Une vision de cauchemar

Une jeune mésange prend un bain de fourmi. Elle semble vachement apprécier ce nettoyage gratuit. Elle se dresse sur ses deux minuscules pattes, se fait grande et écarte les ailes pour n’oublier aucun endroit.

Une enfant et une adulte que je suppose être sa mère ne remarque pas l’oiseau à terre, affairé à se nettoyer. Je n’ai pas le temps d’immortaliser cette scène de la nature en photo, l’oiseau s’est envolé, les fourmis sont tombées. Il n’y a plus rien à voir. Circulez.

Quelle déception.

Je prends ma voiture pour une destination inconnue. Je me dirige vers un chemin incertain. Au gré de mes envies, vers le destin. Dans la rue à ma droite, qui descend, enfin, normalement, en voiture, on la monte depuis en bas, il y a un feu qui a été installé.  Il est orange. Une file commence à se former. C’est déjà arrivé que le sens de circulation, qui est unique en temps normal, soit modifié. Jamais, il n’a été installé un feu pour permettre une circulation dans les deux sens. C’est aberrant. C’est une toute petite rue. Une petite rue étroite et longue de près de 500 mètres (je dirais, à vue de nez), avec une pente estimée à 11 %. Avant d’avoir ma voiture, je la prenais souvent à pied pour retrouver ma maison. En haut de la montée, le rythme de mon cœur dépassait les 150 battements à la minute ! Même si je suis contente d’avoir Titine, ma toto, même si j’apprécie qu’elle ne souffle pas comme un bœuf quand elle arrive en haut, cette montée, à pied, me manque parfois. Il y a un bois qui longe toute cette route et je vois toujours une chouette faune.

Donc ce feu de circulation, étrange. Je n’y pense plus, car voilà que sur l’autre route que je prends, une nationale, limitée à 50 km/h, mais que tout le monde, y compris moi, ne respectons presque jamais pour cause qu’on longe deux parties boisées, il y a aussi un feu mobile. « Mais qu’est ce qu’il se passe ici ? ». Au croisement, une policière fait la circulation. Je freine un peu tard pour l’apercevoir dans mon rétroviseur. Elle s’est mise à un drôle d’endroit. Je ne vois donc pas si elle me dit que je peux y aller. Et j’y vais. Il n’y a personne à ce croisement. Je descends cette route sinueuse. Je n’entends pas de coup de sifflet. C’est que c’était OK. Et là, stupéfaction. Consternation. Dans les arbres, à ma droite, à ma gauche, dont les branches font un pont entre les deux côtés de la route, j’aperçois un pigeon blanc et gris mort, puis un rapace. Ma voiture avance toute seule, je mets souvent le point neutre dans cette descente de près d’un kilomètre. Y a pas de petites économies. Des pigeons morts dans les arbres, j’en vois plein. Impossible à compter. Et, en réalité, ce ne sont pas des pigeons, mais des rapaces. Je crois des Élanions blancs. Je n’en ai jamais vu de mes propres yeux, mais en photos, oui. Ils sont magnifiques. Blanc et gris, avec des yeux rouges. Des larmes roulent toutes seules sur mes joues, inondant brièvement ma vision. Je ne sais plus où regarder. Je connais cette route par cœur, Titine aussi. Elle se laisse descendre sans effort. Un vrai massacre ! Certains oiseaux pendent tristement comme s’ils avaient été lâchés du ciel, comme s’ils étaient tombés inconscients en plein vol. Il a plu des rapaces. Une horreur. Il y en a absolument partout, dans presque chaque arbre.


Je me réveille avec le cœur palpitant trop vite. La gorge serrée, je pleure réellement.

Là, un souhait. Un vœu ardent. Une envie irrépressible : retourner dans ce cauchemar et changer la destinée de ces pauvres malheureux. Rêver que ce n’était qu’un rêve. Souhaiter que les oiseaux se réveillent. Désirer ardemment que je me suis trompée, que ce n’était qu’une illusion. Une simple illusion d’optique.

Mais je n’y arrive pas. Contrôler ses rêves, je l’ai toujours espéré, je n’y suis jamais arrivée malgré la tonne de volonté que j’y mets.

Ce rêve, ce cauchemar, je le dois à une insomnie qui m’a prise vers les deux heures du matin. Ma vessie, tendue à se vider à la moindre pression ou éternuement m’a fait me lever. Mode zombie, je suis allée la soulager. Sans allumer la lumière. Sans chat dans les pattes. J’ai fait ce que je devais faire et me suis aussitôt recouchée, les paupières déjà à moitié fermées. Mais le sommeil m’a fui. Morphée n’a plus voulu de moi. Mon cerveau s’est réveillé malgré mes sommations, mes ordres lâchés et ignorés. Finalement, à force de ne pas lui accorder plus d’importances que ça, les songes sont venus me happer. Et ils me l’ont bien fait payer. Les bougres.

Quand j’ai ouvert les yeux, il était 5 heures passées de quelques minutes. Sachant qu’un rêve, même un cauchemar, ne dure vraiment pas très longtemps, je n’ose calculer la durée de mon insomnie.

Pourquoi avoir rêvé de cet oiseau ? Et pourquoi cette vision de cauchemar ? Les éléments de réponse se trouvent dans ma vie réelle :

  • Les tourterelles turques qui ont niché dans l’arbre et dont les bébés ont été dévorés par un rapace. Les tourterelles ont les yeux rouges, du même rouge que cet Élanion.
  • En deux jours, deux de mes chats ont essuyé une bagarre et ont été blessés. Le sang frais des plaies de l’un, m’a attristée. Je l’ai bien sûr soigné. Tous les deux.

Pour le reste, le nombre, les positions, les arbres, l’endroit… Je cherche encore. Peut-être l’écureuil roux et le petit hérisson vus écrasés un peu plus haut sur cette route, il y a une semaine, hantaient-ils encore mon esprit nocturne ?

Photo : © Jean van der Meulen, Pixabay

Un vrai cauchemar

  • Chat
  • Blessure
  • Téléphone indisponible
  • Mort

Voici en quelques mots le cauchemar que j’ai fait il y a deux nuits. Deux nuits et ces images, cette peur et ces pleurs sont toujours présents dans mon esprit.

Il existe certaines situations qui se répètent dans les mauvais rêves : on ne sait plus courir (on fait du surplace ou on se déplaceau ralenti), on n’arrive plus à parler/crier, nos paupières sont collées, on essaye d’appeler au secours ou les secours, mais le téléphone a disparu, le contact n’est pas présent dans notre répertoire ou le reseau est mort…


Hera mon chat est blessée. Je la voit dans le jardin. Je ne sais pas comment et quand elle s’est fait cette plaie. Son vendre est troué, sans sang visible ou suintant mais une plaie béante me permets de voir ses intestins ! Je l’attrape pour la mettre dans son sac de transport, mais ma porte ne veut pas s’attacher correctement. Je peste. Je râle. Je balance mon telephone portable à mon amoureux pour qu’il téléphone à notre vétérinaire. Plus tôt, je n’ai pas retrouvé ses coordonnées dans le répertoire de mon smartphone. Je lui dit de chercher à « véto », à « L*******s » (nom de notre vétérinaire) ou à « Aurélie » de son prénom. Alors qu’il cherche et que Hera se débat comme une belle diablesse voulant s’échapper, je vois qu’elle a du mal à respirer. J’abandone l’espoir de fermer le sac de transport et la prend dans mes bras. Son pouls, filant au départ, ralenti très vite. Elle perd connaissance dans mes bras. Je lui soiffle sur le miseau et la secoue légèrement. J’ai tellement peur de la perdre. Son rythme cardiaque ralenti. De plus en plus lentement, les battements s’espacent et… son cœur s’arrête !! Je pleure. Beaucoup.


Ce qui me réveille. La douleur de perdre mon chat, qui s’est éteinte dans mes bras, est telle qu’elle m’a réveillée. Mon cœur est serré. Mes pensées, chamboulées.

C’est dans ces moments que j’aimerais tant pouvoir replonger dans ce rêve, pouvoir en prendre le contrôle et en changer la fin. Mais je n’y arrive pas. Car je n’ai vraiment pas la force de replonger dans ce rêve, dans ce cauchemar horrible.

Cauchemar en boucle

Je sais que je rêve.

Cauchemar de fatigue. Non-dits nauséeux. Sensation dérangeante.

Je sais que je rêve.

Des images dégueulasses, puisées dans la source de la veille. Décalage, virage, étranges visages non identifiés. Inconnus familiers.

Je sais que je rêve.

Impossibilité d’en sortir. Cercle vicieux. Boucle répétitive. Prisonnière des mots, des maux, d’émotions aiguës, non désirés. Ne pas vouloir continuer, ne pas regarder, ne pas entendre. Ne rien maitriser.

Je sais que je rêve.

Ouvrir les yeux un instant. Reprendre un souffle. Un espoir. Vouloir l’air du présent réel. Y croire. Vraiment, le penser, le rêver. Envie d’une autre suite. Revenir à la vie. Fuir ce délire. Et puis… y replonger.

Je sais que je rêve.

Comme une force obscure. Comme une fièvre qui revient. Halluciner. Pleurer. Crier…

dans un autre univers. Se réveiller en sueurs. Perdue. Paumée. Déséquilibrée. Désaxée. Perturbée.

Je sais que je rêve.

Essayer de comprendre. De décortiquer. D’expliquer. De chercher. De savoir, mais ne pas avoir toutes les réponses. Un flou. Un brouillard. Une brume épaisse de questions pour un nouveau plongeon.

Je sais que je rêve.

Me noyer d’effroi. Suffoquer de terreur. Craindre l’électrocution. Un incendie. Une inondation. Les souvenirs s’emmêlent. Voyage onirique absurde. Personnages impalpables.  Entourage inimaginable.

Je sais que je rêve.

Revenir à la réalité. Le désirer. Oui, très fort le vouloir. À en prier. À en chialer. À en supplier le maître des songes tordus.

Libérée. Enfin les paupières se lèvent. La clarté du jour. La phobie d’être en retard. Réfléchir à une excuse. Bousculer mes habitudes. Me presser. Me hâter. Bousculer mon amoureux. Le voir joyeux. Remarquer une différence. Et puis une autre. Et encore une autre. Bizarreries. Étrangetés répétitives.

Râler. Rouspéter. Pour rien. Pour un rêve. Un cauchemar indéfini. Infini. Infini. Infini.

Je ne savais pas que le rêve était encore là.

Sortez-moi de là.

Vite. Vite. Trop vite. Vertiges. Bateau. Carrousel. Ça tourne. Ça tournoie tout autour de moi. Mais libre. Libre et vivante. Ici et maintenant.

Il fait noir. Il fait sombre. Il fait nuit. Il est 5h.

Tout est normal.

Temps indéterminé. Heure non précisée. Voyage écœurant. Bouleversant. Hallucinant. Terrifiant.

Enfin. Enfin, c’est la fin. La vraie fin. La réelle. Celle que je peux toucher du bout de mon clavier tactile.

J’ai fini de rêver.  Fini de cauchemarder. Fini d’inventer ces histoires de somnambule. Imaginaires. Fausses. Abracadabrantes. Débiles.

Je savais que je rêvais.

Reste à l’écrire. À les écrire.  Ces images. Ces lubies. Ces folies. Pas pour les faire revivre. Non. Pour les vider de leur substance. Pour les coucher sur papier. Noir sur blanc. Les extérioriser pour ne plus en avoir peur. Les faire vivre autrement. Différemment. Sans les nommer. Sans les préciser. Sans leur donner une identité.

Et puis, après, seulement après, les oraliser. En silence d’abord. En lecture privée. Rien que pour moi. Dans un souffle. En chuchotant. En grognant. Les lire, les relire, les dire, les redire. Les raturer. Les écraser. Les effacer.

Quand elles ne sont plus rien, qu’elles n’ont plus silhouette, plus de couleur, plus d’odeur, plus de peur, plus de son, plus de sang, plus de vent… alors seulement, je peux leur rendre la pareille. Je peux les dactylographier, sans reproche. Sans émotion. Sans sentiment. Je copie simplement. Une dernière lecture. Une première réécriture.

Elles connaitront une autre fin. Sans un arrière-goût d’amertume, sans acidité, sans fumée. Juste les publier. Pour les épier. Les guetter. Les espionner. Les pister. Les filer.

Pour qu’elles ne connaissent aucun répit. Qu’elles n’aient plus de souffle. Plus de vie trépidante. Juste une curiosité. Une histoire. Un délire passager. Trois fois rien. Trois fois rien pour vous. Trois fois rien pour moi. Pour mieux oublier. Pour en rigoler. Passer à autre chose.

Inviter à partager. Inviter à tourner la page. Inviter à remercier.

Je savais que je rêvais.

Écrire ses rêves

Cela m’arrive de temps en temps de me réveiller en sursaut, suite à un mauvais rêve. Alors je l’écris. Toutes les images sont encore fraîches au saut du lit.

Voici mon dernier rêve. Ce sont souvent ceux du petit matin, en fin de nuit, dont je me souviens.


Angie, Max et moi on revient à pieds d’une balade, mais je prends le mauvais chemin (opposé pour rentrer à la maison). On est fatigués.
Max est petit, 6 ou 7 ans et étrangement cela ne lui dérange pas de marcher, contrairement à sa sœur ou à moi-même qui en ai marre de ne pas avoir le sens de l’orientation.

Je téléphone à Emmanuel pour lui demander de venir nous chercher en voiture au lieu dit « la gorge du diable ».  Au moment où il sort sa voiture coincée sous le tunnel où il s’était garé (une longue voiture blanche toute cabossée de partout), je vois un peu plus loin, sur la petite route au bord de l’eau, un camion en difficulté. Le camion, conduit par un jeune homme, veut éviter la tige d’une remorque qui s’est détachée, il fait marche arrière mais perd le contrôle de son camion et n’a plus de freins. Je le vois qu’il glisse, l’arrière du camion (un camion avec du gazoil, essence pour voitures) dans l’eau. La femme qui l’accompagne ne peut pas l’aider, elle vient d’attacher sa ceinture de sécurité et n’arrive pas à se libérer.
Je sors de la voiture d’Emmanuel et cours pour essayer d’aider le chauffeur, mais j’arrive trop tard et je ne vois que ses mains qui sortent du camion et qui me demandent de l’aider. Il coule à pic.
Là, alors que je prends déjà mon téléphone pour appeler les secours, un monsieur marche sur la glace, juste derrière l’endroit où le camion a été englouti. Cet homme barbu ne fait que quelques pas puis disparait comme par magie.

J’ai les secours au téléphone. Ils vont vite venir. Ils connaissent l’endroit que je leur décrit, car je ne connais pas l’adresse exacte.

Une foule de petits curieux s’est formée à l’endroit où j’étais restée, impuissante.

Un pompier m’appelle pour me demander quelques infos sur moi et je dois écrire sur une enveloppe mon adresse email. Mais le bic ne fonctionne pas bien et je n’arrive pas à écrire l’entièreté de mon email.
Et je pleure, je pleure pour ce chauffeur que je n’ai pas pu aider et je pleure je pleure pour cette femme. Tous les deux sont sûrement morts à l’heure qu’il est. J’ai pu toucher les mains du chauffeur mais je n’ai rien pu faire. Je n’ai pas osé plonger dans l’eau gelée par crainte d’être morte frigorifiée ou aspirée par le camion…

Je me réveille en sursaut et en transpiration.

Un rêve, une histoire incroyable

Cette scène (2ème partie) pourrait faire partie d’un film ou histoire d’horreur.

Rêve au petit matin, de ce dimanche 28 mars 2021.

Au petit matin, réveil vers 7h (nouvelle heure)

La veille au soir, vu à la TV, une partie du film « Thor ».

En vrac :

Je casse 2 tasses (celles que j’ai vraiment : nounours qui dit « je t’aime maman » et celle de ma fille avec une image de la tête d’un clown) En réalité, le bruit de la casse provient d’un bruit réel qui s’invite dans mes rêves : mon chat Héra était occupée à jouer avec la cordelette des stores, cordelette faite de petites billes en plastique qui s’entrechoquent et cognent sur le mur, à deux mètres d’où je dors.
Revenons au rêve : Je prends l’aspirateur et je m’active à nettoyer, à 5h du matin, notamment les débris de la tasse et je retrouve des restes de nourriture reçue des parents que mon amoureux n’a pas encore mis au frigo. L’appartement est dégueulasses et je me fais la réflexion que je dois vraiment nettoyer et faire un tri dans nos affaires (ça, ça vient de la discussion que j’ai eue hier avec ma belle-mère haha). Je vois un petit vélo et je pense le donner à un des fils de ma collègue, mais le plus jeune est déjà trop grand pour ce style de tricycle…

Je dors dans l’appartement + 24h. Je passe du samedi soir, où je me suis endormie devant la TV, au lundi matin. Je me suis réveillée plusieurs fois entre temps, mais finis toujours par me rendormir. Au réveil « définitif » (toujours dans mon rêve !), je ne comprends pas ce qu’il m’arrive. Je me suis réveillée avec un garçon de 13 ou 14 ans sur mes genoux ! Endormie dans le salon, il n’y avait plus de place pour lui et il m’a demandé s’il pouvait s’asseoir sur moi et je lui aurait dit oui (mais je ne m’en souviens pas).  En me levant, je me fais juste la réflexion que mon filleul pourrait lui ressembler quand il aura cet âge !

Je sors pour m’aérer. Balade dans la ville, pour reprendre mes esprits, direction vers un shopping (souvent ce rêve d’endroit), il y a plusieurs façons d’y entrer et s’en sortir et je me perds souvent. Je suis dans une montée. Suis fatiguée et je sais que je risque de me perdre et fais donc demi-tour. Enfin je veux faire demi-tour. Car au coin de la rue, j’assiste à un triste spectacle ou un poussin d’oie d’Égypte se fait malmener par un adulte ! Quand je m’approche de ces oiseaux, je découvre qu’l y a plusieurs poussins et que c’est le seul qui est maltraité par visiblement sa mère. Elle lui donne des coups de becs sur la tête et veut le noyer dans une flaque d’eau de pluie.

Je vais intervenir pour sauver le petit poussin et pense le prendre avec moi, mais en me rapprochant davantage, je constate (il fait sombre, la nuit ??) qu’il y a plein d’autres animaux mais pas très normaux. Des squelettes vivants, des tortues avec des filets de plastique sur la tête et autres détritus d’homme qui étouffent et étranglent d’autres tortues et oiseaux !! J’ai soudainement peur de ces animaux. Je n’ose pas les aider de peur de me faire mordre, attaquer à mon tour.

Je les ai presque dépassés quand tout à coup, une sorte de tyrannosaure (en plus petit, taille d’un grand humain) tout en os, tout en squelette, veut me donner des coups… de bec ! Je peux voir son bec solide, robuste, puissant avec, à l’intérieur, toutes des dents pointues et tranchantes. Il approche sa tête de la mienne et je me défends en lui donnant un « coup » avec mon sac de courses vide (sac de courses recyclable s’il vous plaît). La lanière de mon sac passe autour de sa tête et de son cou. La créature se retrouve avec le sac accroché à sa cage thoracique, emmêlé. Un côté de moi veut l’aider, un autre est mort de trouille ! Et c’est la peur qui l’emporte. Je m’enfuis en essayant de courir, mais je n’arrive pas à aller plus vite que la marche à pieds, au ralentis. Cela se passe toujours ainsi quand je veux courir, je fais généralement du sur place ou me déplace à l’allure d’un escargot. Je passe plusieurs grosses et lourdes portes dans le shopping, en essayant de me repérer pour trouver la sortie. Les 2e et 3e porte que je pousse n’ont pas de poignée et je me dis que je suis sauvée car la bestiole n’a que des griffes et ne saura donc pas comment ouvrir la porte.

Mais je me trompe. Je la vois qui pousse la porte et arrive rapidement à mon niveau. Au début je ne vois que ses longues griffes, qui m’impressionnent. Puis je remarque, au niveau de sa tête, qu’en réalité, c’est un homme déguisé en tyrannosaure. Cela ne l’empêche pas bien sûr de me vouloir du mal et il veut même me tuer. Il me prendre la gorge avec ses deux mains et serre (un peu comme une scène du film Thor quand un méchant tue sa mère). Je pense que je vais étouffer et là je dis « par les pouvoirs qui me sont conférés, faites que j’expire dans les cieux ». Et je tombe inconsciente. Je sais que je ne suis pas morte car j’entends des gens autour de moi s’inquiéter de mon sors…


Et je me réveille, complètement fatiguée et à côté de mes pompes. Dans ce rêve où tout se mélange, je retrouve du vrai, du moins tiré de faits réels, des restes d’un film vu à moitié, de la fiction qui trouve son origine de je ne sais où, un endroit qui revient régulièrement dans lequel je me perds, des squelettes d’animaux !! De la peur, de l’angoisse… mais pourquoi ?

Je prends note sur mon gsm des images qui sont encore fraîches dans ma tête et puis je me mets derrière l’écran de mon ordinateur.
Remarquez que j’ai d’abord écrit et publié mon ressenti face à la réponse négative pour une offre d’emploi à laquelle j’avais postulé et qu’ensuite seulement j’ai programmé mon article consacré à ce rêve…

Mettez une rangée de dents affutées dans le bec de cet oiseau et des grosses griffes au bout de ses ailes et c’est à peu près l’image du tyrannosaure qui est apparue dans mon rêve !

Image provient de Pixabay / GDJ

Dessine-moi un rêve !

Je me dis toujours que je devrais écrire tous mes rêves tant certains sont bizarres, loufoques, terribles, ahurissants… ce matin, je me suis réveillée en me disant que mes rêves me font parfois peur !!

Car d’où viennent nos rêves ? D’une continuité de notre quotidien, de nos pensées, de nos réflexions… de nos désirs et de nos peurs.

La plupart des rêves trouvent leur source en effet après une journée bien remplie, mouvementée, etc. Mais que penser des cauchemars, de ces images horribles et effroyables qui prennent naissance dans notre imaginaire et qui vivent leur propre vie dans nos rêves ?

Mes rêves, ceux dont je m’en souviens, arrivent souvent très peu de temps avant le réveil. Ce sont les plus forts, les plus intenses, les plus bizarres aussi.

Ce matin donc, aux alentours de cinq heures, j’ai fait deux rêves. Du moins, je m’en souviens de deux.

Le premier, pour faire court, car il m’a semblé long, ors, on sait que les rêves ne durent pas plus que quelques secondes : Je marche pieds nus (je ne sais plus où) et tout à coup, je ressens comme des picotements sur tout le contour de mon pied droit, je regarde et je découvre une fine ligne rouge claire, rose foncé, sur le tiers inférieur de ma plante du pied. La ligne fait tout le tour de mon pied. La ligne s’agrandit, elle devient bien rouge. Du sang. Des gouttes. Mon pied est scalpé. Tout le dessous se détache comme une vieille semelle. Je n’ai pas mal. Ce n’est juste pas très beau à voir. Au final, je ferai attention à mettre mon pied, enfin la moitié de mon pied sur le « couvercle », ça fait spluitch spluitch, le bruit du liquide qui est « écrasé ». Car bien sûr, on allait me recoudre cette semelle sanguinaire, sinon, à marcher comme ça, je vais à tous les coups me choper une crasse. Je finirai par partir de l’hôpital où l’on m’a déposée pour y revenir de mon plein gré un peu plus tard (attente interminable). Et pour accélérer les choses, je montre mon pied « scalpé » à la réceptionniste des urgences. Elle a failli vomir et a tout de suite appelé l’urgentiste en lui disant « tu voulais un bon gros cas particulier, le voici. »

A la question : rêve-t-on en couleurs ? J’ai presque envie de répondre avec certitude « OUI », car je me souviens clairement (ou je crois me souvenir) du rouge sang, de ce rouge si caractéristique à une blessure à vif.

A mon avis, je devrais chercher la signification du pied droit blessé. Et en l’écrivant, là maintenant sur mon blog, tout à coup, je me rappelle que ma fille m’a dit hier soir qu’elle trouvait bizarre qu’elle avait mal au pied droit, alors que c’est au gauche qu’elle a une algodystrophie. Oui, mais à la cheville droite, elle a déjà eu une entorse avec arrachement osseux il y a quelques années… voilà, j’ai trouvé toute seule, en « vous » écrivant, l’origine de ce rêve tordu ! Merci ma fille (rires)

Le second rêve est moins détaillé, pourtant, je pense savoir qu’il venait juste après celui-ci : je découvre ou je cherche un oisillon perdu, abandonné, malade, blessé. J’entends ses piaillements de détresse. Je le trouve, il est à peine né, tout nu, sans une plume, gros yeux fermés. Un passereau, un moineau ou une mésange. Le reste de son nid est tout près, en plusieurs morceaux, tombé à terre. Il ne bouge plus, mais il n’est pas tout à fait froid, il n’est donc peut-être pas encore mort. Pour le réchauffer le plus vite possible, je le mets… au micro-ondes !!!! (quelle horreur !!!), mais juste 5 secondes, avec son nid (je n’ai vraiment plus les idées claires dans mes songes). Et ça marche. Il a bien chaud. Durant ces 5 secondes, j’ai eu l’occasion de lui préparer une bouillotte et un nouveau nid bien chaud fait avec une chaussette. La chaleur du micro-ondes lui a donné faim et soif, il ouvre le bec.

L’origine de ce rêve vient sûrement du fait que j’ai vu et partagé hier une image où l’on montrait les différentes étapes de l’âge d’une chouette effraie. Depuis l’œuf, jusqu’à la naissance, puis quelques jours, quelques semaines, jusqu’à l’âge adulte. Si c’était une mésange ou un moineau dans mon rêve, c’est que depuis notre emménagement à Liège, j’ai en effet, chaque année, des bébés moineaux qui tombent du nid ou qui sont éjectés par les parents ou les aînés des enfants (ils nichent à la sortie du tuyau du chauffe-eau), sous la corniche. Pourtant, la dernière fois que j’ai découvert un cadavre, c’était il y a déjà au moins trois semaines !

Bref, tout ça pour vous dire que nos rêves sont le prolongement de nos pensées et que ces derniers temps je souffre d’insomnies à cause d’une cogitation professionnelle intense. Du coup, je m’endors tard et je sais que par manque de sommeil, les rêves sont plus tordus et étranges que quand j’ai mes huit heures de repos habituelles.

Et vous, quels sont vos rêves ? Les réels, vos projets, vos envies et ceux de vos songes ? Sont-ils semblables ?

Rêve ou réalité ?

Généralement, quand je fais des cauchemars ou des rêves pénibles, c’est dans le cadre d’une indigestion ou d’une fièvre… Il y a quelques nuits, je ne sais pas ce qui a causé ce sentiment de vivre un rêve éveillé, mais je soupçonne les pommes de terre que j’ai cuisinées et qui étaient un peu germées. Pour éviter l’intoxication, je les ai pourtant cuites en les faisant bouillir durant 30 minutes, mais il semblerait que ce n’était pas suffisant… Le goût de la purée de chou-fleur n’était pas différente ou mauvaise et pourtant, dans mes rêves, ça été un vrai cauchemar…

Je vous raconte :

J’ai 2 chats, dont l’une est devenue aveugle suite à un AVC et qui dort désormais toute seule au salon (je la rejoints une nuit par semaine), l’autre est donc sur le lit, à mes pieds et tout à coup, en pleine nuit, j’ai la certitude qu’un troisième chat est rentré chez nous, car je sens subitement comme si une bête sautait sur le lit, au niveau de mes pieds !! Il est évident que je crains une bagarre entre ces chats, le mien et l’intrus. J’attends qu’un souffle, qu’un grondement émane de mon chat, ou de l’autre… Je serre les dents en me disant que mes pieds vont en souffrir, et je croise les doigts pour qu’un chat ne me saute pas au visage, toutes griffes sorties… J’attends… J’attends. Rien ne vient ! J’ose bouger un peu mes pieds pour « provoquer » le départ de l’autre, pour lui dire qu’il n’y a pas que mon chat qui est là, que je veille aussi ! Mais je ne sens que la lourdeur de ma Vicky (4 kilos et demi) sur mon pied gauche et qui dort comme une bienheureuse. Je pourrais la « retourner » comme une crêpe qu’elle ne bougerait pas. Puis, une réflexion me vient me à l’esprit : si Vicky ne bouge pas, c’est qu’il n’y a pas d’intrus, sinon elle défendrait son territoire (son lit) comme une vraie lionne.
« Ah bon, elle est donc seule ? Aurais-je rêvé ?? Cela me paraît pourtant si vrai… » Tellement vrai que je me réveille pour de vrai ! Il fait noir, c’est la nuit, Vicky roulée en boule à mes pieds, sur la couette ne bronche pas d’un poil…

Je me rendors (ou je ne m’étais pas réveillée ??) et mon rêve continue. Je raconte à mon compagnon que j’ai fait un drôle de rêve dans lequel je croyais qu’un chat « extérieur » était entré chez nous, avait grimpé les escaliers en bois, avait passé la porte de notre chambre pour sauter précisément sur notre lit pour attaquer Vicky… Il me répond que je fais toujours des rêves tordus… Je lui tire la langue et je sors de notre chambre pour raconter ce rêve… à ma maman !
Nous sommes dans notre appartement à Bruxelles, mon compagnon n’est pas là, plus là et j’ai les cheveux mouillés. Je dis à ma maman que j’ai envie de me couper les cheveux, qu’ils sont trop longs et que si E. (mon compagnon) n’est pas d’accord, tant pis pour lui, je lui dirai que ça repousse. Cela fait près de 3 ans que je ne coupe moi-même que les pointes, j’en ai marre. Je sais que ma maman pourrait me couper les cheveux, elle ferait ça mieux que moi, plus droit… je n’ai pas envie de le lui demander expressément, j’ai envie qu’elle propose de le faire. Au bout d’une discussion qui n’en finit plus, elle finit par comprendre que j’ai envie que ce soit elle qui me les coupe. Elle le fait « rapidement », car elle doit cuisiner après… Son mari, son deuxième mari est au salon, à côté, et regarde la TV… il me taquine en disant que ma mère coupe toujours trop court, mais je hausse les épaules. Tout à coup, ça y est, c’est fini. Mes cheveux sont coupés… et une fois sec, effectivement c’est plus court que prévu, car maman a coupé à l’endroit où je lui ai dit, mais mes cheveux étaient toujours mouillés… en séchant, mes cheveux ondulés sont « remontés ». J-P se marre à côté « J’te l’avais dit, j’te l’avais dit ». Je me moque que ce soit plus court, je trouve ça pas si mal finalement.

Ce rêve, ces rêves se déroulaient dans le nuit de dimanche à lundi passé.

Il y a des détails, des idées, des pensées qui sont tirées de faits réels, donc je ne vais pas m’attarder sur ceux-ci (je vais ce jour chez la coiffeuse :-) )

Les événements qui m’ont le plus dérangés c’est l’appartement de Bruxelles que j’ai connu lorsque je vivais avec ma maman et mon beau-père, il y a 20 ans !! Et aussi, surtout, l’apparition de mon beau-père qui est décédé il y a bientôt 8 ans ! Néanmoins, ce qui m’a fait plaisir, ce qui a fait que ce n’est qu’après le réveil définitif et réel celui-là, que j’ai compris la raison pour laquelle je n’ai pas cru tout de suite à un vilain rêve : mon beau-père était tel que je l’avais connu avant sa maladie : souriant, jovial et un peu moqueur. J’ai assisté à son dernier souffle, j’étais là, devant cet homme malade, dont le cancer avait rendu son physique presque méconnaissable tant la douleur et la souffrance avaient creusé son sourire, effacé ses yeux rieurs, rongé sa joie de vivre. Pourtant, dans mon rêve, dernièrement, il était bien, heureux… c’est comme ça dont je veux me souvenir de lui.

Et j’ai vécu ce rêve, ces rêves, comme s’ils étaient la réalité ! Je me suis retrouvée dans un passé tout en gardant mon âge d’aujourd’hui. Le retour au réveil a été assez éprouvant… un bond de 20 ans en avant, avec des repères différents et un grand vide quand même.

Et si tout ceci n’était qu’un signe… mais comment l’interpréter ?

Je vous laisse cogiter :-) bonne journée et… faites de beaux rêves ha!ha!