longs dodos ? Pour Tempête qui dort souvent, au moins dix à quinze siestes par jour, le dodo de la nuit, celui qui dure plus longtemps, se rajoute aux autres sans aucune notion de différence.

Aujourd’hui, Tempête tire la tête. Oui, elle boude. Et qui le remarque ? Personne ! Pas même le petit colibri qui est dans sa tête, qui bat des ailes frénétiquement dans chacun de ses rêves quotidiens. Tempête est fatiguée d’avoir mal, de souffrir du Temps qui se la pète, du Temps qui passe ; elle est épuisée par son corps qui vieilli et qui la ralenti. Alors, distraite, pensive, douloureuse, Tempête avance une patte après l’autre sans se rendre compte des petits trous, des petites plaies qui se multiplient sur son corps tout poilu. Elle se gratte, elle se lèche, elle se lave, elle prend encore soin d’elle, sans se demander combien de temps elle va devoir encore subir tout ça, tous ces changements, tous ses ralentissements, toutes ces douleurs sourdes et silencieuses. Elle les subit et les oublie le temps d’un câlin, d’un échange d’affection, d’un moment de partage et d’amour.
Si près de son amie à deux pattes, tout contre elle, au chaud, confortablement installée sur la couverture toute douce, Tempête-le-chat ronronne. Et c’est là que l’humaine voit les petits trous, les croûtes, les plaies multiples qui ravagent discrètement la peau de son chat.
Tempête est vieille et devenue sensible aux moindres changements du temps sur sa peau fragile, usée, abîmée par les années mais cachée par des milliers de poils blancs, gris et noir.
Tempête sera bientôt dans le Temps de la Paix, le calme pour elle avant la tempête d’émotions qui va ravager son humaine qui ne va pas comprendre pourquoi tout va si vite, pourquoi son compagnon à quatre pattes qu’elle affectionne depuis tant d’année va bien devoir partir un jour, et que ce jour est peut-être bientôt là…
Le Temps qui passe est le même pour tout le monde, il avance simplement à une vitesse différente selon l’espèce qu’Il accompagne.

jG4oP7